vendredi 12 novembre 2010
vendredi 5 novembre 2010
High grade monetary heroin
"I think the Fed is injecting high grade monetary heroin into the financial system of the world, and one of these days it is going to kill the patient."
Yawn.
Yawn.
jeudi 4 novembre 2010
L'A380 suscite l'intérêt
Il y a eu un incident en tout point similaire à l'explosion du moteur de l'A380 sur un 747 de Qantas au départ de San Francisco le 30 août 2010 (rapport d'incident). Disons simplement que cela a eu un retentissement moindre et qu'aucune compagnie n'a immobilisé sa flotte de 747...
J'écris ce post essentiellement pour montrer que l'A380 a droit à un traitement particulier dans les médias (ce qui peut s'expliquer dans une certaine mesure) mais on peut également se demander au passage s'il ne manque pas une page aux manuels d'entretien des moteurs Rolls-Royce chez Qantas. J'ai lu que ce type d'incident était plutôt rare...
J'écris ce post essentiellement pour montrer que l'A380 a droit à un traitement particulier dans les médias (ce qui peut s'expliquer dans une certaine mesure) mais on peut également se demander au passage s'il ne manque pas une page aux manuels d'entretien des moteurs Rolls-Royce chez Qantas. J'ai lu que ce type d'incident était plutôt rare...
Obama s'est pris une raclée car il a trahi sa base
C'est pas très compliqué. Les démocrates sont restés chez eux car Obama s'est foutu de leur gueule. Fair enough.
Voir Kos sur le sujet. Les "blue dogs" qui formaient un sous-groupe de démocrates droitisants avec pour mission de transformer des majorités claires et nettes en pseudo-majorités se sont faits massacrer. C'est une bonne nouvelle.
A noter également que les conservateurs ont dépensé deux fois plus que les démocrates à en croire USA Today. Il semble que la décision inique de la Cour Suprême de janvier 2010 ouvrant les vannes du financement de campagne par des sociétés ait profité massivement aux républicains. En renforçant encore le poids de l'argent dans la politique, on déplace mécaniquement la scène politique vers la droite. "Mission accomplished!"
Voir Kos sur le sujet. Les "blue dogs" qui formaient un sous-groupe de démocrates droitisants avec pour mission de transformer des majorités claires et nettes en pseudo-majorités se sont faits massacrer. C'est une bonne nouvelle.
A noter également que les conservateurs ont dépensé deux fois plus que les démocrates à en croire USA Today. Il semble que la décision inique de la Cour Suprême de janvier 2010 ouvrant les vannes du financement de campagne par des sociétés ait profité massivement aux républicains. En renforçant encore le poids de l'argent dans la politique, on déplace mécaniquement la scène politique vers la droite. "Mission accomplished!"
mercredi 3 novembre 2010
QE2: Le Tchernobyl financier de la FED
Texte du FOMC statement. Dissent de Thomas Hoenig:
Voting against the policy was Thomas M. Hoenig. Mr. Hoenig believed the risks of additional securities purchases outweighed the benefits. Mr. Hoenig also was concerned that this continued high level of monetary accommodation increased the risks of future financial imbalances and, over time, would cause an increase in long-term inflation expectations that could destabilize the economy.
Et El Erian qui dit que tout ça va avoir des conséquences négatives mais qui enjoint dans le même souffle à la FED de préparer le QE3.
Ron Paul va présider le sous-comité à la politique monétaire de la Chambre des Représentants.
Voting against the policy was Thomas M. Hoenig. Mr. Hoenig believed the risks of additional securities purchases outweighed the benefits. Mr. Hoenig also was concerned that this continued high level of monetary accommodation increased the risks of future financial imbalances and, over time, would cause an increase in long-term inflation expectations that could destabilize the economy.
Et El Erian qui dit que tout ça va avoir des conséquences négatives mais qui enjoint dans le même souffle à la FED de préparer le QE3.
Ron Paul va présider le sous-comité à la politique monétaire de la Chambre des Représentants.
Obama perd la chambre des représentants
Les démocrates sortent de deux ans d'enfer: comment justifier auprès de leur électorat leurs demi-mesures insipides?
