mardi 4 novembre 2008
Bob Herbert est d'accord avec El Blogo
Extraits:
As important as this choice has become, the election is just a small first step. What Americans really have to decide is what kind of country they want.
Right now the United States is a country in which wealth is funneled, absurdly, from the bottom to the top. The richest 1 percent of Americans now holds close to 40 percent of all the wealth in the nation and maintains an iron grip on the levers of government power.
This is not only unfair, but self-defeating. The U.S. cannot thrive with its fabulous wealth concentrated at the top and the middle class on its knees. (No one even bothers to talk about the poor anymore.) How to correct this imbalance is one of the biggest questions facing the country.
etAmericans have to decide if they want a country that tolerates this kind of debased, backward behavior. Or if they want a country that aspires to true greatness — a country that stands for more than the mere rhetoric of equality, freedom, opportunity and justice.
That decision will require more than casting a vote in one presidential election. It will require a great deal of reflective thought and hard work by a committed citizenry. The great promise of America hinges on a government that works, openly and honestly, for the broad interests of the American people, as opposed to the narrow benefit of the favored, wealthy few.
By all means, vote today. But that is just the first step toward meaningful change.
32,6% des votes sur machines électroniques
Toujours pas de dossier médical pour Palin
Alors la rumeur enfle. On dit qu'elle s'est faite avorter (elle est très "pro-life"). On dit qu'elle a masqué une grossesse de sa fille en prétendant que c'était la sienne. Quoi qu'il en soit, je trouverais scandaleux qu'elle ait réellement à faire ce type de déclaration.
Toujours est-il que son dossier est manquant. Ca en dit long au passage sur la faiblesse du "vetting process" (vérification qu'elle n'a pas de cadavre dans ses placards d'un point de vue politique, judiciaire mais aussi possiblement médical) dont elle a été l'objet. Il a été dit à l'époque de sa nomination que même le FBI n'avait pas eu le temps de faire l'enquète de routine automatique en pareil cas. On dit aussi qu'avant de la choisir comme co-listière, McCain l'avait rencontrée deux fois seulement.
Addendum: Une lettre de son docteur a été finalement publiée. RAS. Donc ça n'est pas quelque chose d'embarassant qui a repoussé la publication mais seulement l'impréparation de la campagne. Peut-être aussi qu'en publiant cela tardivement, la campagne évite de s'exposer à la contradiction.
All Quiet on the Upper West Side Front
C'est décidé, je vote... Bob Barr!
Je crois que l'argent est le mécanisme essentiel de discrimination. Je me base sur la candidature Perot en 1992 pour dire ça: elle n'a été possible que grâce à sa fortune personnelle.
Ralph Nader est encore candidat cette année. A gauche, on lui a beaucoup imputé la défaite de Kerry en 2004. Je crois que c'est pour ça que sa candidature a été complètement passée sous silence pendant la campagne (même dans la "leftwing blogosphere").
Le bipartisme est une des causes de la faillite américaine (déficit estimé à $1 trillion pour FY 2009). Il faut ouvrir une fenêtre dans la démocratie américaine et créer un appel d'air. "We the People of the United States" are suffocating...
W stands for Worst. President. Ever.

Et son approval rating sur une plus longue période. Vous n'aurez pas de mal à resituer certains évènements historiques:
Mc Cain ressemble à Austin Powers
Obama perd sa grand-mère
C'était la dernière personne de sa famille qui lui restait des générations précédentes. Parents ou grands-parents. Moment étrange pour que cela vous arrive.
lundi 3 novembre 2008
Ils ne vont pas aux meetings, iront-ils voter?
Le retour du révérend Wright
"The Economist" vote Obama
2004: Kerry ("with a heavy heart")
2000: G W Bush
1996: Dole
1992 Clinton
El Blogo à NYC
Bon alors pour le marathon, je n'ai pas pu car j'avais un problème de dossard et mon avion est arrivé en retard. Et puis j'ai un copain qui a fait 3H08 et personne ne le croit alors c'est à vous décourager des exploits sportifs... (d'ailleurs moi non plus je n'y crois pas... 3H08? Come on!)
Donc pour le marathon, "the dog ate my homework". Mais pour la couverture des élections, je suis chaud bouillant!
samedi 1 novembre 2008
Ferrari (Laurence) en baisse
La même chose s'est produite aux Etats-Unis avec l'arrivée de Katie Couric à CBS Evening News. Il semble que déboulonner les vieux rois du PAF soit un exercice périlleux. Bouvard était revenu car son éviction n'était qu'un pari marketing. Si PPDA doit réellement son départ à Sarkozy, il ne reviendra pas même si l'audience dévisse. L'ire présidentielle aura cependant coûté cher à Martin Bouygues. Gageons que ce dernier n'investit pas en pure perte.
vendredi 31 octobre 2008
Good!
