lundi 7 juin 2010

NCAR

Vous vous seriez bien passés de connaître cet acronyme mais BP en a décidé autrement. Il s'agit du "National Center for Atmospheric Research" qui a mis cette vidéo sur youtube:

dimanche 6 juin 2010

Corrompu jusqu'à la moëlle

Le sous-titre du Blogo pourrait (devrait?) être "Chronique de la chute de l'Empire", voire au risque d'être indigeste "Chronique de la chute de l'Empire sous le poids de sa propre corruption".

Les exemples du contrôle par des intérêts corporatistes des institutions de l'Etat qui intéressent leurs activités sont légions. Le Blogo s'est fait un devoir de l'éclairer le plus souvent possible. Système de santé, complexe militaro-industriel, finance (!), telcos: l'Etat américain n'est là que pour entériner les réformes (ou leur absence...) souhaitées par les lobbies de tout poil.

Dernier exemple en date, la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique qui met à jour les relations absolument nauséabondes (surprise!) entre les politiques et les titans de l'énergie. Glenn Greenwald est sur le coup et démasque à nouveau la continuité de la politique d'Obama avec celle de Bush. Affligeant. L'occasion pour le blogo de rappeler son motto: nous ne vivons pas une crise économique mais une crise politique qui a des conséquences économiques. La démocratie américaine doit être refondée. A l'heure actuelle, elle est tout simplement bonne à mettre à la poubelle. Cela ne l'empêche pas de diriger le monde ce qui est une insulte de chaque instant à notre intelligence en plus d'être extrêmement dangereux. La maladie atteint néanmoins son stade terminal. Tic tac, tic tac...

Back to Greenwald (lire l'intégralité si vous avez le temps ici):

Yet who did Obama choose to head the Interior Department? Ken Salazar, notorious for being beholden to the very industries he would be regulating.
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Salazar turned out to be exactly what it was obvious he would be when Obama chose him. As Mother Jones' Kate Sheppard reported this week, Salazar hired Sylvia B. Vaca for the position of deputy administrator for land and minerals management. Who is Vaca? She's a former BP Executive who is the classic case of the revolving-door sleaze that runs the Federal Government on behalf of the industries it purportedly regulates.
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What happened here was obvious: Obama chose one of the most industry-pleasing, industry-subservient Democrats to head the Interior Department despite what everyone knew was the pervasive corruption at that Department and its serving as an industry rubber stamp for years. And Obama got exactly what was obvious he would get by making that choice.
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In this episode one thus finds virtually every harmful dynamic of the Obama era. Indeed, this story is found in virtually every realm. Ken Salazar and Sylvia Vaca are to the Interior Department what the countless Goldman, Sachs officials are to Treasury and other financial regulatory arms of the Obama administration. The administration has taken some commendable steps to at least create the appearance of limiting lobbying influence, but the corporate ownership of the Federal Government is as strong as ever. Ken Salazar, the BP exemptions, and the very dubious excuses being offered to justify them illustrate that as much as anything.
...
UPDATE II: The Huffington Post's Sam Stein reports that "in the first three months of this year alone, . . . BP has hired at least 27 lobbyists who formerly worked in Congress or the executive branch." BP also hired the Podesta Group, the firm owned by the brother of Obama transition chief and President of Center for American Progress John Podesta, where they received the services of numerous former Democratic and GOP officials, as well as Tony Podesta himself. Writes Stein: "Tony Podesta declined a request for comment, as did the White House."


CQFD* (thanks to Glenn Greenwald once again)
* A la relecture le CQFD peut paraître exagéré car il n'y a que peu d'éléments factuels dans les extraits que j'ai choisis. Le texte de Greenwald en comporte de nombreux, notamment sur le détail des procédures d'aprobation des forages dans le golfe du Mexique qui semblent en plus continuer à se passer comme avant le désastre.

