jeudi 22 octobre 2009
Pendant ce temp-là, au pays de la lutte contre la prolifération nucléaire
Note 1: Deux défenestrés britanniques du même building en 4 mois, ça fait quand même désordre. Il faut dire que les experts en contrôle des armement de sa Majesté ont un historique de petit moral quand les relations internationales se tendent. Cheer up guys! C'est pas France Telecom quand même!
Note 2: En tout cas, cet accident passionne réellement les médias français qui vont évidemment tirer l'affaire au clair en deux temps trois mouvements.
Post-It (1)
Les résultats des sociétés américaines sont bien accueillis. 79% des 104 sociétés du S&P 500 qui ont annoncé leurs résultats "battent les attentes". Alors évidemment, les attentes ne sont plus ce qu'elles étaient avant la crise mais Intel par exemple annonce que la demande d'ordinateur personnel revient aux niveaux d'avant-crise. Il ne faut pas être dupe de tout cependant, les résultats sont toujours présentés de la manière la plus sexy possible et beaucoup des cris de victoire perdent leur sens quand on rentre dans les détails. Caterpillar par exemple: les attentes étaient de 5cts/share est le résultat de 64cts. La société a diminué les emplois de 35000 depuis l'an dernier et a annoncé un point bas de ses ventes ce trimestre. "Beauty is in the eye of the beholder". Et en ce qui concerne les marchés (et les médias éco qui en font l'article en permanence), le biais pour trouver tout "beautiful" relève de la pathologie.
Scary times. Les prix de l'immobilier de luxe remontent à NYC, dans les Hamptons, à Londres. Les produits de luxe reprennent du poil de la bête. Le Blogo a déjà remarqué que l'injustice sectorielle que représente le sauvetage des banques allait accoucher d'une injustice géographique majeure en termes de prospérité. C'est ce qui se passe. Pour le reste du pays, la réponse est sans doute: "qu'ils mangent de la brioche". Scary times.
Selon RealtyTrac, les procédures d'éviction (foreclosures) n'ont jamais été aussi élevée qu'au troisième trimestre 2009. Ce chiffre doit diminuer sensiblement avant qu'on puisse parler d'une stabilisation de l'immobilier. Il est passé de 50000 par mois avant la crise à plus de 300000 aujourd'hui. Pourtant, dans des zones comme Las Vegas, il semble que l'on assiste à une frénésie d'achat que "Calculated Risks" qualifie de "crazy".
These were good times! Court papers claim Bernie Madoff's Securities offices were fueled by cocaine, topless women. (via Atrios)
"The Warning"
Le rôle de Summers dans cette vendetta anti-régulation est particulièrement frappant. L'idée que cet homme est probablement aujourd'hui le plus influent sur la politique économique américaine est stupéfiant. Absolument stupéfiant.
mercredi 21 octobre 2009
Les "top dogs" d'Obama s'en prennent aux efforts de lobbying des banques
L'administration Obama s'insurge donc contre les efforts de lobbying des banques à l'encontre des nouvelles régulations qu'elle propose. What a shocker! Quelle pitoyable position un an après avoir sauvé toutes les banques américaines de la faillite sans exiger aucune contrepartie substantielle. Quelle honte absolue. Réalisent-ils à quel point ils incriminent leur propre gestion de la crise en reprochant ce comportement aux banques? Le pouvoir politique s'est fait rouler dans la farine il y a un an, il n'est pas prêt de reprendre la main malgré ces rodomontades pathétiques (qui ne sont probablement guère plus que du posturing politique qui va arracher quelques concessions symboliques aux banques).
