samedi 4 décembre 2010

Wikilent

A écouter les MSM, on perd souvent de vue que wikileaks n'a fuité pour l'instant que 683 cables diplomatiques. Il faut dire que c'est moins vendeur que les 250000 dont on nous rabat les oreilles. C'est vrai que le process est un peu long: lecture et censure par le NYT, débat avec le département d'Etat...

Wikileaks

¶7. (S) The Ambassador asked if the corruption and infighting are worse now than before. Idenov paused, thought, and then replied, “No, not really. It’s business as usual.” Idenov brushed off a question if the current maneuverings are part of a succession struggle. “Of course not. It’s too early for that. As it’s always been, it’s about big money. Capitalism — you call it market economy — means huge money. Listen, almost everyone at the top is confused. They’re confused by their Soviet mentality. They’re confused by the corrupt excesses of capitalism. ‘If GOLDMAN Sachs executives can make $50 million a year and then run America’s economy in Washington, what’s so different about what we do?’ they ask.”

vendredi 3 décembre 2010

Wikileaks

Lien vers wikileaks:
http://213.251.145.96/

Bernie Sanders

Sénateur du Vermont.

jeudi 2 décembre 2010

200 ans en 4 minutes (via TPM)

Le TARP ou le "big lie"

Un blogger, Zach Carter, livre ses impressions en "live blogging" alors qu'il découvre les documents révélés hier par la FED. Il eviscère au passage le "narrative" de la power structure qui répète à l'envie que l'argent du TARP a été remboursé. Ca n'est vrai que parce que la FED donnait aux banques de manière plus discrète (et sans contrainte quand aux rémunérations des banquiers) plusieurs fois de quoi rembourser. Non pas que cela soit une surprise pour les lecteurs du blogo. Nous avons seulement désormais plus de détails.

Pour attribuer plus spécifiquement ce mensonge à l'administration américaine et à tous les mainstream médias, voir cette interview de Tim "The Weasel" Geithner. Le mensonge est proféré dans l'introduction par Charlie Rose et puis à la minute 21:30 par Geithner. Ce dernier va même jusqu'à s'interroger sur les raisons pour lesquelles on ne fait pas assez crédit à l'administration pour ce programme fantastique. Et aussi l'article du même Geithner dans le wapo sur le TARP.

UPDATE 3:

The Fed accepted CCC-or-lower collateral under the Primary Dealer Credit Facility from September 15, 2008 until May 12, 2009. A total of $490.9576 billion in such collateral was accepted. That's billion, with a "b." And you thought TARP was a bailout.

...

UPDATE 5:

The Fed accepted a total of $1.31 trillion in junk-rated collateral between Sept. 15, 2008 and May 12, 2009 through the Primary Dealer Credit Facility. TARP was nothing compared to this.

...

UPDATE 8:

This Fed Audit data should shame all of the conventional-wisdom Democrats out there declaring TARP a success because of the recent CBO score. To put it mildly, these folks are totally missing the point. TARP was a "success" in large part because of the Fed's no-strings-attached efforts. And we now know that the Fed was willing to accept junk-- literally junk bonds-- as collateral for its no-strings-attached loans.

TARP and the stress tests only "worked" insofar as they convinced banks that the government would shoulder infinite future losses from the banking sector. We're now paying the price for that commitment in the form of massive foreclosure fraud, in which untold numbers of borrowers are being improperly kicked out of their homes in the name of bank profits.

TARP failed. Its losses are so low because the Fed stood behind the banks, allowing them to play one arm of the government against the other. Even if we had "turned a profit" on TARP at its formal interest rate without Fed malfeasance, look what we got in return. In the Depression, FDR secured massive national foreclosure relief and still turned a profit. Today, we have a predatory program called HAMP.

Via GG

The Economist's Democracy in America blog has an equally excellent analysis:

The careerists scattered about the world in America's intelligence agencies, military, and consular offices largely operate behind a veil of secrecy executing policy which is itself largely secret. American citizens mostly have no idea what they are doing, or whether what they are doing is working out well. The actually-existing structure and strategy of the American empire remains a near-total mystery to those who foot the bill and whose children fight its wars. And that is the way the elite of America's unelected permanent state, perhaps the most powerful class of people on Earth, like it.

mercredi 1 décembre 2010

Sus à la FED

"We probably know more about tribes in the Amazon jungle than we do about the real nature of power in the United States. Neither political science, nor history, nor economics do very well on this."

