Cette photo est le mensonge le plus spectaculaire de Boeing. Pour des raisons de relations publiques (et de communication financière bien entendu), il a été décidé de procéder au roll-out du nouvel appareil le 7/8/7 (8 juillet 2007 en date US). Or le roll-out se fait quand l'avion est prêt à voler ou à peu près (pour l'A380, il a eu lieu 2 mois avant le premier vol). C'était il y a 18 mois et le 787 n'a toujours pas volé et Boeing vient d'annoncer encore un nouveau délai. Ils ont présenté ce jour là au public (et aux investisseurs) une coquille vide dans ce qui a été décrit dans un document interne d'Airbus comme un "Potemkine roll-out". La suite plus tard...
vendredi 5 décembre 2008
Le 787, nouveau symbole de l'économie américaine
C'est Friday, c'est du Plane et c'est du Blogging mais ça n'est pas le "Friday Plane Blogging". Pour les afficionados (and those who love to hate it), il faut aller là. Non c'est l'annonce d'un post sur le programme 787 comme allégorie des nombreux travers de l'économie américaine de ces dernières années. Un succès commercial sans précédent basé sur un abus de crédibilité et le mensonge continuel de Boeing à ses futurs clients depuis le début du programme qui est devenu une pantalonnade. Cela vous rappelle-t-il le subprime?
Cette photo est le mensonge le plus spectaculaire de Boeing. Pour des raisons de relations publiques (et de communication financière bien entendu), il a été décidé de procéder au roll-out du nouvel appareil le 7/8/7 (8 juillet 2007 en date US). Or le roll-out se fait quand l'avion est prêt à voler ou à peu près (pour l'A380, il a eu lieu 2 mois avant le premier vol). C'était il y a 18 mois et le 787 n'a toujours pas volé et Boeing vient d'annoncer encore un nouveau délai. Ils ont présenté ce jour là au public (et aux investisseurs) une coquille vide dans ce qui a été décrit dans un document interne d'Airbus comme un "Potemkine roll-out". La suite plus tard...
Cette photo est le mensonge le plus spectaculaire de Boeing. Pour des raisons de relations publiques (et de communication financière bien entendu), il a été décidé de procéder au roll-out du nouvel appareil le 7/8/7 (8 juillet 2007 en date US). Or le roll-out se fait quand l'avion est prêt à voler ou à peu près (pour l'A380, il a eu lieu 2 mois avant le premier vol). C'était il y a 18 mois et le 787 n'a toujours pas volé et Boeing vient d'annoncer encore un nouveau délai. Ils ont présenté ce jour là au public (et aux investisseurs) une coquille vide dans ce qui a été décrit dans un document interne d'Airbus comme un "Potemkine roll-out". La suite plus tard...
Le NFP ou "how low can you go?"
Ca va mal aux Etats-Unis. Les Non Farm Payrolls sont très mauvais ce mois-ci -325 000 attendus et c'est finalement moins -533 000. On rentre dans le vif du sujet.
La bonne nouvelle c'est que je suis maintenant certain d'avoir gagné un pari avec un thuriféraire de la puissance américaine. Il se reconnaîtra.
La bonne nouvelle c'est que je suis maintenant certain d'avoir gagné un pari avec un thuriféraire de la puissance américaine. Il se reconnaîtra.
La lutte des classes aux Etats-Unis selon Buffett
“There’s class warfare, all right, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning.”
Warren Buffett, 26 novembre 2006
Traduction du blogo:
"Il y a une lutte des classes aux Etats-Unis, bien sûr, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous gagnons."
(voir New York Times, November 26, 2006 et CNN Interview, May 25 2005)
J'ai pensé à cette citation de Warren Buffett en lisant ce commentaire (d'un anonyme, trouvé de manière surprenante par une recherche sur Google News) sur la manière dont les automakers sont traités dans la presse US. Il dit en résumé que les constructeurs automobiles américains sont moins performants car ils doivent payer énormément d'argent aux systèmes sociaux et notamment aux retraites des anciens de leur industrie. Les nouveaux acteurs (ou étrangers) n'ont pas de charges aussi lourdes et ont donc des coûts bien plus bas. C'est limpide. C'est évident. Ca montre bien les limites d'un modèle où les sociétés accumulent un passif social jusqu'à ce qu'elles ne soient plus compétitives et ferment finalement plutôt que de payer cette dette (la crise détruit également le modèle des fonds de pensions entre autre pans du modèle économique néolibéral qui reposait sur l'idée qu' "à long terme on ne peut que gagner en bourse").
Le fait que les politiciens américains n'aient pas mis leur population à l'abri de phénomènes aussi prévisibles, aussi mécaniques est une expression de ce que Warren Buffett condamne. Les médias défendent becs et ongles un système financier corrompu et laissent littéralement "crever" tous les anciens d'une industrie sans ciller. C'est la violence sociale standard aux Etats-Unis. Il vaut mieux être du côté du manche, sinon on est vaporisé dans l'indifférence générale et d'abord celle des médias.