Des américains exaspérés leur avaient donné les clés en 2008 pour qu'ils refassent tout du sol au plafond: Présidence, Chambre des Représentants, Sénat...
Et qu'ont obtenu les électeurs en lieu et place du "Change we can believe in"? Un bailout des banques qui n'a visé qu'à protéger et même à renforcer l'oligarchie financière qui dirige et pille le pays. Voyez plutôt: Geithner avait engagé le bailout à la FED de New York sous Bush? Il devient Secretary of Treasury sous Obama. Summers avait créé les conditions de la dérégulation financière qui a conduit à l'explosion de 2007? Il devient conseiller spécial d'Obama en matière économique. Bernanke, le fils spirituel de Greenspan qui personnifie les causes de la crise (et qui conseillait aux américains de s'endetter à taux variable en 2004...), est reconduit alors qu'il a nié jusqu'à ce que cela ne soit absolument plus possible qu'il y ait eu une bulle dans l'immobilier aux Etats-Unis (ce qui me fait dire que cette bulle n'était pas un accident mais bien la politique suivie, put another way: "It was not a bug. It was a feature."). Robert Gates était le ministre de la Défense sous Bush? Il demeure ministre de la défense sous Obama qui a pourtant gagné les primaires contre Hillary en raison de son hostilité à la guerre en Irak.
Obama a donc prêté son image à la plus grosse opération de "rebranding" de l'histoire du marketing. Comme Blair, comme les Bush, comme Clinton il sera remercié par un enrichissement sans limite. Il gardera aussi plus prosaïquement la vie car c'est bien le risque qu'il aurait pris s'il avait défié "pour de vrai" la structure de pouvoir en refusant d'en être le simple représentant de commerce.
Alors son rôle va aujourd'hui être radicalement simplifié: plus besoin de contorsions comme lors de la réforme du système de santé durant laquelle il avait fait croire à sa base qu'il travaillait dans une direction progressiste alors qu'il avait depuis des mois scellé un accord avec Big Pharma et les sociétés d'assurance pour que les américains soient in fine les dindons de la farce de la réforme. Obama n'aura plus à s'inventer maladroitement des excuses: il en a une désormais. Et la ploutocratie de retrouver son équilibre après avoir signifié aux électeurs démocrates que le système ne méritait plus qu'ils se déplacent jusqu'aux urnes.
Les observateurs attentifs n'ont en effet aucune illusion sur ce qui vient de se passer: les deux premières années de la présidence Obama ont confirmé spectaculairement la mort clinique du processus démocratique aux Etats-Unis. Obama a été élu pour remettre le pays sur les rails après la crispation bushiste qui a causé un marasme économique à cause de deux guerres meurtrières, inutiles et illégale pour le cas de l'Irak. Il n'aura finalement que fait accepter ces guerres par la base démocrate (il n'y a quasiment plus de mouvement anti-guerre aux Etats-Unis). Voilà donc que par la magie de l'obamania plus personne ne s'étonne de ce que les Etats-Unis soient embarqués dans un projet néocolonial extraordinairement meurtrier et complètement anachronique qui leur font perdre de façon accélérée leur prééminence. Obama n'aura finalement fait qu'entériner le bushisme avec notamment l'impayable "let's look forward, not backward..." pour justifier l'absence de poursuite contre les criminels de l'administration précédente.
Et comment ne pas savourer ceci (de GG):
President Obama demanded that Indonesia continue investigating past human rights abuses on the ground that "we can't go forward without looking backwards."
Une des nombreuses hypocrisies orwelliennes qui font encore tenir debout le chateau de carte impérial. Pour combien de temps?
Des américains exaspérés leur avaient donné les clés en 2008 pour qu'ils refassent tout du sol au plafond: Présidence, Chambre des Représentants, Sénat...