Friday Plane Blogging

samedi 5 juin 2010

Obama amoureux des predator drones?

Le blogo avait déjà parlé de la blague bizarre faite par Obama au sujet de l'usage des predator drones. Il semblait à la fois insensible aux dévastations infligées par ce biais et vaguement macho au sujet de leur utilisation. Il semblait également ne pas mesurer l'image détestable et totalitaire que ces drones donnent de la puissance américaine. C'est bien simple: on croirait ces machines tout droit sorti de "Terminator" où des humains luttent précisément contre des machines...

Gareth Porter nous signale que l'administration Obama est en effet très friande de ces armes mais surtout que de nombreux cadres de la CIA commencent à les trouver inutiles et contre-productives. Au lieu d'entraîner la résignation des masses sous leurs feux, certains disent qu'elles ne font que les radicaliser.

Curieux* de voir Obama s'enticher d'une arme si dévastatrice et si peu économe en victimes collatérales. Est-il difficile de garder la tête froide quand on est à la tête de la première armée du monde? Quoi qu'il en soit, on a le droit d'être déçu une fois de plus par BO.

* Je me rends compte qu'en utilisant "curieux", je tombe dans le paneau classique de tous les commentateurs "de bonne volonté" qui consiste à prêter à Barack Obama de bonnes intentions. Ca n'est plus tellement "curieux" à ce stade.

mardi 1 juin 2010

Not that there is anything wrong with it...

Via Naked Capitalism, une information précieuse sur les relations entre Geithner et Obama dans un article de NY Magazine:

Indeed, the president’s support for his Treasury secretary has been unwavering. (Axelrod would laugh at rumors that Geithner was about to get the boot: “Don’t these people realize they have a man-crush on each other?”

On imagine facilement Geithner fasciné par Obama mais la réciproque est un peu contre-intuitive. Il faut dire que Geithner représente Wall Street. C'est peut-être le secret de son charme. Mais si la vérité est qu'Obama fait la politique de Wall Street car il trouve Geithner sympa, c'est franchement inquiétant.

Epargner totalement les banques ne peut plus durer

Yves Smith signale que le choix de l'Europe de sacrifier les populations des pays du sud (pour l'instant) pour que les banques ne prennent presque aucune perte n'est pas soutenable. Elle pointe à juste titre que les citoyens qui voient leur salaire diminuer n'ont pas pris de risques consciemment alors que les banques sont censées prendre des risques (c'est leur métier en théorie). La crispation des pouvoirs politiques et leur refus total de voir les banques assumer au moins une part du coût de cette crise sont ridicules en plus d'être immorales. Yves Smith met en garde contre un contre-coup politique majeur. Quand on voit nos politiques, on se demande bien qui pourrait l'animer. Pour l'instant. Si le mouvement est puissant, il se trouvera bien des hommes politiques (nouveaux ou déjà aujourd'hui sur la scène) pour l'incarner.

Yves here. We are not suggesting that there are pretty or painless ways out. But the course of action underway makes shielding Eurobanks from losses one of its top priorities. Yet any program that is going to make average workers take big hits (remember, wage cuts will hit all workers, irrespective of whether they were prudent or reckless) also needs to have at least the patina of shared sacrifice. More costs need to be imposed on banks and bank investors. Equity and bond investors are risk capital, yet they are being shielded again and again from the consequences of their poor decisions. The longer that goes on, the greater the odds of political blowback that will undermine efforts to create greater stability within the eurozone.

Baroin affligeant

When Rating Agencies say: "Jump!", François Baroin asks: "How high?". (Quand les agences de notations demandent de sauter, François Baroin demande: "A quelle hauteur?".)

Non, nous ne sommes pas aidés. Le blogo ne cesse de rappeler que l'influence américaine n'existe plus que dans nos têtes mais avec des têtes comme celles de François Baroin, elle n'a pas de soucis à se faire.

