samedi 29 mai 2010
vendredi 28 mai 2010
Krach en direct...
Voyons quelle news a bien pu provoquer cette chute...
Comment la FED et Wall Street utilise les marchés pour prendre les Etats-Unis et le monde en otage
Une Sénatrice confie à un administré frustré qu'elle n'a voté pour la reconduction de Bernanke que sous la menace d'un krach boursier:
I was advised that rejecting his nomination would cause markets to nose dive, which would hurt retirees and families saving for their future. I am not enthusiastic in my support.
Un autre sénateur explique en réponse à un autre administré pourquoi cette situation est inacceptable:
While I have heard the concerns of many that the failure to confirm Mr. Bernanke would have damaged the financial markets and jeopardized our economy recovery, I do not believe that anyone, including Mr. Bernanke, is too big to be replaced. We should not hold our economy hostage to the Wall Street threat that total economic collapse is the sure result of not doing everything they want.
mercredi 26 mai 2010
Light Provence Blogging
Pas beaucoup de posts récemment. Il faut dire que je me suis perdu dans les Alpilles ce week-end et que vue de là-bas, la crise semble beaucoup moins inquiétante.
dimanche 23 mai 2010
Jim Rickards Blogo Compliant
Also discussed is Germany's ban on naked shorting, which Rickards applauds, not so much as a policy move, but as a symbolic stand by European sovereigns against the bullying power of Wall Street, something we fully agree with is long overdue. "Merkel will definitely be supported by others. I know the French were a little but upset that she did it, but they are not upset because she did it, but that she did it first. Sarkozy will join in."
...
Some critical insight from Rickards in terms of European geopolitics is the following: "People get so hung up on economics, and efficient markets, and all that which has been largely discredited at this point. But these are NATO allies. Greece controls the ceiling of the Eastern Mediterranean and the Aegean, they have a very robust military budget. Same thing with Spain. Spain's been a very important NATO ally throughout the cold war, Italy etc. Can you imagine if during the cold war the Soviet Union had undermined all the countries, it would have been the start of World War III. And yet we are letting investment banks do the same thing. We are letting investment banks undermine the finances, cast doubt on the credibility, create civil unrest, riots, death. It's the kind of thing that in a military frontal assault would be repelled, but somehow we let Wall Street attack the countries and do nothing about it. I am glad that someone is finally standing up, and I expect that Merkel will be joined by others. I am not against speculation. Let speculators put up some money, let them do on an exchange, let the pricing be transparent, let them do variation margin... This no money down shadow credit default swap market is completely destructive."
vendredi 21 mai 2010
mercredi 19 mai 2010
Merkel refuse l'inacceptable
Merkel jette donc un pavé dans la mare. Cela va-t-il déclencher une réaction en chaîne qui pourrait mettre le système financier international en difficulté? C'est une possibilité car les banques se doivent de répliquer si elles veulent protéger ce racket ô combien lucratif. L'euro a d'ailleurs déjà souffert pendant la nuit. Le chantage à l'implosion du système est le modus operandi des banques depuis le début de la crise. Si les choses devaient s'envenimer, des commentateurs "avisés" seraient alors nombreux à blâmer la Chancelière allemande pour cette mesure alors qu'elle n'aura été en réalité que la simple réponse à une situation intenable. Merkel ne fait que refuser l'inacceptable. En effet, par le passé, les spéculateurs devait mobiliser des capitaux substantiels pour mener un combat "à la loyale" avec les banques centrales (on pense à Soros en 1992 par exemple). Aujourd'hui, avec des produits dérivés comme les CDS, il n'y a pas de limite aux positions spéculatives que les intervenants de marché peuvent prendre face aux banques centrales. Comble du ridicule, ces positions purement factices qui ne nécessitent pas (ou beaucoup trop peu) de collatéral ne peuvent exister que parce que les banques sont soutenues à bout de bras par les Etats, les banques centrales et finalement tout le corps social!!! La vérité est qu'il est grand temps qu'un politique, quelque part, finisse par avoir le cran de remettre les banquiers à leur place.