Au passage, un aveu de Summers:
Ca va mieux en le disant. C'est un des mantras du blogo que je trouve constamment oublié par les MSM (en France aussi: dire que "des banques ont remboursé" l'aide d'Etat en sous-entendant qu'elles volent de leurs propres ailes est un mensonge grossier). Summers reste cependant très mou, la vérité est qu'aucune banque de Wall Street n'aurait survécu sans cette intervention de l'Etat. Et c'est bien là le coeur du "coup d'Etat économique" dont traite ce blog: comment peut-on accepter que des banques faillies aient fait une OPA sur l'Etat américain et obtenu de lui une seconde vie (qui s'annonce plus dissolue encore que la première)?"There is no financial institution that exists today that is not the direct or indirect beneficiary of trillions of dollars of taxpayer support for the financial system." – Larry Summers
Et cette pépite que Zero Hedge saisit au vol:
Zero Hedge relève l'évidence qu'on finit presque par oublier dans le contexte américain: Larry…since when is it up to these institutions to “accept” regulations? The way the deal is supposed to work is that the American people via Congress pass laws to tell said institutions what they can do or not. You know what is even funnier? We probably have all the laws and regulations already on the books but the regulators (surprise Larry, that would be the Executive Branch, where you work and have previously worked) have simply sat on their asses and looked the other way."Financial institutions that have benefited from government support can, should and must use this moment to think about what they can do for their country -- by accepting the necessary regulation to protect the American people," Summers said in remarks prepared for delivery at the Economist's Buttonwood Gathering in New York. – Larry Summers
La "regulatory capture" dénoncée notamment par Simon Johnson est donc entérinée par Summers qui demande simplement aux banques de retenir volontairement leurs coups au nom d'un truc qui ressemble à de la morale. Good luck with that! Quand le pouvoir politique en est réduit à ça, peut-on encore parler d'un pouvoir?
Note: pour finir, Bernanke apporte sa pierre à l'édifice en mettant en garde contre l'application trop rapide d'une loi réduisant la capacité des sociétés de carte de crédit à tondre des citoyens américains (je rappelle que depuis 1980, il n'y a plus de taux de l'usure aux Etats-Unis - on peut voir des taux de "credit cards" atteindre 29% voire 33%). Bernanke a l'air plus ému par les difficultés des credit card companies que par celles de leurs clients. Le patron de la FED n'a généralement pas à mettre autant les mains dans le cambouis. La bonne nouvelle est donc que cette loi gêne véritablement ces sociétés. La mauvaise nouvelle est que Ben est de leur côté mais est-ce vraiment une nouvelle? Et pourquoi ces banques veulent-elles un délai? Pour gagner quelques mois de "good business" ou pour avoir le temps de s'immuniser contre les effets de la loi?
mardi 20 octobre 2009
Atrios sums it up
What A Shitty Decade
Maybe it's just a bit too early, but I'm a bit surprised by the lack of end of the decade reminiscing pieces in the news. We all agreed that the new millenium started on Jan. 1, 2000, so its first decade is almost done...
-Atrios 14:11
lundi 19 octobre 2009
"Torture made in USA"
En attendant, le documentaire a été mis en ligne pour 2 mois par Mediapart dans la version souhaitée par la réalisatrice. On ne peut donc voir ce documentaire que grâce à "la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes !" selon J. Séguéla. Gageons que si on regarde le docu avec une rolex au poignet, on est à moitié pardonné.
vendredi 16 octobre 2009
Friday Plane Blogging
(Cliquez pour agrandir - Dassault Falcon 7X tout neuf - j'espère qu'il vous plaît car il vous a coûté un bras - la peinture de la queue est très moche)
mercredi 14 octobre 2009
"Je peux pas y croire!"
Intro d'une news Bloomberg aujourd'hui:
Geithner Aides Reaped Millions Working for Banks, Hedge Funds
Oct. 14 (Bloomberg) -- Some of Treasury Secretary Timothy Geithner’s closest aides, none of whom faced Senate confirmation, earned millions of dollars a year working for Goldman Sachs Group Inc., Citigroup Inc. and other Wall Street firms, according to financial disclosure forms.
No Shit! Comme le Capitaine Renaultdans Casablanca, je suis "Shocked! Shocked!":
mardi 13 octobre 2009
Question
Ils ont répondu: rien.