J'ai peur que sa crédibilité comme ministre du bugdget ne repose que sur le ton grave qu'il adopte en toute circonstance. Il a ainsi déclaré hier que conserver la note AAA était pour la France "un objectif tendu". Comment mieux s'inscrire psychologiquement dans une structure de pouvoir qui vous est hostile? Alors, oui, qu'il ne pense qu'à cela jour et nuit est probablement inévitable vu sa position mais qu'il s'en vante est absolument consternant. Les dirigeants européens et mondiaux doivent changer de cadre de pensée. Si après ce qu'il s'est passé ils n'arrivent même pas à s'affranchir dans leurs discours de l'allégeance réflexive aux agences de notation, nous ne sommes vraiment pas rendus (la réalité étant probablement celle-là: nous ne sommes pas rendus!).

Bien sûr, on voit bien la ruse politique "à deux francs" pour un ministre du budget qui consiste à dire: "C'est pas moi qui suis méchant, c'est à cause de l'autre là-bas!" mais il peut tout aussi bien utiliser "les marchés" ou "la nécessité de maintenir notre réputation d'emprunteur" en évitant soigneusement de revalider ces agents de Wall Street discrédités comme arbitre des élégances en matière de solvabilité des Etats.

Est-ce seulement Baroin? Nos dirigeants ont-ils compris que l'économie mondiale était un casino et que le joueur principal était également croupier? Quand va-t-on arrêter de s'étonner d'avoir de mauvaises cartes?

Barry Ritholtz pense que personne n'échappe pas à sa culpabilité

Je veux bien le croire dans le cas de Bob Rubin mais n'est-il pas raisonnable d'imaginer qu'avoir engrangé des centaines de millions de dollar ne rend pas la culpabilité plus facile à supporter? Et pour un individu qui serait rongé de l'intérieur, combien de "millionnaires de base" de Wall Street qui de toute façon n'ont rien compris à rien, trouvent tout cela normal et dorment sur leurs deux oreilles? Le problème c'est que tous ces gens n'ont pas payé le prix de leur forfait et s'en sortent au contraire et incroyablement plutôt mieux que les autres. "There is something rotten in the Kingdom of Denmark".

Barry Ritholtz:

She introduces me to Lurch, but I’m only half listening, and I shake the old guy’s hand before bolting for my flight.

In the cab from the Bellagio to the airport, it dawns on me just what Sandra said: “Barry, this is Robert Rubin.” No bullshit, that’s who it was. He looked terrible; Clinton who just had quadruple bypass, looked much better.

Then again, Slick Willie’s biggest crime was sexual, not economic in nature. Whatever rationales Rubin’s conscious mind may have made about his role in the collapse, his subconscious knows better. And while no one else seems to be doing this, his subconscious is in the process of kicking his own ass. He seems to be slowly dying inside, at the behest of his own brain’s sense of guilt.

Et la liste des 10 capitalistes américains les plus corrompus:

America’s Ten Most Corrupt Capitalists

1. Robert Rubin
2. Alan Greenspan
3. Larry Summers
4. Phil and Wendy Gramm
5. Jamie Dimon
6. Stephen Friedman
7. Robert Steel
8. Henry Paulson
9. Warren Buffett

10. Goldman Sachs:

-Joshua Bolton, chief of staff for George W. Bush, was a Goldman man
-Current New York Fed President William Dudley is a Goldman man
-Current Commodity Futures Trading Commission Chairman Gary Gensler has been a responsible regulator under Obama, but he was a deregulatory hawk during the Clinton years, and worked at Goldman for nearly two decades before that.
-A top aide to Timothy Geithner, Gene Sperling, is a Goldman man
-Current Treasury Undersecretary Robert Hormats is a Goldman man
-Current Treasury Chief of Staff Mark Patterson is a former Goldman lobbyist
-Former SEC Chairman Arthur Levitt is now a Goldman adviser
-Neel Kashkari, Henry Paulson’s deputy on TARP, was a Goldman man
-COO of the SEC Enforcement Division Adam Storch is a Goldman man
-Former Sen. John Corzine, D-N.J., was Goldman’s CEO before Henry Paulson
-Rep. Jim Himes, D-Conn., was a Goldman Vice President before he ran for Congress
-Former House Minority Leader Dick Gephardt, D-Mo., now lobbies for Goldman