J'entendais Jacques Généreux ce week-end déclarer que l'attitude des politiques face aux banques dans la crise relevait jusqu'à maintenant de l' "esprit de Munich". David Abiker le mettait en garde aussitôt en lui rappelant la règle de Godwin (selon laquelle les gens qui n'ont plus rien à dire dans un débat finisse d'une manière ou d'une autre par invoquer l'Allemagne nazie). Je crois cependant que l'analogie a un peu de mérite. Depuis l'automne 2008, les politiques n'ont fait que se coucher devant les institutions financières sous l'impulsion des Etats-Unis où les banques font la pluie et le beau temps (Goldman Sachs a été le second contributeur de la campagne d'Obama, le Sénateur Dick Durbin a déclaré que les banques "possédaient franchement le Congrès" etc...). Pourtant, et c'est là que l'analogie avec Munich se justifie: plus on leur donne, et plus elles sont en appétit. Il faut donc que quelqu'un dise "stop!" car les banques ne se calmeront pas d'elles-mêmes. Pourquoi? La raison en est simple: elles sont elles-mêmes abasourdies par le volume de soutien qu'elles reçoivent et elles savent bien que cela ne peut pas durer. En conséquence de quoi, plus que jamais, la seule chose qui compte est le prochain bonus car tout le monde sait que c'est très probablement le dernier. Le système de bonus combiné à l'afflux quasi illimité de liquidité rend donc impossible la modération et "l'atterrissage contrôlé" du système bancaire. Les banquiers ne peuvent être apaisés! Nous ne pourrons que les mettre au pas. Et il ne faut cependant pas se tromper: cela va nous coûter dans un premier temps. Comme à Munich, faire face à nos responsabilités n'a rien de réjouissant mais en différer le moment ne fera qu'aggraver les choses.
Depuis que la prise d'otage des citoyens par les banques a commencé à l'automne 2008, nos hommes politiques ont connu un véritable syndrome de Stockholm. Nous avons en gros suivi l'exemple américain sans réaliser qu'il nous condamnait à appliquer chez nous les mesures que Wall Street ordonnait à Washington et qui aboutissait sans surprise à engraisser prodigieusement une seconde fois les banques qui avaient déjà fait "jackpot" en causant la crise. Le conservatisme, le manque d'indépendance d'esprit et le confort psychologique que nous procure l'ordre américain nous ont conduit à une position de soutien illimité à des banquiers faillis et à un système financier international également failli. C'est un peu l'histoire de la femme battue qui ne veut pas envoyer son conjoint en prison pour préserver son mode de vie mais qui fait l'objet de plus en plus de violence.
Merkel en a donc eu assez de tendre l'autre joue et nous lui en sommes redevables. Quelles que soient les difficultés à venir (et elles seront pires que celles que nous avons connues jusqu'à aujourd'hui), il fallait bien que quelqu'un se décide à prendre le mors aux dents. Le status quo actuel qui permet aux banques de s'abreuver directement de cash à la fontaine des banques centrales ne peut pas et ne doit pas durer. Cette situation grotesque sape les fondements de notre système économique. Il est tragique que pendant 18 mois, la faillite économique des banques aient été suivie par une faillite morale qui a ridiculisé les politiques du monde entier. Cette faillite morale n'était pas nécessaire et elle a corrompu les fondations des principales économies mondiales (création monétaire débridée au profit quasi exclusif de la sphère financière, abrogation pure et simple de règles comptables gênantes dans la finance, généralisation de l'aléas moral, collusion entre pouvoir politique et financier, récompense de l'échec, destruction du pacte social et de la confiance des citoyens dans leurs élites, concentration accrue des banques surtout aux Etats-Unis...). L'infection de dettes pourries qui aurait dû être traitée alors qu'elle était encore circonscrite à la sphère financière a maintenant atteint les finances publiques et ronge tout le corps social. Il est grand temps qu'on essaye sérieusement d'arrêter le massacre.
