jeudi 22 avril 2010

William Black au Congrès

Forceful...

Good Old Vampire Squid!

Goldman Q1 2010 Political Campaign Donations Double To $1.2 Million, Firm Shifts From Democrat To Republican

Failed auction

Ces deux mots sonneront peut-être un jour la fin du monde. Hier, c'est l'Allemagne qui n'a pas réussi à écouler ses obligations 30 ans. Simple difficulté passagère sur les long bonds? Pas bon pour l'Europe en tout cas.

Sinon il y a toujours l'explication conspirationniste de ZH qui met en cause none other than the vampire squid itself:
A more sinister explanation could be that traditional primary market participants, such as Goldman, are punishing the country for its escalation in the Goldman Sachs affair. Nothing like a little bond scare to get things back to normal for GS.

Faux-nez

TPM débusque les banques derrière une association qui, sous le couvert progressiste d'une asssociation opposée au "Too big to fail", s'oppose au final à la réforme du système financier dans son ensemble. Leur figure de proue? Simon Johnson dont la notoriété soudaine (favorisée par le Washington Post) a toujours étonné le Blogo. Simon Johnson s'est depuis retiré de cette association et dit avoir été trompé. Il a disparu de leur website.

D'où vient l'argent?

En 2003, les Etats-Unis émettaient $3 trillions de dettes. En 2009, $8 trillions. Qui achète? Sans rire.

mercredi 21 avril 2010

Dylan Grice: OCDE = Grèce

Dylan Grice se fait encore remarquer.

Crise politique

Le credo du Blogo selon lequel nous n'assistons pas à une crise économique mais à une crise politique qui a des conséquences économiques se vérifie dans cette news plus très fraîche mais qui se devait de figurer ici: seuls 22% des américains auraient confiance dans leur gouvernement.

"You can fool some people sometimes, but you can't fool all the people all the time". Ou quelque chose comme ça...

Et d'ailleurs:

mardi 20 avril 2010

It's getting personal

Goldman Sachs a choisi pour sa défense l'ancien General Counsel d'Obama qui a dû quitter la maison blanche en novembre 2009 dans une ambiance délétère. Possiblement un peu amer. Ambiance... Obama ne fait visiblement pas peur à Lloyd Blankfein. Et s'il finissait par être sur le tard, au moment où l'on y croyait plus, "le Président qui aura essayé" ? (via TPM)

Voir la source (politico).

Note: Alors, quoi? La Maison Blanche est-elle de mèche avec la SEC en dépit de ses dénégations? L'idée est-elle de s'en prendre au "meneur" (GS) pour vaincre la résistance de Wall Street à la réforme? L'effort est-il mondial avec les gouvernements allemand et britannique qui emboîteraient le pas à la SEC avec des poursuites contre GS? Les politiques ont-ils compris que le "vampire squid" et les banques étaient des rivaux politiques auxquels ils avaient tout cédé sans discuter et contre lesquels ils essayent de reprendre la main (c'est un peu tard)? Le but est-il simplement le passage de la réforme ou de modifier le rapport de force entre les acteurs en présence? Pourquoi une poursuite si mièvre si c'est le cas (seul un lampiste de 28 ans est mis en cause)?

Et surtout, si cette description correspond à la bataille qui se prépare, de quel côté est la FED? Peut-elle remonter les taux avant les mid-term elections et planter Obama? Si l'axe WaWa doit se diviser, que pèse la Maison Blanche face à Wall Street + FED + Congrès? Le Blogo est toujours parti du principe que la volonté d'Obama n'était qu'une condition nécessaire au changement. En aucun cas une condition suffisante. Mais si c'est la nouvelle dynamique au sein de la structure de pouvoir, ça va sûrement être plus divertissant que l'ennuyeux ronron des "fat cats" (expression d'Obama) repus de Wall Street qu'on entend depuis le début de la crise.

Note 2: ou tout ceci n'est-il qu'une chorégraphie soignée pour persuader le public que cette fois-ci, "les banquiers payent" comme le prétend ZH? Nous verrons. Ce qui plaide pour cela est que la réforme financière que ces rodomontades seraient censées aider à passer a plus ou moins été coécrites par les banques (comme la réforme de la santé par les sociétés d'assurance et Big Pharma) et on se demande vraiment où peut bien être l'enjeu. Notons que le dernier emballement du blogo pour une inflexion de politique d'Obama était lors du roll out de la "Volcker rule" et qu'elle n'annonçait pas vraiment une redistribution des cartes en faveur de la ligne Volcker comme j'en avais émis l'hypothèse.

