lundi 31 mai 2010

Flotille

C'est Memorial Day. Les blogueurs américains restent cependant étrangement silencieux sur la prise d'assaut par l'armée israélienne d'un navire civil dans les eaux internationales ayant conduit à plusieurs morts. Josh Marshall couvre l'évènement à TPM. ZH est sur le coup. Rien sur Daily Kos ou Atrios.

Glenn Greenwald, le "blogger hero" du blogo, s'insurge et nous rappelle une citation de Dov Weissglass (ancien conseiller d'Ehud Olmert) de 2006: "L'idée est de mettre les palestiniens au régime, pas de les faire mourir de faim".

Pour ce qui est du blogo, j'attire votre attention sur cet éditorial du Financial Times (pour une fois).

dimanche 30 mai 2010

Elles vous tiennent dans leurs mains...

Ou votre monnaie plutôt mais ça n'est pas tellement différent. Il s'agit des agences de notation discréditées par la crise. En 2009, elles ont continué à donné la meilleure note possible (AAA) à des obligations qui sont passées au statut "spéculatif" en 2010. Elles ne s'améliorent pas mais elles font toujours la loi sur les marchés monétaires. (via CR)

Standard & Poor’s cut to junk the ratings on certain securities, backed by U.S. mortgage bonds, that it granted AAA grades when they were created last year ...

The reductions were among downgrades to 308 classes of so- called re-remics, or re-securitizations, created from 2005 through 2009 ...

“The downgrades reflect our assessment of the significant deterioration in performance of the loans backing the underlying certificates,” S&P analysts Cesar Romero and Terry G. Osterweil said in the statement.

La "fake economy" de l'immobilier américain (et du reste d'ailleurs...)

Certains indicateurs dans l'immobilier US repartent doucement vers le haut. Raison de se réjouir? Pas exactement, comme le reste de l'économie américaine, l'immobilier est sous respiration artificielle. It's all smoke and mirrors... On est au final plus tellement loin des Gosplan soviétiques ou des statistiques chinoises. Tout repose sur les épaules de la FED et sur l'illusion (savamment entretenue notamment par le dézingage de l'euro) de la puissance américaine (lire solvabilité). Via CR.

“This is a market purely on life support, sustained by the federal government. Having FHA do this much volume is a sign of a very sick system.”

Federal Housing Commissioner David Stevens at Mortgage Bankers Association Government Housing Conference (see Bloomberg, the FHA was involved in more transactions in Q1 than Fannie and Freddie combined)

Graphes de Calculated Risks:


Sur la réforme financière aux US

Le blogo a été silencieux sur la réforme de la finance aux Etats-Unis. Tout n'est pas encore figé mais j'aime bien ce commentaire de David Kurtz à TPM Media:

Historians will probably conclude that the package of reforms was surprisingly modest given the depth and severity of the 2008-09 financial crisis. A harsher historical judgment might find that the political and economic power wielded by the financial industry in the late 20th and early 21st centuries was so extensive that it could weather a near total collapse of the system without having to yield its power or privilege.

El Blogo pour le "harsher historical judgment", needless to say.

samedi 29 mai 2010

vendredi 28 mai 2010

Krach en direct...

A chaque fois que j'ai du mal à naviguer sur ZH, je jette un coup d'oeil aux marchés. Et voilà, une fois encore, chute très forte en très peu de temps. ZH semble être devenue la valeur refuge de l'information financière.

Voyons quelle news a bien pu provoquer cette chute...

Comment la FED et Wall Street utilise les marchés pour prendre les Etats-Unis et le monde en otage

Pas très fin mais efficace. (via ZH)

Une Sénatrice confie à un administré frustré qu'elle n'a voté pour la reconduction de Bernanke que sous la menace d'un krach boursier:

I was advised that rejecting his nomination would cause markets to nose dive, which would hurt retirees and families saving for their future. I am not enthusiastic in my support.

