dimanche 27 septembre 2009
Post-It (1)
Calculated risk touche du doigt la complicité active de la FED dans la généralisation des poor lending standards durant les années 2000. Criminelle. Pourquoi? On nous dit: "parce que les autorités de l'époque (Greenspan) ne croyaient pas à la régulation". Autant répondre: "Parce que.".
Deux références qui m'ont plu:
“Instruct regulators to look for the newest fad in the industry and examine it with great care. The next mistake will be a new way to make a loan that will not be repaid.”
William Seidman, "Full Faith and Credit", 1993.
De "Naked Capitalism": But remember that Hayek won the Nobel prize in 1974 partly for arguing that artificially low interest rates lead to the misallocation of capital and to bubbles, which in turn lead to busts.
samedi 26 septembre 2009
Ratigan interviewe Michael Moore
vendredi 25 septembre 2009
Greenwald se fait David Brooks
Greenwald se demande comme toujours par quel miracle ces élites faillies ont réussi l'exploit de ne pas voir leur situation se dégrader suite à leurs mensonges répétés (et à leurs conséquences tragiques) mais au contraire de voir celle-ci s'améliorer: Brooks est monté dans le pecking order de l'influence journalistique aux Etats-Unis en passant du Weekly Standard au NYT après le désastre irakien (tout comme Bill Kristol d'ailleurs).
Extrait de l'attaque de Greenwald:
Just read some of what Brooks wrote about Iraq. It's absolutely astounding that someone with this record doesn't refrain from prancing around as a war expert for the rest of their lives. In fact, in a society where honor and integrity were valued just a minimal amount, a record like this would likely cause any decent and honorable person, wallowing in shame, to seriously contemplate throwing themselves off a bridge:
Greenwald ne fait pas dans la nuance en lui conseillant d'envisager le suicide mais quand on pense aux centaines de milliers de morts que des gens comme Brooks ont provoquées en écrivant dans le confort de leur living room, on a du mal à réellement s'émouvoir. Et je vous rassure, vu l'arrogance imbécile que Brooks ne cesse de manifester dans ses écrits propagandistes, les chances que cet appel de Greenwald à ce qu'il "se comporte honorablement" soit entendu sont absolument nulles.
Je recommande la lecture de tout le post de Greenwald qui donnera une idée au lecteur de ce qu'on entendait aux Etats-Unis dans le "run-up to the war". Voici néanmoins un extrait de ce que Brooks écrivait au lendemain du speech grotesque de Powell à l'ONU du 5 février 2003 qui ira particulièrement droit au coeur d'une audience française:
I MADE THE MISTAKE of watching French news the night of Colin Powell's presentation before the Security Council. . . . Then they brought on a single "expert" to analyze Powell's presentation. This fellow, who looked to be about 25 and quite pleased with himself, was completely dismissive. The Powell presentation was a mere TV show, he sniffed. It's impossible to trust any of the intelligence data Powell presented because the CIA is notorious for lying and manipulation. The presenter showed a photograph of a weapons plant, and then the same site after it had been sanitized and the soil scraped. The expert was unimpressed: The Americans could simply have lied about the dates when the pictures were taken. Maybe the clean site is actually the earlier picture, he said.
That was depressing enough. Then there were a series of interviews with French politicians of the left and right. They were worse. At least the TV expert had acknowledged that Powell did present some evidence, even if he thought it was fabricated. The politicians responded to Powell's address as if it had never taken place. They simply ignored what Powell said and repeated that there is no evidence that Saddam has weapons of mass destruction and that, in any case, the inspection system is effective.
This was not a response. It was simple obliviousness, a powerful unwillingness to confront the question honestly. This made the politicians seem impervious to argument, reason, evidence, or anything else. Maybe in the bowels of the French elite there are people rethinking their nation's position, but there was no hint of it on the evening news.
Which made me think that maybe we are being ethnocentric. As good, naive Americans, we think that if only we can show the world the seriousness of the threat Saddam poses, then they will embrace our response. In our good, innocent way, we assume that in persuading our allies we are confronted with a problem of understanding.
But suppose we are confronted with a problem of courage? Perhaps the French and the Germans are simply not brave enough to confront Saddam. . . . Or suppose we are confronted with a problem of character? Perhaps the French and the Germans understand the risk Saddam poses to the world order. Perhaps they know that they are in danger as much as anybody. They simply would rather see American men and women--rather than French and German men and women--dying to preserve their safety. . . . Far better, from this cynical perspective, to signal that you will not take on the terrorists--so as to earn their good will amidst the uncertain times ahead.