Elections partielles, primaires, la vieille garde massacrée
Dure soirée pour les caciques.
Le privilège exorbitant a la vie dure
En théorie effectivement, le dollar aurait dû dévisser par rapport à l'euro et beaucoup de gens pensaient quand l'euro était à $1,60 qu'il irait à $2. Malheureusement, les faiblesses structurelles de l'euro et le monopole apparent des américains sur les croyances qui structurent nos perceptions de l'économie font que le dollar reste étonnamment haut. Mieux encore, c'est toujours une valeur refuge!
Goldman, toujours plus fort...
En revanche, cette news Bloomberg indique que 7 des 9 "trades" conseillés par Goldman pour 2010 se sont révélés perdants. Believe it or not.
C'est un des dadas de Zero Hedge: il faut toujours faire l'inverse de ce que recommande Goldman: s'ils recommandent l'or, c'est qu'ils en vendent. S'ils suggèrent l'euro c'est qu'ils investissent dans le dollar etc... Une fois de plus ces chiffres bizarres (perdants sur les recos, gagnants avec leur blé) confirment les suspicions que soulève ZH.
Il va finir par falloir envoyer l'armée au 85, Broad Street. Cette plaisanterie n'a que trop duré.
mardi 18 mai 2010
L'Allemagne interdit les naked shorts financières + CDS souverains
C'est, je l'espère, le début de la fin pour les naked CDS souverains (et les autres!!!). Espérons également que la France va emboîter le pas rapidement pour ne pas laisser aux marchés la possiblité de "punir" l'Allemagne (ils punissent déjà de toute façon l'Euro). Etonnant que cela n'ait pas fait l'objet d'une annonce européenne.
C'est l'occasion pour moi de revenir sur deux posts de ZH de la semaine dernière que je voulais linker et qui ont trait à ce sujet:
1) Dans ce post, un "ancien dirigeant d'un grande banque" explique pourquoi ce sont les banquiers européens qui ont le plus intérêt à jouer contre l'euro. C'est du Zero Hedge basé sur un témoignage anonyme donc il faut rester circonspect mais le mécanisme semble possible même si j'aurais aimé qu'une de ses articulations soient expliquée plus clairement A garder à l'esprit en tout cas...
2) Ici, Jim Rickards, un ancien de LTCM (hedge fund qui a implosé spectaculairement en 1998), explique ici que si Soros était contraint par la disponibilité de cash quand il spéculait contre la livre en 1992 rentrant dans un affrontement "à la loyale" avec les banques centrales (BOE en l'occurrence), les dérivés permettent aujourd'hui de prendre des positions d'une taille illimitée contre les Etats. Les dérivés décuplent les moyens des banques dans ces nouveaux bras de fer et change donc le rapport de force en défaveur des Etats.
Jim Rickards: "Goldman Can Create Shorts Faster Than Europe Can Print Money"
Red pill or blue pill?
God offers to every mind its choice between truth and repose. Take which you please, — you can never have both.
Ralph Waldo Emerson, écrivain US du 19ème siècle.
lundi 17 mai 2010
Angela Merkel sur ligne Zero Hedge...
dimanche 16 mai 2010
Le frère de Jon Stewart, COO du New York Stock Exchange
Quand j'étais aux Etats-Unis j'ai connu un couple dont le mari était star trader dans un hedge fund spécialisé dans le subprime. Sa femme entrait au New York Times comme journaliste débutante dans la "business section". Elle a depuis écrit ou co-écrit l'essentiel des articles techniques sur la crise. Je suis sûr qu'elle a eu un relecteur attentif... Sa carrière a en tout cas explosé.
