vendredi 21 mai 2010

Friday Plane Blogging

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mercredi 19 mai 2010

Merkel refuse l'inacceptable

Le Ministère des Finances allemand a annoncé hier la fin des "CDS nus" sur la dette souveraine européenne. Enfin une réponse musclée d'un politique à un système financier complètement hors de contrôle! La réponse ne s'est d'ailleurs pas faite attendre dans la blogosphère financière américaine: ils sont nombreux à hurler que "Merkel va tout casser" et que "c'est irresponsable" et "techniquement mal implémenté". D'autres, et j'en suis, trouvent que c'est au contraire audacieux et que nous n'avons que trop tardé. D'autres encore pensent que c'est une déclaration de guerre au complexe "Wawa" (Wall Street-Washington). On dit même que ce sont les renoncements répétés d'Obama sur la réforme financière au Congrès qui auraient poussé les allemands à cette extrémité. Et il est vrai que cette mesure est la porte ouverte à la mise sous coupe réglée du marché des CDS par les Etats (espérons que ce "cavalier seul allemand" ne durera pas) qui font enfin face à leurs responsabilités après plus de 18 mois d'une mollesse insigne devant les institutions financières. En effet, quand la supposée martingale des CDS a explosé à la figure des contribuables du monde entier à l'automne 2008, les Etats n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'utiliser l'argent public et la création monétaire pour faire perdurer cette incroyable ineptie économique qui venait de faire la preuve de sa toxicité. Il s'agissait en effet d'une véritable poule aux oeufs d'or pour des banquiers sans foi ni loi qu'il fallait semble-t-il à toute force protéger. On se demande bien pourquoi...

Merkel jette donc un pavé dans la mare. Cela va-t-il déclencher une réaction en chaîne qui pourrait mettre le système financier international en difficulté? C'est une possibilité car les banques se doivent de répliquer si elles veulent protéger ce racket ô combien lucratif. L'euro a d'ailleurs déjà souffert pendant la nuit. Le chantage à l'implosion du système est le modus operandi des banques depuis le début de la crise. Si les choses devaient s'envenimer, des commentateurs "avisés" seraient alors nombreux à blâmer la Chancelière allemande pour cette mesure alors qu'elle n'aura été en réalité que la simple réponse à une situation intenable. Merkel ne fait que refuser l'inacceptable. En effet, par le passé, les spéculateurs devait mobiliser des capitaux substantiels pour mener un combat "à la loyale" avec les banques centrales (on pense à Soros en 1992 par exemple). Aujourd'hui, avec des produits dérivés comme les CDS, il n'y a pas de limite aux positions spéculatives que les intervenants de marché peuvent prendre face aux banques centrales. Comble du ridicule, ces positions purement factices qui ne nécessitent pas (ou beaucoup trop peu) de collatéral ne peuvent exister que parce que les banques sont soutenues à bout de bras par les Etats, les banques centrales et finalement tout le corps social!!! La vérité est qu'il est grand temps qu'un politique, quelque part, finisse par avoir le cran de remettre les banquiers à leur place.

J'entendais Jacques Généreux ce week-end déclarer que l'attitude des politiques face aux banques dans la crise relevait jusqu'à maintenant de l' "esprit de Munich". David Abiker le mettait en garde aussitôt en lui rappelant la règle de Godwin (selon laquelle les gens qui n'ont plus rien à dire dans un débat finisse d'une manière ou d'une autre par invoquer l'Allemagne nazie). Je crois cependant que l'analogie a un peu de mérite. Depuis l'automne 2008, les politiques n'ont fait que se coucher devant les institutions financières sous l'impulsion des Etats-Unis où les banques font la pluie et le beau temps (Goldman Sachs a été le second contributeur de la campagne d'Obama, le Sénateur Dick Durbin a déclaré que les banques "possédaient franchement le Congrès" etc...). Pourtant, et c'est là que l'analogie avec Munich se justifie: plus on leur donne, et plus elles sont en appétit. Il faut donc que quelqu'un dise "stop!" car les banques ne se calmeront pas d'elles-mêmes. Pourquoi? La raison en est simple: elles sont elles-mêmes abasourdies par le volume de soutien qu'elles reçoivent et elles savent bien que cela ne peut pas durer. En conséquence de quoi, plus que jamais, la seule chose qui compte est le prochain bonus car tout le monde sait que c'est très probablement le dernier. Le système de bonus combiné à l'afflux quasi illimité de liquidité rend donc impossible la modération et "l'atterrissage contrôlé" du système bancaire. Les banquiers ne peuvent être apaisés! Nous ne pourrons que les mettre au pas. Et il ne faut cependant pas se tromper: cela va nous coûter dans un premier temps. Comme à Munich, faire face à nos responsabilités n'a rien de réjouissant mais en différer le moment ne fera qu'aggraver les choses.