Et qu'ont obtenu les électeurs en lieu et place du "Change we can believe in"? Un bailout des banques qui n'a visé qu'à protéger et même à renforcer l'oligarchie financière qui dirige et pille le pays. Voyez plutôt: Geithner avait engagé le bailout à la FED de New York sous Bush? Il devient Secretary of Treasury sous Obama. Summers avait créé les conditions de la dérégulation financière qui a conduit à l'explosion de 2007? Il devient conseiller spécial d'Obama en matière économique. Bernanke, le fils spirituel de Greenspan qui personnifie les causes de la crise (et qui conseillait aux américains de s'endetter à taux variable en 2004...), est reconduit alors qu'il a nié jusqu'à ce que cela ne soit absolument plus possible qu'il y ait eu une bulle dans l'immobilier aux Etats-Unis (ce qui me fait dire que cette bulle n'était pas un accident mais bien la politique suivie, put another way: "It was not a bug. It was a feature."). Robert Gates était le ministre de la Défense sous Bush? Il demeure ministre de la défense sous Obama qui a pourtant gagné les primaires contre Hillary en raison de son hostilité à la guerre en Irak.
Obama a donc prêté son image à la plus grosse opération de "rebranding" de l'histoire du marketing. Comme Blair, comme les Bush, comme Clinton il sera remercié par un enrichissement sans limite. Il gardera aussi plus prosaïquement la vie car c'est bien le risque qu'il aurait pris s'il avait défié "pour de vrai" la structure de pouvoir en refusant d'en être le simple représentant de commerce.
Alors son rôle va aujourd'hui être radicalement simplifié: plus besoin de contorsions comme lors de la réforme du système de santé durant laquelle il avait fait croire à sa base qu'il travaillait dans une direction progressiste alors qu'il avait depuis des mois scellé un accord avec Big Pharma et les sociétés d'assurance pour que les américains soient in fine les dindons de la farce de la réforme. Obama n'aura plus à s'inventer maladroitement des excuses: il en a une désormais. Et la ploutocratie de retrouver son équilibre après avoir signifié aux électeurs démocrates que le système ne méritait plus qu'ils se déplacent jusqu'aux urnes.
Les observateurs attentifs n'ont en effet aucune illusion sur ce qui vient de se passer: les deux premières années de la présidence Obama ont confirmé spectaculairement la mort clinique du processus démocratique aux Etats-Unis. Obama a été élu pour remettre le pays sur les rails après la crispation bushiste qui a causé un marasme économique à cause de deux guerres meurtrières, inutiles et illégale pour le cas de l'Irak. Il n'aura finalement que fait accepter ces guerres par la base démocrate (il n'y a quasiment plus de mouvement anti-guerre aux Etats-Unis). Voilà donc que par la magie de l'obamania plus personne ne s'étonne de ce que les Etats-Unis soient embarqués dans un projet néocolonial extraordinairement meurtrier et complètement anachronique qui leur font perdre de façon accélérée leur prééminence. Obama n'aura finalement fait qu'entériner le bushisme avec notamment l'impayable "let's look forward, not backward..." pour justifier l'absence de poursuite contre les criminels de l'administration précédente.
Et comment ne pas savourer ceci (de GG):
President Obama demanded that Indonesia continue investigating past human rights abuses on the ground that "we can't go forward without looking backwards."
Une des nombreuses hypocrisies orwelliennes qui font encore tenir debout le chateau de carte impérial. Pour combien de temps?
vendredi 29 octobre 2010
jeudi 28 octobre 2010
When Jon Stewart "dudes" the POTUS
Don't "dude" the President, dude. Just don't. (1:45)
| The Daily Show With Jon Stewart | Mon - Thurs 11p / 10c | |||
| www.thedailyshow.com | ||||
| ||||
vendredi 22 octobre 2010
mercredi 20 octobre 2010
Atrios. Amen
An Economy Built On Fraud
Aside from any concept of justice or retribution, the problem with making the banksters whole and leaving them in place is that they'll just continue to do what they've been doing. Fraud is what they know, it's their vision of how to do business. There's no reason to expect anything to change.
-Atrios 11:45
Comments
Aside from any concept of justice or retribution, the problem with making the banksters whole and leaving them in place is that they'll just continue to do what they've been doing. Fraud is what they know, it's their vision of how to do business. There's no reason to expect anything to change.
-Atrios 11:45
Comments
"Trois soldats de l'OTAN tués en Afghanistan"
"L'armée n'a pas révélé la nationalité des soldats tués."