Cela permet sans doute au lecteur d'être mieux informé mais cela pose également un problème de conflit d'intérêts. Cette journaliste du NYT habite une belle maison qui a été payée par des bonus réalisés dans le subprime (incidemment en fourguant nombre de ces bombes à retardement à des européens). Elle n'a clairement pas intérêt à commenter dans un sens qui favoriserait une "criminalisation" de la crise. Ce qu'elle écrit peut aussi influencer les perspectives d'emploi de son conjoint (tout le monde connaissant le lien dans le milieu). Pareillement, que dirait Jon Stewart si un scandale se développait mettant en cause le New York Stock Exchange directement? (on en est pas loin: son frère a été entendu au Congrès pendant trois heures cette semaine sur le krach de 9,7% de la semaine passée.) Serait-il aussi incisif? Cela pose un problème qu'on pourrait qualifier de "journalisme de classe". Je pense que des "disclosures" devraient être de mise dans ces cas particuliers.
Cela peut-être ponctuellement important mais c'est un phénomène sans doute limité par rapport au caractère massif des intérêts économiques qui corrompent en permanence les vieux médias surtout quand ceux-ci parlent... d'économie (mais aussi un nombre croissant de blogs, ne rêvons pas).
Photo du frère de Jon Stewart (air de famille?):
Aussi je l'ai déjà posté mais voici le Daily Show après le krach de 700 points du Dow Jones. A revoir en sachant que son frère est COO du NYSE. Je ne pense pas qu'on puisse parler de complaisance pour l'instant... Et si la responsabilité du NYSE était mise en cause?
| The Daily Show With Jon Stewart | Mon - Thurs 11p / 10c | |||
| A Nightmare on Wall Street | ||||
| www.thedailyshow.com | ||||
| ||||
samedi 15 mai 2010
Dorgan contre une pseudo réforme
Il fait aussi référence à l'échec de l'amendement Kaufman/Brown le jeudi du crash. Le blogo avait émis l'hypothèse que le passage de cet amendement était à l'origine du crash de 9,70% (proposé avant, rejeté après!). Barry Ritholtz accrédite cette thèse en trouvant l'argumentaire de Max Keiser sur le même point séduisant. Wall Street aurait alors fonctionné comme une doomsday machine: "vous menacez notre noyau? Nous faisons chuter les marchés". C'est leur modus operandi depuis le début de la crise d'une manière ou d'une autre. Le problème de cette thèse est la rapidité de la séquence d'évènement. Elément qui plaide pour cette thèse: le pourcentage de la chute. En effet, au-delà de 10%, le New York Stock Exchange aurait dû fermer. 9,70% permet de faire peur sans créer trop de disruptions...
Addendum: A noter cette critique du traitement par les médias du rejet de l'amendement Brown/Kaufman par la Columbia Journalism Review (CJR - wordtag).
vendredi 14 mai 2010
jeudi 13 mai 2010
Comment arrêter ce pillage?
In a feat that would seem to defy the odds, Goldman Sachs, JPMorgan Chase and Bank of America this week each said its trading desk made money every day of the first quarter. Goldman said its daily net trading revenue topped $100 million 35 times last quarter out of 63 trading days. JPMorgan and Bank of America disclosed similar eye-popping stats. Citigroup, too, recorded a profit on each trading day, Bloomberg News reported, citing unnamed people who knew the results. The intrigue is high. If a too-big-to-fail bank’s traders were able to make money every day of a quarter, were they really trading in any normal sense of the word? Or would vacuuming be a more accurate term? What kinds of risks do such incredible profits entail, for the banks and the rest of us taxpayers? And are results such as these too good to be true?
Jonathan Weil, Bloomberg
"60 minutes" interviewe les propriétaires qui désertent leurs maisons
Watch CBS News Videos Online
mercredi 12 mai 2010
Comment ça marche
This new report from the Service Employees International Union, Campaign for America’s Future and the Public Accountability Initiative is profoundly disturbing, especially in the midst of the Wall Street reform debate.
Throughout the financial reform debate, the finance industry has waged an unprecedented assault on the democratic process, spending an estimated $1.4 million per day to influence Congress and hiring 70 members of Congress and 940 former federal employees to lobby on their behalf.
