mardi 17 mai 2011
Censure
La vidéo de l'émission d'Ardisson du printemps 2007 dans laquelle Tristane Banon mettait en cause DSK de manière accablante devant un aéropage de médiacrates a disparu de Youtube et de Dailymotion. Des pressions ont bien évidemment été exercées* mais ça n'est plus pour protéger DSK, occupé qu'il est à se faire de nouveaux amis sur Rikers Island.
Il s'agit désormais de protéger les personnalités qui étaient présentes dans cette émission: Hedwige Chevrillon, Thierry Saussez, Jean-Michel Apathie (qui ce soir sur Canal a fait preuve d'une hypocrisie rare en déclarant "ahurissante" l'affaire DSK), Roger Hanin (qui n'est pas journaliste et qui faisait montre d'une sincère compassion pour Banon), Thierry Ardisson (qui était très remonté contre DSK mais qui a cédé aux pressions vu que c'est sa société de production qui a demandé la supression de la vidéo), Claude Askholovitch et j'en oublie malheureusement. (il y avait Jacques Séguéla aussi, EuroRSCG in da house!)
Mais il faut protéger plus généralement tout le landernau politico-médiatique français à commencer par Sarkozy qui avait nommé DSK quelques semaines après que l'émission ait été diffusée et qui devait de toute façon avoir toutes les fiches nécessaires pour savoir précisément à quoi s'en tenir. Tout cela fleure bon les pays de l'Est. Quelle douce musique que celle des petits cris d'une nomenklatura (droite-gauche-médias) cornerisée!
N'oublions pas que le premier artisan de la résistible ascension de DSK a été Sarkozy avec son choix pour le FMI. Un Sarkozy qui savait pertinemment à quoi s'en tenir sur les déviances de son poulain. Aujourd'hui, presque tous les politiques et les journalistes de ce pays mentent non pas pour couvrir DSK mais pour se couvrir eux-mêmes (comme sur la Libye ou comme sur l'Irak aux Etats-Unis: l'unanimité dans l'erreur les rend solidaires).
Une Présidente de la République tomberait à pic pour mettre un point final à cette atmosphère de patriarcat fétide et finissant.
Je fais un pari: assez vite, les élites politico-médiatiques françaises vont se rendre compte que moins elles parlent de Strauss-Kahn et moins elles exposeront leur complicité passive dans ses agissements. Résultat, DSK va très vite passer dans le "Memory Hole" que George Orwell imaginait dans 1984. Le procès et son défilé de témoignages de moralité à charge va être escamoté autant que faire se peut du paysage médiatique français.
Dominique who?
* J'ai pris un risque en écrivant ce post. Il est possible que la société de production d'Ardisson ait simplement décidé de supprimer cette vidéo tout simplement parce qu'elle a pris tout à coup une valeur marchande. L'avenir nous le dira. Si cette vidéo redevenait disponible très rapidement, je devrais évidemment réviser mon jugement et ne plus qualifier cette décision de censure. Cela modifierait le "fait générateur" du post mais pas mon analyse sur le réflexe d'auto-protection des médias qui se manifestent partout dans le mainstream avec l'exception notable de "Ce Soir ou Jamais" de Frédéric Taddéi qui présentait ce soir un débat acceptable sur la question même si Plenel et Domenach étaient d'une grande mauvaise foi sur la responsabilité des médias et des leurs en particulier. Le journal de TF1 présenté par Laurence Ferrari en revanche ne faisait évidemment toujours pas mention de Tristane Banon, de Piroska-Nagy ou de la réputation dont jouissait DSK dans les "milieux autorisés". La pauvre Laurence, à laquelle on prête une liaison avec Sarkozy dont le timing aurait pu renforcer ses chances de prendre la place de PPDA, m'a semblé tout étonnée qu'une femme, quelque part, puisse se refuser à l'un des "Titans" qui nous dirigent. N'y a-t-il pas, après tout, quelque avantage à en tirer?
Moscovici pour une justice à deux vitesses - sans ciller
Même si on suppose que c'est le rêve de beaucoup d'entre eux et qu'ils font tout en coulisse pour que le rêve devienne réalité, ce n'est pas tous les jours qu'on voit un homme politique dire devant un micro qu'il est pour une justice à deux vitesses. Une justice pour sa propre caste, aux gants de velours (voire, on imagine, simplement optionnelle) et une justice pour la plèbe (souvent féroce).
Voici ce que déclare le "représentant du peuple" Moscovici lundi sur BFM au sujet de DSK:
Il est traité de manière très dure et j'aimerais que ce soit quand même de manière un peu moins dure parce que ce n'est pas n'importe qui. C'est aussi un très haut fonctionnaire international, un homme politique de première importance. Y a un aspect un peu humiliant dans tout ça.