No Shit! L'OTAN a bon dos... Ou comment nos dirigeants entretiennent notre apathie en ce qui concerne la guerre avec des informations vagues et déconnectées des réalités facilement appréhendables par les populations (comme la nationalité des ces soldats par exemple).
C'est la même technique que pour "le vrai sauvetage des banques" (celui qui a vu entre autre la FED investir dans $1,7 trillions d'obligations douteuses pour en délester les banques et les hedge funds et faire endosser les pertes "subrepticement" par la collectivité). En ne donnant pas le détail des rachats d'obligations aux banques ou en fondant les pertes militaires dans l'entité "OTAN", on désamorce l'information. Qui se préoccupe de trois soldats de l'OTAN? Qui se préoccupe d'une somme déjà difficilement conceptuablisable si on ne sait pas à qui elle a bénéficié?
Alors oui, l'information finira par sortir (dans le cas des soldats, pas des rachats d'obligations) mais l'annonce de ces morts de l'OTAN ne regagnera jamais l'impact qu'elle aurait eu si leurs nationalités avaient été révélées d'abord.
Ne perdez jamais de vue que des millions de dollar sont dépensés chaque jour pour que votre perception de la guerre soit plus positive (cela vaut pour la situation économique). Absolument rien n'est laissé au hasard.
Je regardais Charlie Rose interviewer Geithner en lui tressant des couronnes la semaine dernière . On peut le paraphraser comme suit: "Le TARP aura finalement coûté moins de $50 milliards alors que tout le monde a hurlé quand vous avez mis $700 milliards sur la table. Vous êtes un génie!" Ce que Charlie (en bon agent des banques et employé de Bloomberg, je me répète?) oublie de signaler c'est que le TARP et ses $700 milliards n'ont servi que de prêt-relais avant la mise en place d'un système plus discret d'aide aux banques par la FED. Système extrêmement coûteux dont les frais ne seront, eux, jamais remboursés à la collectivité (les $1,7 trillions d'obligations n'en sont qu'un aspect mais il suffit à mettre en perspective les $700 milliards du TARP). Ce n'est pas très compliqué mais dès que ça touche à la banque centrale, les journalistes, les banquiers et les politiques tombent d'accord pour ne pas en parler.
Enfin au moins, aux Etats-Unis les gens attentifs savent que cela s'est produit et c'est vaguement chiffré. En Europe, personne ne sait même grossièrement à combien se montent les engagements de la BCE. Et ne comptez-pas sur les vieux médias pour vous donner une idée ou même poser la question. Si leur imbécilité ne suffisait pas à les rendre silencieux sur la question, leur lâcheté et leur respect inné de l'autorité (quelle que soit l'illégitimité de ses actes) emporterait le morceau de toute façon.
No Shit! L'OTAN a bon dos... Ou comment nos dirigeants entretiennent notre apathie en ce qui concerne la guerre avec des informations vagues et déconnectées des réalités facilement appréhendables par les populations (comme la nationalité des ces soldats par exemple).
C'est la même technique que pour "le vrai sauvetage des banques" (celui qui a vu entre autre la FED investir dans $1,7 trillions d'obligations douteuses pour en délester les banques et les hedge funds et faire endosser les pertes "subrepticement" par la collectivité). En ne donnant pas le détail des rachats d'obligations aux banques ou en fondant les pertes militaires dans l'entité "OTAN", on désamorce l'information. Qui se préoccupe de trois soldats de l'OTAN? Qui se préoccupe d'une somme déjà difficilement conceptuablisable si on ne sait pas à qui elle a bénéficié?
Alors oui, l'information finira par sortir (dans le cas des soldats, pas des rachats d'obligations) mais l'annonce de ces morts de l'OTAN ne regagnera jamais l'impact qu'elle aurait eu si leurs nationalités avaient été révélées d'abord.
Ne perdez jamais de vue que des millions de dollar sont dépensés chaque jour pour que votre perception de la guerre soit plus positive (cela vaut pour la situation économique). Absolument rien n'est laissé au hasard.