Il y a d'autres exemples de cette violence. Les tax cuts de Bush qui ont favorisé de manière inqualifiable (j'essayais de qualifier cette manière et je ne trouvais pas alors j'ai finalement trouvé "inqualifiable"!) les américains les plus aisés (voir notamment l'interview de Buffett du NYT plus haut sur l'Estate Tax). Mais également les lois passée en 2005 sur la personal bankruptcy qui rendaient beaucoup plus dures les conditions de faillites personnelles (juste avant le retournement du cycle du crédit), par exemple, l'ordre chirographaire fait maintenant passer les Credit Cards Company avant les pensions alimentaires en cas de faillite personnelle (les banquiers en ont rêvé, le système politique corrompu des Etats-Unis l'a fait, j'y reviens dans un prochain post sur une interview de Chris Dodd, Chairman of the Senate Banking Committee). On peut aussi rappeler que 40 millions de gens sans couverture maladie, dont 8.3 millions d'enfants. Pour que ce soit clair, si vous avez un enfant qui a un cancer et que vous n'êtes pas couvert, votre enfant n'est pas soigné. Combien de fois ai-je entendu des américains faire référence à leur pays en utilisant des formules comme "Greatest Nation on Earth"...
NB: Vécu. Je me suis senti obligé de préciser à mon neveu pendant Spiderman 3, alors que le profil psychologique du méchant (sa méchanceté...) était expliqué par le fait qu'il n'avait pas pu payer pour les frais médicaux de son enfant, qu'il vivait dans un pays civilisé et que cela ne pouvait pas arriver chez lui.
Selon que vous serez banquier ou automaker...
Les médias US traitent les automakers comme des moins que rien (leurs dirigeants mais aussi les ouvriers: on répète à l'envie qu'ils gagnent $73 de l'heure ce qui est inexact etc...). C'est un véritable déchaînement. Ca ne me pose pas de problème de principe (même si mettre en cause de façon répétée leur "mauvaise gestion depuis des années" semble un peu ridicule au regard d'une baisse des ventes de 40% comme souligné ici). Non, ce qui me choque c'est que si les automakers en sont là, c'est à cause des banquiers et de leur crise financière et qu'eux sont très largement épargnés par les médias (ils n'ont pas eu à quémander de l'aide dans des hearings au congrès, personne ne leur demande d'abandonner leurs jets privés etc...).
Tout cela est bien résumé ici (en anglais).
Aussi, comme il est suggéré là, d'un point de vue macro-économique et dans un contexte où il n'est pas évident pour tous les nouveaux convertis à la "relance" de trouver des moyens de dépenser l'argent du contribuable efficacement et instantanément, il semble qu'aider l'industrie automobile à court terme soit un no brainer (une évidence). Imaginez le temps (et l'argent) qu'il faudrait pour mettre en place une structure avec une utilité sociale identifiable capable d'employer des millions de personnes... Il faut sauver l'industrie automobile US, ne serait-ce que dans le cadre d'une politique de relance à court terme. Cela représente au passage un coût bien inférieur au hold up réalisé par les banques. Le fait que cela soit discuté beaucoup plus âprement que pour les banques est une pièce de plus (superfétatoire, certes) à mettre au dossier du biais pro-banque du commentariat économique américain (ou pro General Electric by the way, actionnaire majoritaire de NBC et MSNBC qui se retrouve comme par hasard aidé par le gouvernement - investir dans une chaîne de télé est une pochette surprise, on ne sait jamais combien ça va rapporter mais dans un contexte où le lobbying et l'influence se mettent à être rétribués directement par du cash, c'était clairement une bonne idée).
Les constructeurs automobiles apparaîssent comme les ploucs de service qui n'ont pas eu le bon goût d'avoir acheté des chaînes de télé pendant les années fastes pour permettre aux élites de se trouver belles en leur mirroir. Il faut bien dire qu'ils ne l'ont pas fait parce qu'ils étaient fauchés. S'ils avaient gagné de l'argent, vous pouvez être sûr que les médias auraient réussi à trouver du "glam" et des dirigeants "stellaires", même à Detroit.
Tout cela est bien résumé ici (en anglais).
Aussi, comme il est suggéré là, d'un point de vue macro-économique et dans un contexte où il n'est pas évident pour tous les nouveaux convertis à la "relance" de trouver des moyens de dépenser l'argent du contribuable efficacement et instantanément, il semble qu'aider l'industrie automobile à court terme soit un no brainer (une évidence). Imaginez le temps (et l'argent) qu'il faudrait pour mettre en place une structure avec une utilité sociale identifiable capable d'employer des millions de personnes... Il faut sauver l'industrie automobile US, ne serait-ce que dans le cadre d'une politique de relance à court terme. Cela représente au passage un coût bien inférieur au hold up réalisé par les banques. Le fait que cela soit discuté beaucoup plus âprement que pour les banques est une pièce de plus (superfétatoire, certes) à mettre au dossier du biais pro-banque du commentariat économique américain (ou pro General Electric by the way, actionnaire majoritaire de NBC et MSNBC qui se retrouve comme par hasard aidé par le gouvernement - investir dans une chaîne de télé est une pochette surprise, on ne sait jamais combien ça va rapporter mais dans un contexte où le lobbying et l'influence se mettent à être rétribués directement par du cash, c'était clairement une bonne idée).