"Pas n'importe qui"? N'importe qui comme un citoyen par exemple? Un citoyen qui serait né libre et égal en droits à Dominique Strauss-Khan éventuellement?
Les responsables politiques, s'ils sont trop investis personnellement sur un sujet et qu'ils ne peuvent en parler en gardant les idées claires, ont toujours l'option de de rester silencieux. Ou bien ils peuvent parler et prononcer des mots qui les disqualifient en tant que représentants du peuple dans une démocratie et particulièrement dans celle qui a vu naître la Déclaration des Droits de l'Homme. Moscovici vient de choisir la deuxième option.
*
Article premier
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Think about it Pierre! ;-) C'est copié du site de l'Assemblée Nationale, là où tu travailles!
Note: Moscovici, tel un mafieux, n'avait pas de mots assez durs pour Bernard Debré qui osait briser l'omerta. Des mots tellement violents qu'on aurait presque pu croire que ce dernier avait très probablement agressé sexuellement et séquestré illégalement une femme sans défense. Un vrai salaud ce Debré!
lundi 16 mai 2011
DSK, représenté par des chiens
Les avocats auraient été surpris, lors de la comparution, de voir arriver une jeune femme très peu séduisante.
Les chiens ne sont pas nécessairement les avocats, ce sont peut-être les journalistes mais il y a quelque chose de canin quelque part dans la phrase ci-cessus (DSK coupable ou pas, femme de chambre affabulatrice ou pas).
Cela pose un problème de défense pour DSK: la "character assassination" peut permettre d'éviter la prison mais elle est difficilement compatible avec la dignité minimale que nécessite une candidature.
Thin ice Dominique, very thin ice...
La vidéo-surveillance de l'hôtel ne devrait pas laisser beaucoup de doutes... Ses avocats ont dû y penser. De plus, si DSK a effectivement agressé cette femme, tenter de la faire passer pour une folle ou pour quelqu'un de malhonnête est moralement abject. Adding insult to injury.
Et finalement, si l'approche est "Je l'ai jamais vue.", des traces d'ADN apporteraient un démenti cinglant.
La déroute morale du PS
"Cela fait près de 30 ans que je fais de la politique" mais "je n'ai jamais vu cela et je n'ai jamais ressenti cela", affirme Manuel Valls, candidat à la primaire PS pour 2012. "Dominique Strauss-Kahn est un ami que je connais de puis longtemps, les images de ce matin sont d'une cruauté insoutenable", ajoute-t-il. "J'avais les larmes aux yeux".
Martine Aubry et François Hollande ont pour l'instant (j'ai l'impression) échappé à cette expression de compassion illimitée envers l'accusé mais pour tout le PS, on a l'impression que c'est DSK la victime. Répugnant.
C'est vrai que pour tous ces courtisans qui étaient tant investis dans le succès de Strauss-Kahn et qui en espéraient positions et avantages, il est sans doute désagréable de penser qu'ils vont devoir recommencer leur lèche à zéro avec une autre personnalité. Mais si. Au boulot!
Vu de Chine...
French politicians urge PRUDENCE over sex probe on IMF chief
Prudence? Cela fait des années que DSK se comporte comme ça! L'heure n'est pas à la prudence mais à un examen systématique et impitoyable de toutes les casseroles de DSK. Peut-être s'en sortira-t-il mieux que ce à quoi on peut s'attendre mais l'examen clinique s'impose. Il est plus que temps! Le titre de l'agence chinoise reflète cependant très exactement le sentiment dominant chez les politiques français qui invitent dans un bel ensemble à la "prudence" et dont "les pensées vont vers DSK, ses proches, sa famille" (pourquoi pas: "Nous sommes de tout coeur avec lui dans cette épreuve." tant qu'ils y sont?) . Il faut être l'infâme Marine Le Pen ou le scélérat Bernard Debré pour avoir mis les pieds dans le plat de la pathologie probable du bonhomme. Debré qualifié derechef d' "indigne" par Royale!!! Bien sûr, ce qui est indigne pour cette apparatchike minable, c'est de ne pas respecter l'omerta détestable qui entoure DSK!Je ne crois pas que la honte d'un seul homme puisse (ou doive) rejaillir sur tout un pays. Le problème en l'espèce est que le premier réflexe du système politico-médiatique français a été de continuer à protéger DSK alors même que, coupable ou pas, le passé de cet homme devait au minimum être réexaminé.