Depuis que la prise d'otage des citoyens par les banques a commencé à l'automne 2008, nos hommes politiques ont connu un véritable syndrome de Stockholm. Nous avons en gros suivi l'exemple américain sans réaliser qu'il nous condamnait à appliquer chez nous les mesures que Wall Street ordonnait à Washington et qui aboutissait sans surprise à engraisser prodigieusement une seconde fois les banques qui avaient déjà fait "jackpot" en causant la crise. Le conservatisme, le manque d'indépendance d'esprit et le confort psychologique que nous procure l'ordre américain nous ont conduit à une position de soutien illimité à des banquiers faillis et à un système financier international également failli. C'est un peu l'histoire de la femme battue qui ne veut pas envoyer son conjoint en prison pour préserver son mode de vie mais qui fait l'objet de plus en plus de violence.

Merkel en a donc eu assez de tendre l'autre joue et nous lui en sommes redevables. Quelles que soient les difficultés à venir (et elles seront pires que celles que nous avons connues jusqu'à aujourd'hui), il fallait bien que quelqu'un se décide à prendre le mors aux dents. Le status quo actuel qui permet aux banques de s'abreuver directement de cash à la fontaine des banques centrales ne peut pas et ne doit pas durer. Cette situation grotesque sape les fondements de notre système économique. Il est tragique que pendant 18 mois, la faillite économique des banques aient été suivie par une faillite morale qui a ridiculisé les politiques du monde entier. Cette faillite morale n'était pas nécessaire et elle a corrompu les fondations des principales économies mondiales (création monétaire débridée au profit quasi exclusif de la sphère financière, abrogation pure et simple de règles comptables gênantes dans la finance, généralisation de l'aléas moral, collusion entre pouvoir politique et financier, récompense de l'échec, destruction du pacte social et de la confiance des citoyens dans leurs élites, concentration accrue des banques surtout aux Etats-Unis...). L'infection de dettes pourries qui aurait dû être traitée alors qu'elle était encore circonscrite à la sphère financière a maintenant atteint les finances publiques et ronge tout le corps social. Il est grand temps qu'on essaye sérieusement d'arrêter le massacre.

Elections partielles, primaires, la vieille garde massacrée

Arlen Specter a perdu son siège (il avait déserté le parti républicain il y a quelques mois car il pensait avoir plus de chances de gagner comme démocrate...). Blanche Lincoln est en difficulté dans une primaire (corporate tool en dépit de son amendement un peu dur sur les produits dérivés qui n'avait aucune chance de passer et qui était surtout une posture électorale). Rand Paul, le fils de Ron Paul a gagné une primaire pour les sénatoriales dans le Kentucky.

Dure soirée pour les caciques.

Le privilège exorbitant a la vie dure

Barry Ritholtz remarque une étude de l'ISI qui montre que depuis 2007, la taille du bilan de la FED a augmenté de 165% contre seulement 70% pour la BCE. Cela lui fait conclure que la BCE a "de la marge de manoeuvre. Malheureusement, comme nous le constatons amèrement en ce moment, le postulat selon lequel les mêmes règles s'appliquent au dollar et à l'euro ne semble pas très réaliste.

En théorie effectivement, le dollar aurait dû dévisser par rapport à l'euro et beaucoup de gens pensaient quand l'euro était à $1,60 qu'il irait à $2. Malheureusement, les faiblesses structurelles de l'euro et le monopole apparent des américains sur les croyances qui structurent nos perceptions de l'économie font que le dollar reste étonnamment haut. Mieux encore, c'est toujours une valeur refuge!