Via "Naked Capitalism". Matt Stoller, un ancien conseiller d'Alan Grayson (qui a perdu les élections) sur l'économie au congrès, raconte dans le détail ses démélés avec la FED et explique pourquoi il faut réformer/supprimer l'institution. Il décrit également comment la FED a été forcée à rendre public aujourd'hui une partie des activités de renflouement qu'elle a menée depuis le début de la crise. Il critique également la FED pour son contrôle de la recherche macroéconomique aux Etats-Unis (donc dans le monde à quelques exceptions près). Seul l'internet depuis le début de la crise a permis de libérer la parole sur la FED et a été à l'origine de sa remise en cause actuelle. Les hiérarques de la politique monétaire américaine (mondiale...) n'apprécie pas du tout de se voir contester leur monopole historique de la parole sur le sujet.

Il faut regretter que la BCE n'ait pas été soumise au même genre de contestation en France où ses actions ne font l'objet que de très peu de commentaires, sans même parler de contestation...

La population mondiale passe 7 milliards

Contre-pied

A l'heure où un mandat d'arrêt international est émis contre Julian Assange, aventurons-nous sur un terrain inexploré: et si ce dernier était contrôlé par les intérêts qu'il prétend combattre?(résumé des arguments en faveur de cette thèse originale (via ZH) du site "Dailybell" que je ne connaissais pas et qui semble rassembler des libertariens américains).

Il s'agit d'envisager le cas où les fuites de wikileaks auraient constitué un investissement calibré pour créer un géant "mondial de la fuite" avec des informations soit favorables à la power structure (climategate) soit très légèrement gênantes. Zerohedge aurait pu connaître la même ascension météorique avec des fuites sur le high frequency trading de GS et un écho important chez des médias amis. Une forme d' "astroturfing" adapté au web.

Cela sous-entendrait qu'aucune des fuites de wikileaks jusqu'à maintenant n'ait causé un préjudice supérieur à ce qui serait acceptable pour atteindre l'objectif de contrôle du site faisant référence en matière de fuites dans le monde. Je ne connais pas assez bien l'historique des fuites de wikileaks ni le coût qui serait tolérable en la matière par les Etats-Unis pour porter un jugement sur la question. Remarquons simplement que les fuites n'ont jusqu'à présent pas eu de conséquences retentissantes qui auraient pu se traduire par exemple par la démission de personnel politique ou militaire.

Notons également que la pression judiciaire sur Julian Assange monte à un rythme qui jusqu'à maintenant lui a toujours laissé un coup d'avance. Peut-on également supposer que si wikileaks avait sérieusement mis en danger la sécurité des Etats-Unis, l'organisation serait hors-la-loi depuis un moment déjà? Les américains ont bien bombardé Al-Jazeera en Irak quand leur couverture de la guerre ne les satisfaisait pas, faisant plusieurs morts. Pourquoi cette magnanimité apparente avec wikileaks et son fondateur alors même que le Département d'Etat pousse des cris d'orfraie sur le thème: "Wikileaks est une attaque contre la communauté internationale".

Peut-on rappeler à Hillary Clinton que wikileaks a gardé sous le coude ces cables diplomatiques depuis plusieurs mois et que tout le monde savait qu'ils voulaient les publier. Que faisaient dans cet intervalle tous les James Bond de la terre? La grève?

Bref: il s'agit d'une thèse complètement en-dehors du mainstream qui pourraient être infirmée très prochainement par une incarcération ou un assassinat d'Assange par exemple ou des fuites absolument dévastatrices de wikileaks ou encore la réelle mise à bat de l'organisation. Toujours bon à garder à l'esprit néanmoins.

