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vendredi 8 janvier 2010
Roulements de tambour...
A noter que Ben Bernanke s'est encore ridiculisé avec un mensonge honteux: les faibles taux d'intérêts n'auraient pas eu de rôle dans la bulle de l'immobilier. Il incrimine essentiellement les régulateurs (dont il faisait également partie mais à la responsabilité plus nébuleuse que le lien simple FED-taux d'intérêts). Barry Ritholtz règle son compte à cette ineptie. Toujours le même dilemme avec Ben: mauvaise foi ou imbécilité? Le Blogo penche comme précédemment pour la mauvaise foi.
Addendum: Le roulement de tambour fait pschitt avec un chiffre en dessous des prévisions. le chiffre de novembre a cependant été révisé à la hausse, de -11000 à +4000. On tient donc la première statistique positive depuis le plongeon.
Les politiciens se vendent pour pas cher
C'est une observation que je pense avoir déjà faite sur le blogo mais je n'en suis pas certain: quand on s'intéresse aux sommes en jeu dans le système de corruption des politiciens américains, on constate qu'elles ne sont pas si élevées que ça.Our government doesn't work anymore, or perhaps more accurately, when it does, it works for special interests and not the American people... What amazes me most of all is that politicians can be bought so cheaply.
C'est normal: il n'y a pas de concurrence! Qui va payer des sommes importantes pour que la législation sur les télécoms soient favorables aux telcos? Les telcos. Who else? Une fois que le système est bien en main par chaque "special interest", il suffit de veiller à ce que personne ne surenchérisse. Mais qui viendrait surenchérir? Corporate America, c'est ce système qui fait que chaque special interest contrôle la partie du système politique qui s'intéresse à lui (regulatory capture). Vu qu'ils sont les seuls en compétition pour s'arroger ce contrôle (puisque les citoyens sont maintenus dans l'ignorance/la résignation), ils n'ont pas à débourser beaucoup pour se l'assurer.
Si les politiciens américains étaient malins, ils se feraient payer un pourcentage de l'avantage économique que leur collaboration procure, pas seulement de quoi se faire réélire. Là, ce serait véritablement le jackpot mais ils n'ont pas les épaules pour cela. S'ils devenaient trop avides, leurs "corporate masters" auraient tôt fait de les remettre à leurs places.
Note: le système électoral se caractérise en général par la prime très forte qu'il donne aux "incumbents" (sortants) à chaque élection. Une fois les élections gagnées, un élu qui ne se fait pas remarquer (contrairement à Alan Grayson par exemple) a de grandes chances d'être réélu. Cela aussi permet de diminuer les coûts: corporate america n'a qu'à monter des challenges contre ceux qui sortent du rang et ne doit pas financer des combats de coqs plus ou moins factices à n'en plus finir. Non le poulet élu une première fois peut ensuite tout doucement s'engraisser au fil des mandats. Grayson au contraire va avoir droit dès novembre à un challenge "ultra-fundé". Standard.
Geithner forever
On a appris hier qu'il existait un email où Geithner demandait à AIG de ne pas dire que des banques avaient été indemnisées à 100% pour leurs paris grotesques* sur des CDS de subprime à l'occasion du sauvetage de l'assureur. Alors président de la FED de New York et en instance de devenir Secretary of Treasury, Geithner commande donc à AIG de faire le silence sur un certain nombre d'informations qu'on peut considérer que la société devait aux marchés et peut-être surtout aux contribuables...
Ne jamais perdre de vue que nous avons assisté à un sauvetage des banques par les banques. Elles ont utilisé leurs hommes liges Geithner et Summers (et il faut bien rajouter Obama), pour traduire leur influence politique en avantage économique. C'était le moment "bas les masques" de la politique américaine où le pays a compris que la politique des Etats-Unis se faisaient littéralement "à la corbeille" (à Wall Street) (de Gaulle avait soutenu l'inverse au sujet de la France dans les années 60). Le soucis de ménager le contribuable a quasiment été inexistant depuis septembre 2008. Il faut bien reconnaître que, pour l'instant, ce n'est pas lui directement qu'on a fait travailler (avec des hausses d'impôts par exemple) pour boucher le trou. Non, c'est à coup d'écritures dans la comptabilité publique, indolores pour l'instant, que le problème a été réglé. Mais la douloureuse va finir par arriver. C'est certain. Surtout quand on met en regard les difficultés économiques majeures qui frappent la popuplation et les agappes bancaire qui n'en finissent pas, voire qui redoublent d'intensité.