Les constructeurs automobiles apparaîssent comme les ploucs de service qui n'ont pas eu le bon goût d'avoir acheté des chaînes de télé pendant les années fastes pour permettre aux élites de se trouver belles en leur mirroir. Il faut bien dire qu'ils ne l'ont pas fait parce qu'ils étaient fauchés. S'ils avaient gagné de l'argent, vous pouvez être sûr que les médias auraient réussi à trouver du "glam" et des dirigeants "stellaires", même à Detroit.
mercredi 3 décembre 2008
Apply now!
De Vanity Fair (Bruce Feirstein) via The Big Picture (vous pouvez agrandir en cliquant dessus). Désolé pour ceux qui ne parlent pas anglais, il s'agit d'une parodie de formulaire de candidature pour le bailout plan.
lundi 1 décembre 2008
Récession! (ou le retour de Robert)
Robert, du NBER (organisme qui date le début et la fin des récessions aux Etats-Unis), qui déclarait début octobre avoir toutes les peines du monde à interpréter les statistiques que lui fournissait le gouvernement américain s'est finalement réveillé!
(BN) *NBER SAYS U.S. RECESSION STARTED IN DECEMBER 2007
(Titre d'une news toute fraîche de Bloomberg envoyé par W. Il n'y a qu'un titre car la news n'est pas encore développée. Quand il y aura un article, je mettrai le lien. Voici le lien)
Je pense qu'il lit El Blogo et que ça lui a permis de clarifier ses réflexions. Bravo Robert! Toutes les félicitations du Blogo. Et en anglais aussi: We félicite you big time Robert!
(BN) *NBER SAYS U.S. RECESSION STARTED IN DECEMBER 2007
(Titre d'une news toute fraîche de Bloomberg envoyé par W. Il n'y a qu'un titre car la news n'est pas encore développée. Quand il y aura un article, je mettrai le lien. Voici le lien)
Je pense qu'il lit El Blogo et que ça lui a permis de clarifier ses réflexions. Bravo Robert! Toutes les félicitations du Blogo. Et en anglais aussi: We félicite you big time Robert!
La reprise au coin de la rue?
Si le champagne n'a pas le vent en poupe, je peux en revanche vous dire que la boutique Nespresso près de chez moi était bondée dès 11H00 ce matin. J'ai encore dû repousser mon réapprovisionnement. En attendant, je bois du thé.
Ce qui pose la question: si le champagne nous a poussé dans la crise, le café nous permettra-t-il d'en sortir?
Ce qui pose la question: si le champagne nous a poussé dans la crise, le café nous permettra-t-il d'en sortir?
Trois scènes de crime, c'est trois fois plus d'indices
Comme je le notais là, le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Irlande ont reproduit le modèle américain de croissance factice durant ces dernières années.
J'entends sur France Infos que le marché de l'auto a baissé de -17% en Europe. En Espagne et en Grande-Bretagne, c'est -40% et -50% (ils n'ont pas dit le chiffre pour l'Irlande ni si les chiffres étaient d'une année sur l'autre, bien qu'on puisse le supposer).
On voit là un phénomène qui je l'espère (pour la zone Euro) va s'accentuer au fil des mois: une meilleure résistance du modèle économique continental par rapport à l'effondrement de ceux qui mettent de la nytroglycérine dans le moteur depuis des années (EU, RU, Espagne, Irlande). Ca semblerait juste mais la justice ne préside malheureusement pas nécessairement aux destinées économiques.
Toujours est-il que ces trois pays nous offrent un sujet d'étude exceptionnel pour comprendre les errements américains. Par exemple, l'Espagne fait partie de la zone Euro donc on voit là qu'il était possible d'aller trop loin dans l'octroi de crédits et de créer une bulle immobilière indépendamment de la politique monétaire. On peut aussi probablement identifier ce qui a permis un développement plus rapide de la titrisation en Espagne et au Royaume-Uni. Est-ce qu'elle y a été encouragé par des législations spécifiques? Si oui, de quand datent-elles? Est-ce l'absence de législation? Ce marché est-il né de choix d'organismes privés qui auraient pu tout aussi bien développer ces produits en France, en Italie ou en Allemagne s'ils l'avaient jugé stratégique? Il y a également eu de la titrisation aux Pays-Bas et en Italie mais dans une moindre mesure. Pousser par quelles banques? Qui a fait du lobbying auprès de qui pour que cela soit possible? Où?
La diffusion (ou non) du modèle américain de croissance factice dans les économies européennes peut permettre d'en expliquer la nature, les ressorts et les mécanismes. Cette étude comparée est essentielle au "reverse engineering" de la crise qui nous permettra d'en sanctionner les responsables mais surtout d'éviter la prochaine.