Mais non, ni au journal de France 2, ni à celui de TF1 dimanche soir il n'a été question de Tristane Banon ou des regrets de sa mère d'avoir conseillé à sa fille de ne pas porter plainte en 2002. Aucune de ces "rédactions" n'a jugé utile de dire qu'Aurélie Filippetti, député, s'arrangeait pour ne jamais se trouver seule dans une pièce fermée avec DSK. L'affaire "Piroska-Nagy" n'a (dans mon souvenir) pas été évoqué sur TF1 et à peine sur France 2. Pourtant que dire des déclarations de cette dernière dans une lettre aux enquêteurs du FMI (via Rue 89 - ainsi que les confidence de Filipetti):
« Je n'étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. […] J'avais le sentiment que j'étais perdante si j'acceptais, et perdante si je refusais. […] Je crains que cet homme [DSK] n'ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes. »
Il me semble que les femmes soient majoritaires en France alors Président DSK?
Une victime de cette affaire devrait naturellement être Nicolas Sarkozy: que savait-il de DSK quand il l'a nommé au FMI? Pourquoi un petit opportuniste qui avait voulu faire un peu d'argent facile en faisant des aveux "courageux" de tourisme sexuel avec des prostitués sur la majorité desquels il laissait planer le doute (pour vendre, bien évidemment) est-il ministre de la culture? Faire commerce de son impudeur en jouant sur la possible illégalité de ses actions passées est une chose. Est-ce compatible avec la fonction de ministre?
Car Sarkozy, c'est ça: des élites décontractées, irresponsables, qui se serrent les coudes et qui vont bientôt être débarrassées de la menace même d'un juge d'instruction indépendant.
La honte d'un seul homme ne peut rejaillir sur la France. Mais quand toutes les élites politico-médiatiques d'un pays se mettent d'accord pour cacher les travers de cet homme, alors, oui, la honte nationale n'est pas loin. La honte frappe en tout cas Chazal et Delahousse pour leur traitement "limité" du cas DSK.
Et libre à nous désormais de voter en conséquence (ça n'était pas le cas samedi puisque le choix semblait devoir se jouer entre DSK et Sarkozy).
dimanche 15 mai 2011
Les pensées de Ségolène vont...
Mais Ségo, DSK n'est pas la victime dans cette affaire a priori!!! Il est grand temps que les élites retrouvent le sens commun. Combien de femmes en larmes (violées ou pas) cet homme a-t-il laissé sur son chemin? Cet élément de langage est scandaleux. DSK n'a pas renversé un piéton par inadvertance (ce qui pourrait justifier de la compassion avec le coupable qui ne l'a probablement pas fait exprès).
Note: Et maintenant Hollande "pense d'abord à l'homme à sa famille, à ses proches". Mais arrêtez le massacre! Il est accusé de viol. Le Guen y est allé du même couplet. Bande d'imbéciles! Stop!!!!!!
DSK, DSK, DSK...
C'est évidemment une honte pour les élites françaises qui savent pertinemment que ce type est malade depuis des années et qui l'ont laissé arriver là où il en est (favori pour 2012). Cette connivence détestable aboutissant à l'irresponsabilité générale des élites à travers le monde est un aspect important de ce contre quoi se bat El Blogo.
Vous pouvez voir cette video youtube dont je n'apprécie pas la dramatisation mais qui veut bien dire ce qu'elle veut dire: TOUT LE MONDE LE SAVAIT!
Témoignage exclusif : la troisième affaire... von AgoraVox
La vidéo a été retirée de youtube à la demande du Groupe M6 et j'ai donc mis la version de dailymotion.
Note: rappelons que le Président en France est irresponsable pénalement. D'après Associated Press:
The 32-year-old woman told authorities that she entered Strauss-Kahn's room at the luxury Sofitel hotel not far from Manhattan's Times Square at about 1 p.m. Saturday and he emerged from the bedroom naked, threw her down and attacked her, Browne said.
She told authorities that he tried to force her to perform oral sex on him. She somehow broke free and escaped the room and told hotel staff what had happened, authorities said. They called police.
When New York City police detectives arrived moments later, Strauss-Kahn had already left the hotel, leaving behind his cellphone, Browne said. "It looked like he got out of there in a hurry," Browne said.
vendredi 13 mai 2011
mercredi 11 mai 2011
mardi 10 mai 2011
Right on the money...
Et ça fait plus de dix ans que ça dure.
Atlantic Capital (via ZH)
lundi 9 mai 2011
More of the same (via ZH)
Note: B of A aussi a eu un "perfect quarter". Nice!