C'est pas sorcier

Du Wapo via Calculated Risks:

How Texas escaped the real estate crisis
Only a dozen states have lower mortgage foreclosure and default rates [than Texas], and all of them are rural places such as Montana and South Dakota, where they couldn't have a real estate boom if they tried.

Texas's 3.1 million mortgage borrowers are a breed of their own among big states with big cities. Fewer than 6 percent of them are in or near foreclosure, according to the Mortgage Bankers Association; the national average is nearly 10 percent.
...
[T]here is a ... secret to Texas's success ... Across the nation, cash-outs became ubiquitous during the mortgage boom, as skyrocketing house prices made it possible for homeowners, even those with bad credit, to use their home equity like an ATM. But not in Texas. There, cash-outs and home-equity loans cannot total more than 80 percent of a home's appraised value. There's a 12-day cooling-off period after an application, during which the borrower can pull out. And when a borrower refinances a mortgage, it's illegal to get even a dollar back. Texas really means it: All these protections, and more, are in the state constitution. The Texas restrictions on mortgage borrowing date from the first days of statehood in 1845, when the constitution banned home loans.

"Delinquency and foreclosure rates are significantly lower in Texas," says Scott Norman of the Texas Mortgage Bankers Association. "The 80 percent loan-to-value limit -- that's the catalyst for a lot of this."

lundi 19 avril 2010

La Fed savait

L'antienne du blogo: La FED savait. Cette fois-ci: "Naked Capitalism" edition.

Grand Monsieur

Bill Clinton balance. Il critique les conseils qu'il a reçus de Rubin et Summers sur la régulation des produits dérivés. Il ne se soustrait pas à sa responsabilité et dit qu'il a pris une mauvaise décision. Il dit également que les républicains ne l'auraient de toute façon pas laisser réguler comme il aurait été nécessaire mais il ajoute: "“I wish I had been caught trying.” (en gros: "J'aimerais pouvoir dire que j'ai essayé").

C'est important car c'est un des premiers membres de la power structure à faire son mea culpa sur la crise financière. Cela met Summers (toujours aux manettes, croyez-le si vous voulez...) en difficulté. Cette déclaration de Clinton peut commencer à changer les termes du débat sur la crise financière. La mise en cause de la power structure n'est plus seulement le fait de quelques économistes plus ou moins en marge comme Simon Johnson qu'on écoute pour sentir le frisson de la contestation mais qui n'ont au final aucun poids.

De plus, Clinton critique ensuite Bush à juste titre sur la régulation complètement absente durant ses deux mandats. Clinton donne donc un coup de pouce à la réforme financière en fragilisant l'axe Wa-Wa, les banques et leurs agents au gouvernement comme Larry Summers, Geithner et la planète "Rubin" en général. Un homme d'Etat donc.

dimanche 18 avril 2010

Goldman et la SEC

La SEC apparaît depuis le début de la crise comme un organisme croupion à la solde de Wall Street. Incapable de mettre un frein au Ponzi Scheme Madoff, elle a même vu récemment un jeune goldmanite (29 ans) nommé à l'un de ses postes de responsabilité (COO). En gros, s'il y avait quelque chose qui n'était pas attendu, c'est bien que la SEC montre les crocs face à un géant de Wall Street et en tout cas pas face au "Vampire Squid".

C'est pourtant ce qui s'est passé vendredi avec la mise en cause de GS par la SEC et la baisse de 12% du cours de la banque. Il semble que cette enquète ait été signifiée à GS depuis plus de six mois ce qui montrerait que la banque n'a pas pu empêcher son déroulement et son aboutissement en dépit de son influence.