Volatilité: nous sommes repartis pour un tour

Via TBP. Il s'agit de la volatilité sur 10 ans (mesure de la volatilité implicite des options sur le S&P 500). Cela équivaut à l' "agitation" sur les marchés.

Pourquoi pas?

Amnésie collective

Une fuite de pétrole similaire a déjà eu lieu dans le Golfe du Mexique en 1979. Les similitudes sont étonnantes. Etonnant également que cela soit présenté comme une "news" sur Talking Points Memo plusieurs semaines après l'évènement.

La fuite avait duré dix mois et elle avait fait diminuer les recettes du tourisme du Texas. 3,5 millions de barrils échappés, similaire à la fuite actuelle. 162 miles de côtes ont été touchés! Différence de taille: la fuite était à 40m sous la mer. Le fait qu'elle n'est pas été comblée avant qu'il y ait des "forages de soulagement" montre que cela sera sans doute similaire pour Deep Horizon car le défi technique à 1500m sous l'eau est encore autre chose. Les méthodes qui avaient été tentées étaient exactement les mêmes.

L'internet va sans doute empêcher ce genre d'amnésie collective (s'il a une mémoire à long terme ce qui reste à démontrer). (largement repris de TPM, essentiellement traduit)

lundi 31 mai 2010

Flotille

C'est Memorial Day. Les blogueurs américains restent cependant étrangement silencieux sur la prise d'assaut par l'armée israélienne d'un navire civil dans les eaux internationales ayant conduit à plusieurs morts. Josh Marshall couvre l'évènement à TPM. ZH est sur le coup. Rien sur Daily Kos ou Atrios.

Glenn Greenwald, le "blogger hero" du blogo, s'insurge et nous rappelle une citation de Dov Weissglass (ancien conseiller d'Ehud Olmert) de 2006: "L'idée est de mettre les palestiniens au régime, pas de les faire mourir de faim".

Pour ce qui est du blogo, j'attire votre attention sur cet éditorial du Financial Times (pour une fois).

dimanche 30 mai 2010

Elles vous tiennent dans leurs mains...

Ou votre monnaie plutôt mais ça n'est pas tellement différent. Il s'agit des agences de notation discréditées par la crise. En 2009, elles ont continué à donné la meilleure note possible (AAA) à des obligations qui sont passées au statut "spéculatif" en 2010. Elles ne s'améliorent pas mais elles font toujours la loi sur les marchés monétaires. (via CR)

Standard & Poor’s cut to junk the ratings on certain securities, backed by U.S. mortgage bonds, that it granted AAA grades when they were created last year ...

The reductions were among downgrades to 308 classes of so- called re-remics, or re-securitizations, created from 2005 through 2009 ...

“The downgrades reflect our assessment of the significant deterioration in performance of the loans backing the underlying certificates,” S&P analysts Cesar Romero and Terry G. Osterweil said in the statement.

La "fake economy" de l'immobilier américain (et du reste d'ailleurs...)

Certains indicateurs dans l'immobilier US repartent doucement vers le haut. Raison de se réjouir? Pas exactement, comme le reste de l'économie américaine, l'immobilier est sous respiration artificielle. It's all smoke and mirrors... On est au final plus tellement loin des Gosplan soviétiques ou des statistiques chinoises. Tout repose sur les épaules de la FED et sur l'illusion (savamment entretenue notamment par le dézingage de l'euro) de la puissance américaine (lire solvabilité). Via CR.

