vendredi 21 novembre 2008
mercredi 19 novembre 2008
Obama deux semaines après
Aux "midterm elections" en 2006, les américains ont voté sans ambiguïté contre la politique de Bush et en particulier contre la guerre en Irak. Pourtant, pendant la dernière législature, Bush a été libre de poursuivre sa politique et même de réaliser une augmentation des forces d'occupation. Le pouvoir du congrès en la matière est financier: c'est en refusant les crédits qu'il peut interrompre les guerres menées par l'exécutif. C'est comme ça que la guerre du Vietnam a pris fin.
Cette fois-ci, confrontés à la même problématique, les démocrates se sont refusés à couper les crédits. La ligne de propagande classique (qui ne s'embarasse pas des contraintes de la logique élémentaire) était que cela serait aller "contre les troupes". Celui qui est "contre la guerre" est "contre les troupes". A l'issue du quatrième vote de la législature satisfaisant aux exigences financières de Bush en juin 2008, Nancy Pelosi déclarait ainsi classiquement: "Our troops are in harm's way. They need to be taken care of." Résultat: un vote 268 contre 155 avec 80 démocrates votant de fait pour la continuation de l'occupation (contre leur base - le taux d'opposition à la guerre parmi les américains est très élevé mais il est absolument massif parmi les démocrates).
La réalité est que le monde politique américain est favorable à la guerre dans une proportion quasi-inverse au taux d'adhésion de la population. Et plus on monte en responsabilité, plus le soutien à la guerre s'accentue. Il y a donc bien un "miracle" Obama. Lui qui s'était opposé à la guerre depuis le début sans ambiguïté, est quand même devenu candidat contre Clinton qui, non contente d'avoir voté pour la guerre, n'a jamais voulu abjurer son vote. C'est la raison essentielle pour laquelle Obama est président aujourd'hui. Seule une question majeure comme celle-là pouvait lui donner un levier suffisant pour battre la machine Clinton cette année.
Nommer Hillary Clinton ministre des affaires étrangères comme il en est aujourd'hui question serait donc un reniement majeur pour Obama. Plus, ce serait une trahison envers les démocrates qui l'ont choisie lors des primaires précisément en raison de son opposition à la guerre. La nommer à d'autres fonctions aurait été véritablement tendre la main dans un effort inclusif de réconciliation. Un des atouts d'Hillary vis à vis des militants était par exemple son Heath Care Plan qui était plus généreux que le plan Obama (lui-même influencé par les lobbyists du health care). On aurait donc pu rêver une victoire démocratique: la politique étrangère populaire d'Obama se serait vu adjoindre la politique de santé populaire de Clinton! La base aurait gagné et les lobbyists auraient perdu! Nous sommes aux Etats-Unis et c'est bien évidemment l'inverse qui va se produire.
La nomination de Rahm Emanuel au poste de Chief of Staff est également pour Barack un acte de maltraitance caractérisée de son électorat. Rahm (inspirateur du pourtant sympathique Josh Lyman de "West Wing") a été pour la guerre depuis le début. Il a, entre autre chose, privilégié les candidats pro-guerre lors des investitures du parti démocrate sur lesquelles il avait la haute main en 2006 (par rapport à l'état d'esprit des électeurs démocrates, c'est un peu comme s'il s'était mis subitement à promouvoir des candidats "pro-life").
Ces deux exemples sont autant de motifs d'inquiétudes pour les gens espérant qu'Obama apporte des changements autres que cosmétiques en matière de politique étrangère.
D'autres évènements politiques depuis l'élection sont sources d'inquiétudes. Le fait qu'Obama ait empêché que le sénateur démocrate Joe Lieberman ne subisse de réelles sanctions après son ralliement à John McCain (il était supposément le choix préféré de McCain pour la vice-présidence mais impossible en raison de son incapacité à rassembler la base républicaine - exercice toujours difficile pour un... démocrate) est également un sujet de déception pour les militants démocrates. Lieberman a en effet une histoire extrêmement chargée de compromission avec les républicains, notamment sur la guerre. Il a aussi accessoirement demandé (et obtenu) le soutien d'Obama lors des primaires sénatoriales de 2006 contre Ned Lamont (finalement perdues, Lieberman a dû se présenter en indépendant). Obama avait pris un risque politique en s'associant alors à Lieberman, risque pas vraiment payé de retour. Le fait qu'Obama ne le sanctionne pas aujourd'hui est "spinné" comme de la magnanimité mais les offenses répétées de Lieberman ont été telles que beaucoup le comprennent comme de la faiblesse.