S&P met les US en watch neg
Le Blogo considère depuis la crise S&P et Moody's comme faisant partie intégrante du complexe WaWa (Washington, Wall Street) et travaillant fondamentalement (however clumsily) au soutien de l'empire. Donc quand S&P met les US en watchneg, le Blogo est ennuyé car cela enfonce un clou dans son "narrative". Alors évidemment, la stratégie du juge "impartial" qui pour rester crédible tape "gentiment" sur son protégé pour mieux assassiner le fusible qui protège le premier (l'Europe, dernier coussin de protection avant que la dette US ne coule) permet au blogo de retomber sur ses pieds.
Nous verrons donc. Mais rappelons simplement que les finances publiques européennes sont globalement moins pourries que celles des Etats-Unis mais que la BCE ne dispose pas d'une monnaie magique comme le dollar.
Il se peut aussi que des éléments isolés se lancent ponctuellement dans des "opérations vérités". Il faut mesurer alors la force avec laquelle S&P peut être remis d'équerre par son milieu naturel (Wall Street).
Note: Moody's se joint au chorus sur la Grèce, ce qu'il n'avait pas fait sur le watchneg US.
vendredi 6 mai 2011
KhanAcademy
Par exemple: la révolution française.
Pour cerner ce concept qui donne le vertige quand on pense aux conséquences que commencent à avoir l'internet sur les modèles classiques d'éducation (et qui plus prosaïquement doit faire s'arracher les cheveux à ceux qui sont dans le business du soutien scolaire), je vous conseille l'interview que Khan a donné hier sur Charlie Rose (20 min). Il y dit notamment que son ancien patron du hedge fund lui a dit qu' "il ne l'aurait pas embauché s'il avait su qu'il allait faire ça". C'est une des tragédies de la power structure actuelle: tous ces talents perdus qui bossent en finance à construire une économie de prédation qui, certes, les enrichit à court terme mais dans des conditions devenues inacceptables (et bientôt insupportables) pour leurs concitoyens. Ils pourraient concentrer leurs efforts sur des choses productives socialement (et pas destructrices comme la finance telle qu'elle existe aujourd'hui). Ce n'est malheureusement pas seulement "une" embauche dans "un" hedge fund qu'il faut regretter. Les activités financièressont passées de 10% du PNB US à 20% juste avant la crise en 20 ou 30 ans. La planète tournait très bien avant et l'essentiel de ce ce gras est venue de la bulle du crédit. J'ai connu un fou génial de l'informatique qui avait hésité à devenir astrophysicien et qui travaillait sur un modèle d'évaluation des emprunts subprime dans un hedge fund. Ridicule.
jeudi 5 mai 2011
Interview d'Assange
Extraits:
In an interview with RT (previously known as Russia Today), WikiLeaks founder Julian Assange (left) claims that the information released on his website is just the beginning. He said that soon the flow of formerly secret documents will resume.
When asked by the RT interviewer about the role social media networks such as Twitter and Facebook played in the recent uprisings in the Middle East, Assange responded with vitriol and a warning:
Facebook in particular is the most appalling spying machine that has ever been invented. Here we have the world’s most comprehensive database about people, their relationships, their names, their addresses, their locations and the communications with each other, their relatives, all sitting within the United States, all accessible to US intelligence.
Facebook, Google, Yahoo — all these major US organizations have built-in interfaces for US intelligence. It’s not a matter of serving a subpoena. They have an interface that they have developed for US intelligence to use.
Now, is it the case that Facebook is actually run by US intelligence? No, it’s not like that. It’s simply that US intelligence is able to bring to bear legal and political pressure on them. And it’s costly for them to hand out records one by one, so they have automated the process. Everyone should understand that when they add their friends to Facebook, they are doing free work for United States intelligence agencies in building this database for them.
...mardi 3 mai 2011
Les menteurs!
Cette information n'est pas anodine: il s'agit presque certainement d'un élément de propagande conçu dans des officines occidentales pour radicaliser l'opinion contre le régime de Khadafi. C'est la même histoire que les bras coupés des petites filles afghanes qui se mettent du vernis à ongle (Sarkozy), ou que les soldats irakiens qui enlèvent les incubateurs des bébés en couveuse en arrivant au Koweit (mensonge conçu par Hill & Knowlton). Ils sont calculés dans leur obscénité pour devenir viraux. Les esprits malades qui sont derrière ces élucubrations sont d'ailleurs facilement reconnaissables tant ces dernières sont censées parler de manière évidente à l'imaginaire occidental. Mais ces calomnies sont surtout des incitations au meurtre indiscriminé! L'ennemi n'est plus humain, c'est une bête féroce et terrifiante qu'il convient d'éradiquer sans respecter aucune règle, aucune loi ou aucune morale. Les occidentaux adoptent en cela la radicalisation extrémiste et le fanatisme qu'ils ne voient bien sûr que chez l'ennemi dans une hypocrisie consommée qui seule permet la prolongation à l'infini de l'état de guerre.