Goldman, toujours plus fort...

La firme n'a pas fait une journé de perte de trading au trimestre dernier. Mieux, il n'y a pas eu un jour où elle a gagné moins de $25 millions.

En revanche, cette news Bloomberg indique que 7 des 9 "trades" conseillés par Goldman pour 2010 se sont révélés perdants. Believe it or not.

C'est un des dadas de Zero Hedge: il faut toujours faire l'inverse de ce que recommande Goldman: s'ils recommandent l'or, c'est qu'ils en vendent. S'ils suggèrent l'euro c'est qu'ils investissent dans le dollar etc... Une fois de plus ces chiffres bizarres (perdants sur les recos, gagnants avec leur blé) confirment les suspicions que soulève ZH.

Il va finir par falloir envoyer l'armée au 85, Broad Street. Cette plaisanterie n'a que trop duré.

mardi 18 mai 2010

L'Allemagne interdit les naked shorts financières + CDS souverains

Décision prise ce soir qui plombe l'Euro. C'était déjà le cas aux Etats-Unis après l'automne 2008 pour les financières. Par contre l'Allemagne rajoute une nouveauté: interdiction des naked CDS sur les obligations souveraines.

C'est, je l'espère, le début de la fin pour les naked CDS souverains (et les autres!!!). Espérons également que la France va emboîter le pas rapidement pour ne pas laisser aux marchés la possiblité de "punir" l'Allemagne (ils punissent déjà de toute façon l'Euro). Etonnant que cela n'ait pas fait l'objet d'une annonce européenne.

C'est l'occasion pour moi de revenir sur deux posts de ZH de la semaine dernière que je voulais linker et qui ont trait à ce sujet:

1) Dans ce post, un "ancien dirigeant d'un grande banque" explique pourquoi ce sont les banquiers européens qui ont le plus intérêt à jouer contre l'euro. C'est du Zero Hedge basé sur un témoignage anonyme donc il faut rester circonspect mais le mécanisme semble possible même si j'aurais aimé qu'une de ses articulations soient expliquée plus clairement A garder à l'esprit en tout cas...

2) Ici, Jim Rickards, un ancien de LTCM (hedge fund qui a implosé spectaculairement en 1998), explique ici que si Soros était contraint par la disponibilité de cash quand il spéculait contre la livre en 1992 rentrant dans un affrontement "à la loyale" avec les banques centrales (BOE en l'occurrence), les dérivés permettent aujourd'hui de prendre des positions d'une taille illimitée contre les Etats. Les dérivés décuplent les moyens des banques dans ces nouveaux bras de fer et change donc le rapport de force en défaveur des Etats.
Jim Rickards: "Goldman Can Create Shorts Faster Than Europe Can Print Money"

Red pill or blue pill?

Bien avant "Matrix":

God offers to every mind its choice between truth and repose. Take which you please, — you can never have both.

Ralph Waldo Emerson, écrivain US du 19ème siècle.

lundi 17 mai 2010

Angela Merkel sur ligne Zero Hedge...

Angela Merkel déclare que la zone euro n'a fait que "gagner du temps" avec le plan de sauvetage. C'est vrai mais je ne pensais pas que la candeur faisait partie de la "job description" d'une chancelière. En tout cas pas en matière monétaire.

dimanche 16 mai 2010

Le frère de Jon Stewart, COO du New York Stock Exchange

On se souvient de Jon Stewart erreintant Jim Cramer. Globalement, la couverture de la crise par le Daily Show a été drôle, comme il est normal, mais également très incisive et informée par rapport aux vieux médias ce qui était peut-être moins évident. Et bien j'ai appris hier que le frère de Jon Stewart était COO du New York Stock Exchange! Voilà un canal d'information informel qui a dû être utile à de nombreuses reprises pour le "Daily Show". Jon Stewart a-t-il un autre frère qui bosse sur une plateforme pétrolière pour couvrir la marée noire? Toujours pratique...

