samedi 6 février 2010
Le blogo sur la ligne McCain (circa 1999)
I miss the McCain I sat with on a flight from San Diego to Phoenix back in 1999, when he defended his oft-ridiculed belief that campaign finance was the most important issue in America: because the corrupting influence of money in politics was preventing all other issues -- taxes, abortion, you name it -- from being solved.
"Until I draw my last breath, I will fight for it," he liked to say back then.
A couple of weeks ago, the Supreme Court issued a ruling that gutted the McCain-Feingold campaign-finance legislation, essentially destroying the cause that had been so dear to McCain.
His response: Whatever.
"I don't think there's much that can be done, to tell you the truth," he told CBS's Bob Schieffer. "It is what it is," he added.
"Reform is dead?" Schieffer asked.
"Oh, I think so," McCain answered, at least for now. "The Supreme Court has spoken. I respect their decision."
So much for that bit about "last breath."
vendredi 5 février 2010
El Blogo à New York

Pour ceux qui veulent suivre l'avancée des travaux, c'est ici (voir plan ci-dessous).

A part ça la crise ne semble pas encore avoir altéré le paysage à Manhattan même si les locaux disent que c'est perceptible dans les rues. Comme déjà constaté en novembre 2008: "All is quiet on the Upper West Side front".
Cela n'est pas étonnant quand on pense à la répartition géographique des aides de l'Etat qui ont suivi la faillite du système bancaire. Quelques zip codes à New York ont bénéficié d'une véritable avalanche de dollars.A noter qu'un nouveau culte s'est emparé du monde et que New York ne fait pas exception. Certains lecteurs du blogo y voit un totalitarisme à visage "cool", d'autres une vérité révélée. Voici une photo d'un des nouveaux lieux de culte de ce mouvement à NYC:
Alors secte abusant honteusement du pouvoir d'achat de ses adeptes? Nouveau mouvement spirituel conquérant apportant aux hommes des réponses? Le blogo ne veut se fâcher avec personne...Pour ceux qui vont parfois à New York, j'ai testé l'A380 d'Air France. Grosse impression de stabilité. L'avion est extrêmement silencieux et très confortable. Du solide. Il vaut mieux être assis en haut de l'avion ou en bas vers l'avant pour le passage de la douane.
(Note: c'est bien Friday mais ceci n'est pas le Friday Plane Blogging.)Pour les vrais fans ou ceux qui sont sceptiques sur le silence, voici le décollage retransmis par la caméra située sur la queue de l'appareil. Ecoutez les voix, on ne se sent pas vraiment dans un avion mais plutôt dans un café...
jeudi 4 février 2010
The Bloomberg Identity
Jan. 29 (Bloomberg) -- The idea of secret banking cabals that control the country and global economy are a given among conspiracy theorists who stockpile ammo, bottled water and peanut butter. After this week’s congressional hearing into the bailout of American International Group Inc., you have to wonder if those folks are crazy after all.
Wednesday’s hearing described a secretive group deploying billions of dollars to favored banks, operating with little oversight by the public or elected officials.
...
Yet when unelected and unaccountable agencies pick banking winners while trying to end-run Congress, even as taxpayers are forced to lend, spend and guarantee about $8 trillion to prop up the financial system, our collective blood should boil.
(David Reilly is a Bloomberg News columnist. The opinions expressed are his own.)
C'est une manière curieuse de poser le problème. Il n'y a pas de conspiration secrète. Tout est très clair. Il ne faut pas chercher plus loin que l'emprunt à conditions préférentielles de Countrywide à Chris Dodd ou les financements de campagne des politiciens en général. Ca n'est pas une conspiration qu'il faudrait exposer et déterrer à la "Jason Bourne" (cf le titre alambiqué du post), c'est une crise politique en pleine lumière. David Reilly constate qu'il y a un problème mais en rapprochant cette simple constatation de la nébuleuse conspirationniste, on se demande s'il ne protège pas une fois encore la power structure. Ce qui serait "absolutely shocking" dans une opinion Bloomberg...