Addendum: Zbigniew Brzezinsky, ancien National Security Advisor, émet l'hypothèse que les fuites de wikileaks soient manipulées par des services secrets pas nécessairement américains (via TPM). Il ne s'agit que d'une variante de l'hypothèse développée dans ce post. Il y aurait donc pas mal de processing et de reprocessing entre le whistleblower qui fait fuiter le document (s'il existe) et ce qui arrive dans nos journaux "officiels". Quelle surprise! Autant qu'entre une volaille et un chicken mc nugget dont voici la chaîne de production:

mardi 30 novembre 2010

S&P met de l'huile sur le feu

Dans l'impunité générale... Outlook negative sur le Portugal. Affirme que la France "continue à mériter son classement AAA". Toute honte bue.

Et dire qu'il y a encore quelques mois, Baroin continuait à valider la légitimité de ces agences en utilisant le rating de la France comme prétexte à la politique gouvernementale. L'Europe aura mordu la poussière sans même que nos politiques n'aient pensé à récuser ces instruments loufoques de l'exercice de l'arbitraire américain.

Il faut faire fermer d'urgence les branches européennes de ces agences!

Corruption de l'effort de guerre en Afghanistan

Un récapitulatif du daily kos. Blackwater, Xe, dailykos, guerre, profiteurs, deficit, irak.

lundi 29 novembre 2010

A lire...

Où l'on émet l'idée que les populations cherchent activement à rationaliser les actions de leur gouvernement en acceptant et en défendant la propagande à laquelle ils sont soumis.

Cela aurait marché pour la guerre en Irak et également pour le sauvetage des grandes banques.

Compelling.

dimanche 28 novembre 2010

Le NYT "en première ligne" sur Wikileaks

Et pourquoi pas la CIA directement? Julian Assange n'a visiblement pas eu le mémo: le NYT a été le principal facilitateur de la guerre en Irak dans l'espace médiatique américain (en neutralisant l'opposition de gauche modérée à la guerre au lieu de la galvaniser - il y avait matière...). Aujourd'hui, il joue le même rôle alarmiste sur l'Iran sans que personne ne le lui reproche vraiment. L'obstination de Wikileaks à recourir aux vieux médias pour l'éditorialisation de ses fuites est un problème central dans la crédibilité de cette organisation.

Surtout quand on lit l'extrait suivant de cet article du monde qui nous en dit long sur la servilité spontanée de nos médias envers les intérêts américains:

Informer, cependant, n'interdit pas d'agir avec responsabilité. Transparence et discernement ne sont pas incompatibles – et c'est sans doute ce qui nous distingue de la stratégie de fond de WikiLeaks. Les cinq journaux partenaires ont travaillé sur les mêmes documents bruts et celui qui est en première ligne, le New York Times, a informé les autorités américaines des télégrammes qu'il comptait utiliser, leur proposant de lui soumettre les préoccupations qu'elles pourraient avoir en termes de sécurité.

En commun, les cinq journaux ont soigneusement édité les textes bruts utilisés afin d'en retirer tous les noms et indices dont la divulgation pourrait entraîner des risques pour des personnes physiques. Le Monde a aussi offert aux responsables américains de faire valoir leur point de vue dans ses colonnes : c'est à ce titre que nous publions une tribune de l'ambassadeur des Etats-Unis en France en pages Débats.

Enfin, ce n'est pas un hasard si ces nouvelles révélations émanent des Etats-Unis, le pays le plus avancé technologiquement et, d'une certaine manière, la société la plus transparente, plutôt que de Chine ou de Russie. Par sa nature ouverte, une puissance démocratique s'expose à plus d'intrusions qu'un pouvoir fermé ou opaque. C'est des Etats-Unis qu'est partie la révolution Internet, c'est là aussi que vit la tradition des "whistleblowers", ces "sonneurs d'alarme" de la société civile. Et WikiLeaks le sait mieux que personne.

Questions pour Sylvie Kaufmann: Le Monde n'a-t-il publié que les messages diplomatiques qui avaient été jugés "publiables" par le NYT après délibération avec le département d'Etat? Si c'est le cas, comment justifiez-vous cette subordination? (Y a-t-il un lien capitalistique entre les deux entités qui m'auraient échappé?) Si ça n'est pas le cas, pouvez-vous nous donner un exemple?