Un autre sénateur explique en réponse à un autre administré pourquoi cette situation est inacceptable:

While I have heard the concerns of many that the failure to confirm Mr. Bernanke would have damaged the financial markets and jeopardized our economy recovery, I do not believe that anyone, including Mr. Bernanke, is too big to be replaced. We should not hold our economy hostage to the Wall Street threat that total economic collapse is the sure result of not doing everything they want.

mercredi 26 mai 2010

Light Provence Blogging

Pas beaucoup de posts récemment. Il faut dire que je me suis perdu dans les Alpilles ce week-end et que vue de là-bas, la crise semble beaucoup moins inquiétante.

dimanche 23 mai 2010

Jim Rickards Blogo Compliant

Je ne sais pas grand chose sur Jim Rickards mis à part le fait qu'il était chez LTCM et que je suis d'accord avec ses récentes déclarations sur les CDS et Merkel (via ZH):

Also discussed is Germany's ban on naked shorting, which Rickards applauds, not so much as a policy move, but as a symbolic stand by European sovereigns against the bullying power of Wall Street, something we fully agree with is long overdue. "Merkel will definitely be supported by others. I know the French were a little but upset that she did it, but they are not upset because she did it, but that she did it first. Sarkozy will join in."
...
Some critical insight from Rickards in terms of European geopolitics is the following: "People get so hung up on economics, and efficient markets, and all that which has been largely discredited at this point. But these are NATO allies. Greece controls the ceiling of the Eastern Mediterranean and the Aegean, they have a very robust military budget. Same thing with Spain. Spain's been a very important NATO ally throughout the cold war, Italy etc. Can you imagine if during the cold war the Soviet Union had undermined all the countries, it would have been the start of World War III. And yet we are letting investment banks do the same thing. We are letting investment banks undermine the finances, cast doubt on the credibility, create civil unrest, riots, death. It's the kind of thing that in a military frontal assault would be repelled, but somehow we let Wall Street attack the countries and do nothing about it. I am glad that someone is finally standing up, and I expect that Merkel will be joined by others. I am not against speculation. Let speculators put up some money, let them do on an exchange, let the pricing be transparent, let them do variation margin... This no money down shadow credit default swap market is completely destructive."

vendredi 21 mai 2010

Friday Plane Blogging

(A380 - cliquer pour agrandir)

mercredi 19 mai 2010

Merkel refuse l'inacceptable

Le Ministère des Finances allemand a annoncé hier la fin des "CDS nus" sur la dette souveraine européenne. Enfin une réponse musclée d'un politique à un système financier complètement hors de contrôle! La réponse ne s'est d'ailleurs pas faite attendre dans la blogosphère financière américaine: ils sont nombreux à hurler que "Merkel va tout casser" et que "c'est irresponsable" et "techniquement mal implémenté". D'autres, et j'en suis, trouvent que c'est au contraire audacieux et que nous n'avons que trop tardé. D'autres encore pensent que c'est une déclaration de guerre au complexe "Wawa" (Wall Street-Washington). On dit même que ce sont les renoncements répétés d'Obama sur la réforme financière au Congrès qui auraient poussé les allemands à cette extrémité. Et il est vrai que cette mesure est la porte ouverte à la mise sous coupe réglée du marché des CDS par les Etats (espérons que ce "cavalier seul allemand" ne durera pas) qui font enfin face à leurs responsabilités après plus de 18 mois d'une mollesse insigne devant les institutions financières. En effet, quand la supposée martingale des CDS a explosé à la figure des contribuables du monde entier à l'automne 2008, les Etats n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'utiliser l'argent public et la création monétaire pour faire perdurer cette incroyable ineptie économique qui venait de faire la preuve de sa toxicité. Il s'agissait en effet d'une véritable poule aux oeufs d'or pour des banquiers sans foi ni loi qu'il fallait semble-t-il à toute force protéger. On se demande bien pourquoi...

Merkel jette donc un pavé dans la mare. Cela va-t-il déclencher une réaction en chaîne qui pourrait mettre le système financier international en difficulté? C'est une possibilité car les banques se doivent de répliquer si elles veulent protéger ce racket ô combien lucratif. L'euro a d'ailleurs déjà souffert pendant la nuit. Le chantage à l'implosion du système est le modus operandi des banques depuis le début de la crise. Si les choses devaient s'envenimer, des commentateurs "avisés" seraient alors nombreux à blâmer la Chancelière allemande pour cette mesure alors qu'elle n'aura été en réalité que la simple réponse à une situation intenable. Merkel ne fait que refuser l'inacceptable. En effet, par le passé, les spéculateurs devait mobiliser des capitaux substantiels pour mener un combat "à la loyale" avec les banques centrales (on pense à Soros en 1992 par exemple). Aujourd'hui, avec des produits dérivés comme les CDS, il n'y a pas de limite aux positions spéculatives que les intervenants de marché peuvent prendre face aux banques centrales. Comble du ridicule, ces positions purement factices qui ne nécessitent pas (ou beaucoup trop peu) de collatéral ne peuvent exister que parce que les banques sont soutenues à bout de bras par les Etats, les banques centrales et finalement tout le corps social!!! La vérité est qu'il est grand temps qu'un politique, quelque part, finisse par avoir le cran de remettre les banquiers à leur place.