Note sur Bloomberg: le fait d'arme de Bbg depuis le bailout a été une action en justice pour obtenir de la FED des informations sur les fonds engagés. Il faut quand même noter que cette action n'en finit pas et qu'au moment où la juge Loretta Preska devait décider d'enjoindre ou non avant appel à la FED de rendre publiques ces informations (septembre 2009), Bloomberg a levé le pied si je me souviens bien. La vérité est que Bloomberg semble suivre la logique de tous les agents économiques: ne pas prendre de front ceux qui assurent sa subsistance. Parmi eux, les banques de Wall Street sont en première ligne. A noter que le journaliste qui a intenté l'action est mort depuis (de mort naturelle). Comme "The Economist" ou le FT, Bloomberg est une des sources d'information les plus intéressantes en matière économique mais "at the end of the day", il n'y a aucun doute sur la loyauté de ces organes de presse envers l'imperium US. Nous n'avons d'ailleurs à peu près rien à leur opposer en terme de compréhension et d'analyse du monde contemporain. C'est une des raisons de notre (ROW - Rest Of the World) incapacité à organiser un système alternatif même face à un système en faillite totale.
Nous sommes typiquement dans une situation où la capacité d'influence compte autant sinon plus que la force brute des grands établissements bancaires. L'infrastructure ne tient plus qu'à un fil et ce fil pourrait bien être le triptyque (FT, The Economist, WSJ). Non pas la "regulatory capture" des banques sur les politiques mais l' "intellectual capture" d'un monde incapable de s'affranchir de la domination américaine. Plus que jamais, ce sont nos cerveaux (alimentés par le triptyque, les agences de notations et les prix nobels d'économie US en tout genre) qui sont le dernier et le meilleur refuge de la domination US. Tant que nous ne nous autoriserons même pas à penser le multilatéralisme, des Etats-Unis même très affaiblis pourront continuer à dominer et à tirer profit de leur domination à très bon compte. Alors Sarkozy parle d'un nouveau Bretton Woods (où la place US ne peut-être que downgradée par rapport à l'ancien), Putin suggère aux chinois de larguer de la dette Fannie/Freddie mais en gros les grandes manoeuvres n'ont pas commencé. Car tout le monde veut croire que le système va tenir.
Good luck with that...
The economy is projected to expand by 2.7 percent in 2010, but then pull at an above-average 3.8 percent in 2011 and rise above 4 percent for the following 3 years.
Par quel miracle exactement? Ces niveaux de croissance n'ont pu être atteints ces dernières années qu'au prix d'ajout de nitroglycérine dans le moteur (taux bas, subprime, housing bubble). Le complexe Wall Street-US Gov-Fed applique les mêmes méthodes mais n'est-il pas d'ores et déjà clair que le moteur est cassé? Ils essayent de regonfler un ballon qui a déjà explosé (voir l'immobilier ici). Pour cela, il faut un flux d'air permanent qui est ici le déficit budgétaire et la politique laxiste (euphémisme) de la FED. Cela ne peut pas bien se terminer.
Le plan Obama qui allait faire mal aux banques?
Il rencontre une sérieuse opposition au Congrès. Notamment du sénateur Chris Dodd, l'époux d'une executive d'AIG (cette simple connection n'est pas répréhensible en soi mais la lecture de sa fiche wikipédia vous montrera que ce seul élément se trouve être un bon raccourci pour présenter le bonhomme, au milieu d'emprunt immobilier particulièrement favorable de Countrywide ("friend of Angelo") et d'appui répété à Fannie et Freddie alors ostensiblement en faillite).
Papandréou
Premier George Papandreou said the spike in Greek borrowing costs was "completely unjustified" and lashed out at the rating agencies, which precipitated this crisis by downgrading Greek bonds.
"Greece is at the centre of an unprecedented speculative attack: we cannot be at the mercy of creditors. Despite our tragic mistakes, our fate is today defined by rating agencies that bear responsibility for the 'bubble' that led to the global crisis in the first place," he said.
Alors évidemment le blogo compatit (un peu) mais ça fait maintenant un an que je suggère que l'Europe se dote d'une agence de notation qui lui soit propre. Le but n'est pas de redéfinir des standards d'intégrité dans la notation mais de renvoyer une image mirroir sur les agences américaines de bête bras armé d'une politique économique et monétaire (ce qu'elles sont sans que le doute ne soit permis). Le premier ministre grec aurait pu y penser vu qu'il était alors bien évident que la Grèce allait être une des premières nations menacées. L'autre moyen pour ne pas se faire emmerder en premier et de ne pas être le plus mauvais élève de la classe.