Quand j'étais aux Etats-Unis j'ai connu un couple dont le mari était star trader dans un hedge fund spécialisé dans le subprime. Sa femme entrait au New York Times comme journaliste débutante dans la "business section". Elle a depuis écrit ou co-écrit l'essentiel des articles techniques sur la crise. Je suis sûr qu'elle a eu un relecteur attentif... Sa carrière a en tout cas explosé.

Cela permet sans doute au lecteur d'être mieux informé mais cela pose également un problème de conflit d'intérêts. Cette journaliste du NYT habite une belle maison qui a été payée par des bonus réalisés dans le subprime (incidemment en fourguant nombre de ces bombes à retardement à des européens). Elle n'a clairement pas intérêt à commenter dans un sens qui favoriserait une "criminalisation" de la crise. Ce qu'elle écrit peut aussi influencer les perspectives d'emploi de son conjoint (tout le monde connaissant le lien dans le milieu). Pareillement, que dirait Jon Stewart si un scandale se développait mettant en cause le New York Stock Exchange directement? (on en est pas loin: son frère a été entendu au Congrès pendant trois heures cette semaine sur le krach de 9,7% de la semaine passée.) Serait-il aussi incisif? Cela pose un problème qu'on pourrait qualifier de "journalisme de classe". Je pense que des "disclosures" devraient être de mise dans ces cas particuliers.

Cela peut-être ponctuellement important mais c'est un phénomène sans doute limité par rapport au caractère massif des intérêts économiques qui corrompent en permanence les vieux médias surtout quand ceux-ci parlent... d'économie (mais aussi un nombre croissant de blogs, ne rêvons pas).

Photo du frère de Jon Stewart (air de famille?):

Aussi je l'ai déjà posté mais voici le Daily Show après le krach de 700 points du Dow Jones. A revoir en sachant que son frère est COO du NYSE. Je ne pense pas qu'on puisse parler de complaisance pour l'instant... Et si la responsabilité du NYSE était mise en cause?
The Daily Show With Jon StewartMon - Thurs 11p / 10c
A Nightmare on Wall Street
www.thedailyshow.com
Daily Show Full EpisodesPolitical HumorTea Party

samedi 15 mai 2010

Dorgan contre une pseudo réforme

Ce post de Daily Kos est intéresssant. Il comprend la vidéo du Sénateur Byron Dorgan qui demande à ce que la réforme financière soit substantielle: casser les banques "too big to fail" et interdire les "naked" credit default swaps (tant qu'ils existeront, même des établissements financiers relativement petits seront "too big to fail" car les CDS créent un "web" d'obligations gigangtesque par rapport à la taille des institutions qui les souscrivent).

Il fait aussi référence à l'échec de l'amendement Kaufman/Brown le jeudi du crash. Le blogo avait émis l'hypothèse que le passage de cet amendement était à l'origine du crash de 9,70% (proposé avant, rejeté après!). Barry Ritholtz accrédite cette thèse en trouvant l'argumentaire de Max Keiser sur le même point séduisant. Wall Street aurait alors fonctionné comme une doomsday machine: "vous menacez notre noyau? Nous faisons chuter les marchés". C'est leur modus operandi depuis le début de la crise d'une manière ou d'une autre. Le problème de cette thèse est la rapidité de la séquence d'évènement. Elément qui plaide pour cette thèse: le pourcentage de la chute. En effet, au-delà de 10%, le New York Stock Exchange aurait dû fermer. 9,70% permet de faire peur sans créer trop de disruptions...

Addendum: A noter cette critique du traitement par les médias du rejet de l'amendement Brown/Kaufman par la Columbia Journalism Review (CJR - wordtag).

vendredi 14 mai 2010

Friday Plane Blogging


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jeudi 13 mai 2010

Pendant ce temp-là, à Stanford...

(via Naked Capitalism)

Comment arrêter ce pillage?

Bloomberg via ZH:

In a feat that would seem to defy the odds, Goldman Sachs, JPMorgan Chase and Bank of America this week each said its trading desk made money every day of the first quarter. Goldman said its daily net trading revenue topped $100 million 35 times last quarter out of 63 trading days. JPMorgan and Bank of America disclosed similar eye-popping stats. Citigroup, too, recorded a profit on each trading day, Bloomberg News reported, citing unnamed people who knew the results. The intrigue is high. If a too-big-to-fail bank’s traders were able to make money every day of a quarter, were they really trading in any normal sense of the word? Or would vacuuming be a more accurate term? What kinds of risks do such incredible profits entail, for the banks and the rest of us taxpayers? And are results such as these too good to be true?