J'entends sur France Infos que le marché de l'auto a baissé de -17% en Europe. En Espagne et en Grande-Bretagne, c'est -40% et -50% (ils n'ont pas dit le chiffre pour l'Irlande ni si les chiffres étaient d'une année sur l'autre, bien qu'on puisse le supposer).
On voit là un phénomène qui je l'espère (pour la zone Euro) va s'accentuer au fil des mois: une meilleure résistance du modèle économique continental par rapport à l'effondrement de ceux qui mettent de la nytroglycérine dans le moteur depuis des années (EU, RU, Espagne, Irlande). Ca semblerait juste mais la justice ne préside malheureusement pas nécessairement aux destinées économiques.
Toujours est-il que ces trois pays nous offrent un sujet d'étude exceptionnel pour comprendre les errements américains. Par exemple, l'Espagne fait partie de la zone Euro donc on voit là qu'il était possible d'aller trop loin dans l'octroi de crédits et de créer une bulle immobilière indépendamment de la politique monétaire. On peut aussi probablement identifier ce qui a permis un développement plus rapide de la titrisation en Espagne et au Royaume-Uni. Est-ce qu'elle y a été encouragé par des législations spécifiques? Si oui, de quand datent-elles? Est-ce l'absence de législation? Ce marché est-il né de choix d'organismes privés qui auraient pu tout aussi bien développer ces produits en France, en Italie ou en Allemagne s'ils l'avaient jugé stratégique? Il y a également eu de la titrisation aux Pays-Bas et en Italie mais dans une moindre mesure. Pousser par quelles banques? Qui a fait du lobbying auprès de qui pour que cela soit possible? Où?
La diffusion (ou non) du modèle américain de croissance factice dans les économies européennes peut permettre d'en expliquer la nature, les ressorts et les mécanismes. Cette étude comparée est essentielle au "reverse engineering" de la crise qui nous permettra d'en sanctionner les responsables mais surtout d'éviter la prochaine.
La crise au coin de la rue
Le "Nicolas" près de chez moi à une nouvelle banderolle de deux mètres de large au-dessus de l'entrée: "CHAMPAGNES -20%". Il n'y a pas que le temps qui soit gloomy...
dimanche 30 novembre 2008
Je veux ma part du bailout plan!
Il paraît que le bailout plan a déclenché un "mad scramble" (branle-bas de combat) chez les lobbyists de Washington. Ceux qui avaient droit à des fonds se sont demandés comment en avoir le plus possible. Ceux qui n'y avaient pas droit se sont demandés comment y avoir droit. Tous se sont demandés comment limiter au maximum ce qu'ils auraient à faire en échange de cet argent. Illustration ci-dessous (Wikipedia: In politics, "gravy train" refers to a depraved gorging on luxuries, since someone else foots the bill.):

La crise, au lieu de remettre en cause le rôle du lobbying dans la politique américaine l'a pour l'instant démultiplié: le lobbying n'achète plus des lois mais permet désormais de puiser directement dans les caisses de l'Etat (stade ultime?). Plus qu'une nouvelle ère, on a l'impression qu'il s'agit de la dernière phase de décomposition d'un système. Le citoyen devrait quand même finir par percuter et se rendre compte que sa démocratie n'en est plus une. Ca devient désormais trop criant. Revolution anyone?

La crise, au lieu de remettre en cause le rôle du lobbying dans la politique américaine l'a pour l'instant démultiplié: le lobbying n'achète plus des lois mais permet désormais de puiser directement dans les caisses de l'Etat (stade ultime?). Plus qu'une nouvelle ère, on a l'impression qu'il s'agit de la dernière phase de décomposition d'un système. Le citoyen devrait quand même finir par percuter et se rendre compte que sa démocratie n'en est plus une. Ca devient désormais trop criant. Revolution anyone?
Qu'est-ce que l'internet a fait à Sarkozy?
Pauvre Nicolas. Comme il aimerait que les médias se limitent à TF1 et Europe 1 et que Christian Clavier et Carla puissent être rémunérés comme par le passé...
La France est sur le point d'adopter la législation la plus rétrograde du monde occidental (au moins) en matière d'internet et cela semble dû uniquement au fait que notre président compte des amis dans les professions du spectacle. Le copinage qui stopperait le progrès humain... Non seulement cette mesure va échouer mais j'espère que Sarkozy va payer au passage un prix politique exhorbitant pour cette erreur de jugement et de vision. Elle laissera aussi une marque déplorable dans l'histoire: confronté à la plus grande mutation des médias depuis Gutenberg, Sarkozy aura été le seul dirigeant occidental à y avoir répondu avec l'agilité intellectuelle et la hauteur de vue d'un adjudant chef. Les intérêts égoïstes d'une petite clique l'emportent sur les intérêts d'une multitude? On se croirait aux Etats-Unis!