Zero Hedge évoque l'affaire et résume: "Moral hazard reigning supreme, regulatory capture, incompetence, misdirection, and outright fraud, auditor complicity, broken equity markets, and an administration whose only answer to every problem is to stuff it ever deeper under the carpet and throw ever increasing amounts of money... This is what this once great nation has become."
* Ces paris n'étaient pas grotesques dans leur direction. Ils l'étaient en revanche par rapport à la qualité de la contrepartie qui devaient payer en cas de succès. Un peu comme si vous pariiez avec quelqu'un qu'il allait se retrouver sur la paille. Qui va vous payez?
jeudi 7 janvier 2010
mercredi 6 janvier 2010
Post-It
"The American political process is about as broken as the financial system."
Matt Taibbi s'attaque à Fannie et Freddie et au consensus bipartisan qui les a soutenus.
Pending home sales decrease sharply
Personal Bankruptcy Filings Increase Sharply in 2009
Et pour finir Kevin Drum qui décrit comment Wall Street a acheté Washington. Sous-titre: "A year after the biggest bailout in US history, Wall Street lobbyists don't just have influence in Washington. They own it lock, stock, and barrel."
NO SHIT!
mardi 5 janvier 2010
Zero Hedge "Best of"
Avec le post présenté comme le meilleur selon Tyler Durden himself:
"How The Federal Reserve Bailed Out The World"
Et une sélection des posts de la période des fêtes.
Avec le choix du blogo: Brace For Impact: In 2010, Demand For US Fixed Income Has To Increase Elevenfold... Or Else
Le Wapo déclare que la crise financière est finie
The financial crisis is, for all practical purposes, over, and forecasters are now generally expecting the job market to turn around early in 2010 and begin creating jobs. The task ahead for the next generation of economists is to figure out how, in a decade that began with such economic promise, things went so wrong.
Sans surprise...
Jordan notes that the folks who run the major banks today — the senior executives, directors, managers, etc. — are essentially the same exact folks who ran them (into the ground) 5 and 10 years ago:
“The prospects for a robust prudently guided financial sector have been substantially clouded by the fact that the both the corporate governance structure and the executive leadership of the financial sector remain largely unchanged—92% of the management and directors of the top 17 recipients of TARP funds are still in office.”
You read that correctly — 92% of the TARP recipients’ senior management remains essentially unchanged post-crisis . . .
lundi 4 janvier 2010
Roue libre (crazy free-wheeling du Blogo!)
Ce début d'année est l'occasion de faire le point sur le Blogo et le sujet dont il traite. Vous remarquerez que j'ai supprimé "Chronique d'une crise annoncée". Depuis qu'elle le temps qu'elle était annoncée, le fait qu'elle l'ait été présentait moins d'intérêt. Il est désormais établi que la crise avait des racines profondes qui n'ont été ignorées que grâce à la complicité active des régulateurs et de la presse qui ne s'est pas contenté d'éviter le sujet mais qui a au contraire fait l'article sans interruption de la housing Frenzy jusqu'en 2007.
Le Blogo est donc né en octobre 2008 suite à l'effondrement du système bancaire américain et mondial. En réponse à cela, le Blogo défendait la solution "suédoise" qui consistait à nationaliser les banques faillies puis à les revendre par compartiments à des banques plus petites ou régionales. Ca n'était pas une solution hors du commun même si elle apparaît comme telle aujourd'hui. C'est généralement ce qui se passe dans une économie de marché quand un acteur économique fait faillite. Non, l'extraordinaire est la solution qui a été retenue (qui apparaît aujourd'hui comme normale): la préservation de la structure de pouvoir faillie au prix de la fusion effective de l'Etat américain, de la banque centrale et du secteur financier aboutissant à la création d'un Frankenstein économique qui n'a pas de précédent dans l'histoire.