Un congressman pas comme les autres
Il parle ici de la nécessité d'une full disclosure des actions de la FED avant la confirmation de Bernanke. Effectivement, reconduire un homme dont on ne connaît pas les actions n'est qu'un acte de foi. A la fin de l'interview, Maria Bartiromo (une corporate journaliste pur jus de CNBC) lui pose une question si grotesquement orientée qu'il lui répond sans hésitation: "Maria, are you a republican?". Not politics as usual. (via Zero Hedge)
Post-It (2)
Le cauchemard islandais (200000 habitants si je me souviens bien).
"Unbelievable" chute des recettes fiscales des Etats américains (-36% pour NY).
Le crédit à la consommation aux Etats-Unis continue de baisser. J'en ai parlé il y a pas longtemps mais j'ai trouvé ces deux graphes éclairants (via Zero Hedge) (stocks et flux):

lundi 12 octobre 2009
Post-It (1)
La Federal Housing Administration s'est mise à faire du subprime à la place des prêteurs subprime traditionnels. L'idée est de soutenir un peu le marché. La conséquence est un énorme "sauvetage" à venir de la FHA. Et surtout quelques minutes de gagnées... Enjoy!
63% des réserves monétaires constituées au deuxième trimestre étaient en Yen et en Euros contre seulement 37% en dollar d'après Barclays. Parfum de fin de règne. (news la plus lue sur bloomberg today)
Le Blogo a souvent parlé de la réforme de la "Bankruptcy Law" en 2005 qui venait à point pour vulnérabiliser les américains devant les credit card companies quelques mois avant le retournement de la bulle du crédit. En image via "Calculated Risks":

Qui a tué la réforme du système financier? Ritholtz a son avis sur la question: The short answer: Key members of Congress are owned by the financial services group’s lobbyists. The longer answer: Lobbyists from the financial industry have paid hundreds of millions to Congress, the Bush and Obama administrations. (See yesterday’s Total Campaign Contributions/Lobbying by TARP Recipients)
Et c'est une remarque général mais on peut se payer le système politique pour relativement peu d'argent pour peu qu'on applique stratégiquement de la pression. Et ici également. (via TBP)
La belle histoire d'un "quant" qui réfléchit à la "big picture" (il n'y en a pas tant que ça). Bloomberg retrace longuement le parcours tortueux de Paolo Pellegrini, devenu "trader star" sur le tard en bossant pour Paulson (celui du hedge fund, pas le secrétaire au trésor). Il a mis au point le trade diabolique qui visait à shorter le subprime en achetant de la protection contre le défaut de bonds subprime. Il faut dire que la plupart des quants ont entre 20 ou 30 ans et pas du tout la hauteur de vue pour anticiper le marché. Pellegrini lui avait 50 balais. Le climax de l'histoire est quand il démontre dans une présentation par A+B à Paulson que le marché de l'immobilier va s'effondrer et que celui-ci finit par sourire.
He recalls that Paulson broke into a smile when he showed him the proof that houses were overpriced. “John doesn’t smile,” Pellegrini says. “It felt great.”
La question étant: qu'aurait valu ce trade sans bailout? A l'époque, j'étais médusé à l'idée qu'on pouvait juste inverser le trade et gagner de l'argent. Ca n'était pas possible évidemment sans les interventions modifiant l'espace-temps de Bernanke-Geithner-Paulson. Le bailout d'AIG a notamment servi à payer ("make whole") un certain nombre de ces paris.
Summers, cet imbécile (voir ici) corrompu (voir là), n'a pas pu s'empêcher de renouer avec la litanie d'énormités qu'il n'a cessé de répéter sur les affaires économiques durant la décennie écoulée (n'ayez crainte: il n'est que senior economic adviser d'Obama). Heureusement, un des papes du bond market US, El-Erian de PIMCO, a offert un contrepoint bienvenu à sa stupidité confondante et son cheerleading pavlovien. En gros, Summers nous dit que nous sommes repartis pour une croissance à 4% "as far as the eye can see" alors qu'El-Erian parle d'une période substantielle de croissance inférieure (2% ce que je trouve encore très optimiste mais peut-il dire moins vu l'impact de ses déclarations?).