J'avais écrit ce post le week-end dernier sans le publier. Et voilà que l'administration américaine vient de se rétracter sur le fait que Ben Laden ait utilisé sa femme comme "bouclier humain". Arrêtez de mentir! Et vous pouvez même le faire par calcul: ces mensonges répétés finiront par vous discréditer.
Il va falloir trouver un moyen de rendre nos dirigeants responsables de ces impostures incessantes. L'idée que l'ennemi est tellement effroyable que la vérité n'a plus d'importance et que les principes ne valent plus est une impasse. Impasse au bout de laquelle les américains nous ont entraînés de gré (Sarkozy) ou de force (Chirac) depuis le 11 septembre 2001.
dimanche 1 mai 2011
via ZH
“There is no means of avoiding a final collapse of a boom brought about by credit expansion. The alternative is only whether the crisis should come sooner as a result of a voluntary abandonment of further credit expansion, or later as a final and total catastrophe of the currency system involved.”
Ludwig von Mises
Nos dirigeants ont sans surprise choisi l’option “later”. How much later will that be ?
vendredi 29 avril 2011
DRAGHI LA HONTE!
Quelle humiliation pour l'Europe! On ne sait plus si ses dirigeants sont des pantins pathétiques ou des imbéciles. L'idée même que son nom ait été suggéré pour cette fonction m'apparaissait comme une insulte à tous les peuples européens. Non pas que la "subservience" de la BCE envers la FED ne soit pas clairement identifiée sur le blogo depuis des années...
Nous sommes des démocraties de papier. Peuples vieux et fatigués, nous n'avons pas su vivre à la hauteur des principes pour lesquels nos ancêtres se sont sacrifiés. Aujourd'hui, il ne nous reste plus que nos larmes pour pleurer.
N'importe quel individu qui n'aurait fait que ponctuellement attention à cette crise sait que la nomination de Draghi est une abomination.
Révolution
mercredi 27 avril 2011
La guerre selon James Madison
James Madison, April 20, 1795
Deux siècles plus tard, on ne peut pas dire qu'on ait tellement avancé...
Bon voyage!
Le plus frappant et que face aux difficultés qu'a eu le public à adopter les nouvelles pratiques telles que les scanners, on a encouragé les méthodes punitives: à la moindre protestation, on vous passe à la fouille au corps ou on vous pourrit la vie d'une manière ou d'une autre. Le passager doit se sentir à la merci de ce personnel peu formé. Et plus le passager est à la merci du garde-chiourme, plus ce métier attire les personnes qui recherchent ce genre de contexte. Ce qui renforce le caractère désagréable du contrôle et la violence nécessaire pour le faire accepter sans moufter. Self-reinforcing loop.
En plus de la perspective de voir mon ordinateur lui-même "fouillé au corps", cela constitue pour moi un désagrément important qui rend la perspective d'un voyage aux Etats-Unis beaucoup moins désirable.
mardi 26 avril 2011
Chris Floyd juste après le 11 septembre
Which reminds me of something I wrote almost 10 years ago, in November 2001, in the very weeks that the concentration camp in Guantanamo Bay was bringing in its first hooded captives for "harsh interrogation":
It won't come with jackboots and book burnings, with mass rallies and fevered harangues. It won't come with "black helicopters" or tanks on the street. It won't come like a storm – but like a break in the weather, that sudden change of season you might feel when the wind shifts on an October evening: everything is the same, but everything has changed. Something has gone, departed from the world, and a new reality has taken its place.
As in Rome, all the old forms will still be there; legislatures, elections, campaigns – plenty of bread and circuses for the folks. But the "consent of the governed" will no longer apply; actual control of the state will have passed to a small group of nobles who rule largely for the benefit of their wealthy peers and corporate patrons.
To be sure, there will be factional conflicts among this elite, and a degree of free debate will be permitted, within limits; but no one outside the privileged circle will be allowed to govern or influence state policy. Dissidents will be marginalized – usually by "the people" themselves. Deprived of historical knowledge by an impoverished educational system designed to produce complacent consumers, not thoughtful citizens, and left ignorant of current events by a media devoted solely to profit, many will internalize the force-fed values of the ruling elite, and act accordingly. There will be little need for overt methods of control.
The rulers will often act in secret; for reasons of "national security," the people will not be permitted to know what goes on in their name. Actions once unthinkable will be accepted as routine: government by executive fiat, the murder of "enemies" selected by the leader, undeclared war, torture, mass detentions without charge, the looting of the national treasury, the creation of huge new "security structures" targeted at the populace. In time, all this will come to seem "normal," as the chill of autumn feels normal when summer is gone.