Enfin, dans le contexte de crise financière, l'idée que les noms les plus souvent évoqués pour être ministre des finances soient Larry Summers ou Robert Rubin (tous deux anciens ministres des finances de Clinton) est également une raison de douter du souffle réformateur de ce premier mandat. Dans la lignée de Paulson, Rubin est un ancien co-chairman de Goldman Sachs. Après le discrédit (et très franchement, la honte) qui pèse sur les institutions financières américaines, on aurait pu espérer que ce genre de profil soit écarté d'emblée. Pour ce qui est de Summers, c'est un dérégulateur bon teint qui a toujours défendu le système économique qui se désintègre sous nos yeux. On aurait pu espérer des choix plus audacieux comme le fraîchement nobélisé Krugman à ce poste mais non, il semble qu'on ait le choix entre deux apparatchiks d'un système en faillite. Et cela après la performance suspecte d'un autre apparatchik, Paulson, dans cette première année de crise financière. Pour citer (hors contexte) McCain durant la campagne et son hilarant green screen speech "This is not a change we can believe in". On peut d'ailleurs reparler dans la rubrique "allégeance à Wall Street" du nouveau Chief of staff, Rahm Emanuel. Rahm a gagné 18 millions de dollar en un peu plus de deux ans (quick learner... ;-) )en travaillant comme investment banker entre 1998 et 2000. Il a été ensuite nommé au board de Freddie Mac. C'est à peu près tout ce que l'on a besoin de savoir sur son intégrité.
Comme prévu, la route pour Obama va être longue et semée d'embuches. Alors que nous n'en sommes qu'aux préparatifs et reconnaissant parfaitement que beaucoup des nominations que j'envisage ici ne sont pas encore entérinées, je dois dire qu'elles sont/seraient encore moins porteuses de changement que ce à quoi je m'attendais. Et je pense pourtant que j'avais une vision assez pessimiste du champ de contraintes dans lequel Barack Obama allait évoluer. Cela ne change pas en tout cas à mon enthousiasme pour l'homme et à mon espoir qu'il se révèle, au fil de son mandat et en fonction des opportunités qui s'offriront à lui, un homme politique historique. La situation dramatique de l'économie américaine qui va se révéler à nous dans les prochains mois va malheureusement l'exiger.
lundi 17 novembre 2008
L'€ sur le point d'être "stress-testé"
Dans une zone Euro large, d'autres pays qui n’avaient pas fait des sacrifices de l’ampleur de ceux demandés aux français pour s’arrimer au train monétaire allemand devenaient des "free-riders" de la monnaie unique. J’étais pour qu’il y ait de nombreux pays admis dans la zone mais j’aurais aimé un ticket d’entrée plus cher. Je pensais que ceux qui y rentreraient facilement en sortiraient tout aussi facilement, créant la confusion et portant atteinte à la crédibilité de la monnaie. Je dois bien reconnaître que ma vue était assez étriquée et que le pari d’un euro large a eu des résultats exceptionnels. Si chaque jour sans accrocs compte dans l’établissement d’une nouvelle monnaie, l’euro a connu une période de calme qui semble avoir permis au ciment de prendre solidement.