Il est primordial que le système de résolution de la crise des PIIGS soit crédible et applicable de manière systématique à toutes les nations en quasi-défaut. Les autres pays membres doivent être impitoyables. La sortie de la Grèce doit être examinée (j'étais contre son entrée, ruse de Jospin qui avait inclus le club med largement pour diluer le monétarisme allemand dans les eaux méditerrannéennes). La France avait payé cher l'union monétaire (récession de mid 90s), le club med l'a eue gratosse. Le laisser-aller grec ne mène qu'à l'asservissement. C'est malheureusement un penchant très humain. Les grecs n'ont plus qu'à espérer que les grands pays vont la rejoindre dans la crise le plus vite possible. Un voeu qui pourrait bien être exaucé. Car il est clair que la Grèce est à la crise monétaire ce que les deux hedge fund de Bears Stearns qui ont sauté en 2007 ont été à la crise financière: un prélude. (NB: il y a eu l'Islande avant)
Graphe de la FED

Si vous préférez la version calme et posée de ce post (et donc forcément peu alarmiste), vous avez Mohamed El-Erian de Pimco en vidéo:
Ratigan s'énerve (encore et toujours)
C'est comme ça que nous nous sommes aujourd'hui installés dans un nouvel équilibre digne de 2007 où quelques esprits éclairés disent que tout va péter et que la grande majorité des MSM font semblant de croire que tout va bien. Et pendant ce temps-là, alors que depuis 3 ans des bilans auraient pu être tirés, des leçons apprises, on ne progresse absolument pas sur la compréhension de la crise. Ceux qui l'ont causé n'y ont pas intérêt. Le pari de ce blog est que ce status quo miraculeux pour Wall Street-US Gov-FED ne peut pas durer. Stay tuned.
* Comme les lecteurs le savent, je ne suis aussi pas très à l'aise avec le chiffre de $24 trillions donné par Ratigan. A tout prendre, il reflète cependant mieux la réalité que l'absurde $700 milliards qu'on jette en pâture à l'opinion publique en la trompant sur la réelle étendue de l'aide accordée aux banques américaines et internationales (jusque dans le film de Michael Moore).
** Peut-on distinguer le propre et le figuré pour l'adjectif "irréel". El Blogo fait le pari que oui. Je ne crois pas que la réponse soit évidente. Les commentaires sont les bienvenus.
vendredi 29 janvier 2010
Let the thing run its course
La confirmation de Bernanke a cependant un avantage: la clarté. Si, comme de plus en plus de gens semblent le penser, cet "indispensable sauvetage des banques" se termine en catastrophe économique globale, les responsabilités ne seront pas difficiles à établir.
Une reprise en main "gauchiste" d'Obama ou un changement à la tête de la fédérale réserve auraient pu semer le trouble: "the big one" aurait-il été la faute d'un changement de politique? Non, si la catastrophe (a.k.a. "la réalité") arrive finalement, elle sera la responsabilité unique du complexe Washington-Wall Street (Wawa?). Et c'est sans doute mieux comme ça. Si on avait changé Bernanke aujourd'hui, cela aurait entraîné des remous auxquels on aurait fait porter le chapeau de la crise à venir. A noter que 77 sénateurs ont voté pour Bernanke. Le blogo a donc eu tort de penser qu'il y avait réellement un enjeu sur cette confirmation. J'avais pourtant lu que la Maison Blanche avait elle-même appelé des sénateurs pour s'assurer de leur soutien et qu'il y avait donc du suspense. 77 sénateurs. Cela rappelle le sénateur Durbin qui a déclaré au sujet des banques au Congrès: "They frankly own the place".
Les malades qui nous ont fait passer de l'autre côté du mirroir économique doivent rester en place jusqu'à ce leurs manoeuvres dilatoires perdent leurs effets ("extend and pretend"). Pour que les choses soient claires: "let the thing run its course".
Gordon is back
mercredi 27 janvier 2010
La commission d'enquête sur la guerre en Irak se poursuit
Senior Government lawyers told the Iraq inquiry that they advised the action had “no legal basis in international law”.
Last night it was reported every one of the 27 lawyers in the department advised the war was illegal.
Yesterday Sir Michael Wood, who was the Foreign Office’s chief legal adviser, told the hearing he warned the then Foreign Secretary Jack Straw an invasion would “amount to the crime of aggression”.