Tout le le post qui critique le traitement par le nyt des dernières « wikileaks » sur Guantanamo est ici:
dimanche 17 avril 2011
"Our tax dollars go to pay those grotesque bonuses"
samedi 16 avril 2011
L'objectif militaire est désormais la chute de Khadafi
2011Nos dirigeants ne peuvent avoir le droit de nous entraîner dans des opérations de changement de régime sans contrôle démocratique et sans mandat de l'ONU (voir l'extrait de GG plus bas, exemple classique du "mission creep"). On a de toute façon du mal à imaginer un "regime change" qui ne passe pas par la case "guerre d'agression" (Robert Jackson, chief American prosecutor au tribunal de Nuremberg: "To initiate a war of aggression, therefore, is not only an international crime; it is the supreme international crime differing only from other war crimes in that it contains within itself the accumulated evil of the whole.").
La dérive de l'intervention "humanitaire" en Libye en une opération de changement de régime est absolument scandaleuse. Avons-nous parcouru tout ce chemin pour voir des petits roitelets décider de la guerre et de la paix à la manière de Louis XIV? Et ils le font en mentant comme des arracheurs de dents qui plus est? Quels citoyens qui se respectent peuvent s'accomoder de ces pratiques? La guerre en Libye pour y apporter la démocratie, c'est le fait du prince chez nous! Nous voilà bien pour leur donner des leçons... Non à cette guerre imbécile. Non à l'arbitraire présidentiel. Non à la recolonisation de l'Irak et de la Libye. Non, non et non!
Et savez-vous dans quelle capitale moyen-orientale on interdit les manifestations lors de ce printemps arabe? A Baghdad. Qui veut faire croire aux bonnes intentions occidentales à la lumière de cette réalité consternante?
Non, nous ne devons pas baisser la tête devant tous ces esprits médiocres dont l'agressivité et la stupidité ne peuvent conduire qu'à faire ressembler le 21ème siècle au 20ème.
Repris de GG:
Barack Obama, March 28, 2011, explaining America's involvement in the war in Libya:
Of course, there is no question that Libya -– and the world –- would be better off with Qaddafi out of power. I, along with many other world leaders, have embraced that goal, and will actively pursue it through non-military means. But broadening our military mission to include regime change would be a mistake.
Barack Obama, David Cameron, Nicolas Sarkozy, joint Op-Ed, yesterday:
The bombing continues until Gaddafi goes
Our duty and our mandate under UN Security Council Resolution 1973 is to protect civilians, and we are doing that. It is not to remove Gaddafi by force. . . . However, so long as Gaddafi is in power, Nato and its coalition partners must maintain their operations so that civilians remain protected and the pressure on the regime builds. Then a genuine transition from dictatorship to an inclusive constitutional process can really begin, led by a new generation of leaders. For that transition to succeed, Colonel Gaddafi must go, and go for good.
Rony Brauman sur la Libye
Libye : "guerre légale mais pas légitime" (Rony... par FranceInfo
vendredi 15 avril 2011
A brief history of the housing bubble
"I am worried about a future of a nation that refuses to acknowledge the true causes for the crisis. A historic opportunity was lost. America has instead chosen its poison as its cure... Today I expect the US government to attempt to continue easy money policies into the next presidential term, past the foreclosure crisis, and past the corporate and public refinancing humps that are forthcoming. Junk bonds incredibly are again at all time highs. Quantitative Easing seems to be working for now. Buit this is an invalid validation of what America is doing. This is in fact a Pyrrhic gamble. As we continue to debase our currency, Bernanke says he is not printing money, again I disagree. As it stands I get an email from the Fed saying we bought another X billion in Treasurys. I don't know - that's pretty clear to me. In fact this program QE2 its scope and breadth raises the severe question of the Treasury's needs. The government's borrowing of money for the purposes of injecting cash into society, bailing out banks, brokers and consumers, is a short-sighted easy decoision for a population that has not yet learned that short-sighted, easy strategies are the route to long-term ruin. We never quite achieved the catharsis necessary to stoke the reevaluation of our wants, need, and feers. Importantly, the toxic twins: fiat currency and an activist Fed remain firmly entrenched, even more so with the financial reforms last year."
Fukushima et la crise financière
Et pour ceux qui ont encore le courage de se demander ce qui peut bien se passer à Fukushima, la lecture de Zero Hedge s'impose.
Note: et pour mémoire ce commentaire trouvé sur ZH
If you don't like the data....just throw it away. Banks do it, Governments doing it, we are all doing it....extend and pretend on steroids.
