dimanche 25 avril 2010

Food for thought

George Orwell via Mike Krieger via ZH:

In the end the Party would announce that two and two made five, and you would have to believe it. It was inevitable that they should make that claim sooner or later: the logic of their position demanded it. Not merely the validity of experience, but the very existence of external reality was tacitly denied by their philosophy. The heresy of heresies was common sense. And what was terrifying was not that they would kill you for thinking otherwise, but that they might be right. For, after all how do we know that two and two make four? Or that the force of gravity works? Or that the past is unchangeable? If both the past and the external world exist only in the mind, and if the mind itself is controllable – what then?
- Winston Smith in George Orwell’s 1984

Pretty crazy

What the title says.

S&P 500, toujours -30% par rapport aux plus hauts

Toby O'Conner de Goldscents, via ZH.Le S&P 500 depuis les plus hauts:(Cliquer pour agrandir)

Ce deuxième graphe illustre les variations du S&P 500 depuis plus de 10 ans en fonction des différentes bulles. Il identifie la dernière bulle comme une « currency bubble » ce qui est un choix éditorial de leur part. Tout le monde sait que tant qu’une bulle n’a pas explosée, elle n’existe pas…

(Cliquer pour agrandir)

1m14s

Via Glenn Greenwald. A voir absolument si vous avez 1m14s (en anglais):

Bush with a smile

Verbatim de Glenn Greenwald:

The American Prospect's Adam Serwer becomes the latest to comprehensively chronicle what is no longer in dispute among reasonable people: "the Obama administration's failure to reverse the trajectory of U.S. national-security policy and of its ultimate decision to embrace the core framework of the Bush administration's 'war on terror'." As Serwer puts it: "Obama hasn't departed from the Bush administration tactics on national security, he's just changed tone." Relatedly, The Washington Post publishes a letter from the ACLU's Anthony Romero who -- responding to The Post's unsurprising editorial support for Obama's assassination programs -- explains why such policies are plainly "unlawful."

Isn't it amazing that it even needs to be debated whether the President has the right to order the death sentence for American citizens far away from any battlefield with no trials given or even charges posed? Even more amazing is that it's actually not debated -- not because it's widely understood that the President has no such power, but because, between the authoritarian GOP and the Obama-loyal Democratic Party, there is bipartisan consensus for any lawless and Constitution-destroying actions Obama embraces. That outcome -- bipartisan consensus for what were once deemed the province of radical, right-wing Bush/Cheney policies -- is, as much as anything, a key impact of the Obama presidency. As Serwer writes, Obama's signature is "embracing Bush-era policies with minor substantive changes and a dramatic change in tone. This is Bush with a smile."

vendredi 23 avril 2010

Alors là...

Juste au moment où on croit avoir tout vu. Premier titre sur Google News US: Did porn cause the financial crisis?

Il est rapporté que le personnel de la SEC passe trop de temps sur des sites pornographiques.

Bon, il arrive un moment où le Blogo n'est pas même plus utile, je crois que ce post peut s'écrire de lui-même dans l'esprit des lecteurs... (Vampire Squid, shameful, MSM, ridiculous etc... vous voyez le topo)

Remarquez quand même à quel point les MSM sont complices de la prise au sérieux de cette information absolument grotesque. Le Wapo y va de son "It's not the first time that a Federal Employee has been caught". ABC News: SEC Porn Problem: Officials surfing sites during financial crisis, report finds. Absolument honteux. Je n'irai pas pleurer sur leur tombe. Comment peuvent-ils se prêter à une manipulation aussi flagrante? Il n'est évidemment pas fait allusion dans les articles au timing inouï de ces révélations! Et pourquoi ces sites étaient-ils simplement accessibles? Absurde... Le bullshit detector du blogo est à son maximum depuis un long moment. J'espère quand même que ça va avoir un effet boomerang. It's beyond words. Lire cet article d'ABC News qui donne la nausée avec la conclusion d'un spécialiste ad hoc: "Trust me, these guys are addicts," said Mike Leahy, author of the book "Porn Nation." WTF?

