mardi 7 décembre 2010
Eric Besson se prend pour Bush
Quel est son problème avec l'Etat de droit?
Et ça continue encore et encore...
Et si les investisseurs étrangers commençaient à se lasser de cette kleptocratie grotesque complètement hors de contrôle?
dimanche 5 décembre 2010
My name is Robert Paulson
Ces charlatans qui ne font que répéter toute la journée ce qu'ils lisent dans le Financial Times devraient cependant s'habituer à rencontrer une opposition plus musclée. First they ignore you...
Cantona justement:
Go Canto! Une réapppropriation citoyenne du système bancaire est nécessaire. Les politiques ont été incapables de le faire (en Europe) ou ont refusé de le faire (aux US) en 2007-2008. Il va donc falloir d'une manière ou d'une autre reprendre la main. Je pense que pour des raisons démonstratives et après avoir tellement attendu, il est préférable pour l'instant d'attendre que le système rende gorge plutôt que d'endosser la responsabilité du coup de pied de l'âne. Je ne souhaite donc pas que l'appel de Cantona ne pose trop de problème.
Toutefois, si la situation que nous connaissons devait s'éterniser (plus d'un an encore par exemple?), tous les citoyens dignes de ce nom devraient envisager des méthodes radicales de pression contre le système bancaire*. Plus que "retirer son argent" comme le propose Canto, il faudrait alors faire pression sur le système bancaire en organisant des listes d'établissements bancaires acceptables et encourager la population à déménager leurs comptes (vers des banques qui s'engagent à limiter leurs pratiques de trading - pas de CDS serait un bon début). Aller en France vers des groupes mutualistes par exemple et aux Etats-Unis vers des banques régionales pour casser les reins de Wall Street. Si les politiques sont incapables de reprendre le pouvoir, les citoyens peuvent leur montrer la voie.
La démocratie ne se limite pas au droit de vote, les citoyens peuvent et doivent s'organiser pour faire pression sur les établissements bancaires qui contrôlent peu ou prou le système politique. Avec internet, plus que jamais, c'est possible. Cantona vient de cristalliser dans l'esprit des gens cette capacité à la résistance pacifique. Espérons que l'opération aura assez d'écho pour poser les termes du débat et pas assez pour avoir des conséquences déstabilisatrices graves.
* Pourquoi? Parce que le servage est une condition indigne. Humiliante pour les serfs mais tout bien considéré, humiliante également pour les seigneurs si on éclaire leurs pratiques à l'aulne des idéaux supposés de nos sociétés. Regarder durablement ailleurs est inacceptable.
Tant que j'y suis, l'excellent Paul Jorion face à une hiérarque bancaire de base:
Et pour ceux qui ne connaîtraient pas encore "The Quantitative Easing", "The Ben Bernank" and their friend "The Goldman Sachs"...
samedi 4 décembre 2010
Wikilent
Wikileaks
vendredi 3 décembre 2010
jeudi 2 décembre 2010
Le TARP ou le "big lie"
Pour attribuer plus spécifiquement ce mensonge à l'administration américaine et à tous les mainstream médias, voir cette interview de Tim "The Weasel" Geithner. Le mensonge est proféré dans l'introduction par Charlie Rose et puis à la minute 21:30 par Geithner. Ce dernier va même jusqu'à s'interroger sur les raisons pour lesquelles on ne fait pas assez crédit à l'administration pour ce programme fantastique. Et aussi l'article du même Geithner dans le wapo sur le TARP.
UPDATE 3:
The Fed accepted CCC-or-lower collateral under the Primary Dealer Credit Facility from September 15, 2008 until May 12, 2009. A total of $490.9576 billion in such collateral was accepted. That's billion, with a "b." And you thought TARP was a bailout.
...UPDATE 5:
The Fed accepted a total of $1.31 trillion in junk-rated collateral between Sept. 15, 2008 and May 12, 2009 through the Primary Dealer Credit Facility. TARP was nothing compared to this.
...
UPDATE 8:
This Fed Audit data should shame all of the conventional-wisdom Democrats out there declaring TARP a success because of the recent CBO score. To put it mildly, these folks are totally missing the point. TARP was a "success" in large part because of the Fed's no-strings-attached efforts. And we now know that the Fed was willing to accept junk-- literally junk bonds-- as collateral for its no-strings-attached loans.