Depuis, le Frankenstein semble avoir emporté la partie. La solution suédoise aurait consisté à reconnaître que le mode de développement des Etats-Unis se heurtait au mur d'une réalité économique indépassable. Dans ce contexte, c'est tout le chateau de carte du Ponzi Scheme américain qui s'effondrait. Qui aurait continué à prêter de l'argent à ce pays failli? (on se demande déjà qui continue à prêter dans l'autre scénario...) La solution Frankenstein visait à préserver la structure actuelle au prix de toutes les contorsions possibles. L'important est de maintenir les apparences.
Cela est censé du point de vue américain. La prospérité américaine ces dernières années relevait en grande partie du statut de ce pays dans l'ordre international (monnaie de réserve mondiale, première destination des investissements etc...). Il n'y a pas d'autre état du monde aussi favorable aux américains que celui dans lequel ils ont vécu depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Dans ces conditions, ils ont fait ce qu'il fallait pour préserver dans la tête des habitants de la planète l'image d'un pays qui tient debout. Et ils n'ont pas lésiné. Les autorités américaines n'ont pas simplement sauvé Wall Street, elles ont sauvé le système financier international (voir les places de Socgen, Deutsche Bank et BNP dans le bailout d'AIG). Celui-ci représentait un noeud inextricable d'obligations fantaisistes d'établissements financiers les uns envers les autres qui n'aurait pas résisté au moindre ralentissement économique (sans parler de l'effondrement de la plus grande bulle de l'immobilier de l'histoire)? Qu'à cela ne tienne, les règles comptables ont été assouplies et l'implication de l'Etat dans le système financier n'a pas cessé d'augmenter. Passé le coup du TARP et des renflouements spectaculaires dans l'urgence, il y a maintenant une infrastructure mise en place pour permettre à l'Etat de financer les errements des établissements financiers en intraveineuse. La levée des limites d'aides à Fannie Mae et Freddie Mac et la prise de participation majoritaire dans GMAC sont les derniers évènements qui vont dans ce sens. L'idée qui a flotté avant d'être pour l'instant repoussé de donner à l'exécutif le moyen de faire des "bailouts" sans l'autorisation du Congrès correspond à cette tendance.
Quand on voit la relative quiétude qui a conquis le commentariat, on en arrive à se demander si la solution retenue n'était pas la bonne et cela doit être observé de plusieurs points de vue.
D'abord du point de vue américain, il est probable que cela était la meilleure solution. La croissance américaine est illusoire mais ne l'est-elle pas depuis au moins dix ans (référence d'Obama à la "paper growth")? Oui, les Etats-Unis jouissent d'une position économique ultraprivilégiée dont ils abusent de manière éhontée. Mais pourquoi compter sur eux pour y mettre bon ordre? Au contraire, ils en abuseront de plus en plus jusqu'à ce que cela ne devienne intolérable pour le reste de la planète qui pour l'instant a bon dos. Nous sommes d'ailleurs très probablement dans la phase ultime de ce phénomène en raison de l'irréalité économique dans laquelle nous a fait basculer la crise. J'y reviendrai. Il n'en reste pas moins que je ne comprends pas bien les gens comme Peter Schiff qui réclame une immédiate mise au carré de l'économie américaine. Sur le principe je suis d'accord: il serait plus rationnel et plus juste que les américains aient des finances publiques saines, des citoyens moins endettés qui ne vivent pas "au-dessus de leurs moyens" etc... Sur le papier. Mais la domination américaine et la prospérité (désormais relative) qu'elle permet n'est pas rationnelle. C'est un Ponzi Scheme (pour preuve, demander aux chinois s'ils peuvent utiliser leur $2 trillions de dettes US pour un plan de relance chez eux: ils ne le peuvent pas car cela les obligeraient à vendre et mettrait à bas le Ponzi Scheme US, cet argent est donc perdu) et comme tout les Ponzi Scheme, il doit suivre leur cours jusqu'à la chute finale. Peter Schiff est un peu comme un employé de Madoff qui déciderait en 2007 à la manière de Jean-Yves Lafesse que "ça peut plus durer" et qu'il faut que tout le monde se rende à la police. Les Ponzi Scheme ne peuvent pas s'effondrer comme cela. Quand trop de gens ont intérêt à l'illusion, l'illusion perdure. C'est pour cela que des "whistle blower" ont tiré la manche de la SEC depuis 10 ans au sujet de Madoff sans aucun succès. Cet employé de Madoff aurait perdu une année de prospérité (ce qui pour certains voulaient dire vacances à l'autre bout du monde, jets privés, honneur et respectabilité à mettre en balance avec la prison et l'opprobre - c'est un "no-brainer"). Schiff ne fait que se positionner pour le futur mais je crois vraiment que la politique "raisonnable" qu'il propose n'est pas dans l'intérêt de ses concitoyens.