Voici la copie de l'item Google News:

Did Porn Cause the Financial Crisis?

Atlantic Online - ‎1 hour ago‎
The above headline might seem like a joke. It isn't. Senior staffers at the Securities and Exchange Commission were surfing Internet pornography when they should have been policing the financial system.

Friday Plane Blogging

jeudi 22 avril 2010

William Black au Congrès

Forceful...

Good Old Vampire Squid!

Goldman Q1 2010 Political Campaign Donations Double To $1.2 Million, Firm Shifts From Democrat To Republican

Failed auction

Ces deux mots sonneront peut-être un jour la fin du monde. Hier, c'est l'Allemagne qui n'a pas réussi à écouler ses obligations 30 ans. Simple difficulté passagère sur les long bonds? Pas bon pour l'Europe en tout cas.

Sinon il y a toujours l'explication conspirationniste de ZH qui met en cause none other than the vampire squid itself:
A more sinister explanation could be that traditional primary market participants, such as Goldman, are punishing the country for its escalation in the Goldman Sachs affair. Nothing like a little bond scare to get things back to normal for GS.

Faux-nez

TPM débusque les banques derrière une association qui, sous le couvert progressiste d'une asssociation opposée au "Too big to fail", s'oppose au final à la réforme du système financier dans son ensemble. Leur figure de proue? Simon Johnson dont la notoriété soudaine (favorisée par le Washington Post) a toujours étonné le Blogo. Simon Johnson s'est depuis retiré de cette association et dit avoir été trompé. Il a disparu de leur website.

D'où vient l'argent?

En 2003, les Etats-Unis émettaient $3 trillions de dettes. En 2009, $8 trillions. Qui achète? Sans rire.

mercredi 21 avril 2010

Dylan Grice: OCDE = Grèce

Dylan Grice se fait encore remarquer.

Crise politique

Le credo du Blogo selon lequel nous n'assistons pas à une crise économique mais à une crise politique qui a des conséquences économiques se vérifie dans cette news plus très fraîche mais qui se devait de figurer ici: seuls 22% des américains auraient confiance dans leur gouvernement.

"You can fool some people sometimes, but you can't fool all the people all the time". Ou quelque chose comme ça...

Et d'ailleurs:

mardi 20 avril 2010

It's getting personal

Goldman Sachs a choisi pour sa défense l'ancien General Counsel d'Obama qui a dû quitter la maison blanche en novembre 2009 dans une ambiance délétère. Possiblement un peu amer. Ambiance... Obama ne fait visiblement pas peur à Lloyd Blankfein. Et s'il finissait par être sur le tard, au moment où l'on y croyait plus, "le Président qui aura essayé" ? (via TPM)

Voir la source (politico).

Note: Alors, quoi? La Maison Blanche est-elle de mèche avec la SEC en dépit de ses dénégations? L'idée est-elle de s'en prendre au "meneur" (GS) pour vaincre la résistance de Wall Street à la réforme? L'effort est-il mondial avec les gouvernements allemand et britannique qui emboîteraient le pas à la SEC avec des poursuites contre GS? Les politiques ont-ils compris que le "vampire squid" et les banques étaient des rivaux politiques auxquels ils avaient tout cédé sans discuter et contre lesquels ils essayent de reprendre la main (c'est un peu tard)? Le but est-il simplement le passage de la réforme ou de modifier le rapport de force entre les acteurs en présence? Pourquoi une poursuite si mièvre si c'est le cas (seul un lampiste de 28 ans est mis en cause)?

