Et pourquoi pas la CIA directement? Julian Assange n'a visiblement pas eu le mémo: le NYT a été le principal facilitateur de la guerre en Irak dans l'espace médiatique américain (en neutralisant l'opposition de gauche modérée à la guerre au lieu de la galvaniser - il y avait matière...). Aujourd'hui, il joue le même rôle alarmiste sur l'Iran sans que personne ne le lui reproche vraiment. L'obstination de Wikileaks à recourir aux vieux médias pour l'éditorialisation de ses fuites est un problème central dans la crédibilité de cette organisation.
Surtout quand on lit l'extrait suivant de cet article du monde qui nous en dit long sur la servilité spontanée de nos médias envers les intérêts américains:
Informer, cependant, n'interdit pas d'agir avec responsabilité. Transparence et discernement ne sont pas incompatibles – et c'est sans doute ce qui nous distingue de la stratégie de fond de WikiLeaks. Les cinq journaux partenaires ont travaillé sur les mêmes documents bruts et celui qui est en première ligne, le New York Times, a informé les autorités américaines des télégrammes qu'il comptait utiliser, leur proposant de lui soumettre les préoccupations qu'elles pourraient avoir en termes de sécurité.
En commun, les cinq journaux ont soigneusement édité les textes bruts utilisés afin d'en retirer tous les noms et indices dont la divulgation pourrait entraîner des risques pour des personnes physiques. Le Monde a aussi offert aux responsables américains de faire valoir leur point de vue dans ses colonnes : c'est à ce titre que nous publions une tribune de l'ambassadeur des Etats-Unis en France en pages Débats.
Enfin, ce n'est pas un hasard si ces nouvelles révélations émanent des Etats-Unis, le pays le plus avancé technologiquement et, d'une certaine manière, la société la plus transparente, plutôt que de Chine ou de Russie. Par sa nature ouverte, une puissance démocratique s'expose à plus d'intrusions qu'un pouvoir fermé ou opaque. C'est des Etats-Unis qu'est partie la révolution Internet, c'est là aussi que vit la tradition des "whistleblowers", ces "sonneurs d'alarme" de la société civile. Et WikiLeaks le sait mieux que personne.
Questions pour Sylvie Kaufmann: Le Monde n'a-t-il publié que les messages diplomatiques qui avaient été jugés "publiables" par le NYT après délibération avec le département d'Etat? Si c'est le cas, comment justifiez-vous cette subordination? (Y a-t-il un lien capitalistique entre les deux entités qui m'auraient échappé?) Si ça n'est pas le cas, pouvez-vous nous donner un exemple?
Well, folks, it's official - mark November 22, 2010 in your calendars - today is the day the Ponzi starts in earnest. With today's $8.3 billion POMO monetization, the Fed's official holdings of US Treasury securities now amount to $891.3 billion, which is higher than the second largest holder of US debt: China, which as of September 30 held $884 billion, and Japan, with $864 billion.
ABC News: The U.S. Department of Agriculture reported that in 2009, nearly 50 million Americans -- 15 percent of U.S. families -- were "food insecure," meaning they were "uncertain of having, or unable to acquire, enough food to meet the needs of all their family members" -- either they didn't have enough money or lacked other resources to buy food. One in 10 families with children worried about food at some point in the year. Between 500,000 and 1 million families were so strapped the children had to go without eating at some point....
The United States is increasingly a safety-net nation, with one in four Americans now enrolled in one of the 15 federal feeding programs. Forty-two million people currently receive monthly benefits under the Supplemental Nutrition Assistance Program, more commonly known as food stamps. That's up by 10 million from a year ago....
Feeding America, an organization that runs a nationwide network of food banks and bills itself as "the nation's leading domestic hunger-relief charity," said the number of people seeking help from its food banks has increased 46 percent over the past four years, from 25 million to 37 million.