Vient alors l'intérêt du reste du monde. Celui-ci a besoin d'ordre mais son essentiel pourvoyeur d'ordre, les Etats-Unis, gouvernés par des élites "néronesques", ne sont plus en mesure de l'assurer. Politique étrangère inflammatoire et irrationnelle, ordre financier grotesque (AAA anyone?), organisation économique mondiale prédatrice (ressources, conditions de travail). Et surtout un pouvoir absolu américain qui est en train de finir de corrompre absolument (toujours plus de guerres, n'importe quoi monétaire...). Il semble temps pour les vassaux de changer de seigneur.
Et l'Europe spécifiquement? Il y a là un dilemme: si pour une grande partie du monde, l'ordre américain est osbolète, l'Europe n'a-t-elle pas intérêt à ce qu'il perdure le plus longtemps possible en raison des bénéfices qu'elle en tire? L'Europe n'a pas certes pas d'ambitions impériales mais elle vit paisiblement et confortablement dans la Pax Americana. Quel prix du pétrole pour l'Europe en l'absence de "troops on the ground" US dans la péninsule arabique? Il est plus cher en Europe qu'aux Etats-Unis mais "better the devil you know". L'Europe, qui a une démographie désastreuse, serait-elle capable de se défendre ou de préserver son influence sans le parapluie américain?
Le Blogo pense qu'en fait les jeux sont faits: le gouvernement américain n'est plus capable d'opérer avec la rationnalité suffisante pour assurer le bien-être de sa population et il est donc bien incapable d'assurer un ordre fonctionnel sur la planète entière. Faut-il pour autant accélérer le processus en faisant preuve de défiance? Je crois qu'il faut une voie médiane qui aboutisse à préparer les fondations d'un monde multi-polaire en constatant que la structure de pouvoir américaine est inepte. Il faut préparer un plan B. Il y a même urgence à le concevoir dans le domaine financier car le système actuel pourrait s'avérer être de courte durée.
Donc en gros en première analyse: les américains ont eu raison de sauver leur système financier car il est essentiel au maintien de leur place prépondérante dans l'ordre mondial. C'est un peu la même chose que pour les agences de notation: elles sont discréditées mais les Etats-Unis ont intérêt les protéger car elles sont vecteurs d'influence (alors qu'elles devraient être dissoutes - rappelons au passage le sort réservé à la vénérable société d'audit Arthur Andersen, autres temps, autres moeurs).