“This is a market purely on life support, sustained by the federal government. Having FHA do this much volume is a sign of a very sick system.”

Federal Housing Commissioner David Stevens at Mortgage Bankers Association Government Housing Conference (see Bloomberg, the FHA was involved in more transactions in Q1 than Fannie and Freddie combined)

Graphes de Calculated Risks:


Sur la réforme financière aux US

Le blogo a été silencieux sur la réforme de la finance aux Etats-Unis. Tout n'est pas encore figé mais j'aime bien ce commentaire de David Kurtz à TPM Media:

Historians will probably conclude that the package of reforms was surprisingly modest given the depth and severity of the 2008-09 financial crisis. A harsher historical judgment might find that the political and economic power wielded by the financial industry in the late 20th and early 21st centuries was so extensive that it could weather a near total collapse of the system without having to yield its power or privilege.

El Blogo pour le "harsher historical judgment", needless to say.

samedi 29 mai 2010

vendredi 28 mai 2010

Krach en direct...

A chaque fois que j'ai du mal à naviguer sur ZH, je jette un coup d'oeil aux marchés. Et voilà, une fois encore, chute très forte en très peu de temps. ZH semble être devenue la valeur refuge de l'information financière.

Voyons quelle news a bien pu provoquer cette chute...

Comment la FED et Wall Street utilise les marchés pour prendre les Etats-Unis et le monde en otage

Pas très fin mais efficace. (via ZH)

Une Sénatrice confie à un administré frustré qu'elle n'a voté pour la reconduction de Bernanke que sous la menace d'un krach boursier:

I was advised that rejecting his nomination would cause markets to nose dive, which would hurt retirees and families saving for their future. I am not enthusiastic in my support.

Un autre sénateur explique en réponse à un autre administré pourquoi cette situation est inacceptable:

While I have heard the concerns of many that the failure to confirm Mr. Bernanke would have damaged the financial markets and jeopardized our economy recovery, I do not believe that anyone, including Mr. Bernanke, is too big to be replaced. We should not hold our economy hostage to the Wall Street threat that total economic collapse is the sure result of not doing everything they want.

mercredi 26 mai 2010

Light Provence Blogging

Pas beaucoup de posts récemment. Il faut dire que je me suis perdu dans les Alpilles ce week-end et que vue de là-bas, la crise semble beaucoup moins inquiétante.

dimanche 23 mai 2010

Jim Rickards Blogo Compliant

Je ne sais pas grand chose sur Jim Rickards mis à part le fait qu'il était chez LTCM et que je suis d'accord avec ses récentes déclarations sur les CDS et Merkel (via ZH):

Also discussed is Germany's ban on naked shorting, which Rickards applauds, not so much as a policy move, but as a symbolic stand by European sovereigns against the bullying power of Wall Street, something we fully agree with is long overdue. "Merkel will definitely be supported by others. I know the French were a little but upset that she did it, but they are not upset because she did it, but that she did it first. Sarkozy will join in."
...
Some critical insight from Rickards in terms of European geopolitics is the following: "People get so hung up on economics, and efficient markets, and all that which has been largely discredited at this point. But these are NATO allies. Greece controls the ceiling of the Eastern Mediterranean and the Aegean, they have a very robust military budget. Same thing with Spain. Spain's been a very important NATO ally throughout the cold war, Italy etc. Can you imagine if during the cold war the Soviet Union had undermined all the countries, it would have been the start of World War III. And yet we are letting investment banks do the same thing. We are letting investment banks undermine the finances, cast doubt on the credibility, create civil unrest, riots, death. It's the kind of thing that in a military frontal assault would be repelled, but somehow we let Wall Street attack the countries and do nothing about it. I am glad that someone is finally standing up, and I expect that Merkel will be joined by others. I am not against speculation. Let speculators put up some money, let them do on an exchange, let the pricing be transparent, let them do variation margin... This no money down shadow credit default swap market is completely destructive."