Je regardais Charlie Rose interviewer Geithner en lui tressant des couronnes la semaine dernière . On peut le paraphraser comme suit: "Le TARP aura finalement coûté moins de $50 milliards alors que tout le monde a hurlé quand vous avez mis $700 milliards sur la table. Vous êtes un génie!" Ce que Charlie (en bon agent des banques et employé de Bloomberg, je me répète?) oublie de signaler c'est que le TARP et ses $700 milliards n'ont servi que de prêt-relais avant la mise en place d'un système plus discret d'aide aux banques par la FED. Système extrêmement coûteux dont les frais ne seront, eux, jamais remboursés à la collectivité (les $1,7 trillions d'obligations n'en sont qu'un aspect mais il suffit à mettre en perspective les $700 milliards du TARP). Ce n'est pas très compliqué mais dès que ça touche à la banque centrale, les journalistes, les banquiers et les politiques tombent d'accord pour ne pas en parler.
Enfin au moins, aux Etats-Unis les gens attentifs savent que cela s'est produit et c'est vaguement chiffré. En Europe, personne ne sait même grossièrement à combien se montent les engagements de la BCE. Et ne comptez-pas sur les vieux médias pour vous donner une idée ou même poser la question. Si leur imbécilité ne suffisait pas à les rendre silencieux sur la question, leur lâcheté et leur respect inné de l'autorité (quelle que soit l'illégitimité de ses actes) emporterait le morceau de toute façon.
dimanche 17 octobre 2010
Pire que ce que j'avais imaginé
Et les habitués du Blogo savent que je n'avais pas imaginé l'île aux enfants.
J'ai souvent évoqué l'idée que la simple administration de l'éclatement de la bulle immobilière allait poser un problème très important. L'idée était que les gens qui avaient été rémunérés (grassement) pour administrer le boom ne seraient plus là pour gérer la catastrophe car il n'y avait plus de profits à la clé.
Il se trouve que même l'administration durant le boom a été complètement baclée. Le transfert à coup de fichiers Excel de milliers de lignes (une ligne par emprunt immobilier...) n'était en fait souvent pas suivi d'une régularisation formelle (établissement et transmission des documents légaux) par les banques ce qui les expose aujourd'hui à des poursuites de la part d'investisseurs (en tout cas tant que l'Etat US n'a pas racheté toutes ces créances pourries au pair!!!). Et laisse un pan entier de la plus grande économie du monde dans des limbes juridiques. C'est un élément de plus qui renforce l'existencecontribue à la véritable dislocation du marché immobilier souvent évoqué ici.
A ce stade, la remise à l'endroit de l'immobilier américain n'est même pas un problème qui manquerait de ressources, c'est mission impossible. Cela confirme les caractères planifié et criminel, couverts par les autorités, de la bulle de l'immobilier des années 2000 aux Etats-Unis.
La bulle immobilière était le but: "the policy". Rien ne devait se mettre sur son chemin. Alors maintenant, comme pour les errements fascistes de l'ère Bush en matière de droits fondamentaux, de tortures ou de guerres d'agression, on nous dit "Let's look forward, not backward" ("Regardons devant nous, pas derrière nous."). Ne perdons pas de vue que ceux qui nous disent cela sont précisément les criminels qui ont tout organisé.
Irritant, non?
NB: en deux ans, les emprunts en défaut sont passés de 5,5% à 11,7%. Pour donner une idée en 2008, 1% des emprunts en France était en défaut (définition forcément différente) et de 1,5% en 2001.
J'ai souvent évoqué l'idée que la simple administration de l'éclatement de la bulle immobilière allait poser un problème très important. L'idée était que les gens qui avaient été rémunérés (grassement) pour administrer le boom ne seraient plus là pour gérer la catastrophe car il n'y avait plus de profits à la clé.
Il se trouve que même l'administration durant le boom a été complètement baclée. Le transfert à coup de fichiers Excel de milliers de lignes (une ligne par emprunt immobilier...) n'était en fait souvent pas suivi d'une régularisation formelle (établissement et transmission des documents légaux) par les banques ce qui les expose aujourd'hui à des poursuites de la part d'investisseurs (en tout cas tant que l'Etat US n'a pas racheté toutes ces créances pourries au pair!!!). Et laisse un pan entier de la plus grande économie du monde dans des limbes juridiques. C'est un élément de plus qui renforce l'existencecontribue à la véritable dislocation du marché immobilier souvent évoqué ici.