La thèse de Summers a un intérêt: elle correspond aux projections budgétaires du Congressional Budget Office qui visent à nous faire croire que "tout est sous contrôle". L'idée est simple: si vous croissez à 4% par an pour toujours, vous pouvez vous sortir d'à peu près toutes les ornières économiques. Mais avec des si, on mettrait Paris en bouteille.
Says El-Erian: Summers “has this concept of escape velocity,” El-Erian said Oct. 9 at a meeting of financial-market professionals in Toronto. “We don’t have enough to achieve escape velocity.”
Moyers, Johnson and Kaptur
Simon Johnson et Marcy Kaptur nous y explique qu'un coup d'Etat économique a eu lieu. C'est un des crédos de Michael Moore dans son dernier film* (il y fait acquiescer Marcy Kaptur à cette analogie et l'émission de Moyers commence par cet extrait) mais aussi une expression que le blogo défend depuis longtemps (je voulais retrouver le lien mais la "search" de blogger ne marche pas).
Kaptur y décrit notamment un dîner de congressmen avec Jamie Dimon (CEO de JP Morgan) dans un "fancy hotel" qu'elle qualifie de "Lovefest" (des congressmen pour Jamie Dimon s'entend).
Dans le même registre, Barry Ritholtz à "The Big Picture" nous rappelle deux grandes citations de l'année (Ritholtz en gras):
Want to know why Financial Reform has been dead in the water so far ?
“The banks run the place. I will tell you what the problem is — they give three times more money than the next biggest group. It’s huge the amount of money they put into politics.”
- Representative Collin C. Peterson (D- Minnesota), NYT
And this:
“And the banks — hard to believe in a time when we’re facing a banking crisis that many of the banks created — are still the most powerful lobby on Capitol Hill. And they frankly own the place.”
-Sen. Dick Durbin (D-Ill.), WJJG 1530 AM’s “Mornings with Ray Hanania.”
We no longer live in a democracy — its a corptocracy, where the government gets sold to the highest bidder.
John McCain was sure right about this — whatever happened to that guy? The maverick MaCain who tried to rein in lobbyists and campaign contributions?
* L'occasion pour moi d'attirer une fois de plus l'attention des lecteurs sur la sortie du film de Michael Moore le 25 novembre avec la bande-annonce à nouveau mais sous-titrée en français cette fois (j'y reviendrai):
vendredi 9 octobre 2009
Friday Plane Blogging
(Cliquez pour agrandir - c'est un effet très rare qui ne se produit que dans certaines conditions d'humidité et de température - l'avion est un Pilatus PC12, le fleuron de l'aviation Suisse)
La bulle spéculative Obama
Est-ce vraiment l'esprit du Nobel? Est-ce un prix "de combat" destiné à influencer les évènements ou bien une récompense après un travail dont l'essentiel a déjà été réalisé? Il y a clairement une dérive du second vers le premier qui traduit les ambitions politiques du comité. Je n'ai aucune idée de la manière dont le jury est constitué mais on peut s'interroger: sur quelle légitimité démocratique s'appuient ces velléités politiques?
Obama en attendant a tout d'une bulle spéculative politique. Tout le monde veut y croire et l'alimente mais il y a très peu de "supporting facts". Et tant qu'on est dans la bulle, tout le monde est enthousiaste. Ce Nobel arrive cependant en fin de bulle j'ai l'impression. C'est le moment où ont lieu les transactions les plus exubérantes et c'est clairement dans cette catégorie que je classerais ce prix.
Note 2: Tout est fait dans le système politique américain pour que le Président soit faible (pas dans la constitution mais dans la pratique actuelle): scandale absurde (Lewinsky), homme incapable d'assumer la fonction (Bush). Une des tâches d'Obama était de restaurer la potence présidentielle. Quand on voit comment les généraux, les banquiers et les lobbyists du healthcare le malmènent, on ne peut qu'être sceptique. S'il s'affirmait vraiment et se mettait à gêner réellement que lui arriverait-il? Entendrait-on parler de Vera Baker? Son certificat de naissance ne pourrait-il s'avérer faux à la 30ème expertise? Tout cela n'a même pas à être vrai ou faux, fondé ou infondé, l'insistance et la répétition orwellienne suffisent à créer la difficulté politique aux Etats-Unis. Clinton a été "impeached"* en dépit de sa popularité pour avoir menti sur une idiotie. Bush n'a même pas été inquiété pour avoir menti sur les raisons d'une guerre qui a causé des centaines de milliers de mort et alors même que sa popularité a battu des records de faiblesse (en grande partie à cause de cela).