Toujours plus fort...
The same lobbyist that sold Washington on Enron is now touting Ben Bernanke. According to Politico, former Enron lobbyist Linda Robertson has been managing Bernanke’s confirmation effort on behalf of the Federal Reserve — coaching him through the process in much the same way she coached Ken Lay and Jeff Skilling through the Washington influence game.
mardi 26 janvier 2010
Incroyable
Barry Ritholtz de "The Big Picture" est sur le coup (reproduction d'une grande partie de ce post):
This has to be the most outrageous headline I’ve read since whatever the last headline was that made me apoplectic:
In a little noticed story over the weekend, Reuters has discovered that the New York Federal Reserve want to invoke national Security rules to keep the details of the bailout a secret.
It reveals the degree to which the NY Fed was a) In a state of sheer Panic; b) Captured by the banks they regulate; and c) Failed to understand the basic premise of Democracy.
"Legislating from the bench"
With a single, disastrous 5-to-4 ruling, the Supreme Court has thrust politics back to the robber-baron era of the 19th century. Disingenuously waving the flag of the First Amendment, the court’s conservative majority has paved the way for corporations to use their vast treasuries to overwhelm elections and intimidate elected officials into doing their bidding.
Enfin, même si tout le monde est horrifié, le mal est fait. Curiosité: Glenn Greenwald donne une opinion de juriste qui n'est pas défavorable au jugement rendu. Même s'il regrette les effets prévisibles de la décision. Il dit que de toute façon, cela ne change rien au problème car le contrôle est déjà total (thèse du blogo). J'aurais préféré qu'il nous renseigne sur les modifications à apporter à la constitution pour sortir de ce piège. Ca n'est pas la première fois que Greenwald me surprend, toujours au nom d'une application stricte du droit. On a du mal à penser que l'esprit de la constitution américaine était de livrer la populace pieds et poings liés aux intérêts corporatistes. Anyway. Une des problématiques est: le "free speech" s'applique-t-il aux sociétés? Et les autres protections constitutionnelles? C'est un sujet complexe mais le problème ici est que le résultat est inacceptable. Alors si le jugement est fidèle à la constitution, c'est cette dernière qu'il convient de changer (pas facile). Quand on voit que la décision a été à 5 contre 4, on voit bien qu'on est plutôt dans la capture idéologique que dans l'interprétation "pieds et poings liés" de la constitution. Selon certains commentateurs, c'est un cas de "legislating from the bench" soit utiliser le pouvoir de la Cour Suprême à des fins législatives.
Plus sur ce sujet dans le Daily Kos avec cette illustration:
Les démocrates en résumé
Pourquoi? A cause du rôle de l'argent en politique qui fait que quel que soit le nombre de démocrates élus, un nombre suffisant d'entre eux sera corrompu pour que toutes les réformes mises en oeuvre soient compatibles avec les intérêts de Corporate America. Ceux-ci étant en gros plus en phase avec les républicains qu'avec les démocrates, la capture par les grands groupes du système politique se traduit en pratique par l'impotence démocrate, quel que soit leurs succès électoraux.
Voilà en gros ce qu'El Blogo explique laborieusement à longueur de posts résumé efficacement en une minute:
lundi 25 janvier 2010
Bonne nouvelle en Iran
A la mi-décembre, le Times de Londres (une publication qui s'était déjà distinguée par sa propagande pro-guerre en 2003) a produit un document supposément d'origine iranienne sur la production de détonateurs d'armes nucléaires qui était selon toute probabilité un faux. Il avait alors fait son petit tour de piste dans les médias occidentaux (comme il est coutumier) avec évidemment aucun rectificatif quand le document a été plus tard discrédité. Standard Operating Procedure (le NYT en avait fait état largement mais très prudemment).
J'avais donc peur que l'affaire iranienne ne se présente comme l'Irak avec des éléments mensongers et/ou exagérés mis en avant par les occidentaux et qui n'emportent finalement jamais la conviction du citoyen attentif et de bonne foi. Je craignais des éructations occidentales jamais décisives et de plus en plus virulentes qui auraient pu ressembler à ce genre de chose:
Hans Blix:
"We got tips not only from the UK but from other intelligence, the US as well, so perhaps some 100 all in all.
"We had time to go to about three dozen of these sites and in no case did we find any weapons of mass destruction."