A ce stade, la remise à l'endroit de l'immobilier américain n'est même pas un problème qui manquerait de ressources, c'est mission impossible. Cela confirme les caractères planifié et criminel, couverts par les autorités, de la bulle de l'immobilier des années 2000 aux Etats-Unis.
La bulle immobilière était le but: "the policy". Rien ne devait se mettre sur son chemin. Alors maintenant, comme pour les errements fascistes de l'ère Bush en matière de droits fondamentaux, de tortures ou de guerres d'agression, on nous dit "Let's look forward, not backward" ("Regardons devant nous, pas derrière nous."). Ne perdons pas de vue que ceux qui nous disent cela sont précisément les criminels qui ont tout organisé.
Irritant, non?
NB: en deux ans, les emprunts en défaut sont passés de 5,5% à 11,7%. Pour donner une idée en 2008, 1% des emprunts en France était en défaut (définition forcément différente) et de 1,5% en 2001.
vendredi 15 octobre 2010
mardi 12 octobre 2010
Bouche bée
Le Wall Street Journal nous dit que Wall Street va distribuer $144 milliards de bonus cette année. Il parle d'une année record (sans remonter plus d'un an dans l'historique - le cantonnement à la mémoire immédiate est une stratégie de base pour la lobotomisation des masses... et des opérateurs de marché).
L'élément déclencheur de ce post a été la lecture des chiffres de ventes de Porsche aux Etats-Unis en septembre par rapport à septembre 2009: +25%. Par curiosité, j'ai cherché un indice pour le cours de bourse des groupes spécialisés dans les produits de luxe pour voir comment ils avaient traversé la crise. Enters "DJLUX".
Depuis la mi-2009, les marchés ont semble-t-il compris que la politique de Ben Bernanke n'était pas "socialement neutre". ;-)
Sur les quatre dernières années le Dow Jones a sous-performé les industries du luxe de 25% en gros. Il n'y a pas de mot pour qualifier ce qui est en train de se passer. Les riches prennent tout en s'abreuvant directement auprès des banques centrales. Et les médias traditionnels jouent leur rôle à plein:
Ce niveau de corruption n'est tout simplement pas soutenable car il n'a en fait plus aucune limite pratique. Maintenant que la boîte de Pandore monétaire est grande ouverte, il n'y a plus d'équilibre envisageable. La seule question est: "Jusqu'où les nouvelles technologies de contrôle social (les médias - essentiellement la télé) vont nous laisser nous écarter de la norme avant l'inévitable retour de bâton?".
L'élément déclencheur de ce post a été la lecture des chiffres de ventes de Porsche aux Etats-Unis en septembre par rapport à septembre 2009: +25%. Par curiosité, j'ai cherché un indice pour le cours de bourse des groupes spécialisés dans les produits de luxe pour voir comment ils avaient traversé la crise. Enters "DJLUX".
Depuis la mi-2009, les marchés ont semble-t-il compris que la politique de Ben Bernanke n'était pas "socialement neutre". ;-)
Sur les quatre dernières années le Dow Jones a sous-performé les industries du luxe de 25% en gros. Il n'y a pas de mot pour qualifier ce qui est en train de se passer. Les riches prennent tout en s'abreuvant directement auprès des banques centrales. Et les médias traditionnels jouent leur rôle à plein:
Ce niveau de corruption n'est tout simplement pas soutenable car il n'a en fait plus aucune limite pratique. Maintenant que la boîte de Pandore monétaire est grande ouverte, il n'y a plus d'équilibre envisageable. La seule question est: "Jusqu'où les nouvelles technologies de contrôle social (les médias - essentiellement la télé) vont nous laisser nous écarter de la norme avant l'inévitable retour de bâton?".
lundi 11 octobre 2010
L'Express: la honte
Un nouveau con bien à nous:
Nom: Barbier
Prénom: Christophe
Profession: Warmonger
Je n'ai évidemment pas acheté ce torchon mais j'imagine que "La poussée des fondamentalistes" parle essentiellement de Christophe Barbier. Quelle honte absolue pour la presse française qui s'était sortie avec la tête relativement haute de la guerre en Irak. Et voilà Christophe Barbier qui se pare des habits de Fox News ou du New York times. Continue comme ça, Christophe, et dans quelques semaines les médias français seront aussi discrédités que les médias américains circa 2003. Tout cela est très bon pour le blogging.