Heureusement que l'industrie du luxe atteint des sommets en bourse... Le silence médiatique devant cette abomination est inqualifiable. Where is the fucking outrage? L'absence totale de sens moral doit être l'un symptomes d'une structure de pouvoir en phase terminale. Et le cynisme. Partout. Cette dernière violence peut faire croire que le système est tout-puissant et inébranlable, qu'il va durer mille ans. Bien au contraire, elle symbolise que les règles ont été abolies et qu'il est en fait déjà mort.
Pour ceux qui ne sont pas convaincus par l'utilisation de l'industrie du luxe comme un proxy de la santé du secteur financier, il y a ça via ZH: In a just released report, New York State's Comptroller Thomas DiNapoli presents his expectations for what is set to be another bumper year for Wall Street. Per the report: "The first quarter of 2010 was among the most profitable on record ($10.3 billion), but in the second quarter profits eased (to $3.8 billion) and were more in line with pre-crisis levels. It appears that profits were relatively modest in the third quarter as well, but 2010 could still be the fourth most profitable year for the securities industry in New York City." Yet here is the most relevant piece: "While it appears that the cash bonus pool will be smaller than last year, the average bonus paid to employees in the securities industry in New York City may be a bit larger, since the pool will be divided among fewer workers given continued staff reductions". Money well earned. So summarizing the report - in a year when US underemployment persists at around 17%, when the US federal debt is at nosebleed levels, when well over 40 million Americans are on foodstamps, when personal bankruptcies are at the highest they have been in 5 years, when GDP is about to turn red again, when America still doesn't have a formal budget, the average banker bonus may be one the biggest ever on record. Peasants - 0; Kleptocrats - 1.
“We have a Aaa outlook for the U.S. that is stable and we are not contemplating changing anything anytime soon, that is the bottom line,” Steven Hess, senior credit officer at Moody’s in New York, said in an interview today.
"I think the Fed is injecting high grade monetary heroin into the financial system of the world, and one of these days it is going to kill the patient." Yawn.
Il y a eu un incident en tout point similaire à l'explosion du moteur de l'A380 sur un 747 de Qantas au départ de San Francisco le 30 août 2010 (rapport d'incident). Disons simplement que cela a eu un retentissement moindre et qu'aucune compagnie n'a immobilisé sa flotte de 747...
J'écris ce post essentiellement pour montrer que l'A380 a droit à un traitement particulier dans les médias (ce qui peut s'expliquer dans une certaine mesure) mais on peut également se demander au passage s'il ne manque pas une page aux manuels d'entretien des moteurs Rolls-Royce chez Qantas. J'ai lu que ce type d'incident était plutôt rare...
C'est pas très compliqué. Les démocrates sont restés chez eux car Obama s'est foutu de leur gueule. Fair enough.
Voir Kos sur le sujet. Les "blue dogs" qui formaient un sous-groupe de démocrates droitisants avec pour mission de transformer des majorités claires et nettes en pseudo-majorités se sont faits massacrer. C'est une bonne nouvelle.
A noter également que les conservateurs ont dépensé deux fois plus que les démocrates à en croire USA Today. Il semble que la décision inique de la Cour Suprême de janvier 2010 ouvrant les vannes du financement de campagne par des sociétés ait profité massivement aux républicains. En renforçant encore le poids de l'argent dans la politique, on déplace mécaniquement la scène politique vers la droite. "Mission accomplished!"
Voting against the policy was Thomas M. Hoenig. Mr. Hoenig believed the risks of additional securities purchases outweighed the benefits. Mr. Hoenig also was concerned that this continued high level of monetary accommodation increased the risks of future financial imbalances and, over time, would cause an increase in long-term inflation expectations that could destabilize the economy.
Et El Erian qui dit que tout ça va avoir des conséquences négatives mais qui enjoint dans le même souffle à la FED de préparer le QE3.
Ron Paul va présider le sous-comité à la politique monétaire de la Chambre des Représentants.
Les démocrates sortent de deux ans d'enfer: comment justifier auprès de leur électorat leurs demi-mesures insipides?
Des américains exaspérés leur avaient donné les clés en 2008 pour qu'ils refassent tout du sol au plafond: Présidence, Chambre des Représentants, Sénat...