J'entendais Jacques Généreux ce week-end déclarer que l'attitude des politiques face aux banques dans la crise relevait jusqu'à maintenant de l' "esprit de Munich". David Abiker le mettait en garde aussitôt en lui rappelant la règle de Godwin (selon laquelle les gens qui n'ont plus rien à dire dans un débat finisse d'une manière ou d'une autre par invoquer l'Allemagne nazie). Je crois cependant que l'analogie a un peu de mérite. Depuis l'automne 2008, les politiques n'ont fait que se coucher devant les institutions financières sous l'impulsion des Etats-Unis où les banques font la pluie et le beau temps (Goldman Sachs a été le second contributeur de la campagne d'Obama, le Sénateur Dick Durbin a déclaré que les banques "possédaient franchement le Congrès" etc...). Pourtant, et c'est là que l'analogie avec Munich se justifie: plus on leur donne, et plus elles sont en appétit. Il faut donc que quelqu'un dise "stop!" car les banques ne se calmeront pas d'elles-mêmes. Pourquoi? La raison en est simple: elles sont elles-mêmes abasourdies par le volume de soutien qu'elles reçoivent et elles savent bien que cela ne peut pas durer. En conséquence de quoi, plus que jamais, la seule chose qui compte est le prochain bonus car tout le monde sait que c'est très probablement le dernier. Le système de bonus combiné à l'afflux quasi illimité de liquidité rend donc impossible la modération et "l'atterrissage contrôlé" du système bancaire. Les banquiers ne peuvent être apaisés! Nous ne pourrons que les mettre au pas. Et il ne faut cependant pas se tromper: cela va nous coûter dans un premier temps. Comme à Munich, faire face à nos responsabilités n'a rien de réjouissant mais en différer le moment ne fera qu'aggraver les choses.

Depuis que la prise d'otage des citoyens par les banques a commencé à l'automne 2008, nos hommes politiques ont connu un véritable syndrome de Stockholm. Nous avons en gros suivi l'exemple américain sans réaliser qu'il nous condamnait à appliquer chez nous les mesures que Wall Street ordonnait à Washington et qui aboutissait sans surprise à engraisser prodigieusement une seconde fois les banques qui avaient déjà fait "jackpot" en causant la crise. Le conservatisme, le manque d'indépendance d'esprit et le confort psychologique que nous procure l'ordre américain nous ont conduit à une position de soutien illimité à des banquiers faillis et à un système financier international également failli. C'est un peu l'histoire de la femme battue qui ne veut pas envoyer son conjoint en prison pour préserver son mode de vie mais qui fait l'objet de plus en plus de violence.

Merkel en a donc eu assez de tendre l'autre joue et nous lui en sommes redevables. Quelles que soient les difficultés à venir (et elles seront pires que celles que nous avons connues jusqu'à aujourd'hui), il fallait bien que quelqu'un se décide à prendre le mors aux dents. Le status quo actuel qui permet aux banques de s'abreuver directement de cash à la fontaine des banques centrales ne peut pas et ne doit pas durer. Cette situation grotesque sape les fondements de notre système économique. Il est tragique que pendant 18 mois, la faillite économique des banques aient été suivie par une faillite morale qui a ridiculisé les politiques du monde entier. Cette faillite morale n'était pas nécessaire et elle a corrompu les fondations des principales économies mondiales (création monétaire débridée au profit quasi exclusif de la sphère financière, abrogation pure et simple de règles comptables gênantes dans la finance, généralisation de l'aléas moral, collusion entre pouvoir politique et financier, récompense de l'échec, destruction du pacte social et de la confiance des citoyens dans leurs élites, concentration accrue des banques surtout aux Etats-Unis...). L'infection de dettes pourries qui aurait dû être traitée alors qu'elle était encore circonscrite à la sphère financière a maintenant atteint les finances publiques et ronge tout le corps social. Il est grand temps qu'on essaye sérieusement d'arrêter le massacre.