Dollars are forever
Treasury Secretary Timothy Geithner said he sees a “strong consensus” among Group of 20 nations to reduce reliance on exports for growth and defended the dollar’s role as the world’s reserve currency.
“A strong dollar is very important in the United States,”
Geithner yesterday reiterated that the U.S. doesn’t intend for the dollar’s role in the global economy to diminish.
“We have a special responsibility here in the United States to make sure we are doing the things in this country to preserve confidence in the U.S. financial system -- confidence that’s very important to sustain the dollar’s role as the principle reserve currency in the international financial system,” Geithner said.
“We expect, as I think countries expect around the world, the dollar to retain that position for a very long time,” he said.
Le Monde s'informe sur la marche du monde...
Ils notent que Taibbi est un peu funky mais qu'il y a eu une contre-attaque contre son article du très sérieux Time Magazine. Pourquoi ne pas relever que Time est complètement dans l'establishment et Rolling Stones un peu moins? Pourquoi ne pas y voir une dimension d'explication? Pourquoi chaque journaliste qui s'exprime un tant soi peu négativement sur GS aux Etats-Unis prend-il des précautions oratoires à n'en plus finir? Il n'y a pas que dans la politique que GS a de l'influence. Oh mais peut-être que Le Monde ne veut pas croire (et surtout ne pas faire envisager à ses lecteurs) que les vieux médias puissent être influencés par le poids économique des sujets dont ils traitent...
Aussi dans un élan d'admiration confraternelle pour le journal de référence d'Outre-Atlantique, on nous nous affirme que Gretchen Mortgenson du NYT ne peut pas être soupçonnée d'être une adepte des théories du complot. Pourquoi? Il semble sous-entendu que c'est précisément parce qu'elle travaille pour le NYT. CQFD. Un journaliste qui travaille pour le NYT ne peut pas croire à une théorie de la conspiration.
Et bien vous savez quoi? Prions le ciel pour qu'il n'y en ait jamais des conspirations car vu l'impossibilité des vieux médias à les envisager, on peut-être certains qu'ils passeraient à côté. A force d'agiter "les théories de la conspiration" comme des épouvantails a priori déraisonnables avant toute discussion pragmatique, on a éradiqué la conspiration comme catégorie politique.
C'est une conspiration ou quoi? ;-)
Si je conspirais au sommet de l'Etat, un tel a priori ne m'arrangerait-il pas? Let me think... Et d'ailleurs, si le "4ème pouvoir" se déclare incompétent (ou par principe incrédule) en matière de conspiration, cela ne crée-t-il pas mécaniquement un terrain propice aux conspirations?* (si on considère que le "4ème pouvoir" en est bien un et qu'il a un impact sur quoi que ce soit, big if).
Le premier article du Monde conclut en disant que le sommet de Pittsburgh nous renseignera sur le niveau d'influence de GS sur l'administration Obama. Oui. On va enfin savoir également si Pittsburgh est bien une ville industrielle de l'ouest de la Pennsylvannie. Suspense...
La conclusion de l'autre article du dossier de Sylvain Cypel est franchement regrettable car elle reprend sans explication de texte la citation d'un "Goldman Fanboy": "C'est parce que les gens de Goldman sont les meilleurs, leur gestion du risque supérieure aux autres, que l'Etat leur fait plus confiance." Pour une firme qui aurait fait faillite 30 fois sans l'intervention de l'Etat dans l'année écoulée (exactement comme les autres), nous ressortir l'obséquieux et réchauffé "ce sont les meilleurs" qui prévalait avant 2007 est franchement nul, même pour un vieux média fatigué. Cela montre en tout cas que l'aura des banquiers d'affaire n'est quasiment pas entamée dans les MSM malgré leur toxicité sociale démontrée (il faut vraiment abrutir les masses pour que Bank of America juge nécessaire d'accoler à son nom le ridicule patronyme de la banque faillie Merrill Lynch comme déjà observé ici).