Il ne faut cependant pas sous-estimer tous les coûts cachés du sauvetage entrepris. Le premier coût est l'entrée dans l'ère de l'irréalité économique. Le monde ne donne l'impression de tourner rond que grâce à de multiples manipulations. Le plus grand "window dressing" de l'histoire à l'échelle de l'économie mondiale. Les banquiers se sont enrichis en faisant croire que des dettes astronomiques seront un jour remboursé. Après avoir pendant des années touché des bonus ahurissants indexés sur la taille du mensonge, le moment de réalisation en 2007 a conduit les banques centrales à nier la réalité en bouchant le trou avec de la création monétaire. Seule l'explosion de la dette publique témoigne encore de cet énorme passif et l'infrastructure. On veut nous faire croire que dans un contexte de credit crunch généralisé, les Etats vont continuer à financer leur dette publique en pleine explosion sans problème. THINK AGAIN! Des esprits chagrins repris par Zero Hedge commencent à douter du bien fondé des chiffres que la FED publie. Pensez-vous que votre presse économique vous dira un jour que les ventes aux enchères de dette US ne sont que le dialogue par téléphone entre deux traders de la FED portant un chapeau différent sur deux trading floors différents? THINK AGAIN! Par contre, des lecteurs attentifs qui postent sur des blogs connus peuvent aujourd'hui soulever ce genre de lièvres.
Dans l'univers alternatif, il est désormais admis que la FED intervient sur les marchés boursiers. Vrai ou pas, cela témoigne d'un coût caché de l'opération de sauvetage à fonds perdus des banquiers: la perte de la confiance. Même si les MSM ne le disent pas, la situation est assez extrême pour que personne n'ait confiance dans les autorités. Les statistiques économiques, les interventions de la FED sur les marchés, les liens entre Wall Street et Washington, tout est l'objet d'une suspicion et d'un dégoût généralisé. Quelles sont les conséquences à moyen et longt terme de cette nouvelle défiance de la population envers ses institutions financières? Pour l'instant, tout semble sous contrôle mais bien que cela ait été très mal exprimé, les banques porteront le poids des évènements économiques à venir sur leurs épaules. Les chanteurs, les enfants dans les cours d'école semblent tous avoir retenu que les banquiers étaient des pourris. J'ai reçu un prospectus dans la rue qui disait: "I 8 Wall Street". Je ne chantais pas des chansons anti-banques dans la cour de mon école quand j'avais dix ans (exemple vécu). Wall Street n'a jamais été un sujet de haine dans mon expérience. On peut donc se frotter les mains dans les banques des bonus records de 2009 mais quel sera le coût à long terme de ce scandale qui dépasse l'entendement.
Il y a donc un passif économique au plan de sauvetage: la finance est devenue une sorte de "strawberry field" psychédélique où tout le monde est sous psychotrope et voit la vie en rose. En dehors, des citoyens ont une terrible défiance qui se développe et qui ne fera que s'exacerber si la situation économique se dégrade encore. Le scénario rose qui voit tout le monde repartir d'un bon pied (l'économie américaine va croître de 4% par an ou plus pour les 10 prochaines années nous dit les projections budgétaires américaines) est une chimère. Les banques semblent pour le moment à l'abri d'un backlash politique très violent mais qu'en sera-t-il après que le bailout ait traumatisé la population? L'idée donc de dire que le sauvetage était la bonne chose à faire d'un point de vue strictement américain est peut-être de courte vue. Le problème est que cela est la voie qui a été choisie et qu'on ne sera jamais en mesure d'explorer les autres possibles. Si les Etats-Unis, et le monde repartent pendant deux ans et que tout s'effondre avec grand fracas avec l'apparition concommitante de remous sociaux majeurs et d'instabilité politique, on pourra sans doute dire que le sauvetage était une erreur. Si les Etats-Unis repartent pendant 5, 10 ou 15 ans et arrivent à maintenir leur magistère sur le monde, cette voie aura sans contexte était validé (d'un point de vue américain s'entend).
Bon voilà donc encore une grande diatribe indigest qui sera poursuivie et arrangée cette semaine. Ne vous étonnez donc pas d'en voir le texte changé, l'écriture améliorée, les fautes supprimées et des liens ajoutés. Il s'agit en fait de faire ce que j'avais promis aux lecteurs de faire en novembre à savoir deux parties d'un texte qui répondaient à ces questions:
- Pourquoi l'effondrement promis n'a pas eu lieu
- Etait-il possible de faire autrement que de créer le Frankenstein économique rapidement décrit ici.