Elections partielles, primaires, la vieille garde massacrée

Arlen Specter a perdu son siège (il avait déserté le parti républicain il y a quelques mois car il pensait avoir plus de chances de gagner comme démocrate...). Blanche Lincoln est en difficulté dans une primaire (corporate tool en dépit de son amendement un peu dur sur les produits dérivés qui n'avait aucune chance de passer et qui était surtout une posture électorale). Rand Paul, le fils de Ron Paul a gagné une primaire pour les sénatoriales dans le Kentucky.

Dure soirée pour les caciques.

Le privilège exorbitant a la vie dure

Barry Ritholtz remarque une étude de l'ISI qui montre que depuis 2007, la taille du bilan de la FED a augmenté de 165% contre seulement 70% pour la BCE. Cela lui fait conclure que la BCE a "de la marge de manoeuvre. Malheureusement, comme nous le constatons amèrement en ce moment, le postulat selon lequel les mêmes règles s'appliquent au dollar et à l'euro ne semble pas très réaliste.

En théorie effectivement, le dollar aurait dû dévisser par rapport à l'euro et beaucoup de gens pensaient quand l'euro était à $1,60 qu'il irait à $2. Malheureusement, les faiblesses structurelles de l'euro et le monopole apparent des américains sur les croyances qui structurent nos perceptions de l'économie font que le dollar reste étonnamment haut. Mieux encore, c'est toujours une valeur refuge!

Goldman, toujours plus fort...

La firme n'a pas fait une journé de perte de trading au trimestre dernier. Mieux, il n'y a pas eu un jour où elle a gagné moins de $25 millions.

En revanche, cette news Bloomberg indique que 7 des 9 "trades" conseillés par Goldman pour 2010 se sont révélés perdants. Believe it or not.

C'est un des dadas de Zero Hedge: il faut toujours faire l'inverse de ce que recommande Goldman: s'ils recommandent l'or, c'est qu'ils en vendent. S'ils suggèrent l'euro c'est qu'ils investissent dans le dollar etc... Une fois de plus ces chiffres bizarres (perdants sur les recos, gagnants avec leur blé) confirment les suspicions que soulève ZH.

Il va finir par falloir envoyer l'armée au 85, Broad Street. Cette plaisanterie n'a que trop duré.

mardi 18 mai 2010

L'Allemagne interdit les naked shorts financières + CDS souverains

Décision prise ce soir qui plombe l'Euro. C'était déjà le cas aux Etats-Unis après l'automne 2008 pour les financières. Par contre l'Allemagne rajoute une nouveauté: interdiction des naked CDS sur les obligations souveraines.

C'est, je l'espère, le début de la fin pour les naked CDS souverains (et les autres!!!). Espérons également que la France va emboîter le pas rapidement pour ne pas laisser aux marchés la possiblité de "punir" l'Allemagne (ils punissent déjà de toute façon l'Euro). Etonnant que cela n'ait pas fait l'objet d'une annonce européenne.

C'est l'occasion pour moi de revenir sur deux posts de ZH de la semaine dernière que je voulais linker et qui ont trait à ce sujet:

1) Dans ce post, un "ancien dirigeant d'un grande banque" explique pourquoi ce sont les banquiers européens qui ont le plus intérêt à jouer contre l'euro. C'est du Zero Hedge basé sur un témoignage anonyme donc il faut rester circonspect mais le mécanisme semble possible même si j'aurais aimé qu'une de ses articulations soient expliquée plus clairement A garder à l'esprit en tout cas...

2) Ici, Jim Rickards, un ancien de LTCM (hedge fund qui a implosé spectaculairement en 1998), explique ici que si Soros était contraint par la disponibilité de cash quand il spéculait contre la livre en 1992 rentrant dans un affrontement "à la loyale" avec les banques centrales (BOE en l'occurrence), les dérivés permettent aujourd'hui de prendre des positions d'une taille illimitée contre les Etats. Les dérivés décuplent les moyens des banques dans ces nouveaux bras de fer et change donc le rapport de force en défaveur des Etats.
Jim Rickards: "Goldman Can Create Shorts Faster Than Europe Can Print Money"

Red pill or blue pill?

Bien avant "Matrix":

God offers to every mind its choice between truth and repose. Take which you please, — you can never have both.

Ralph Waldo Emerson, écrivain US du 19ème siècle.

lundi 17 mai 2010

Angela Merkel sur ligne Zero Hedge...