He added: "We said if this is the best (intelligence), then what is the rest? Doubts arose from that."
Les occidentaux vont rapidement se retrouver dans une situation similaire en Iran. Sur quoi les iraniens sont-ils en infraction et acceptent-ils ou non que cela soit contrôlé? Si les iraniens acceptent que leurs installations soient contrôlées comme récemment avec le site de Qom, comment les occidentaux vont-ils trouver un casus belli? Si le programme nucléaire militaire supposé n'est qu'un prétexte au changement de régime et à la destruction de l'Iran comme puissance régionale, vont-ils être obligés de faire ce qui avait été décrit dans le "Downing Street Memo" au sujet de la guerre en Irak comme "The intelligence and facts were being fixed around the policy". (Les faits et le renseignement étaient manipulés pour coller à la politique [de "regime change"].)Le Blogo voulait donc éviter à ses lecteurs d'être à nouveau roulés dans la farine le cas échéant. Et bien la bonne nouvelle, puisque c'est le titre du post, c'est que cela n'arrivera pas. D'après Al-Hayat via Haaretz, Sarkozy est sûr de son coup:
According to the report, Sarkozy, who recently met with Lebanese Prime Minister Saad Hariri, reportedly told him that France has proof Iran is working to develop an atomic bomb.
Cette fois-ci donc, "no worries", les preuves existent. J'ai toute confiance dans mon gouvernement pour les sortir le moment venu et contraindre des iraniens honteux à démanteler leurs infrastructures nucléaires militaires illégales ou les détruire par la force s'ils s'y refusaient.
C'est un peu dur de nous faire lanterner et on aimerait bien savoir quelles sont ces preuves et ce que les iraniens vont bien pouvoir trouver à répondre. En même temps, le fait qu'on repousse l'exposition de ces preuves montre que l'on a pu évaluer avec une certitude absolue que ce programme militaire nucléaire n'était pas une menace à très court terme. Nous en connaissons donc non seulement l'existence mais également, de manière certaine, le degré d'avancement. Autant dire que ce programme nucléaire militaire n'a pas de secret pour nous. J'ai hâte de savoir! J'ai hâte de savoir!
Quel soulagement de penser que cette fois-ci, tout sera clair et que je n'aurais aucune réticence à ce qu'on bombarde l'Iran. En effet, le lecteur ne s'en rend peut-être pas compte mais il est un peu pénible d'être toujours le rabat-joie qui n'est jamais content. Cette fois-ci au moins, convaincu par les preuves françaises, je serai "totally on board". Je vais dormir sur mes deux oreilles.
(Pour le lecteur inattentif, il y a une pointe d'ironie dans les trois derniers paragraphes.)
Note: Ce post repose en grande partie sur la supposition que les propos prêtés par Al-Hayat a Sarkozy ont bien été tenus. J'ai cependant l'impression de l'avoir déjà entendu dire des choses approchantes peu avant la révélation par l'Iran de l'existence du site de Qom.
Note 2: Il y avait deux volets dans la propagande pro-guerre en Irak. La menace était grotesquement exagéré mais le coût et les risques de la guerre étaient grotesquement sous-estimés. De même pour l'Iran, il faut faire attention à ce qu'on nous raconte sur la menace mais également sur les conséquence d'une intervention. Si le programme nucléaire existe (je ne sais pas pourquoi je dis "si" après ce qu'a dit Sarkozy...), il est moins évident qu'on ne le dit que les bombardements soient une réponse efficace. Pareillement, les risques de réaction et de réverbérations régionales majeures sont complètement sous-estimés.
vendredi 22 janvier 2010
Ca ne s'invente pas...
Freedom has had its best week in many years. On Tuesday, Massachusetts put a Senate check on a reckless Congress, and yesterday the Supreme Court issued a landmark decision supporting free political speech by overturning some of Congress's more intrusive limits on election spending.
Freedom you can believe in!
L'occasion de renouer avec une autre tradition du blogo, la chanson des années 90:
Madoff, l'homme qui valait $65 milliards. A lui tout seul...
Bernie Madoff swore he'd acted alone when he pleaded guilty to his $65 billion Ponzi scheme. It was a preposterous claim, so why, more than a year later, isn't more of his inner circle behind bars? Neither the FBI nor the US Attorney's Office is talking. But for some of these Madoff enablers, the vacation on the investors' dime may not last forever.