La SEC (qui faisait intégralement partie du complexe Wa-Wa pour le Blogo) fait-elle preuve d'indépendance? Est-ce un acte isolé par un élément incontrôlé ou le début d'une renaissance? En attendant la suite, je rangerais plutôt l'annonce de ces poursuites dans la catégorie des évènements tonitruants qui peuvent n'avoir que peu ou pas de conséquences après l'effet d'annonce. Un peu comme les annonces d'Obama sur la réforme du système financier par exemple ou la fermeture de Guantanamo. Il n'en demeure pas moins que le monde depuis vendredi est un peu plus compliqué.

Note: le fonds du dossier semble d'ailleurs un peu alambiqué. Si la grande affaire du subprime est que GS ait fait participer Paulson au ramp-up d'un cdo qu'il comptait shorter sous le faux nez de ACA sans le dévoiler dans la term sheet, c'est pas mal mais pas grand' chose par rapport à la criminalité qui a existé durant la bulle immobilière. Un peu comme quand Al Capone tombait pour fraude fiscale... D'autant que la définition des CDOs n'a pas été sous-traitée intégralement à Paulson mais a fait l'objet d'aller-retours entre ACA et Paulson. De plus, comment déterminer que Paulson voulait shorter? Si ACA l'ignorait, pourquoi Goldman le savait-il? Alors des emails semblent faire la preuve de tout cela mais il s'agit un peu de faire la démonstration d'un vol d'autoradio au milieu de la mise à sac d'un centre commercial. Enfin, si la vidéosurveillance établit une preuve claire... Pourquoi pas?

Volcans

J'ai regardé le cas de 1982 et il semble que le 747 qui a perdu ses quatre moteurs soit passé à quelques dizaines de kilomètres du volcan. L'idée que les cendres puissent être dangereuses à des milliers de kilomètres de l'éruption a-t-elle déjà été vérifiée? Quelles sont les critères utilisés pour clouer les avions au sol? Respecte-t-on des normes préalablement établies ou fait-on des évaluations sur un mode binaire (cendre = pas de vols quelle qu'en soit la concentration?).

Y a-t-il des précédents dans le monde de la condamnation d'une zone aussi grande suite à une éruption? Cette éruption a-t-elle envoyé dans le ciel plus de cendres qu'aucune autre depuis 30 ans? Sinon, pourquoi n'y a-t-il pas eu de réactions similaires lors de ces éruptions précédentes? Cette situation semble ne pas avoir été préparée. Pourquoi n'avons nous pas de mesures plus précises? Si l'espace aérien a été bloqué de manière exagérée, quelles autorités auraient dû préparer cela mieux?

Ce problème semble sorti de nulle part. Pourtant, les volcans ne sont pas vraiment une découverte récente. Pourquoi sommes-nous à ce point démunis? Les éruptions étant fréquentes en Islande, on pourrait imaginer (vu que de nombreux avions passent à proximité constamment) que la dangerosité des nuages de cendre soit un problème relativement compris et encadré.

En trois mots: WTF?

vendredi 16 avril 2010

jeudi 15 avril 2010

Oracles...

Jim Chanos chez Charlie Rose. Il avait prédit la chute d'Enron, il nous promet la chute de la Chine (pour fin 2010).

Au passage, "stating the obvious":

The hole at Enron, Charlie, when the bust settled was about $65

billion. Lehman was twice Enron. We haven’t even gotten to AIG yet.
So the magnitude o of the holes in these balance sheets -- and
Secretary Paulson eluded to it in his account when he said the banks look
at Legman’s books in the last fateful weekend, they realized that the stuff
was overvalued by 100 percent still.
So as I pointed out, you can be --

CHARLIE ROSE: That’s why they couldn’t get anybody to buy it.


JAMES CHANOS: Exactly. You can be off by a billion here and a

billion there, maybe. But when you’re off by a $150 billion on a $600
billion balance sheet, there’s fraud involved. There’s fraud.
And someone knowingly signed those financial statements, which is a
violation under Sarbanes-Oxley, and signed financial statements they knew
not to be fair and accurate.

CHARLIE ROSE: So you think there ought to be more criminal

indictments?

JAMES CHANOS: I think there ought to be a lot of criminal indictments

in what we saw, because you have to understand that the -- what John
Kenneth Galbraith called the nub of the crime -- was simply taking
aggressive marks on illiquid derivatives and hard-to-value securities,
calling it profit, and paying yourself 50

Commentaire du Blogo: Dont' hold your breath...