Angela Merkel déclare que la zone euro n'a fait que "gagner du temps" avec le plan de sauvetage. C'est vrai mais je ne pensais pas que la candeur faisait partie de la "job description" d'une chancelière. En tout cas pas en matière monétaire.

dimanche 16 mai 2010

Le frère de Jon Stewart, COO du New York Stock Exchange

On se souvient de Jon Stewart erreintant Jim Cramer. Globalement, la couverture de la crise par le Daily Show a été drôle, comme il est normal, mais également très incisive et informée par rapport aux vieux médias ce qui était peut-être moins évident. Et bien j'ai appris hier que le frère de Jon Stewart était COO du New York Stock Exchange! Voilà un canal d'information informel qui a dû être utile à de nombreuses reprises pour le "Daily Show". Jon Stewart a-t-il un autre frère qui bosse sur une plateforme pétrolière pour couvrir la marée noire? Toujours pratique...

Quand j'étais aux Etats-Unis j'ai connu un couple dont le mari était star trader dans un hedge fund spécialisé dans le subprime. Sa femme entrait au New York Times comme journaliste débutante dans la "business section". Elle a depuis écrit ou co-écrit l'essentiel des articles techniques sur la crise. Je suis sûr qu'elle a eu un relecteur attentif... Sa carrière a en tout cas explosé.

Cela permet sans doute au lecteur d'être mieux informé mais cela pose également un problème de conflit d'intérêts. Cette journaliste du NYT habite une belle maison qui a été payée par des bonus réalisés dans le subprime (incidemment en fourguant nombre de ces bombes à retardement à des européens). Elle n'a clairement pas intérêt à commenter dans un sens qui favoriserait une "criminalisation" de la crise. Ce qu'elle écrit peut aussi influencer les perspectives d'emploi de son conjoint (tout le monde connaissant le lien dans le milieu). Pareillement, que dirait Jon Stewart si un scandale se développait mettant en cause le New York Stock Exchange directement? (on en est pas loin: son frère a été entendu au Congrès pendant trois heures cette semaine sur le krach de 9,7% de la semaine passée.) Serait-il aussi incisif? Cela pose un problème qu'on pourrait qualifier de "journalisme de classe". Je pense que des "disclosures" devraient être de mise dans ces cas particuliers.

Cela peut-être ponctuellement important mais c'est un phénomène sans doute limité par rapport au caractère massif des intérêts économiques qui corrompent en permanence les vieux médias surtout quand ceux-ci parlent... d'économie (mais aussi un nombre croissant de blogs, ne rêvons pas).

Photo du frère de Jon Stewart (air de famille?):

Aussi je l'ai déjà posté mais voici le Daily Show après le krach de 700 points du Dow Jones. A revoir en sachant que son frère est COO du NYSE. Je ne pense pas qu'on puisse parler de complaisance pour l'instant... Et si la responsabilité du NYSE était mise en cause?
The Daily Show With Jon StewartMon - Thurs 11p / 10c
A Nightmare on Wall Street
www.thedailyshow.com
Daily Show Full EpisodesPolitical HumorTea Party

samedi 15 mai 2010

Dorgan contre une pseudo réforme

Ce post de Daily Kos est intéresssant. Il comprend la vidéo du Sénateur Byron Dorgan qui demande à ce que la réforme financière soit substantielle: casser les banques "too big to fail" et interdire les "naked" credit default swaps (tant qu'ils existeront, même des établissements financiers relativement petits seront "too big to fail" car les CDS créent un "web" d'obligations gigangtesque par rapport à la taille des institutions qui les souscrivent).

Il fait aussi référence à l'échec de l'amendement Kaufman/Brown le jeudi du crash. Le blogo avait émis l'hypothèse que le passage de cet amendement était à l'origine du crash de 9,70% (proposé avant, rejeté après!). Barry Ritholtz accrédite cette thèse en trouvant l'argumentaire de Max Keiser sur le même point séduisant. Wall Street aurait alors fonctionné comme une doomsday machine: "vous menacez notre noyau? Nous faisons chuter les marchés". C'est leur modus operandi depuis le début de la crise d'une manière ou d'une autre. Le problème de cette thèse est la rapidité de la séquence d'évènement. Elément qui plaide pour cette thèse: le pourcentage de la chute. En effet, au-delà de 10%, le New York Stock Exchange aurait dû fermer. 9,70% permet de faire peur sans créer trop de disruptions...

Addendum: A noter cette critique du traitement par les médias du rejet de l'amendement Brown/Kaufman par la Columbia Journalism Review (CJR - wordtag).

vendredi 14 mai 2010

Friday Plane Blogging


(cliquez pour agrandir)