Nicolas, si tu lis El Blogo, mets fin à cette imbécilité! (inspiré de Reagan: "Mr Gorbatchev, if you read El Blogo, tear down this wall!").
La France est sur le point d'adopter la législation la plus rétrograde du monde occidental (au moins) en matière d'internet et cela semble dû uniquement au fait que notre président compte des amis dans les professions du spectacle. Le copinage qui stopperait le progrès humain... Non seulement cette mesure va échouer mais j'espère que Sarkozy va payer au passage un prix politique exhorbitant pour cette erreur de jugement et de vision. Elle laissera aussi une marque déplorable dans l'histoire: confronté à la plus grande mutation des médias depuis Gutenberg, Sarkozy aura été le seul dirigeant occidental à y avoir répondu avec l'agilité intellectuelle et la hauteur de vue d'un adjudant chef. Les intérêts égoïstes d'une petite clique l'emportent sur les intérêts d'une multitude? On se croirait aux Etats-Unis!
Nicolas, si tu lis El Blogo, mets fin à cette imbécilité! (inspiré de Reagan: "Mr Gorbatchev, if you read El Blogo, tear down this wall!").
vendredi 28 novembre 2008
PIB US depuis un an...
La crise du crédit a commencé depuis plus d'un an (juillet 2007) et on se demande vraiment comment la courbe de la croissance en 2008 peut ressembler à ça:

Les révisions des chiffres de la croissance en général sont assez stupéfiantes. Ainsi, début 2008, on a appris que la croissance américaine pendant 3 ans avait été inférieure de 0.3% (par an) à ce qui avait d'abord été annoncé. Le cycle des annonces (une annonce, puis une révision 1 mois après et des chiffres finaux le mois suivant - s'ils ne sont pas modifiés trois ans après...) est également souvent suspect, l'annonce initiale est parfois très différente du résultat final (j'ai le souvenir d'une révision de 1.5% d'un mois sur l'autre en 2007). Invariablement, l'annonce initiale (headline) est toujours plus optimiste que les révisions qui suivent (encore ce mois-ci, on passe de -0.3% à -0.5%).
Le "price deflator" (ce qu'on retranche d'inflation au chiffre de croissance brut, plus il est bas et plus la croissance est haute) a aussi fait l'objet de variations jamais vues en 2007 qui laissaient soupçonner des manipulations.
Je ne considère pas mes allégations ci-dessus comme une démonstration et j'y reviendrais (les chiffres de l'emploi notamment sont complètement une blague). Néanmoins je soumets le problème suivant à la rationalité du lecteur: par quel miracle les statistiques économiques américaines auraient-elles échappé à la corruption généralisée de l'ère Bush qui a mis le mensonge au centre de la pratique politique ? Un seul exemple, la récession de 2001 concomitante au 11 septembre n'a été reconnue que longtemps après les faits. On peut considérer qu'à situation exceptionnelle, communication exceptionnelle mais une fois qu'on a ouvert la boîte de Pandore...

Les révisions des chiffres de la croissance en général sont assez stupéfiantes. Ainsi, début 2008, on a appris que la croissance américaine pendant 3 ans avait été inférieure de 0.3% (par an) à ce qui avait d'abord été annoncé. Le cycle des annonces (une annonce, puis une révision 1 mois après et des chiffres finaux le mois suivant - s'ils ne sont pas modifiés trois ans après...) est également souvent suspect, l'annonce initiale est parfois très différente du résultat final (j'ai le souvenir d'une révision de 1.5% d'un mois sur l'autre en 2007). Invariablement, l'annonce initiale (headline) est toujours plus optimiste que les révisions qui suivent (encore ce mois-ci, on passe de -0.3% à -0.5%).
Le "price deflator" (ce qu'on retranche d'inflation au chiffre de croissance brut, plus il est bas et plus la croissance est haute) a aussi fait l'objet de variations jamais vues en 2007 qui laissaient soupçonner des manipulations.
Je ne considère pas mes allégations ci-dessus comme une démonstration et j'y reviendrais (les chiffres de l'emploi notamment sont complètement une blague). Néanmoins je soumets le problème suivant à la rationalité du lecteur: par quel miracle les statistiques économiques américaines auraient-elles échappé à la corruption généralisée de l'ère Bush qui a mis le mensonge au centre de la pratique politique ? Un seul exemple, la récession de 2001 concomitante au 11 septembre n'a été reconnue que longtemps après les faits. On peut considérer qu'à situation exceptionnelle, communication exceptionnelle mais une fois qu'on a ouvert la boîte de Pandore...
Superblogger
Glenn Greenwald est probablement le blogger isolé le plus influent de la gauche US. Il est très opiniâtre et capable à lui seul de faire avancer des dossiers ou de causer des dommages importants à des carrières ou des réputations. C'est un peu comme le Terminator, il vaut mieux ne pas l'avoir à ses trousses.
Exemple récent, Glenn se fait Joe Klein, un grognard standard des MSM (mainstream media) US, éditorialiste à Time Magazine.