* Cette notion de conspiration devenue aujourd'hui "inenvisageable par principe" a suscité ma curiosité et je suis allé sur wikipédia, il y a bien eu des conspirations dans l'histoire (liste non-exhaustive j'imagine):
- La Conjuration de Catilina en 63 av.-J.C.;
- L’assassinat de Jules César le 15 mars 44 av. J.-C.;
- La Conjuration de Pison en 65;
- L'assassinat de David Rizzio en 1566;
- La Surprise de Meaux qui déclenche la Deuxième guerre de religion en 1567 ;
- Le Complot de Babington en 1586;
- La Conspiration des poudres en 1605;
- La Cabale des Importants en 1643;
- Le Complot de Rye-House en 1683;
- La Vendetta d'Akō en 1701;
- La Conspiration des Égaux, en 1795;
- La Conspiration de la machine infernale en 1800.
conspiration
nom féminin(latin conspiratio, -onis)
- Complot tramé contre un régime politique ou un homme politique.
- Cabale, intrigue dirigée contre quelqu'un ; machination.
Note: Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus du mal radical que représente Goldman Sachs, voici le croquis d'une "vampire squid":

Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus du mal radical que représente Goldman Sachs, voici la photo officielle de Neil Kashkari nommé au ministère des finances pour s'occuper du plan de sauvetage des banques après avoir passé des années chez GS:

Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus du mal radical que représente Goldman Sachs, je ne peux plus rien faire pour vous.
jeudi 24 septembre 2009
Obama recule...
Que vont faire les américains quand ils réaliseront que donner les pleins pouvoirs aux démocrates n'a servi à rien? Stay tuned.
Closer, Voici, Public, El Blogo! Où l'on reparle de Vera Baker
Me demandant ce qui avait pu générer cet intérêt soudain pour Vera, j'ai regardé sur Google News et un livre vient en effet de sortir sur cette histoire (mentionné dans des médias de seconde zone à part une brève ultra courte dans NY Magazine). Un commentaire anonyme à l'époque m'avait demandé une photo mais je n'en avais trouvé qu'une floutée. Il y en a désormais deux autres disponibles sur google image:



Note 1: Oui, il s'agit bien d'une tentative transparente de faire augmenter l'audience d'El Blogo mais d'une manière tout à fait temporaire car je ne pense aborder ces sujets qu'une fois par an. La méthode est néanmoins contestable car je suis de ceux qui pensent que les relations entre adultes consentants ne regardent personne, sauf dans le cas d'un homme politique défendant ostensiblement les "family values". Je ne ferais donc pas état de cette histoire si le blogo pouvait jouer un rôle significatif dans sa diffusion (et je supprimerais ce post s'il m'attirait trop de trafic).
Note 2: Il s'agit aussi de montrer que le Blogo est en avance sur tout le monde ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour l'économie mondiale.
Note 3: Je n'ai encore rien lu sur l'histoire et le livre mais je serais surpris que cela ait un retentissement en dehors d'une période électorale alors que la cote d'Obama est encore élevée.
Note 4: En fait, je réalise que c'est déjà partout dans la presse française... Tant pis pour le "spike" de "hits".
mercredi 23 septembre 2009
Concentré de stats (via TBP)
(cliquez pour agrandir)
Obambi peut-il mettre les militaires au pas?
(Ce n'est pas une attaque gratuite. Obama est omniprésent dans les médias. Il y a une tradition politique aux Etats-Unis du "Sunday Show". Dimanche dernier, Obama a été présent sur 5 de ces shows (certains enregistrés à l'avance). Et il a fait Letterman lundi. WTF?)
mardi 22 septembre 2009
Post-It (4)
L'indice d'évolution du fret ferroviaire toujours en forte baisse, au niveau de 1993. C'est soi-disant l'indice favori de Buffett pour l'activité économique. No greenshoot there. (zerohedge)
Der Spiegel enterre New York City. C'est un peu rapide. On a l'impression à la lecture que l'article a été écrit en mars: avant le méga rebond. New York va évidemment souffrir de la crise mais il se peut que ce soit finalement relativement peu par rapport à d'autres villes américaines. Si on a une approche géographique du plan de sauvetage, New York est la seule ville qui a vu se déverser sur elle des trillions de dollar. L'injustice sectorielle de la répartition des largesses du gouvernement a et va avoir une traduction spatiale qui va bénéficier énormément à New York City.
Marc Faber entre sur la Blogo Compliant List. Quand on lui demande à combien il voit la bourse dans un an il dit: "C'est à la FED qu'il faut demander". It makes sense.