On doit cependant noter que la solidité de l’euro n’a pas encore été « stress-testée » par une grave récession (j'exclus la récession liée à la "tech bubble" artificiellement "avortée" par Greenspan en 2001). Nous y sommes: l'euro fait face à une crise financière extrêmement grave qui engendre/va engendrer une récession majeure. C’est donc l’heure de vérité. Il y a deux solutions, soit un approfondissement de la collaboration économique en Europe, soit une dislocation de la zone euro (avec je l’espère quoi qu’il en soit une permanence de l’axe France-Allemagne-Bénélux en matière monétaire). Je serais étonné si, la crise passée, les structures de la monnaie unique étaient inchangées dans un sens ou dans l’autre. Déjà, la dette des pays les plus petits et les plus faibles de la zone euro voient spreads qui s'écartent plus vite que ceux du noyau central. Les grands pays historiquement "responsables" doivent-ils se porter caution du système? Peut-on concevoir un système d’émission de dette centralisée à taux unique qui ferait perdre encore plus d’autonomie aux gouvernements nationaux ? Comment faire respecter « la loi et l’ordre » au sein d’une telle structure ?
Nous ne maîtrisons pas le niveau de stress qui va être imposé à l’économie mondiale et à ses différentes régions mais il est fort à parier qu’il va être supérieur à ce qu’on peut imaginer aujourd’hui. Gel des avoirs bancaires ? Contrôle des prix ? Contrôle des changes ? (Rationnements ? Emeutes ? Loi martiale ? Guerre thermo-nucléaire globale?...) Le pire n’est jamais sûr mais l'individu qui prétend aujourd’hui qu’il sait où et quand cette crise s’arrête est un menteur ou un illuminé. Il n’y a qu’à voir combien de « commentateurs » (dûment désinformés par le FT, The Economist et le WSJ) nous promettaient le désastre actuel il y 18 mois pour s’en persuader. Alors non, l’Euro ne pourra pas résister à tout (dans sa forme actuelle) et espérons qu’il ne sera pas stressé « jusqu’à destruction ».
S'il s'affaiblissait trop comme il en prend la direction (surprenante) depuis le mois de juillet, on pourrait probablement compter sur les responsables de la zone dollar pour le déstabiliser encore plus. L'euro n'est en effet pas seulement un élément de souveraineté pour les pays qui l'ont adopté mais bien potentiellement une limite à l'irresponsabilité de la FED. Son succès ne peut se faire à terme sans diminution du "privilège exorbitant" que le dollar constitue pour l'économie américaine tant qu'il reste monnaie de réserve mondiale. Cela ne concerne d'ailleurs pas que les européens. Le monde entier bénéficiera d'une concurrence entre monnaies. L’Euro, même s’il détrônait le dollar, ne pourrait jamais être géré avec le « begnin neglect » que les américains revendiquent ("le dollar, cest notre monnaie et votre problème" ), pour la bonne raison qu’il n’éclipserait jamais totalement le dollar.
Dans cette crise, deux pratiques du central banking s’opposent. D'un côté la BCE, héritière de l'inflexible Bundesbank avec des objectifs clairs mais affaiblie par la jeunesse de la zone euro et la diversité de ses pays membres (sans compter la difficulté qu'elle semble avoir à déterminer sa politique indépendamment de celle des américains). De l’autre la gestion baroque de la FED avec assez d'objectifs différents pour n'en avoir finalement aucun et ne rendant de compte à personne (et maintenant, on peut vraiment dire plus personne à part Wall Street). Non contente d'être à l'origine des maux de l'économie mondiale avec sa politique de taux bas, la FED se comporte comme un bandit en cavale prêt à n'importe quoi pour prolonger son impunité. La logique voudrait donc que l'Euro sorte gagnant de cette crise. Malheureusement, rien n'est sûr comme le montre les évolutions de cours récentes.
Le chant du cygne des vieux médias
Qu'allons-nous faire quand la crise aura porté le coup fatal à nos "journaux de référence"? Je ne sais pas pour vous mais moi, j'ai plutôt ça en tête.
vendredi 14 novembre 2008
jeudi 13 novembre 2008
Pauvre Delanoë...
Alors il paraît qu'il essaye de rattrapper le coup en disant qu'il s'agit d'un libéralisme PO-LI-TI-QUE. Autrement dit, il aurait utilisé l'acception anglo-saxonne du mot libéral. Voilà un bel exemple de parisianisme en communication politique: utiliser un mot que tout le monde comprend dans un sens (explosif à gauche - et maintenant partout) et lui attribuer le sens qu'on lui donne, d'un air entendu, dans certains dîners parisiens ("tu comprends, je veux li-beu-rwaule").