TARP and the stress tests only "worked" insofar as they convinced banks that the government would shoulder infinite future losses from the banking sector. We're now paying the price for that commitment in the form of massive foreclosure fraud, in which untold numbers of borrowers are being improperly kicked out of their homes in the name of bank profits.
TARP failed. Its losses are so low because the Fed stood behind the banks, allowing them to play one arm of the government against the other. Even if we had "turned a profit" on TARP at its formal interest rate without Fed malfeasance, look what we got in return. In the Depression, FDR secured massive national foreclosure relief and still turned a profit. Today, we have a predatory program called HAMP.
Via GG
The Economist's Democracy in America blog has an equally excellent analysis:
The careerists scattered about the world in America's intelligence agencies, military, and consular offices largely operate behind a veil of secrecy executing policy which is itself largely secret. American citizens mostly have no idea what they are doing, or whether what they are doing is working out well. The actually-existing structure and strategy of the American empire remains a near-total mystery to those who foot the bill and whose children fight its wars. And that is the way the elite of America's unelected permanent state, perhaps the most powerful class of people on Earth, like it.
mercredi 1 décembre 2010
Sus à la FED
Via "Naked Capitalism". Matt Stoller, un ancien conseiller d'Alan Grayson (qui a perdu les élections) sur l'économie au congrès, raconte dans le détail ses démélés avec la FED et explique pourquoi il faut réformer/supprimer l'institution. Il décrit également comment la FED a été forcée à rendre public aujourd'hui une partie des activités de renflouement qu'elle a menée depuis le début de la crise. Il critique également la FED pour son contrôle de la recherche macroéconomique aux Etats-Unis (donc dans le monde à quelques exceptions près). Seul l'internet depuis le début de la crise a permis de libérer la parole sur la FED et a été à l'origine de sa remise en cause actuelle. Les hiérarques de la politique monétaire américaine (mondiale...) n'apprécie pas du tout de se voir contester leur monopole historique de la parole sur le sujet.
Il faut regretter que la BCE n'ait pas été soumise au même genre de contestation en France où ses actions ne font l'objet que de très peu de commentaires, sans même parler de contestation...
Contre-pied
Il s'agit d'envisager le cas où les fuites de wikileaks auraient constitué un investissement calibré pour créer un géant "mondial de la fuite" avec des informations soit favorables à la power structure (climategate) soit très légèrement gênantes. Zerohedge aurait pu connaître la même ascension météorique avec des fuites sur le high frequency trading de GS et un écho important chez des médias amis. Une forme d' "astroturfing" adapté au web.
Cela sous-entendrait qu'aucune des fuites de wikileaks jusqu'à maintenant n'ait causé un préjudice supérieur à ce qui serait acceptable pour atteindre l'objectif de contrôle du site faisant référence en matière de fuites dans le monde. Je ne connais pas assez bien l'historique des fuites de wikileaks ni le coût qui serait tolérable en la matière par les Etats-Unis pour porter un jugement sur la question. Remarquons simplement que les fuites n'ont jusqu'à présent pas eu de conséquences retentissantes qui auraient pu se traduire par exemple par la démission de personnel politique ou militaire.
Notons également que la pression judiciaire sur Julian Assange monte à un rythme qui jusqu'à maintenant lui a toujours laissé un coup d'avance. Peut-on également supposer que si wikileaks avait sérieusement mis en danger la sécurité des Etats-Unis, l'organisation serait hors-la-loi depuis un moment déjà? Les américains ont bien bombardé Al-Jazeera en Irak quand leur couverture de la guerre ne les satisfaisait pas, faisant plusieurs morts. Pourquoi cette magnanimité apparente avec wikileaks et son fondateur alors même que le Département d'Etat pousse des cris d'orfraie sur le thème: "Wikileaks est une attaque contre la communauté internationale".
Peut-on rappeler à Hillary Clinton que wikileaks a gardé sous le coude ces cables diplomatiques depuis plusieurs mois et que tout le monde savait qu'ils voulaient les publier. Que faisaient dans cet intervalle tous les James Bond de la terre? La grève?
Bref: il s'agit d'une thèse complètement en-dehors du mainstream qui pourraient être infirmée très prochainement par une incarcération ou un assassinat d'Assange par exemple ou des fuites absolument dévastatrices de wikileaks ou encore la réelle mise à bat de l'organisation. Toujours bon à garder à l'esprit néanmoins.