Remarque pour Sylvie Kaufman: La tradition américaine des "whistleblowers", s'il y en a une, c'est essentiellement de mettre ces derniers en prison quand ce n'est pas plus simplement de les renverser en voiture s'ils se mélaient par hasard de dénoncer les exactions d'une armée privatisée (il est possible que ce "marine" de 33 ans n'ait tout simplement pas su traverser la rue). Epargnez-nous donc s'il vous plaît vos commentaires enthousiastes sur la liberté qui règne aux Etats-Unis. Ils appartiennent, comme vous et votre journal, au siècle passé.

mercredi 24 novembre 2010

La Fed détient plus de dettes US que la Chine

Estimation de Zero Hedge:

D'après ZH:

Well, folks, it's official - mark November 22, 2010 in your calendars - today is the day the Ponzi starts in earnest. With today's $8.3 billion POMO monetization, the Fed's official holdings of US Treasury securities now amount to $891.3 billion, which is higher than the second largest holder of US debt: China, which as of September 30 held $884 billion, and Japan, with $864 billion.

Quand la chine s'écrasera...

Le monde tremblera.

La grosse boîte noire de l'économie mondiale donne des signes de faiblesse. Par voie d'inflation.

vendredi 19 novembre 2010

mercredi 17 novembre 2010

Veillée d'armes

ABC News:
The U.S. Department of Agriculture reported that in 2009, nearly 50 million Americans -- 15 percent of U.S. families -- were "food insecure," meaning they were "uncertain of having, or unable to acquire, enough food to meet the needs of all their family members" -- either they didn't have enough money or lacked other resources to buy food. One in 10 families with children worried about food at some point in the year. Between 500,000 and 1 million families were so strapped the children had to go without eating at some point....

The United States is increasingly a safety-net nation, with one in four Americans now enrolled in one of the 15 federal feeding programs. Forty-two million people currently receive monthly benefits under the Supplemental Nutrition Assistance Program, more commonly known as food stamps. That's up by 10 million from a year ago....

Feeding America, an organization that runs a nationwide network of food banks and bills itself as "the nation's leading domestic hunger-relief charity," said the number of people seeking help from its food banks has increased 46 percent over the past four years, from 25 million to 37 million.

Heureusement que l'industrie du luxe atteint des sommets en bourse... Le silence médiatique devant cette abomination est inqualifiable. Where is the fucking outrage? L'absence totale de sens moral doit être l'un symptomes d'une structure de pouvoir en phase terminale. Et le cynisme. Partout. Cette dernière violence peut faire croire que le système est tout-puissant et inébranlable, qu'il va durer mille ans. Bien au contraire, elle symbolise que les règles ont été abolies et qu'il est en fait déjà mort.

Pour ceux qui ne sont pas convaincus par l'utilisation de l'industrie du luxe comme un proxy de la santé du secteur financier, il y a ça via ZH:
In a just released report, New York State's Comptroller Thomas DiNapoli presents his expectations for what is set to be another bumper year for Wall Street. Per the report: "The first quarter of 2010 was among the most profitable on record ($10.3 billion), but in the second quarter profits eased (to $3.8 billion) and were more in line with pre-crisis levels. It appears that profits were relatively modest in the third quarter as well, but 2010 could still be the fourth most profitable year for the securities industry in New York City." Yet here is the most relevant piece: "While it appears that the cash bonus pool will be smaller than last year, the average bonus paid to employees in the securities industry in New York City may be a bit larger, since the pool will be divided among fewer workers given continued staff reductions". Money well earned. So summarizing the report - in a year when US underemployment persists at around 17%, when the US federal debt is at nosebleed levels, when well over 40 million Americans are on foodstamps, when personal bankruptcies are at the highest they have been in 5 years, when GDP is about to turn red again, when America still doesn't have a formal budget, the average banker bonus may be one the biggest ever on record. Peasants - 0; Kleptocrats - 1.

Les taux remontent en dépit du QE2

Bien sûr cela pourrait n'être qu'une énième fausse alerte. Mais ça pourrait aussi être la fin des haricots. Tic, tac...

mardi 16 novembre 2010

Parskeu!!!!

“We have a Aaa outlook for the U.S. that is stable and we are not contemplating changing anything anytime soon, that is the bottom line,” Steven Hess, senior credit officer at Moody’s in New York, said in an interview today.