Il a aussi coupé l'herbe sous le pied des ambitions de John Brennan pressenti pour la CIA sous Obama: vous pourrez reconstituer l'affaire en suivant ce lien et apprécier sa détermination.
Depuis 18 mois, il n'est plus indépendant car il a rejoint le magazine Salon. Rien ne semble avoir changé dans sa ligne éditoriale pour l'instant.
Exemple récent, Glenn se fait Joe Klein, un grognard standard des MSM (mainstream media) US, éditorialiste à Time Magazine.
Il a aussi coupé l'herbe sous le pied des ambitions de John Brennan pressenti pour la CIA sous Obama: vous pourrez reconstituer l'affaire en suivant ce lien et apprécier sa détermination.
Depuis 18 mois, il n'est plus indépendant car il a rejoint le magazine Salon. Rien ne semble avoir changé dans sa ligne éditoriale pour l'instant.
Entendu...
J'ai entendu un économiste, Jacques Sapir, sur Arrêts Sur Image qui disait que 0.1% des américains possédaient 10% des richesses aux USA contre 2% en France.
Update: voir aussi ça.
Update: voir aussi ça.
jeudi 27 novembre 2008
La défaillance de Mukasey trahit-elle son sentiment de culpabilité?
Un évènement étrange a eu lieu lors d'un dîner d'une association de juristes à Washington la semaine dernière. Robert Mukasey, le ministre de la justice, a eu un malaise alors qu'il y donnait un discours. Il semble qu'il ait été déstabilisé quelques minutes avant de défaillir par un juge de la cour suprême de l'Etat de Washington qui a crié dans la salle "Tyran, vous êtes un tyran!" en réponse à la n-ième défense de Mukasey de la couverture juridique qu'il a donnée aux crimes de Bush justifiés par l'inepte "war on terror" (tortures, détentions arbitraires, écoutes généralisées...).
Pendant l'ère Bush, les élites américaines ont redéfini les limites de ce qui était acceptable. La guerre d'agression est devenue nécessaire. La torture est devenue utile (voir note en bas du post). Quand les élites brisent ces interdits, elles bâtissent simultanément un cadre juridique et rhétorique permettant de justifier ces actions. L'opposition à ces pratiques est discréditée comme irréaliste, dangereuse. Mukasey est complètement rompu à justifier ses actions contre "les blogueurs de gauche", les activistes et autres "bleeding heart liberals". Ce qui a pu le déstabiliser cette fois-ci est que l'attaque venait d'un homme du sérail, d'un de ses pairs dans un contexte que Mukasey devait à tort considérer comme protégé (et qui l'aurait été dans un monde pré-Obama). Et tout à coup, l'homme qui vivait dans la fiction selon laquelle ses transgressions étaient légitimes car elles faisaient l'objet d'un consensus au sein des élites est confronté à leur véritable nature: criminelle. Le roi est nu. Les huées ne sont pas loin. On défaillirait pour moins que ça.
Avec la victoire d'Obama, parler devient moins risqué. Espérons que les langues vont se délier et que l'atmosphère d'omerta du "patriotisme" bushiste se dissipe peu à peu. Espérons qu'à coup de sorties comme celle-là, les frontières de l'acceptabilité redeviennent ce qu'elles ont été avant l'ère Bush et que le diable rentre dans sa boîte. Il est possible que l'impact le plus important de l'élection d'Obama dans un premier temps soit de libérer la parole, notamment au plus haut niveau. Ce faisant, elle permettrait dans un second temps aux Etats-Unis de changer plus que ne le laissent subodorer les premières nominations d'Obama.
Updtate: Pour ceux qui veulent voir illustré le consensus des élites politiques et journalistiques sur les errements de Bush dans l'illégalité que je postule, vous pouvez commencer par cette "étude de cas" (en anglais).
Note sur la torture: je voulais faire un lien vers l'abjection qu'ont représentée certaines pratiques américaines à Abu Ghraib mais le blogo n'a pas pour but de vous empêcher de dormir. Je vous épargne donc le coup au coeur mais je vous demande de me croire quand je vous dis que ces transgressions nous font perdre à tous notre humanité. Pour ceux qui y tiennent et qui ont mon email, je peux vous envoyer le lien. Pour ceux qui y tiennent et qui n'ont pas mon email, il y a Google. Si on brise le tabou, anything goes... C'était censé être la supériorité des américains sur Saddam Hussein, espérons que ça le redevienne (que n'a-t-on pas entendu sur les "torture chambers" de Saddam Hussein avant de tomber dans... Abu Ghraib).