Le sujet est vaste donc voici une autre pierre. Je pense clôturer cet effort bientôt.
Le Blogo prendra ensuite une forme que j'espère un peu nouvelle: plus télégraphique, moins verbeuse avec globalement moins de contenu mais peut-être plus de liens. Pour l'instant "Chronique d'une crise amorcée" mais ça pourrait changer... Car, voyez-vous, tout change.
vendredi 1 janvier 2010
vendredi 25 décembre 2009
Friday Plane Blogging
Les lecteurs très attentifs auront constaté que le Friday Plane Blogging n'a pas été publié vendredi mais tôt samedi. La date et l'heure de publication ont donc été honteusement modifiées pour faire croire à l'infaillibilité Blogoïstique. C'est mal, mais pas grand chose au regard de ce qui se passe quotidiennement dans nos banques et nos gouvernements qui ont choisi de fusionner avec elles. Trust me on this.
Note
Ce n'est pas une démonstration mais il faut bien reconnaître que ces évènements vont très bien ensemble. Même comme véhicule fantomatique et pitoyable d'une politique dont il ne décidait pas, il n'était plus utilisable. Pourquoi?
dimanche 20 décembre 2009
Ratigan s'énerve
La BCE s'en remet encore et toujours à Moody's. Ridicule.
Cela ne doit pas faire oublier que la BCE a ouvert la voie de la FED au début de la crise dans la prise en pension de papiers extrêmement douteux dont elle n'a aucune maîtrise. Aux Etats-Unis, un mouvement au Congrès et un recours devant la justice demandent au moins à la FED une plus grande transparence. En Europe, c'est dans l'indifférence à peu près générale que la BCE a pris des mesures extraordinaires sans qu'on lui demande de comptes.
Ceci étant dit, le but de ce post est de dénoncer le ridicule absolu de la BCE qui se trouve tributaire des agences de rating américaines discréditées dans la définition de sa propre politique vis à vis de la Grèce notamment. Arrêtons le massacre.
Une des idées que je défends sur ce blog est que le leadership américain (qu'on peut aussi appeler "domination" ou "empire" selon vos préférences lexicales) n'a plus qu'un dernier refuge: nos têtes. La volonté de s'en remettre aux américains pour organiser le monde ne tient plus que par la force de l'habitude. Tout indique que le système politique américain est cassé et qu'il n'est plus en mesure d'assurer cette fonction. Plutôt que de prendre les devants, le monde entier attend dans l'angoisse l'effondrement total des Etats-Unis plutôt que d'assurer une transition plus douce vers un monde multi-polaire, en essayant de se persuader que rien n'est arrivé et que c'est "business as usual".
Case in point: le rôle encore accordé par la BCE aux agences de notation américaines, parties intégrantes du complexe "Wall Street-US Gov-FED", dans ses décisions de prise ou non en collatéral de la dette souveraine grecque. S&P ayant déjà fait passer la note de la Grèce en "spéculatif", la BCE s'en remet en principe à Moody's pour décider de la prise en pension de la dette grecque en 2011.
Au nom de quoi peut-on laisser ce genre de décision à une société américaine corrompue jusqu'à la moelle? Cela va sans nul doute être modifié mais ne pourrait-on pas espérer un peu plus de réactivité de la BCE dans le contexte actuel? (via ZH)
Bonne nouvelle
Agree with that
Folks, this is how the U.S. government now operates. You would think this steep downturn would have some effect. But the legislative reform process is broken. Industry lobbyists have too much influence on every major industry issue. Apparently, the only thing that will fix the process is a major depression that galvanizes enough popular support for draconian solutions.
vendredi 18 décembre 2009
Friday Plane Blogging
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jeudi 17 décembre 2009
Double comptabilité sur tous les sujets
Contractor Creep
David Kurtz | December 15, 2009, 9:51AM
The escalation in Afghanistan will increase the number of private contractors who are part of the war effort by 16,000 to 56,000, for a total of 120,000-160,000 in country, according to the Congressional Research Service.