Dual justice system
Je ne sais pas comment les gens font pour s'accomoder de ça.
Dans la série "War, what is it good for?"
Tout cela rappelle bien sûr le comportement des élites américaines suite à la guerre en Irak: une fois que les commentateurs, dans un bel ensemble, ont soutenu une intervention, ils ont partie liée avec le pouvoir et il est très douloureux pour leur précieux amour propre de revenir en arrière (surtout après les rodomontades et le "rush psychologique" nécessaires au déclenchement d'aventures martiales de ce type).
Personne n'est donc responsable de ce fiasco. Personne n'examine les raisons, avouées ou inavouées, qui nous y ont conduit. Et la France et ses élites de goûter enfin à la transe guerrière dont Chirac les avaient privé en 2003 (un peu seulement - on n'a pas assez d'avions pour une vraie bonne guerre!). Avec bien sûr aucun recul ni aucune analyse sur les dysfonctionnements au plus haut niveau qui ont pu causer cette catastrophe.
Car ils sont nombreux aujourd'hui à prédire une catastrophe humanitaire en Libye. Et que va-t-on faire sinon reproduire le schéma irakien d'asphyxie de la population pour affaiblir l'autocrate? Déja 500000 personnes déplacées (retour au pays d'immigrés travaillant en Libye). Qu'ont fait les libyens pour mériter ce traitement? Et nos petits égos d'occidentaux désormais tout investis dans notre erreur initiale, prêt à faire souffrir le martyr à des millions de personnes pour ne pas avoir à affronter notre imbécillité.
Enfin, face aux remous dans le monde arabe, beaucoup de "démocrates" occidentaux friands de "chocs de civilisations" ne sont pas mécontents qu'on ait rappelé aux Arabes qu'on pouvait toujours les réduire en miettes à tout instant et qu'on le ferait sans aucun état d'âme dès que l'occasion s'en présenterait. Quelle meilleure publicité pour la prolifération nucléaire?
Note: le blogo soutient l'intervention en Côte d'Ivoire. Alors, oui, c'est la première fois que j'en parle (sauf pour m'étonner qu'on intervienne en Libye et pas là-bas) et ça fait vraiment "vol au secours de la victoire" mais il fallait bien que le dise. J'aurais préféré que la France ne soit pas aux premières loges en raison de son statut d'ancienne puissance coloniale. Mais il y avait eu des élections et l'intervention visait à aider la prise de pouvoir d'un dirigeant "légal". A noter les liens curieux entre le PS et Gbagbo soulignés par Juppé. Etranges pour le non-initié.
(Note sur la note: Je ne me suis pas fait assez de crédit, j'expliquais dès le 18 mars que l'intervention en Côte d'Ivoire me semblait plus justifiable: "Et où est la validation démocratique de cette nouvelle guerre? Qui va la payer? Quels sont les standards définissant la mise en place de zone d'exclusion aérienne? Et la Côte d'Ivoire? Tout le monde s'en fout? Au moins, là, il y a eu des élections qui pouvaient fonder un argument juridique pour une intervention. Ce n'est pas seulement l'occident qui décide si tel ou tel a "une sale gueule" ou pas.")
Note 2: cette collusion née d'une complicité initiale entre le commentariat et les dirigeants existe également dans la crise financière. Nos systèmes politiques ne sont pas conçus pour faire face de manière efficace à la faillite des élites. Ils sont conçus pour les préserver quoi qu'il arrive.
Extrait de l'article du Boston Globe:
EVIDENCE IS now in that President Barack Obama grossly exaggerated the humanitarian threat to justify military action in Libya. The president claimed that intervention was necessary to prevent a “bloodbath’’ in Benghazi, Libya’s second-largest city and last rebel stronghold.
But Human Rights Watch has released data on Misurata, the next-biggest city in Libya and scene of protracted fighting, revealing that Moammar Khadafy is not deliberately massacring civilians but rather narrowly targeting the armed rebels who fight against his government.
Misurata’s population is roughly 400,000. In nearly two months of war, only 257 people — including combatants — have died there. Of the 949 wounded, only 22 — less than 3 percent — are women. If Khadafy were indiscriminately targeting civilians, women would comprise about half the casualties.
Greenwald sur l'immunité de la classe financière dans la crise
Au passage, il nous rappelle (via NYT) que si l'esclavage a bel et bien été aboli aux US, les affranchis ne sont pas exactement libres mais confrontés au système judiciaire le plus impitoyable de la planète.
"The United States has 5% of the world population. But it has almost a quarter of the world's prisoners."
Note: Les Etats-Unis comptent plus de prisonniers que la Chine en valeur absolue mais ne manquent jamais une occasion de faire la morale à cette dernière qui commence à se lasser (reprise de GG):
Reuters, yesterday:
The United States is beset by violence, racism and torture and has no authority to condemn other governments' human rights problems, China said on Sunday, countering U.S. criticism of Beijing's crackdown. . . . "The United States ignores its own severe human rights problems, ardently promoting its so-called 'human rights diplomacy', treating human rights as a political tool to vilify other countries and to advance its own strategic interests," said a passage from the Chinese report.
China also "accused the U.S. . . . of pushing for Internet freedom around the world as a way to undermine other nations, while noting that Washington's campaign against secret-spilling website WikiLeaks showed its own sensitivity to the free flow of information," and further "lambasted the U.S. over issues ranging from homelessness and violent crime to the influence of money on politics and the negative effects of its foreign policy on civilians." China’s human rights record is atrocious, but can anyone contest the validity of its objections to the U.S. and the Obama administration’s purporting to act as human rights arbiters for the world?
jeudi 14 avril 2011
Operation "Iraqi Freedom". Ring a bell?
By SARA GHASEMILEE
Al Arabiya
"We have specified Al-Shaab, Kashafa and Zawraa stadiums as permitted sites for demonstrations in Baghdad instead of Ferdus or Tahrir squares," the capital's security spokesman Major General Qassim Atta said at a news conference televised by state broadcaster Iraqiya TV.
The decision follows after regular demonstrations were held in Bagdad with thousands of people protesting against government corruption, poor basic services and unemployment.
mercredi 13 avril 2011
400 millions d'euros pour stabiliser la Côte d'Ivoire
La crise financière ou le Munich démocratique
Les banquiers ont compris et vous pouvez être sûrs qu'ils ne vous laisseront que cela: vos écrans plats. Donc comme lors du Munich original, on peut répéter sans trop adapter: "Entre la crise et le déshonneur, vous avez choisi le déshonneur et vous allez avoir la crise". Je parle ici d'une crise transformatrice et pas du jeux de "smoke and mirrors" que la corruption totale de nos dirigeants a permis de préserver jusqu'ici.
Some truth from the FED, at long last...
La mise à sac du trésor public et la destruction des institutions démocratiques sont désormais terminées. La seule question est combien de temps cela peut-il rester dissimulé?
Et quand les masques tomberont, j'ai bien peur que les banquiers aient beaucoup moins de scrupules que les potentats africains finissants à faire tirer sur la foule.
mardi 12 avril 2011
Hier soir à JFK
mercredi 6 avril 2011
Bienvenue aux Etats-Unis, "Land of the Free, Home of the brave"
Pour que personne ne se méprenne sur les intentions des Etats en cette matière (et leurs tendances naturellement liberticides en général) un jugement en appel aux Etats-Unis confirment le droit pour le gouvernement de saisir et d'examiner pour une durée indéterminée tous les équipements électroniques détenus par des voyageurs traversant la frontière américaine. Sans mandat et sans aucune justification. Bienvenue aux Etats-Unis.
Et la France, toujours en pointe en matière de flicage (cf hadopi), reste à la hauteur de sa réputation en obligeant les opérateurs internets à conserver des données de plus en plus longtemps sur leurs "clients" (tout en compromettant leurs mots de passe au passage pour faire bonne mesure).
mardi 5 avril 2011
Le spectre des massacres en Libye était une grossière exagération
De toute façon, ce critère pour le déclenchement d'hostilités (un génocide "possible") n'est évidemment pas acceptable pour tout citoyen qui se respecte. Comme si nos dirigeants avaient démontré ses dernières années qu'ils méritent qu'on lâche la laisse un tant soit peu en cette matière (désolé de troubler votre sommeil en vous rappelant que, oui, nous sommes censés les tenir en laisse et que ça s'appelle la démocratie). Tout cela fait furieusement penser au pre-crime de "Minority Report". Mais faut-il le rappeler à nos dirigeants: C'EST UN FILM!
lundi 4 avril 2011
Obama lance sa campagne de réélection
L'occasion d'une minute de nostalgie en revisitant cet article de Matt Taibbi qui nous rappelle que tout s'est joué dans les tous premiers moments du mandat d'Obama (comme dûment chroniqué à l'époque sur le blogo). Suite à l'annonce du deal qui sauve Citigroup le 23 novembre 2008, Robert Reich déclare:
"If you had any doubts at all about the primacy of Wall Street over Main Street," former labor secretary Robert Reich declares when the bailout is announced, "your doubts should be laid to rest."