Pendant l'ère Bush, les élites américaines ont redéfini les limites de ce qui était acceptable. La guerre d'agression est devenue nécessaire. La torture est devenue utile (voir note en bas du post). Quand les élites brisent ces interdits, elles bâtissent simultanément un cadre juridique et rhétorique permettant de justifier ces actions. L'opposition à ces pratiques est discréditée comme irréaliste, dangereuse. Mukasey est complètement rompu à justifier ses actions contre "les blogueurs de gauche", les activistes et autres "bleeding heart liberals". Ce qui a pu le déstabiliser cette fois-ci est que l'attaque venait d'un homme du sérail, d'un de ses pairs dans un contexte que Mukasey devait à tort considérer comme protégé (et qui l'aurait été dans un monde pré-Obama). Et tout à coup, l'homme qui vivait dans la fiction selon laquelle ses transgressions étaient légitimes car elles faisaient l'objet d'un consensus au sein des élites est confronté à leur véritable nature: criminelle. Le roi est nu. Les huées ne sont pas loin. On défaillirait pour moins que ça.
Avec la victoire d'Obama, parler devient moins risqué. Espérons que les langues vont se délier et que l'atmosphère d'omerta du "patriotisme" bushiste se dissipe peu à peu. Espérons qu'à coup de sorties comme celle-là, les frontières de l'acceptabilité redeviennent ce qu'elles ont été avant l'ère Bush et que le diable rentre dans sa boîte. Il est possible que l'impact le plus important de l'élection d'Obama dans un premier temps soit de libérer la parole, notamment au plus haut niveau. Ce faisant, elle permettrait dans un second temps aux Etats-Unis de changer plus que ne le laissent subodorer les premières nominations d'Obama.
Updtate: Pour ceux qui veulent voir illustré le consensus des élites politiques et journalistiques sur les errements de Bush dans l'illégalité que je postule, vous pouvez commencer par cette "étude de cas" (en anglais).
Note sur la torture: je voulais faire un lien vers l'abjection qu'ont représentée certaines pratiques américaines à Abu Ghraib mais le blogo n'a pas pour but de vous empêcher de dormir. Je vous épargne donc le coup au coeur mais je vous demande de me croire quand je vous dis que ces transgressions nous font perdre à tous notre humanité. Pour ceux qui y tiennent et qui ont mon email, je peux vous envoyer le lien. Pour ceux qui y tiennent et qui n'ont pas mon email, il y a Google. Si on brise le tabou, anything goes... C'était censé être la supériorité des américains sur Saddam Hussein, espérons que ça le redevienne (que n'a-t-on pas entendu sur les "torture chambers" de Saddam Hussein avant de tomber dans... Abu Ghraib).
Le pistolet sur la tempe
Comment lutter contre la nouvelle arnaque bancaire? Comment la société peut-elle se prémunir contre un conglomérat de banques formant un bloc tellement monolithique qu'on ne peut se permettre de voir une seule d'entre elle faire faillite sous peine qu'elles soient toutes emportées dans la tourmente (cf la "common wisdom" sur Lehman qu'il n'aurait "jamais fallu laisser sombrer") ?
Il arrive dans les sociétés que des catégories socio-professionnelles abusent de leur capacité de nuisance pour s'arroger une part plus grande du gâteau économique. Ainsi, le confort supérieur à la moyenne de la retraite des cheminots de la SNCF est directement lié aux multiples instances où ces derniers ont bloqué le pays.
Mais que dire devant l'énormité des sommes dont le contribuable américain est devenu, du jour au lendemain, le garant ($74000 par foyer, and counting...)? Pour les cheminots, il est possible d'imaginer des extrémités où, un jour, devant des exigences trop déraisonnables, on finirait par les faire rentrer dans le rang. A vélo, en voiture ou en roller, il existe des solutions. Mais les banques? Il ne semble y avoir aucune limite à ce la société est prête à mettre en oeuvre pour leurs sauvetages... Et une fois qu'elles sont sauvées, de quels leviers dispose-t-on pour les sanctionner?
Non contentes d'avoir pillé honteusement la société américaine depuis dix ans (et floués les investisseurs étrangers) avec des profits (et des bonus!) faramineux durant les cinq dernières années qui sont aujourd'hui largement effacés par les pertes refilées aux contribuables, les banques tiennent en otage le corps social avec le pistolet sur sa tempe. On pourrait espérer qu'un corps d'élite de la police nous débarasse du problème mais la police est malheureusement dans la poche du preneur d'otage. Que faire pour sortir de cette situation (j'avais émis une recommandation là) mais aussi que faire dans quelques années pour qu'une telle prise en otage ne se reproduise jamais ?