Et surtout, si cette description correspond à la bataille qui se prépare, de quel côté est la FED? Peut-elle remonter les taux avant les mid-term elections et planter Obama? Si l'axe WaWa doit se diviser, que pèse la Maison Blanche face à Wall Street + FED + Congrès? Le Blogo est toujours parti du principe que la volonté d'Obama n'était qu'une condition nécessaire au changement. En aucun cas une condition suffisante. Mais si c'est la nouvelle dynamique au sein de la structure de pouvoir, ça va sûrement être plus divertissant que l'ennuyeux ronron des "fat cats" (expression d'Obama) repus de Wall Street qu'on entend depuis le début de la crise.

Note 2: ou tout ceci n'est-il qu'une chorégraphie soignée pour persuader le public que cette fois-ci, "les banquiers payent" comme le prétend ZH? Nous verrons. Ce qui plaide pour cela est que la réforme financière que ces rodomontades seraient censées aider à passer a plus ou moins été coécrites par les banques (comme la réforme de la santé par les sociétés d'assurance et Big Pharma) et on se demande vraiment où peut bien être l'enjeu. Notons que le dernier emballement du blogo pour une inflexion de politique d'Obama était lors du roll out de la "Volcker rule" et qu'elle n'annonçait pas vraiment une redistribution des cartes en faveur de la ligne Volcker comme j'en avais émis l'hypothèse.

C'est pas sorcier

Du Wapo via Calculated Risks:

How Texas escaped the real estate crisis
Only a dozen states have lower mortgage foreclosure and default rates [than Texas], and all of them are rural places such as Montana and South Dakota, where they couldn't have a real estate boom if they tried.

Texas's 3.1 million mortgage borrowers are a breed of their own among big states with big cities. Fewer than 6 percent of them are in or near foreclosure, according to the Mortgage Bankers Association; the national average is nearly 10 percent.
...
[T]here is a ... secret to Texas's success ... Across the nation, cash-outs became ubiquitous during the mortgage boom, as skyrocketing house prices made it possible for homeowners, even those with bad credit, to use their home equity like an ATM. But not in Texas. There, cash-outs and home-equity loans cannot total more than 80 percent of a home's appraised value. There's a 12-day cooling-off period after an application, during which the borrower can pull out. And when a borrower refinances a mortgage, it's illegal to get even a dollar back. Texas really means it: All these protections, and more, are in the state constitution. The Texas restrictions on mortgage borrowing date from the first days of statehood in 1845, when the constitution banned home loans.

"Delinquency and foreclosure rates are significantly lower in Texas," says Scott Norman of the Texas Mortgage Bankers Association. "The 80 percent loan-to-value limit -- that's the catalyst for a lot of this."

lundi 19 avril 2010

La Fed savait

L'antienne du blogo: La FED savait. Cette fois-ci: "Naked Capitalism" edition.

Grand Monsieur

Bill Clinton balance. Il critique les conseils qu'il a reçus de Rubin et Summers sur la régulation des produits dérivés. Il ne se soustrait pas à sa responsabilité et dit qu'il a pris une mauvaise décision. Il dit également que les républicains ne l'auraient de toute façon pas laisser réguler comme il aurait été nécessaire mais il ajoute: "“I wish I had been caught trying.” (en gros: "J'aimerais pouvoir dire que j'ai essayé").

C'est important car c'est un des premiers membres de la power structure à faire son mea culpa sur la crise financière. Cela met Summers (toujours aux manettes, croyez-le si vous voulez...) en difficulté. Cette déclaration de Clinton peut commencer à changer les termes du débat sur la crise financière. La mise en cause de la power structure n'est plus seulement le fait de quelques économistes plus ou moins en marge comme Simon Johnson qu'on écoute pour sentir le frisson de la contestation mais qui n'ont au final aucun poids.