* Oui. Bill Clinton a été "impeached". Cela ne veut pas dire destitué (je suis rentré à maintes reprises dans ce débat ces dernières années alors je préfère prendre les devants).
jeudi 8 octobre 2009
Post-It (1)
L'Australie relève les taux. Première banque centrale du G20 dans un contexte de chômage en baisse (sur un mois en tout cas).
Le crédit à la consommation toujours en forte baisse aux Etats-Unis. Le deleveraging continue pour les consommateurs.
Blogs up - MSM down
En tout cas, on se dit que les temps changent. Voici le post qui célèbre leur entrée dans la "briefing room":
The Eagle Has Landed
Josh Marshall | October 6, 2009, 1:52PM
TPM makes its first appearance in the White House briefing room
Au fond à gauche, un notable de base qui est plus familier de ce genre de contexte: Chuck Todd de NBC. Ce dernier est régulièrement étrillé par Greenwald ou Scahill pour son journalisme "toothless" qui ne fait jamais de mal à l'administration. L'occasion de suggérer à nouveau aux lecteurs anglophones qui ne l'ont pas encore fait de regarder le speech de Steven Colbert au White House Correspondents' dinner de 2006: un morceau d'anthologie. Il prend de front cette petite troupe en lui reprochant ses errements (très nombreux) et son manque de courage généralisé sous l'administration Bush.
mercredi 7 octobre 2009
Obama n'a jamais livré bataille contre les lobbyists
Rich s'appuie notamment sur deux articles du Wapo à la gloire de ces power-brokers de l'ombre (relative), plus puissants que jamais. Il ajoute que si ces personnages étaient des actions, il les "shorterait" en raison du retour de bâton qu'il estime inévitable. Ce dernier ne pourra se concrétiser que si le pays s'effondre comme cela été évité jusqu'à maintenant. Pour combien de temps?
C'est l'idée de base du blogo: "ce n'est pas une crise économique, mais une crise politique (qui a des manifestations économiques)". Donc tant qu'on n'aura pas changé les structures politiques faillies qui ont permis cette crise (en premier lieu le financement des campagnes), le pays ne pourra pas vraiment repartir. Les américains doivent se réapproprier leur système politique qui est aujourd'hui sous le contrôle exclusif d'intérêts coporatistes*.
Obama pendant la campagne: “I intend to tell the corporate lobbyists that their days of setting the agenda in Washington are over.” Absolument risible.
Amusant(extrait de l'oped): “There is something uniquely depressing about the fact that the National Portrait Gallery’s version of the Barack Obama ‘Hope’ poster previously belonged to a pair of lobbyists.” That’s no joke: It was donated by Tony and Heather Podesta.
* Nous en sommes à des années lumières. Quelle que soit la sévérité de la crise, ce processus de remise en cause du système politique va prendre des années. La politique est associée à l'argent d'une manière complètement automatique dans l'esprit des américains. Si vous annoncez que vous vous présentez quelque part, on va vous demander quel est votre budget plutôt que vos idées. La jurisprudence (en voie d'élargissement - un cas important va se décider bientôt) qui protège le rôle de l'argent en politique se base sur le premier amendement et la "freedom of speech". As American as Apple Pie! Même si c'est fallacieux et que les américains ont fait ces derniers temps peu de cas des garanties constitutionnelles en général, cela montre que ce système s'est construit une légitimité. Beaucoup d'américains ont identifié le financement de la politique comme un énorme problème mais les solutions éventuelles n'en sont même pas au stade de la formulation. "Long, hard slog" en perspective (c'est le commentaire que Rumsfeld avait fait sur l'Irak en octobre 2003).