Aussi: Sur la Chine, la boîte noire qui rend nos "happy meals possible" selon Steven Colbert, Gary Shilling nous promet également l'explosion aka "Game Over". (Gary Shilling avait vu la "lost decade" du Japon)

Aussi: Les régulateurs et les instituions financières savaient. Of course. keywords: Greenspan, Regulators and Industry Insiders KNEW We Were in a Housing Bubble

Qui a autorisé ça?

Un goldmanite arrivé à la direction de la FED of NY en remplacement de Timmy s'est vu délivré une dérogation pour pouvoir acheter des actions GS à l'automne 2008. Des dents ont grincé à la FED à l'époque. Qui a autorisé l'achat pourquoi? ZH pose la question. Keywords: Friedman. Edolphus Towns. FRBNY. Bernanke.

Et qui laisse passer ça? Repo 105.

mardi 13 avril 2010

One big lie

A lire de Zero Hedge sur un papier de John Hussman intitulé "Extend and Pretend". Extrait du commentaire de ZH:

Nothing reall new here, just more confirmation from John Hussman, who tends to be somewhat more diplomatic than us, in highlighting what all those who care already know (the rest are buying AIG, Fannie and Freddie): the banking system is completely insolvent. And to make matters worse everyone in this administration from the very top, to the regulators, to the accountants, to the investors, and to the firms themselves, is in on it. The only thing that makes it palatable - the complete lack of any information about just how bankrupt America is and will continue to be for years, even as we hear every single day from the administration propaganda business stations how everything is doing great. Ignore all the talk about an economic recovery - with the cornerstone of the financial system still in default if it weren't for a variety of accounting gimmicks, not to mention the trillions in fiscal and monetary boosts, and the transfer of resurrection costs from the present to the future via the steep debt curve, real GDP would be down 10% or more, and all public financial firms would be undergoing liquidation (and their management teams likely in prison). Of course, public recognition of just how much of a ponzi the entire economy has become is never a good thing going into midterm elections. And with the Fed directly and indirectly monetizing, with Primary Dealers complicit in realizing full well their 4th Hamptons house would be on the block if they don't, with China forced to keep buying our debt as the alternative is a nor so glorious revolution, we all not only live in Wonderland, but are fully aware of this sad reality, yet happily will continue to do so until the day this lie can not be rolled into tomorrow.

...

The take home is that the "success" of the USA is now based on one big lie: its economy, its finance, its consumer culture, even its integrity and reporting standards. Unfortunately, without historical exception, this is a preamble into various forms of armed conflict, either domestic or external, once the lie is sufficiently grasped by the majority, who care to read between the lines of the inexhaustible daily rally.

lundi 12 avril 2010

Greenspan se dédouane

Via Daily Kos. La dernière des tentatives de Greenspan de réécrire l'histoire.

De Daily Kos également sur les impôts payés par corporate America:

The fact that many ultra-lucrative U.S.corporations pay no taxes to federal government is hardly a new event. In April, 2004, the General Accountability Office found in a study sought by Sen. Byron Dorgan that "[m]ore than half of US corporations paid no federal income taxes during the boom years of the late 1990s." And an August 2008 GAO report sought by Dorgan and Sen. Carl Levin found that "[t]wo out of every three United States corporations paid no federal income taxes from 1998 through 2005." While many corporations did not pay taxes because they had net losses for those years, that wasn't the case for some of the big guys. In 2005, for instance, 25% of large U.S. corporations paid no taxes on revenue of $1.1 trillion.

Could one reason ExxonMobil paid $0 in taxes have to do with the $27,430,000 it spent on lobbying Congress against job-killing, confiscatory socialism? Nah.

dimanche 11 avril 2010

Look forward, not backwards

Floyd Norris du NYT nous enjoint de croire à la reprise et range cette crise dans une longue suite d'évènements absolument normaux faisant partie de la vie (les crises financières précédentes). Fermez le ban. Une fois de plus, c'est "Circulez, il n'y a rien à voir". En lisant cela, on a l'impression que Norris essaye de nous faire revivre la scène finale des Aventuriers de l'Arche perdue quand l'arche d'Alliance est remisée dans un énorme entrepôt de l'armée. Instructif.

vendredi 9 avril 2010