De plus, Clinton critique ensuite Bush à juste titre sur la régulation complètement absente durant ses deux mandats. Clinton donne donc un coup de pouce à la réforme financière en fragilisant l'axe Wa-Wa, les banques et leurs agents au gouvernement comme Larry Summers, Geithner et la planète "Rubin" en général. Un homme d'Etat donc.

dimanche 18 avril 2010

Goldman et la SEC

La SEC apparaît depuis le début de la crise comme un organisme croupion à la solde de Wall Street. Incapable de mettre un frein au Ponzi Scheme Madoff, elle a même vu récemment un jeune goldmanite (29 ans) nommé à l'un de ses postes de responsabilité (COO). En gros, s'il y avait quelque chose qui n'était pas attendu, c'est bien que la SEC montre les crocs face à un géant de Wall Street et en tout cas pas face au "Vampire Squid".

C'est pourtant ce qui s'est passé vendredi avec la mise en cause de GS par la SEC et la baisse de 12% du cours de la banque. Il semble que cette enquète ait été signifiée à GS depuis plus de six mois ce qui montrerait que la banque n'a pas pu empêcher son déroulement et son aboutissement en dépit de son influence.

La SEC (qui faisait intégralement partie du complexe Wa-Wa pour le Blogo) fait-elle preuve d'indépendance? Est-ce un acte isolé par un élément incontrôlé ou le début d'une renaissance? En attendant la suite, je rangerais plutôt l'annonce de ces poursuites dans la catégorie des évènements tonitruants qui peuvent n'avoir que peu ou pas de conséquences après l'effet d'annonce. Un peu comme les annonces d'Obama sur la réforme du système financier par exemple ou la fermeture de Guantanamo. Il n'en demeure pas moins que le monde depuis vendredi est un peu plus compliqué.

Note: le fonds du dossier semble d'ailleurs un peu alambiqué. Si la grande affaire du subprime est que GS ait fait participer Paulson au ramp-up d'un cdo qu'il comptait shorter sous le faux nez de ACA sans le dévoiler dans la term sheet, c'est pas mal mais pas grand' chose par rapport à la criminalité qui a existé durant la bulle immobilière. Un peu comme quand Al Capone tombait pour fraude fiscale... D'autant que la définition des CDOs n'a pas été sous-traitée intégralement à Paulson mais a fait l'objet d'aller-retours entre ACA et Paulson. De plus, comment déterminer que Paulson voulait shorter? Si ACA l'ignorait, pourquoi Goldman le savait-il? Alors des emails semblent faire la preuve de tout cela mais il s'agit un peu de faire la démonstration d'un vol d'autoradio au milieu de la mise à sac d'un centre commercial. Enfin, si la vidéosurveillance établit une preuve claire... Pourquoi pas?

Volcans

J'ai regardé le cas de 1982 et il semble que le 747 qui a perdu ses quatre moteurs soit passé à quelques dizaines de kilomètres du volcan. L'idée que les cendres puissent être dangereuses à des milliers de kilomètres de l'éruption a-t-elle déjà été vérifiée? Quelles sont les critères utilisés pour clouer les avions au sol? Respecte-t-on des normes préalablement établies ou fait-on des évaluations sur un mode binaire (cendre = pas de vols quelle qu'en soit la concentration?).

Y a-t-il des précédents dans le monde de la condamnation d'une zone aussi grande suite à une éruption? Cette éruption a-t-elle envoyé dans le ciel plus de cendres qu'aucune autre depuis 30 ans? Sinon, pourquoi n'y a-t-il pas eu de réactions similaires lors de ces éruptions précédentes? Cette situation semble ne pas avoir été préparée. Pourquoi n'avons nous pas de mesures plus précises? Si l'espace aérien a été bloqué de manière exagérée, quelles autorités auraient dû préparer cela mieux?

Ce problème semble sorti de nulle part. Pourtant, les volcans ne sont pas vraiment une découverte récente. Pourquoi sommes-nous à ce point démunis? Les éruptions étant fréquentes en Islande, on pourrait imaginer (vu que de nombreux avions passent à proximité constamment) que la dangerosité des nuages de cendre soit un problème relativement compris et encadré.

En trois mots: WTF?