Jonathan Weil, Bloomberg

"60 minutes" interviewe les propriétaires qui désertent leurs maisons

Emission de 60 minutes sur les gens qui rendent les clés de leurs maisons aux banques après que la valeur de celles-ci ait baissée considérablement. Je trouve leur insistance sur le dilemme supposément moral qui se pose aux particuliers dans cette situation de très mauvais goût. Pourquoi les particuliers seraient-ils les seuls à connaître des obligations morales en plus de leurs obligations légales? Les médias américains n'appliquent clairement pas ce standard aux banques. D'ailleurs, la plupart des gens interviewés expliquent qu'ils dorment sur leurs deux oreilles. Evidemment. Ce reportage rend néanmoins tangible ce que l'on sait abstraitement de l'immobilier US.
Watch CBS News Videos Online

mercredi 12 mai 2010

Comment ça marche

Un rapport qui décrit l'effort de lobbying des banques au Congrès depuis le début de la crise. (via Daily Kos)

This new report from the Service Employees International Union, Campaign for America’s Future and the Public Accountability Initiative is profoundly disturbing, especially in the midst of the Wall Street reform debate.

Throughout the financial reform debate, the finance industry has waged an unprecedented assault on the democratic process, spending an estimated $1.4 million per day to influence Congress and hiring 70 members of Congress and 940 former federal employees to lobby on their behalf.

The six biggest banks—Goldman Sachs, Bank of America, JPMorgan Chase, Citigroup, Morgan Stanley, and Wells Fargo—account for a disproportionate share of this activity. In the two years since the first federal bailout of a big bank (Bear Stearns), these banks and their principal trade associations have hired over 240 former government insiders as lobbyists and spent hundreds of millions of dollars on an influence game designed to thwart reform, shape bailout programs and maintain their status as “too-big-to-fail” institutions....

The lobbying spree is taxpayer-funded—it follows $160 billion in bailouts from Congress and trillions in cheap loans from the Federal Reserve. And as their influence has come to be viewed as increasingly toxic in Washington, the banks have shifted segments of their political activity to a “shadow lobby” that includes such front groups as the U.S. Chamber of Commerce....

Findings from the report

  • 243 lobbyists for six big banks and their trade associations used to work in the federal government – 202 in Congress, the rest in the White House, Treasury, or at a relevant federal government agency. That’s equivalent to 40 revolving-door lobbyists per bank.iv
  • This includes 33 chiefs of staff, 54 staffers to the House Financial Services Committee and Senate Banking Committee (or a current member of that committee) and 28 legislative directors.  Many of the revolving-door lobbyists were key architects of financial deregulatory legislation during their time as congressional staffers, including the Financial Services Modernization (Gramm-Leach-Bliley) Act of 1999 and the Commodity Futures Modernization Act.
  • The six big banks and their trade associations have spent close to $600 million since the first major federal bailout of Bear Stearns in March 2008 on lobbying, trade association activity and political contributions. 
  • Citigroup employs 55 revolving-door lobbyists, more than any other big bank or financial industry trade association. The federal government was until recently Citigroup’s largest shareholder. Other banks are also employing huge lobbying armies: Goldman Sachs with 45, JPMorgan Chase with 32, Morgan Stanley with 19, Wells Fargo with 14, and Bank of America with 12.  The top big-bank lobbies, the Securities Industry & Financial Markets Association and the American Bankers Association, have hired 84 revolving-door lobbyists.
  • The top big-bank lobbying firm in Washington is Elmendorf Strategies, founded by Steve Elmendorf, former chief of staff to Rep. Dick Gephardt.  Elmendorf’s financial team includes former top staffers to Senate Majority Leader Harry Reid, Maryland Sen. Paul Sarbanes, and Gephardt. The firm represents the most powerful Wall Street banks and associations, including Citigroup, Goldman Sachs, the Financial Services Forum, and the Securities Industry and Financial Markets Association. Other top lobbying firms include the Podesta Group and Porterfield, Lowenthal, & Fettig.
  • Senate Banking Committee chair Christopher Dodd (D-CT) leads all current members of Congress, with five former staffers now working as big bank lobbyists. Banking Committee ranking member Richard Shelby (R-AL) and members Chuck Schumer (D-NY) and Tim Johnson (D-SD) each have four.
  • Big banks are hiding lobbying activities in a burgeoning shadow industry of generic business associations, ad hoc coalitions and front companies. Government bailouts and partial federal ownership have made it difficult for big banks to ramp up direct lobbying; instead, they are routing their dollars through this shadow lobby.
  • Sullivan & Cromwell, the firm defending Goldman Sachs in its Securities and Exchange Commission fraud suit, secured the most lucrative big bank lobbying contract in 2009, a $520,000 deal with Clearing House Payments Co. – a company owned by JPMorgan Chase, Wells Fargo, Citigroup, Bank of America, and several other banks. The firm also lobbied on behalf of Goldman Sachs during the same period. In a past financial reform fight, lawyers at Sullivan & Cromwell lobbied on behalf of Enron, and appear to have helped craft the “Enron loophole.”