Plus de write-downs. C'est une remarque d'ambiance mais la fixation sur les write-downs (provisions) que passaient les banques à la pelle a complètement disparu. Cela cadre moins avec le buzz ambiant du "Grand Rebond" voire du retour à la normale mais la vraie raison est sans doute l'assouplissement des règles comptables du mois de mars. Cet assouplissement est l'évènement "pivot" qui a marqué notre entrée dans l'ère du rebond (et du grand brouillard monétaire).
Plus de Post-It non plus. Sur les conseils d'un lecteur fidèle (Papy G), je vais remplacer les Post-Its par des petits posts indépendants. L'occasion d'un sondage:
L'approche qualitative
Il y a une approche quantitative du problème. On peut tenter de chiffrer la "surcroissance" depuis la récession de 2001 et évaluer qu'un retour à la moyenne ferait baisser le GDP de 10% à 15% (on en est à -3,6%). On peut dire que la finance doit repasser à 10% du GDP (moyenne historique) après avoir atteint 20% (de 40% à 20% des profits également). On peut additionner les trillions mis en jeux par l'Etat et se dire que décidément, cette fois-ci, ça n'est pas une récession comme les autres etc...
Mais c'est finalement une approche qualitative qui emporte la conviction du blogo que la crise ne fait que commencer. "Quand on connaît ses saints, on les honore" et les élites américaines depuis la chute du mur du Berlin et encore plus depuis le 11 septembre ont postulé qu'il n'y avait pas de limite au pouvoir américain (le leur), qu'on envisage celui-ci sous l'angle militaire ou l'angle économique (y a-t-il une différence?). Pas de limites aux interventions extérieures, pas de limites à la capacité d'endettement. Encore plus que tout argument quantitatif, c'est cette arrogance qui "knows no bound" qui rend certaine la déconfiture à venir et la remise à plat de la structure de pouvoir. Pourquoi penser que cette remise en cause va avoir lieu bientôt et pas dans 20 ans? Parce qu'il y a aujourd'hui un emballement des engagements militaires et financiers qui ne pourra être soutenu très longtemps.
Note 1: Le problème, c'est qu'avant la crise, il y avait des voix respectées pour annoncer les difficultés à venir qui sont aujourd'hui devenues quasi-muettes. Roubini explique que la situation est grave mais ne prédit plus d'apocalypse. La crise a été avalée et digérée par les médias et les économistes. Le "pecking order" a été un peu modifié et leur crédibilité très entamée mais le biais général favorisant la pérennité de la structure de pouvoir actuelle est toujours ultra-dominant. Quelques excités sur les bords continuent à crier au loup (as yours truly mais aussi des gens ayant réellement une voix: Joseph Stiglitz, Jim Rogers, Peter Schiff, zerohedge...) mais le tam-tam du "business as usual" est assourdissant. Des gens comme Krugman, en rassurant sur les déficits notamment, ont clairement décidé de se jeter dans la bagarre en mettant leur crédibilité au service du système. Ceux qui crient au loup sont réprouvés: que veulent-ils? La fin du monde? Le discours pessimiste est aussi accusatoire et il est donc naturellement combattu par le système. Déjà, on trouve des vidéos sur youtube reprochant à Peter Schiff de ne pas être patriote. Si le système s'effondre, ce ne sera pas le fait de quelques excités trop bavards mais bien à cause de ses propres excès.
Note 2: J'ai toujours des options sur l'or qui expirent le 20 décembre 2009. Si ma chance se confirme, le strike sera atteint au premier semestre 2010!
Post-It (3)
Peter Schiff se lance dans la course électorale pour devenir sénateur du Connecticut en 2010.
Comme la baisse des bourses mondiales avait renforcé le dollar, leur hausse récente s'accompagne d'un affaiblissement du greenback. On revient tranquillement vers $1,60 et vers les niveaux de la bourse à l'été 2008 (date du point bas du dollar).
Les emprunts hypothécaires en retard de paiement passent un nouveau record en août à 7,58% contre 7,32% en juillet. Une autre mesure donne 9,24%.
Qui aurait cru que les dirigeants de la planète seraient un jour sauvés par ce slogan idiot: "Too big too fail".
Le travail de sape continue. Des politiques américains veulent assouplir les conditions sur le sauvetage d'AIG. L'action AIG prend 20% en une journée. C'est une des ruses classiques de Washington: le public n'est informé qu'au moment où les lois passent mais les lobbyists travaillent 24/7, 365 jours par an pour effacer tout ce qui gêne leurs clients dans la loi qu'on a présentée au public initialement (déjà scandaleuse en elle-même, bien évidemment).