The six biggest banks—Goldman Sachs, Bank of America, JPMorgan Chase, Citigroup, Morgan Stanley, and Wells Fargo—account for a disproportionate share of this activity. In the two years since the first federal bailout of a big bank (Bear Stearns), these banks and their principal trade associations have hired over 240 former government insiders as lobbyists and spent hundreds of millions of dollars on an influence game designed to thwart reform, shape bailout programs and maintain their status as “too-big-to-fail” institutions....
The lobbying spree is taxpayer-funded—it follows $160 billion in bailouts from Congress and trillions in cheap loans from the Federal Reserve. And as their influence has come to be viewed as increasingly toxic in Washington, the banks have shifted segments of their political activity to a “shadow lobby” that includes such front groups as the U.S. Chamber of Commerce....
Findings from the report
- 243 lobbyists for six big banks and their trade associations used to work in the federal government – 202 in Congress, the rest in the White House, Treasury, or at a relevant federal government agency. That’s equivalent to 40 revolving-door lobbyists per bank.iv
- This includes 33 chiefs of staff, 54 staffers to the House Financial Services Committee and Senate Banking Committee (or a current member of that committee) and 28 legislative directors. Many of the revolving-door lobbyists were key architects of financial deregulatory legislation during their time as congressional staffers, including the Financial Services Modernization (Gramm-Leach-Bliley) Act of 1999 and the Commodity Futures Modernization Act.
- The six big banks and their trade associations have spent close to $600 million since the first major federal bailout of Bear Stearns in March 2008 on lobbying, trade association activity and political contributions.
- Citigroup employs 55 revolving-door lobbyists, more than any other big bank or financial industry trade association. The federal government was until recently Citigroup’s largest shareholder. Other banks are also employing huge lobbying armies: Goldman Sachs with 45, JPMorgan Chase with 32, Morgan Stanley with 19, Wells Fargo with 14, and Bank of America with 12. The top big-bank lobbies, the Securities Industry & Financial Markets Association and the American Bankers Association, have hired 84 revolving-door lobbyists.
- The top big-bank lobbying firm in Washington is Elmendorf Strategies, founded by Steve Elmendorf, former chief of staff to Rep. Dick Gephardt. Elmendorf’s financial team includes former top staffers to Senate Majority Leader Harry Reid, Maryland Sen. Paul Sarbanes, and Gephardt. The firm represents the most powerful Wall Street banks and associations, including Citigroup, Goldman Sachs, the Financial Services Forum, and the Securities Industry and Financial Markets Association. Other top lobbying firms include the Podesta Group and Porterfield, Lowenthal, & Fettig.
- Senate Banking Committee chair Christopher Dodd (D-CT) leads all current members of Congress, with five former staffers now working as big bank lobbyists. Banking Committee ranking member Richard Shelby (R-AL) and members Chuck Schumer (D-NY) and Tim Johnson (D-SD) each have four.
- Big banks are hiding lobbying activities in a burgeoning shadow industry of generic business associations, ad hoc coalitions and front companies. Government bailouts and partial federal ownership have made it difficult for big banks to ramp up direct lobbying; instead, they are routing their dollars through this shadow lobby.
- Sullivan & Cromwell, the firm defending Goldman Sachs in its Securities and Exchange Commission fraud suit, secured the most lucrative big bank lobbying contract in 2009, a $520,000 deal with Clearing House Payments Co. – a company owned by JPMorgan Chase, Wells Fargo, Citigroup, Bank of America, and several other banks. The firm also lobbied on behalf of Goldman Sachs during the same period. In a past financial reform fight, lawyers at Sullivan & Cromwell lobbied on behalf of Enron, and appear to have helped craft the “Enron loophole.”
The money--$1.4 million a day is absolutely obscene, but in many ways, Ezra is right on this one, worrying "much more about the people than the money." That money is funding the more than 200 former members and more than a hundred former staffers to the key committees who are all working in concert with current members and staff. It's all about the connections--who has access and whose phone calls and e-mails will be answered. Those social networks can be far more effective at furthering the big banks' interests than the money would be otherwise.