The money--$1.4 million a day is absolutely obscene, but in many ways, Ezra is right on this one, worrying "much more about the people than the money." That money is funding the more than 200 former members and more than a hundred former staffers to the key committees who are all working in concert with current members and staff. It's all about the connections--who has access and whose phone calls and e-mails will be answered. Those social networks can be far more effective at furthering the big banks' interests than the money would be otherwise.

Jon Stewart sur le krach de jeudi

The Daily Show With Jon StewartMon - Thurs 11p / 10c
A Nightmare on Wall Street
www.thedailyshow.com
Daily Show Full EpisodesPolitical HumorTea Party

Bailout humor...

De Barry Ritholtz à The Big Picture:

To parahrase Ned Davis, “Give me a trillion euros, and I will throw you a hell of a party.”

A voir (3 min)

C'est en anglais mais c'est un excellent résumé de la situation. Saluzzi parle du livre de Barry Ritholtz "Bailout Nation" et maintenant il dit: "It's Bailout world!".

Sur les européens, devant la journaliste de bloomberg qui lui demande si l'Europe va dans le mur, il répond que les européens ne font que ce que les américains ont commencé il y a 18 mois. "They learned from the best!". C'est vrai mais les américains ont plus de marge de manoeuvre car le dollar est la monnaie de réserve mondiale. Et la chute: "Tout va s'effondrer. La seule question est: quand?". Via ZH.


Et toujours de ZH, moins percutante que la vidéo précédente mais 3min de Jim Rogers ne peuvent pas faire de mal...

Post-It

Goldman n'a pas eu un seul jour de pertes de trading au dernier quarter. Ca n'était jamais arrivé... On arrive au stade terminal de la corruption (le nombre de jour de pertes avait diminué de manière régulière ces derniers trimestres).
Note: je lis que JP Morgan n'a pas eu un jour de pertes non plus. Et ces losers de Morgan Stanley ont eu 4 jours négatifs (sur 63...).

Fannie Mae annonce 8 milliards de pertes pour le quarter au milieu du chaos. La routine.

Le Blogo y reviendra mais le rôle de Princeton dans la constitution des élites économiques américaines est fascinant. D'ailleurs, ZH ne l'oublie pas: "Our only question, when this is all over, is whether Princeton University will issue a public apology to all of mankind, due to the destruction of unprecedented amounts of wealth by its "erudite" alumni who never took a second to consider if the holy grail economic theory they all took for gospel just may have been the blatant fraud it has been all along..."

mardi 11 mai 2010

L'or au plus haut: $1232

L'or était déjà aux plus hauts historiques en euro. Depuis ce soir, il l'est en dollar également. Le blogo est long sur l'or depuis août 2007 et n'en démord pas depuis. A l'époque, il valait $670. Il n'y a pas beaucoup d'actifs qui aient évolué comme cela ces dernières années. C'est toujours sympa d'avoir raison mais on ne peut pas dire que cela soit une bonne nouvelle...