NB: Je ne suis pas complètement dupe des discours nous promettant l'apocalypse si les citoyens ne s'exécutent pas devant les oukases bancaires. C'est évidemment un "forcing device" pour faire accepter n'importe quoi. Le problème c'est que les politiques (surtout aux US mais ailleurs aussi) sont incapables de penser ces questions en dehors du cadre défini par les banques. Il faut bien reconnaître qu'il y a une dimension extrêmement technique à ces problèmes ce qui pose le problème suivant: comment se débarrasse-t-on d'une technocratie faillie? Même après l'explosion de Tchernobyl, les gens les mieux à même de limiter les dégâts étaient probablement les concepteurs de la centrale. Fine. Mais que personne n'oublie qu'une fois l'urgence passée, ils doivent perdre leur boulot. Et qu'en attendant, ils se fassent tous petits. Quand on voit que le gouvernement US n'a que 5% des actions Citi après avoir débloqué $300Mlds, on se dit que les responsables du désastre sont encore loin de se faire tous petits. J'ai vu le PDG de Citi, Vikram Pandit, sur Charlie Rose mardi et, quand il refusait ostensiblement de s'excuser après que Charlie Rose lui ait demandé si les américains avaient droit à des excuses, on avait envie de lui demander, comme Joseph Nye Welch interrogeant Joseph Mc Carthy lors d'hearings au Sénat:
Have you no sense of decency, sir, at long last? Have you left no sense of decency?"
Il arrive dans les sociétés que des catégories socio-professionnelles abusent de leur capacité de nuisance pour s'arroger une part plus grande du gâteau économique. Ainsi, le confort supérieur à la moyenne de la retraite des cheminots de la SNCF est directement lié aux multiples instances où ces derniers ont bloqué le pays.
Mais que dire devant l'énormité des sommes dont le contribuable américain est devenu, du jour au lendemain, le garant ($74000 par foyer, and counting...)? Pour les cheminots, il est possible d'imaginer des extrémités où, un jour, devant des exigences trop déraisonnables, on finirait par les faire rentrer dans le rang. A vélo, en voiture ou en roller, il existe des solutions. Mais les banques? Il ne semble y avoir aucune limite à ce la société est prête à mettre en oeuvre pour leurs sauvetages... Et une fois qu'elles sont sauvées, de quels leviers dispose-t-on pour les sanctionner?
Non contentes d'avoir pillé honteusement la société américaine depuis dix ans (et floués les investisseurs étrangers) avec des profits (et des bonus!) faramineux durant les cinq dernières années qui sont aujourd'hui largement effacés par les pertes refilées aux contribuables, les banques tiennent en otage le corps social avec le pistolet sur sa tempe. On pourrait espérer qu'un corps d'élite de la police nous débarasse du problème mais la police est malheureusement dans la poche du preneur d'otage. Que faire pour sortir de cette situation (j'avais émis une recommandation là) mais aussi que faire dans quelques années pour qu'une telle prise en otage ne se reproduise jamais ?
NB: Je ne suis pas complètement dupe des discours nous promettant l'apocalypse si les citoyens ne s'exécutent pas devant les oukases bancaires. C'est évidemment un "forcing device" pour faire accepter n'importe quoi. Le problème c'est que les politiques (surtout aux US mais ailleurs aussi) sont incapables de penser ces questions en dehors du cadre défini par les banques. Il faut bien reconnaître qu'il y a une dimension extrêmement technique à ces problèmes ce qui pose le problème suivant: comment se débarrasse-t-on d'une technocratie faillie? Même après l'explosion de Tchernobyl, les gens les mieux à même de limiter les dégâts étaient probablement les concepteurs de la centrale. Fine. Mais que personne n'oublie qu'une fois l'urgence passée, ils doivent perdre leur boulot. Et qu'en attendant, ils se fassent tous petits. Quand on voit que le gouvernement US n'a que 5% des actions Citi après avoir débloqué $300Mlds, on se dit que les responsables du désastre sont encore loin de se faire tous petits. J'ai vu le PDG de Citi, Vikram Pandit, sur Charlie Rose mardi et, quand il refusait ostensiblement de s'excuser après que Charlie Rose lui ait demandé si les américains avaient droit à des excuses, on avait envie de lui demander, comme Joseph Nye Welch interrogeant Joseph Mc Carthy lors d'hearings au Sénat:
Have you no sense of decency, sir, at long last? Have you left no sense of decency?"
Vous voulez bosser pour Obama?
Il semble que ça va être difficile à moins que vous n'ayez fait Harvard Law School.
mercredi 26 novembre 2008
Obamania still alive
J'ai été critique sur beaucoup de nominations d'Obama jusqu'à maintenant mais je dois dire que Paul Volcker devrait apporter une certaine dose de candeur et d'esprit de service à proximité du bureau oval. Il a été nommé à la tête d'un nouvel ensemble destiné à conseiller le président durant la crise. Evidemment, ça ne contrebalancera pas nécessairement l'esprit de "self-service" du chief of staff par exemple (18 millions de dollar en deux ans de banque d'affaire) mais c'est quand même une bonne nouvelle.
Une autre bonne nouvelle est que l'administration Obama semble défendre la "net neutrality" ce qui est une bonne chose pour l'avenir de l'internet car cela renforce l'utilisateur contre les opérateurs telcos (via W).
update: encore plus de photos d'Obama (pour les vrais fans)
Une autre bonne nouvelle est que l'administration Obama semble défendre la "net neutrality" ce qui est une bonne chose pour l'avenir de l'internet car cela renforce l'utilisateur contre les opérateurs telcos (via W).
update: encore plus de photos d'Obama (pour les vrais fans)
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