La politique, c'est quand même un talent pour communiquer clairement et comprendre l'ère du temps. Delanoë appartient probablement au cimetière des éléphants. En plus, en dépit de son explication alambiquée, la confusion sémantique était telle qu'il essayait évidemment de se raccrocher à la queue de comète du blairisme. En Juin 2008. Cette crise est devenue mainstream à l'été 2007.
Comment dit-on "out of touch" en français?
Times Square - November 4th, 2008











mercredi 12 novembre 2008
Deep thought...
Nous bâtissons des instruments de mesure comme le LHC à Genève pour rechercher le "boson de Higgs" et des particules "supersymétriques" (dixit Wikipédia) et il nous serait impossible de déceler la formation d'une bulle spéculative de la taille de celle qui a existé dans l'immobilier américain et de prendre des mesures rectificatives avant que celle-ci ne menace l'économie mondiale?
Non bien sûr! Tout cela n'est pas arrivé parce que "ces problèmes nous dépassent" mais bien parce que certains y avaient intérêt. Il y a eu les organisateurs, les facilitateurs, les corrupteurs, les "cheerleaders" et bien sûr finalement les "idiots utiles" qui ont rendu cela possible en se persuadant que cette fois-ci, "c'était différent". La crise que nous traversons est bien la responsabilité d'élites corrompues (politiques, économiques, académiques et médiatiques), principalement aux Etats-Unis. Etre un bon banquier central ne relève pas de la "rocket science" mais plutôt de l'intégrité. Etre un professeur , un journaliste ou même un banquier qui dénoncent les pratiques des puissants demande plus de courage que de capacité d'analyse (surtout durant la dernière décennie pendant laquelle les excès américains se voyaient comme le nez au milieu de la figure).
Je vais parler d'économie sur El Blogo dans les semaines et les mois qui viennent. Il y a quelques années, j'aurais pris des précautions oratoires avant d'aborder un sujet académique comme celui-là (ou je ne l'aurais tout simplement pas fait). Ceci dit, devant l'ineptitude* généralisée de tous les commentateurs en cette matière et leur incapacité à porter le fer, je vais juste dire ce que j'en pense sans me couvrir plus que ça. Je n'ai pas l'imprimatur d'un grand journal ou d'une université mais vous pouvez au moins être sûr que je ne ménage personne ce qui représente un avantage sur un commentateur "sponsorisé" d'une manière ou d'une autre.
C'est aussi un devoir citoyen. Je ne m'avance pas trop en disant que dans cinq ans, nous en saurons tous beaucoup plus sur l'économie qu'aujourd'hui car nous aurons payé au prix fort notre manque de curiosité initiale. L'ampleur de la catastrophe à venir va certainement conditionner l'importance des leçons que les citoyens en tireront. Mais si le consensus monétariste allemand tire bien ses racines de l'hyperinflation de la République de Weimar, si les français ont bien adopté l'Euro car ils se sont lassés des fausses promesses des dévaluations compétitives, alors oui, le citoyen apprend et il est capable d'imprimer, s'il est bien servi par ses élites, un cours nouveau à l'histoire économique d'un pays. Encore faut-il qu'il n'abandonne pas ces questions à des apprentis sorciers qui, en un instant, se mettront au service du plus offrant plutôt qu'au service de l'intérêt général.
* "ineptitude" est un mot... anglais. Ca veut bien dire ce que vous pensez que ça veut dire.
Obama blues?
Bon, en tout cas c'est fini. Je suis rentré de New York hier. J'ai l'impression qu'au niveau de la crise économique, on ne fait qu'entrer dans le vif du sujet. Ma position au moment de l'apparition du "bailout plan" de $700 milliards de Paulson était que cela calmerait les choses jusqu'aux élections et sans doute plus longtemps. Le contrat est rempli pour ce qui était de tenir jusqu'aux élections mais les choses commencent à tanguer sérieusement (chiffres de l'emploi en chute libre vendredi, AIG 2 lundi, le sort des constructeurs automobiles qui se négocient entre les deux équipes présidentielles etc...). C'est le moment d'attacher vos ceintures. Nous avons été les témoins d'évènements extraordinaires ces 15 derniers mois mais je suis sûr que nous n'avons encore rien vu. Pour les lecteurs que j'ai perdus la dernière semaine, il est donc urgent de vous remettre à lire le Blogo.