Pour l'instant, tout le monde se rallie à Obama (oui, c'est bien un lien vers "The Economist", petite entorse à mes principes...) en espérant avoir un strapontin dans l'Obamaland qui se profile à l'horizon pour les quatre prochaines années. Les américains vont passer de peu (clinton lewinskynisé) ou pas (GW Bush) de président à un président élu magistralement avec une large majorité au sénat et à la chambre des représentants. C'est la résurection de la fonction présidentielle aux Etats-Unis.
Celle-ci avait été mise à bas à dessein et derrière les accolades et les sourires de circonstances, vous pouvez être sûrs que beaucoup aiguisent leurs couteaux. Surtout si Obama se donne pour objectif de réapprendre la décence à un système devenu fou comme il en indique l'intention plus haut.
Une explication inédite du succès de la "surge"
Officiellement, c'est cette augmentation des troupes qui a fait que durant l'année 2007, un certain nombre de statistiques se sont très nettement améliorées. Nombre d'attentats, nombre de morts américains, activité économique... Personne aujourd'hui ne conteste plus cette amélioration. Beaucoup de gens doutent de ce que la seule augmentation du nombre de soldats explique l'évolution.
Les débats ont lieu sur les causes de cette amélioration: il semble qu'elle soit due en grande partie à des renversements d'alliance (amadouage des sunnites?) et à un lâchage de lest général sur le degré de contrôle que les américains ambitionnent en Irak. Ils ont de grande difficulté avec les législateurs irakiens pour trouver un accord sur une prorogation "open-ended" de l'occupation. On parle aussi de soudoiements avec l'arrosage en cash d'un certain nombre de chefs de guerres locaux.
NB: On en parle peu mais je me souviens d'articles dès la fin de l'invasion qui parlaient d'avions entiers remplis de billets fraîchement imprimés qui devaient poser les jalons du renouveau économique irakien. Quant à savoir comment la comptabilité de ces petites coupures est faite aux US... Y a-t-il une mini branche de la FED chargée d'émettre en loucedé un dollar à usage irakien? Il faut savoir aussi que les dépenses liées à l'occupation de l'Irak sont comptabilisés "hors budget" de l'Etat. Les fous ont les clés de l'asile.)
Il y a aussi eu un serrage de boulon sur la couverture médiatique qui permet une répression et des méthodes qui doivent surement rappeler les autres occupations de l'histoire et donc à n'en pas douter faire froid dans le dos (à vous dégoûter d'aller faire vos courses à NYC - j'y vais dimanche...). La plupart des informations qui nous viennent d'Irak font l'objet d'un contrôle draconien des militaires américains, probablement plus efficace depuis que la situation s'est calmée (je trouve d'ailleurs qu'on a très peu d'infos sur l'Irak en France mais je ne lis pas assez les médias français pour l'affirmer).
Après ces différents éléments, j'en arrive à mon explication inédite. Les Irakiens ne sont-ils pas moins combatifs car ils savent que la situation politique aux Etats-Unis va irrémédiablement vers une sortie de l'Irak? A quoi bon risquer sa vie si l'objectif politique semble garanti à moyen terme? L'invasion américaine a pris fin de facto dans le chaos et la déprime qui a frappé l'opinion puis les politiques américains (et les militaires) à la fin 2006. Obama a battu Clinton à cause de l'Irak. Une fois que l'opinion américaine a été fermement acquise à la cause du départ d'Irak, n'était-il pas raisonnable pour les irakiens de "sit out" l'armée américaine plutôt que de continuer de risquer leur vie pour accélérer un processus qui ne dépendait de toute façon plus que du calendrier politique américain?
Si, demain, un Obama improbablement converti aux vertues de l'empire (ou McCain, ce qu'à dieu ne plaise) décide à nouveau de faire en Irak un protectorat américain gouverné par Exxon et la CIA pour les 1000 prochaines années, est-il raisonnable de penser que beaucoup d'Irakiens risquent d'envisager la présence américaine à nouveau comme intolérable?
Les irakiens sont calmes parce qu'ils ont gagné. Ils n'ont plus qu'à attendre.
La nouvelle ampleur de la crise économique ne peut d'ailleurs que les conforter dans ce calcul (si calcul il y a).