Addendum: Zbigniew Brzezinsky, ancien National Security Advisor, émet l'hypothèse que les fuites de wikileaks soient manipulées par des services secrets pas nécessairement américains (via TPM). Il ne s'agit que d'une variante de l'hypothèse développée dans ce post. Il y aurait donc pas mal de processing et de reprocessing entre le whistleblower qui fait fuiter le document (s'il existe) et ce qui arrive dans nos journaux "officiels". Quelle surprise! Autant qu'entre une volaille et un chicken mc nugget dont voici la chaîne de production:
mardi 30 novembre 2010
S&P met de l'huile sur le feu
Et dire qu'il y a encore quelques mois, Baroin continuait à valider la légitimité de ces agences en utilisant le rating de la France comme prétexte à la politique gouvernementale. L'Europe aura mordu la poussière sans même que nos politiques n'aient pensé à récuser ces instruments loufoques de l'exercice de l'arbitraire américain.
Il faut faire fermer d'urgence les branches européennes de ces agences!
Corruption de l'effort de guerre en Afghanistan
lundi 29 novembre 2010
A lire...
Cela aurait marché pour la guerre en Irak et également pour le sauvetage des grandes banques.
Compelling.
dimanche 28 novembre 2010
Le NYT "en première ligne" sur Wikileaks
Surtout quand on lit l'extrait suivant de cet article du monde qui nous en dit long sur la servilité spontanée de nos médias envers les intérêts américains:
Informer, cependant, n'interdit pas d'agir avec responsabilité. Transparence et discernement ne sont pas incompatibles – et c'est sans doute ce qui nous distingue de la stratégie de fond de WikiLeaks. Les cinq journaux partenaires ont travaillé sur les mêmes documents bruts et celui qui est en première ligne, le New York Times, a informé les autorités américaines des télégrammes qu'il comptait utiliser, leur proposant de lui soumettre les préoccupations qu'elles pourraient avoir en termes de sécurité.
En commun, les cinq journaux ont soigneusement édité les textes bruts utilisés afin d'en retirer tous les noms et indices dont la divulgation pourrait entraîner des risques pour des personnes physiques. Le Monde a aussi offert aux responsables américains de faire valoir leur point de vue dans ses colonnes : c'est à ce titre que nous publions une tribune de l'ambassadeur des Etats-Unis en France en pages Débats.
Enfin, ce n'est pas un hasard si ces nouvelles révélations émanent des Etats-Unis, le pays le plus avancé technologiquement et, d'une certaine manière, la société la plus transparente, plutôt que de Chine ou de Russie. Par sa nature ouverte, une puissance démocratique s'expose à plus d'intrusions qu'un pouvoir fermé ou opaque. C'est des Etats-Unis qu'est partie la révolution Internet, c'est là aussi que vit la tradition des "whistleblowers", ces "sonneurs d'alarme" de la société civile. Et WikiLeaks le sait mieux que personne.
Questions pour Sylvie Kaufmann: Le Monde n'a-t-il publié que les messages diplomatiques qui avaient été jugés "publiables" par le NYT après délibération avec le département d'Etat? Si c'est le cas, comment justifiez-vous cette subordination? (Y a-t-il un lien capitalistique entre les deux entités qui m'auraient échappé?) Si ça n'est pas le cas, pouvez-vous nous donner un exemple?
Remarque pour Sylvie Kaufman: La tradition américaine des "whistleblowers", s'il y en a une, c'est essentiellement de mettre ces derniers en prison quand ce n'est pas plus simplement de les renverser en voiture s'ils se mélaient par hasard de dénoncer les exactions d'une armée privatisée (il est possible que ce "marine" de 33 ans n'ait tout simplement pas su traverser la rue). Epargnez-nous donc s'il vous plaît vos commentaires enthousiastes sur la liberté qui règne aux Etats-Unis. Ils appartiennent, comme vous et votre journal, au siècle passé.
mercredi 24 novembre 2010
La Fed détient plus de dettes US que la Chine
D'après ZH:
Well, folks, it's official - mark November 22, 2010 in your calendars - today is the day the Ponzi starts in earnest. With today's $8.3 billion POMO monetization, the Fed's official holdings of US Treasury securities now amount to $891.3 billion, which is higher than the second largest holder of US debt: China, which as of September 30 held $884 billion, and Japan, with $864 billion.
Quand la chine s'écrasera...
La grosse boîte noire de l'économie mondiale donne des signes de faiblesse. Par voie d'inflation.