Hirohisa Fujii, nouveau ministre des finances japonais, ne veut pas d'un Yen faible. Goldman ne l'aide pas. Aussi, le libor yen est passé au-dessus du libor US pour la première fois depuis 1993. Il faut dire qu'entre 0,35% et 0,29%, la comparaison n'a plus vraiment d'intérêt. Aussi, le ministre Fujii a 77 ans. Le ministre chargé des banques a 72 ans (un ancien de Stanford qui n'est pas tendre avec Etats-Unis). Est-ce le reflet de la pyramide des âges japonaise?
Via RGE Monitor: Moody's dit qu'il restait $215 milliards de pertes à reconnaître pour les banques anglaises fin 2008 contre environ $170 milliards reconnues à ce moment là. C'est 9% du GDP.
Obama a dit qu'on ne pouvait pas mettre de limites aux bonus des banquiers. Que ce serait "comme mettre des limites aux rémunérations des joueurs de footballs américains". Manque de bol: il y a des limites aux rémunérations des joueurs de football américains. Obama, bankers' pet.
La Fed et la Chine sont dans un bateau...
Il y a une expression pour ce que font les chinois avec le trésor américain: "throw good money after bad" (continuer à investir dans un projet qui a échoué). Le plus probable est que les chinois achètent la fausse dette américaine avec du faux argent chinois provenant de leur planche à billet. C'est probablement ce qui se passe depuis un moment maintenant.
lundi 21 septembre 2009
Optimisme
vendredi 18 septembre 2009
Post-It (2)
Graphe de Calculated Risk basé sur des chiffres de la FED. Au second trimestre, la richesse des ménages américains avait baissé de $12,2 trillion par rapport au pic (la bourse a beaucoup monté depuis donc la situation doit être moins grave aujourd'hui). A noter le caractère illusoire de la richesse accumulée depuis la "récession avortée" de 2001.

Good for Obama. Les Etats-Unis abandonnent leur projet foireux de bouclier antimissile en Europe. Ce programme n'a jamais vraiment tenu la route mais il avait des partisans farouches à Washington. Les américains ont-ils réussi à obtenir des choses de la Russie contre cet abandon? Une position plus dure sur l'Iran par exemple? Normalement non car ce programme n'avait pas vraiment de crédibilité. Je pensais que les américains le garderait peut-être actif comme un épouvantail. Ont-ils sacrifié l'épouvantail contre quelque chose?
jeudi 17 septembre 2009
mercredi 16 septembre 2009
Post-It (1)
Article du Huffington Post expliquant comment la FED contrôle le discours économique aux Etats-Unis. Cela rejoint un peu la thèse du Blogo selon laquelle un Roubini ne pouvait sortir d'une institution "top tier" car son discours allait trop contre l'orthodoxie ambiante pour être toléré à Harvard ou à... Princeton (d'où vient Krugman et où il a été nommé avec le soutien de Ben Bernanke - CQFD). Un autre phénomène qu'on peut noter dans ce registre est le perpétuel encensement des dirigeants de la FED dans les médias. Ce sont toujours des "Maestros", ils ont toujours sauvé le monde, limite thaumaturges... Le culte de la personnalité qui entoure un président de la FED et digne d'un Kim Jong Il ou d'un Ceaucescu. C'est très ridicule mais ça en dit long sur la structure du pouvoir aux Etats-Unis. Vous pouvez critiquer les démocrates et les républicains mais la FED, c'est une autre histoire... Le consensus bipartisan qui transcende les partis sur la FED (quelle que soit sa responsabilité accablante dans la catastrophe récente) a encore été confirmé par la reconduction de Ben Bernanke par Obama. La politique monétaire est en dehors du champs politique aux Etats-Unis. C'est envisageable si elle a pour but la tâche ingrate et simple de contenir l'inflation (modèle européen en théorie). Le débat politique peut alors légitimement porter non pas sur ses actions mais sur ses objectifs. Si elle est en revanche utilisée créativement par une oligarchie bancaire pour satisfaire ses propres intérêts, c'est une autre histoire.
Je connaissais les images d'avions qui s'entassaient dans le désert du mojave lors des crises économiques. Celle-ci nous fait découvrir de nouvelles images: les portes-containers au mouillage près de Singapore (via TBP):