En attendant et pour se remettre dans le bain, je vous suggère de jeter un coup d'oeil sur ces photos d'une photographe suivant la campagne Obama "backstage". Il faut cliquer plusieurs fois sur "Show More Images" en bas de la page pour les voir apparaître (via Daily Kos).
vendredi 7 novembre 2008
mercredi 5 novembre 2008
mardi 4 novembre 2008
Bob Herbert est d'accord avec El Blogo
Extraits:
As important as this choice has become, the election is just a small first step. What Americans really have to decide is what kind of country they want.
Right now the United States is a country in which wealth is funneled, absurdly, from the bottom to the top. The richest 1 percent of Americans now holds close to 40 percent of all the wealth in the nation and maintains an iron grip on the levers of government power.
This is not only unfair, but self-defeating. The U.S. cannot thrive with its fabulous wealth concentrated at the top and the middle class on its knees. (No one even bothers to talk about the poor anymore.) How to correct this imbalance is one of the biggest questions facing the country.
etAmericans have to decide if they want a country that tolerates this kind of debased, backward behavior. Or if they want a country that aspires to true greatness — a country that stands for more than the mere rhetoric of equality, freedom, opportunity and justice.
That decision will require more than casting a vote in one presidential election. It will require a great deal of reflective thought and hard work by a committed citizenry. The great promise of America hinges on a government that works, openly and honestly, for the broad interests of the American people, as opposed to the narrow benefit of the favored, wealthy few.
By all means, vote today. But that is just the first step toward meaningful change.
32,6% des votes sur machines électroniques
Toujours pas de dossier médical pour Palin
Alors la rumeur enfle. On dit qu'elle s'est faite avorter (elle est très "pro-life"). On dit qu'elle a masqué une grossesse de sa fille en prétendant que c'était la sienne. Quoi qu'il en soit, je trouverais scandaleux qu'elle ait réellement à faire ce type de déclaration.
Toujours est-il que son dossier est manquant. Ca en dit long au passage sur la faiblesse du "vetting process" (vérification qu'elle n'a pas de cadavre dans ses placards d'un point de vue politique, judiciaire mais aussi possiblement médical) dont elle a été l'objet. Il a été dit à l'époque de sa nomination que même le FBI n'avait pas eu le temps de faire l'enquète de routine automatique en pareil cas. On dit aussi qu'avant de la choisir comme co-listière, McCain l'avait rencontrée deux fois seulement.
Addendum: Une lettre de son docteur a été finalement publiée. RAS. Donc ça n'est pas quelque chose d'embarassant qui a repoussé la publication mais seulement l'impréparation de la campagne. Peut-être aussi qu'en publiant cela tardivement, la campagne évite de s'exposer à la contradiction.
All Quiet on the Upper West Side Front
C'est décidé, je vote... Bob Barr!
Je crois que l'argent est le mécanisme essentiel de discrimination. Je me base sur la candidature Perot en 1992 pour dire ça: elle n'a été possible que grâce à sa fortune personnelle.
Ralph Nader est encore candidat cette année. A gauche, on lui a beaucoup imputé la défaite de Kerry en 2004. Je crois que c'est pour ça que sa candidature a été complètement passée sous silence pendant la campagne (même dans la "leftwing blogosphere").
Le bipartisme est une des causes de la faillite américaine (déficit estimé à $1 trillion pour FY 2009). Il faut ouvrir une fenêtre dans la démocratie américaine et créer un appel d'air. "We the People of the United States" are suffocating...
W stands for Worst. President. Ever.

Et son approval rating sur une plus longue période. Vous n'aurez pas de mal à resituer certains évènements historiques:




