vendredi 20 février 2009
Plus gros que Madoff!
In what could turn out to be the greatest fraud in US history, American authorities have started to investigate the alleged role of senior military officers in the misuse of $125bn (£88bn) in a US -directed effort to reconstruct Iraq after the fall of Saddam Hussein. The exact sum missing may never be clear, but a report by the US Special Inspector General for Iraq Reconstruction (SIGIR) suggests it may exceed $50bn, making it an even bigger theft than Bernard Madoff's notorious Ponzi scheme.
(les autorités ont commencé à enquêter sur l'utilisation de $125 milliards censés avoir financé l'effort de reconstruction avec peu de résultats)
La corruption en Irak a été un des phénomènes annonciateurs (avec la guerre bien évidemment) du déraillement complet de l'Etat américain. L'usage de "palettes" de cash fraîchement imprimées pour organiser l'occupation avec peu ou pas de comptabilité laisse rêveur. J'espère que tout cet argent a fait l'objet d'une entrée dans la comptabilité nationale...
* Le titre de "Sir" d'Allen Stanford lui vient d'Antigua et pas de la reine d'Angleterre.
jeudi 19 février 2009
Mini Madoff
(Traduction/résumé: ça dit que Stanford a contribué notamment à financer Phil Gramm, sénateur qui s'est targué ensuite d'avoir "tué la législation anti-blanchîment).
The Stanford Financial Group hired its first Washington lobbyists in 1999, at the time the anti-money laundering drive was gathering steam. And the company quickly learned how to cultivate pull in the Capitol -- between July 2000 and July 2001, Stanford and his employees doled out $448,000 in "soft money" contributions to senior lawmakers in both parties, according to a report by watchdog group Public Citizen.
Among the lawmakers benefiting from Stanford's largesse was Senate Banking Committee Chairman Phil Gramm (R-TX), who let a House-passed money laundering bill die a quiet death in his panel in the last months of the Clinton administration.
According to Public Citizen's report, "Gramm later publicly boasted to a group of bankers that 'I killed the administration's anti-money-laundering legislation.'" But Stanford's attention was by no means limited to Republicans, who happened to control the Senate at the time. Stanford made a splash at the 2000 Democratic National Convention in Los Angeles, a tale that we'll pick up in Part Two of Mr. Stanford Goes to Washington ...
mercredi 18 février 2009
Pourquoi ne suis-je pas surpris?
Dans tous ces pays, les résultats ont été pires qu'attendus. Sauf un. Les Etats-Unis. C'est pas beautiful? Et pas "de peu": -5.5% attendus et -3.8% annoncés (il va y avoir évidemment les sempiternelles révisions - jusque trois après ans comme ils l'ont fait en 2007!). Ca tombe à pic: alors que l'on rentre dans l'épaisseur de la crise, tous les médias (européens ou pas) se ruent dans le "narrative" qui positionne l'Europe encore et toujours à la remorque. C'est aussi répétitif que Titi et Gros Minet, le coyotte et le "road runner" ou le chasseur et Bugs Bunny...
Les américains bâtissent sur du sable depuis 20 ans une économie "baudruche" qui est en train de s'écrouler. Le mécanisme qui a rendu cela possible a été un mensonge systématique sur les stats économiques qui présentait en permanence les Etats-Unis comme le lieu où l'investissement serait le plus sûr et le plus rentable. C'était la publicité mensongère qui est à la base de tous les "Ponzi scheme".
Maintenant que le monde s'enfonce dans la crise, devinez quoi: les chiffres de croissance américains sont encore deux fois meilleurs (lire "moins pires") que les chiffres européens ou japonais. Depuis que ces chiffres ont été publiés, l'euro et le yen ont perdu énormément de terrain par rapport au dollar.
Qui va dire stop? Comment ce repère de margoulins que constituent Wall Street et Washington peut-il avoir encore un tant soit peu de crédibilité? La vérité, c'est que les Etats-Unis sont pourris dans la masse (doublement démontré: d'abord par la création des conditions de la crise et ensuite par la réponse grotesque apportée à celle-ci par un pouvoir politique ostensiblement "yes man" des banques - en laissant de côté les autres problèmes) alors que l'Europe a une structure de pouvoir relativement saine (en comparaison) et des citoyens qui n'ont pas encore complètement jeté l'éponge sur le contrôle démocratique de leurs dirigeants.
Il paraît que la crise économique est aujourd'hui perçue par les Etats-Unis comme la première menace pesant sur leurs intérêts stratégiques. Avant c'était le terrorisme et ils n'ont pas hésité alors à piétiner toutes les valeurs dont ils se réclament pour supposément "mieux" le combattre. Comment peut-on dès lors imaginer dans ce contexte que des données comme les chiffres de la croissance ne soient pas manipulées? La diversité des nations européennes est une défense naturelle contre la manipulation centralisée de ce type de données. Je ne l'approuverais pas de toute façon. En revanche, avoir une task force qui passe en revue précisément les stats américaines (il n'y a pas beaucoup à gratter pour lever des loups: rien que les révisions sont complètement hors normes pour un français et donnent à un instant t beaucoup de lattitude pour des effets d'annonce qui pourront être rectifiés plus tard - cf la récession déclarée après coup en 2001) et des dirigeants qui émettent à haute voix des doutes sur les performances annoncées et le caractère baroque du track record de ces annonces américaines paraît aujourd'hui indispensable (voire des opérations de communication plus sophistiquées - les américains ne s'en privent pas).
Et nos médias de répéter tous ces chiffres comme s'il s'agissait de communications divines complètement irréfutables. Qui a donné aux américains ce "capital mensonge" qui semble apparemment inépuisable? La réponse est simple: c'est nous. Pour conclure donc, ce proverbe américain: ‘Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me.’ qui n'a jamais été aussi bien dit que par W:
Note: Le Monde l'AFP et Reuters combinent leurs forces pour sortir cette dépêche: "Le produit intérieur brut (PIB) de l'Allemagne s'est contracté de 2,1 % au quatrième trimestre, un recul sans précédent depuis la réunification en 1990." suivi de "En rythme annuel, le PIB allemand accuse une baisse 1,6% au quatrième trimestre, contre +1,4% sur la période juillet-septembre." N'y a-t-il pas un gars à l'AFP, chez Reuters ou au Monde qui comprend ce qu'il écrit? Sur LE chiffre économique devenu (à tort ou à raison) le métre étalon de nos économies, serait-il possible d'avoir une dépêche qui ne s'emmèle pas les pinceaux? Ca n'est pas compliqué: c'est la même tous les trimestres. Bon enfin c'est pas grave, ils n'en ont plus pour longtemps.
mardi 17 février 2009
Vivons nous vraiment dans une union monétaire?
Le blogo a évoqué le possible stress test de l'Euro il y a quelques mois déjà. Il semble que cela se rapproche. Il est probable que nous ne soyons qu'au début de la crise et l'idée que l'Euro soit d'ores et déjà si faible est un peu décourageant. Les américains envoient délibérément leur monnaie à la cave et l'Europe qui devraient logiquement moins souffrir de la crise (la logique s'applique-t-elle en cette matière?) n'en tire aucun bénéfice du point de vue monétaire (il faut dire que la BCE n'a pas clairement signalé qu'elle serait autre chose qu'une FED un peu plus pataude dans cette crise).
C'est la veillée d'arme avant le genre de péripéties monétaires qui rentre dans les livres d'histoire. J'espère que l'Euro en sortira aguerri et pas défait. En tout état de cause, voir que les deux membres les plus en difficulté sur les déficits publics sont ceux qui ont cédé aux sirènes du subprime (Espagne et Irlande) n'incite pas vraiment à la clémence. Si nous les aidons, on pourrait au moins leur demander de nous filer les écrans plats qu'ils ont achetés avec leurs crédits revolving garantis par leurs maisons préfabriquées.
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BCL (Blogo Compliant List): Liste évolutive de personnalités "Blogo compliant"
Tout d'abord, deux nouveaux venus (extrait de cette news Bloom):
How did we get into this mess? Talbott blames everyone from average Americans who caught “the greed bug” to hedge funds and credit-default swaps. The single biggest error, he says, was for U.S. citizens to allow their national politicians to take large campaign contributions from big business and Wall Street
-- a theme Kevin Phillips developed in “Bad Money.”
“This crisis was no accident,” he says. It began, in Talbot’s view, because the U.S. government was “co-opted” into deregulating the financial industry. Politicians were “paid to deregulate industry,” taking billions of dollars each year in campaign contributions.
Kevin Phillips et John Talbott donc. Mais aussi:
Nicolas Taleb
Alan Grayson
Jim Rogers
Peter Schiff
Joseph Stiglitzt
Robert Reich
Simon Johnson
Paul Krugman
Jacques Attali
Bill Moyers
Barack Obama
Dylan Ratigan
Glenn Greenwald
Matt Taibbi
Eliot Spitzer
Nouriel Roubini (pas de lien encore mais bientôt)
Marc Faber
Lawrence Kotlikoff
Espérons que cette liste s'étoffe de plus en plus: c'est la condition d'un véritable changement dans la politique économique américaine. Vous remarquerez l'absence de Nouriel Roubini. Pourtant, peu de gens ont décrit aussi cliniquement ce qui allait se passer et pourquoi ça allait se passer. Le problème est que j'ai l'impression qu'il a des ambitions politiques et qu'il cire du coup les pompes de Geithner. Il lisse son profil pour être "bankable" à Wall Street ou embauchable par Obama, "fair game" mais un peu trop calculé pour apparaître dans la liste des "incorruptibles" du blogo**. Cette liste va changer mais je n'effacerai personne, les gens supprimés seront signalés avec l'explication de leur infortune.
* En gros: "La crise économique trouve ses causes dans la corruption de la démocratie américaine. Les "oligarques" qui se sont enrichis en créant les conditions de la crise ont encore fermement les rênes du pouvoir Obama ou pas (Geithner = Paulson, Bernanke = Bernanke). Ils l'utilisent dans le but exclusif d'en assurer la continuité (no surprise there). Le bon sens, la logique économique et accessoirement la morale voudraient que ces élites faillies soient remplacées et que l'on instille chez les nouveaux dirigeants la "fear of God" qui faisait clairement défaut aux anciens.
** Est-il légitime de mettre un Jim Rogers (qui a fortune faite et n'attend rien de personne) sur le même plan que Roubini qui a (presque) la vie devant lui? N'est-il pas normal que l'un n'épargne personne alors que l'autre ménage les susceptibilités? Pour l'instant, le blogo choisit l'intransigeance. A noter tout de même que Roubini, qui sait identifier les systèmes au bord de la faillite, semble avoir confiance dans le futur des oligarques.
Joe Stiglitz sur le contexte politique de la crise
Pour Hubris Kills
Tout d'abord, la vidéo du même Simon Johnson interviewé par Bill Moyers, le seul journaliste des MSM (mainstream media pour ceux qui ne suivent pas) qui est assez "à gauche" pour ouvrir la porte aux blogueurs contestataires type Glenn Greenwald (invité deux fois depuis l'élection d'Obama). Il avait fait ce documentaire excellent sur la complicité active de tous les médias américains (sauf Mc Clatchy) dans la propagande pro-guerre en 2003: Buying the war (je l'ai déjà linké). Cela est-il tout à coup assez pro pour toi, Hubris Kills?
Partie 2
Partie 3
Ensuite, TPMTv est une évolution du blog Talking Points Memo qui est déjà devenu une petite entreprise avec plusieurs journalistes (ou blogueurs). Ils ont décidé d'insérer dans un contenu principalement "texte" des petites séquences audiovisuelles. Ils ont interviewé Joseph Stiglitz très récemment par exemple. Je conteste donc ton rejet par principe de documents vidéos ayant une réalisation imparfaite et/ou cheap. Une réalisation parfaite te garantit le confort visuel mais surtout le confort intellectuel: ce que tu vas entendre va être "war loving, bailout adoring, The Economist/FT/WSJ compliant". Les professionnels de l'information n'informent pas, place donc aux amateurs.
vendredi 13 février 2009
Un économiste du FMI contre les "oligarques américains"
Essayer de regonfler à coup d'inflation le système d'allocation du capital complètement pourri dans lequel nous vivons depuis au moins dix ans (sécuritisation dévoyée, déséquilibres internationaux majeurs etc...) comme s'y emploie le gouvernement américain est une erreur majeure. Ca ne marchera pas et même si ça marchait, ça ne durerait qu'un temps probablement assez court. Il faut repartir de zéro. Tous les métiers liés à la finance se trouvent aujourd'hui face à une page blanche. Quels sont les grands principes qui doivent présider à la refonte du système financier international? L'alignement d'intérêts entre celui qui prend la décision de prêter et celui qui apporte les fonds semble être un bon départ (la sécuritisation l'a mis à mal). La sous-traitance par les banques de l'évaluation des risques à des agences de notation doit également disparaître. C'est leur métier, qu'elles le fassent. Celles qui n'y arriveront pas disparaîtront et celles qui sauront le faire gagneront de l'argent (moins qu'avant).
mercredi 11 février 2009
Taleb et Roubini sur CNBC
Taleb (je paraphrase):
"There are not that many people who saw this crisis coming who are in government. Let's have Roubini in government." "I want to see people who are responsible for this crisis like Bernanke out of government".
Un journaliste l'interrompt:
"Let's bring this back to the real reason we're doing this..."
Je considère souvent les banques et le gouvernement comme une entité unique dans cette crise. Je devrais systématiquement associer les médias à cet attelage. Si j'oublie parfois en raison du caractère de plus en plus grotesque et "irrelevant" du "4ème pouvoir", sachez que le coeur y est.
mardi 10 février 2009
Vous vous étiez fait larguer pour un investment banker?
Dans le genre, la crise a révélé le concept de "toxic wife", celle qui vous laisse tomber peu de temps après votre employeur ou quand le bonus déçoit. Ou encore qui tente de se séparer rapidement pour profiter d'une date d'évaluation du capital et des revenus antérieure à la crise. Cela paraît un peu énorme mais si ce sont les déclarations fiscales qui permettent de calculer les pensions par exemple, cela peut fonctionner (Mesdames, the clock is ticking...). Voir ici sur la crise et les divorces.
Vous avez aussi "Dating A Banker Anonymous" qui a défrayé la chronique récemment où des "Gold Diggers" (chercheuses d'or) façon "Intolérable Cruauté" racontent leurs expériences.
Evidemment, à la grande époque, il y avait aussi le site traderdater.com "The world's first industry-specific online dating site, Trader Dater was built exclusively for women interested in meeting professional traders." Le site semble avoir disparu depuis.
Il n'y a pas que des victimes de la crise dans le monde réel ceci dit. On pourrait se demander par exemple ce que devient Mr Big, l'homme idéal de Carrie Bradshaw dans "Sex and the City". Son profil wikipédia dit "Entrepreneur, Financier"...
Note: Pour illustrer ce thème, la photo de Marcus Shencker (et d'une blonde), pilote privé qui a essayé de faire croire à sa mort en sautant en parachute de son avion. Il avait fait une "mini Madoff" de $50 mln et pensait s'en tirer en disparaissant. A noter qu'il dort en prison contrairement à Bernie. La photo est furieusement kitsch, symbole d'une époque en train de se terminer (il y a quand même eu $18 milliards de bonus distribués cette saison).
lundi 9 février 2009
Getting a grip on power
Cela pose le problème de l'agitation et de la confusion qui règne dans les nominations des membres de l'administration. Ma thèse est que le système politique américain a pris l'habitude de fonctionner sans président depuis le scandale Lewinsky. Cela rend la tâche d'Obama difficile dans la mesure où en plus de la transition, il doit réaliser une restauration de la fonction présidentielle (à distinguer de la présidence qui, elle, a toujours fonctionné, notamment grâce à Dick Cheney).
Obama n'est pas encore cornerisé mais il faudrait que les choses s'améliorent rapidement. Les nominations sont cruciales pour qu'il affirme son pouvoir. C'est à la fois sont premier acte et la précondition de tous les autres. Laisser des gens comme Summers diminuer les autres collaborateurs fraîchement nommés sont des signes de faiblesse pour Obama. Il pourrait virer Summers pour l'exemple mais il est déjà sur la défensive sur le plan des nominations. J'ai entendu un commentateur dire qu'Obama était loué, admiré et respecté mais qu'il manquait encore un aspect à l'affirmation de son pouvoir: il n'était pas craint.
Le débat sur le stimulus et l'insistance surprenante (pas pour les lecteurs du blogo) d'Obama pour en faire un effort bipartisan qui n'a mené à rien ont affaibli (un peu) le nouveau président. Il faut dire qu'il n'est pas aidé par les médias. Les républicains ont été surreprésentés sur les ondes pendant la présidence Bush et cela était parfois expliqué par le fait qu'ils étaient au pouvoir (pas depuis 2006 au congrès mais bon). Alors il est surprenant qu'on continue à voir des chiffres comme ceux figurant sur le graphe plus bas. Beaucoup de blogueurs s'en indignent. Les médias, stigmatisés sous l'ère Reagan comme "The Liberal Media" (médias de gauche), sont devenus en 30 ans une force tirant le débat politique américain avec vigueur vers la droite.
L'hyperinflation au coin de la rue?
L'entrée wikipédia sur l'hyperinflation cite cinq artifices classiquement utilisé par les Etats pour maquiller l'inflation:
- Outright lying in official statistics such as money supply, inflation or reserves.
- Suppression of publication of money supply statistics, or inflation indices.
- Price and wage controls.
- Forced savings schemes, designed to suck up excess liquidity. These savings schemes may be described as pensions schemes, emergency funds, war funds, or something similar.
- Adjusting the components of the Consumer price index, to remove those items whose prices are rising the fastest.
Enfin, dans ce pot-pourri sur l'inflation, une déclaration récente de Roubini sur l'inflation: “Inflation is the path of least resistance for politicians, but it is dangerous.” Indeed.
Numéricable
dimanche 8 février 2009
Pas de propagande aux Etats-Unis, c'est la loi
Et ne pensez pas que le fait que le monde se soit opposé à la guerre en Irak montre que cela ne sert à rien. Le fait que l'opposition soit bien moindre que l'opposition à la guerre du Vietnam peut être considéré comme un succès. Combien d'Abu Ghraib ont-ils été étouffés? Parle-t-on souvent des victimes civiles de la campagne américaine (morts/blessés/déplacés)? Combien de fois nos médias ont-ils docilement répété que le "Numéro 2 d'Al Qaeda©" avait été éliminé comme si l'organigramme en était publié trimestriellement? Combien de fois nous a-t-on présenté les violences en Irak comme le produit de conflits interethniques (renforçant en cela les préjugés que les américains pouvaient avoir sur "les musulmans": terror = muslims) en occultant totalement la problématique occupation/résistance qui doit quand même avoir été à l'oeuvre de temps en temps? D'ailleurs je ne me souviens pas avoir souvent vu des médias occidentaux parler de "résistance irakienne" et je suis certain que cela aurait très fortement déplu aux responsables des psyops du Department of Defense qui mènent une guerre de tranchées sur les terminologies utilisées par les médias. Par exemple, en faisant accepter par tout le monde le branding "Al Qaeda in Irak©" alors que cette organisation semble avoir été essentiellement un épouvantail. Mais associé l'Irak et Al Qaeda de cette manière, quelle victoire pour le Pentagon de Bush!
On peut aussi évoquer "Liquids on Plane©" ou "Anthrax Scare©" mais il m'est bien sûr impossible ici d'être exhaustif, il faudrait plusieurs volumes. Dans le même ordre d'idée, on peut se demander dans quelle mesure supprimer Ben Laden n'aurait pas été se tirer dans le pied pour Bush: à quoi bon se débarrasser d'une marque aussi puissante? Comment mobiliser les ressources du pays pour la GWOT© (Global War On Terror) une fois cette figure emblématique supprimée? Voilà une explication bien plus rationnelle à la survie de celui-ci (pendant 8 ans!) que la simple incompétence de la première armée du monde.
samedi 7 février 2009
Friday Plane Blogging

vendredi 6 février 2009
Vous avez aimé le subprime?
A l'été 2007 (juillet), les agences de notation ont baissé les notes des produits subprime et ça a marqué le début de la crise financière. De même là, Moody's annonce la revue des notes sur $300 milliards de dettes dans le CRE. Ce sont des revues similaires qui avaient marqué le début de la crise en juillet 2007. Il semble que cette fois-ci, les marchés aient pris les devants (les spread sont déjà élevés). Néanmoins, pour tous ceux qui espéraient un rebond au deuxième semestre, c'est rapé. Il faut reconnaître qu'ils n'étaient plus nombreux.