Nom: Barbier
Prénom: Christophe
Profession: Warmonger
Je n'ai évidemment pas acheté ce torchon mais j'imagine que "La poussée des fondamentalistes" parle essentiellement de Christophe Barbier. Quelle honte absolue pour la presse française qui s'était sortie avec la tête relativement haute de la guerre en Irak. Et voilà Christophe Barbier qui se pare des habits de Fox News ou du New York times. Continue comme ça, Christophe, et dans quelques semaines les médias français seront aussi discrédités que les médias américains circa 2003. Tout cela est très bon pour le blogging.
dimanche 10 octobre 2010
The curious case of Frédéric Lordon
Vous rêvez de devenir plus intelligent? C'est désormais possible en regardant l'émission "Dans le texte" avec pour invité Frédéric Lordon sur le site d'"Arrêt sur Image". Si vous n'êtes pas abonné (ce qui serait un tort) vous pouvez m'envoyer un email et je vous ferai parvenir l'offre de parrainage d'un mois qui vous permettra de regarder l'émission sans rien débourser.
L'émission est longue mais absolument confondante d'intelligence. Lordon refuse l'attention médiatique mais c'est à n'en pas douter un des seuls économistes français intéressants (yes Patrick Artus, I'm lookin' at you). Il est d'ailleurs en rupture avec les membres de sa profession qu'il considère à juste titre comme des médecins de Molière, parlant avec autorité d'une matière à laquelle ils n'entendent rien.
C'est la troisième fois que Lordon apparaît sur le site d'Arrêt sur Image depuis le début de la crise et je ne saurais trop vous recommander de visionner (et de revisionner) chacune des ses interventions.
Si vous êtes satisfait avec votre niveau d'intelligence actuel, more power to you! ;-)
L'émission est longue mais absolument confondante d'intelligence. Lordon refuse l'attention médiatique mais c'est à n'en pas douter un des seuls économistes français intéressants (yes Patrick Artus, I'm lookin' at you). Il est d'ailleurs en rupture avec les membres de sa profession qu'il considère à juste titre comme des médecins de Molière, parlant avec autorité d'une matière à laquelle ils n'entendent rien.
C'est la troisième fois que Lordon apparaît sur le site d'Arrêt sur Image depuis le début de la crise et je ne saurais trop vous recommander de visionner (et de revisionner) chacune des ses interventions.
Si vous êtes satisfait avec votre niveau d'intelligence actuel, more power to you! ;-)
samedi 9 octobre 2010
mardi 5 octobre 2010
ES-CA-LA-TION
With a nuclear power. No less.
(Via GG) Rachel Maddow souligne les similarités entre l'extension de la guerre en Afghanistan au Pakistan et les débordements de l'armée US au Laos et au Cambodge durant la guerre du Vietnam. Food for thought. (8 minutes)
(Via GG) Rachel Maddow souligne les similarités entre l'extension de la guerre en Afghanistan au Pakistan et les débordements de l'armée US au Laos et au Cambodge durant la guerre du Vietnam. Food for thought. (8 minutes)
Visit msnbc.com for breaking news, world news, and news about the economy
dimanche 3 octobre 2010
Mafias...
Vous vous souvenez du spécialiste du contrôle des armements balancé du haut de l'immeuble de l'agence de sécurité nucléaire de Vienne?
Ma référence à ce whistle blower de l' "armée privée" américaine tué par une voiture il y a quelques jours?
Et bien voilà un spécialiste de l'encryptage britannique qui se fait dézinguer chez lui. Il bossait pour le MI6 mais aussi pour la NSA.
Quel monde dangereux.
Et parlant de méthodes mafieuses...
Ma référence à ce whistle blower de l' "armée privée" américaine tué par une voiture il y a quelques jours?
Et bien voilà un spécialiste de l'encryptage britannique qui se fait dézinguer chez lui. Il bossait pour le MI6 mais aussi pour la NSA.
Quel monde dangereux.
Et parlant de méthodes mafieuses...
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