Et qu'ont obtenu les électeurs en lieu et place du "Change we can believe in"? Un bailout des banques qui n'a visé qu'à protéger et même à renforcer l'oligarchie financière qui dirige et pille le pays. Voyez plutôt: Geithner avait engagé le bailout à la FED de New York sous Bush? Il devient Secretary of Treasury sous Obama. Summers avait créé les conditions de la dérégulation financière qui a conduit à l'explosion de 2007? Il devient conseiller spécial d'Obama en matière économique. Bernanke, le fils spirituel de Greenspan qui personnifie les causes de la crise (et qui conseillait aux américains de s'endetter à taux variable en 2004...), est reconduit alors qu'il a nié jusqu'à ce que cela ne soit absolument plus possible qu'il y ait eu une bulle dans l'immobilier aux Etats-Unis (ce qui me fait dire que cette bulle n'était pas un accident mais bien la politique suivie, put another way: "It was not a bug. It was a feature."). Robert Gates était le ministre de la Défense sous Bush? Il demeure ministre de la défense sous Obama qui a pourtant gagné les primaires contre Hillary en raison de son hostilité à la guerre en Irak.
Obama a donc prêté son image à la plus grosse opération de "rebranding" de l'histoire du marketing. Comme Blair, comme les Bush, comme Clinton il sera remercié par un enrichissement sans limite. Il gardera aussi plus prosaïquement la vie car c'est bien le risque qu'il aurait pris s'il avait défié "pour de vrai" la structure de pouvoir en refusant d'en être le simple représentant de commerce.
Alors son rôle va aujourd'hui être radicalement simplifié: plus besoin de contorsions comme lors de la réforme du système de santé durant laquelle il avait fait croire à sa base qu'il travaillait dans une direction progressiste alors qu'il avait depuis des mois scellé un accord avec Big Pharma et les sociétés d'assurance pour que les américains soient in fine les dindons de la farce de la réforme. Obama n'aura plus à s'inventer maladroitement des excuses: il en a une désormais. Et la ploutocratie de retrouver son équilibre après avoir signifié aux électeurs démocrates que le système ne méritait plus qu'ils se déplacent jusqu'aux urnes.
Les observateurs attentifs n'ont en effet aucune illusion sur ce qui vient de se passer: les deux premières années de la présidence Obama ont confirmé spectaculairement la mort clinique du processus démocratique aux Etats-Unis. Obama a été élu pour remettre le pays sur les rails après la crispation bushiste qui a causé un marasme économique à cause de deux guerres meurtrières, inutiles et illégale pour le cas de l'Irak. Il n'aura finalement que fait accepter ces guerres par la base démocrate (il n'y a quasiment plus de mouvement anti-guerre aux Etats-Unis). Voilà donc que par la magie de l'obamania plus personne ne s'étonne de ce que les Etats-Unis soient embarqués dans un projet néocolonial extraordinairement meurtrier et complètement anachronique qui leur font perdre de façon accélérée leur prééminence. Obama n'aura finalement fait qu'entériner le bushisme avec notamment l'impayable "let's look forward, not backward..." pour justifier l'absence de poursuite contre les criminels de l'administration précédente.
Et comment ne pas savourer ceci (de GG): President Obama demanded that Indonesia continue investigating past human rights abuses on the ground that "we can't go forward without looking backwards." Une des nombreuses hypocrisies orwelliennes qui font encore tenir debout le chateau de carte impérial. Pour combien de temps?
Aside from any concept of justice or retribution, the problem with making the banksters whole and leaving them in place is that they'll just continue to do what they've been doing. Fraud is what they know, it's their vision of how to do business. There's no reason to expect anything to change. -Atrios 11:45
"L'armée n'a pas révélé la nationalité des soldats tués." No Shit! L'OTAN a bon dos... Ou comment nos dirigeants entretiennent notre apathie en ce qui concerne la guerre avec des informations vagues et déconnectées des réalités facilement appréhendables par les populations (comme la nationalité des ces soldats par exemple).
C'est la même technique que pour "le vrai sauvetage des banques" (celui qui a vu entre autre la FED investir dans $1,7 trillions d'obligations douteuses pour en délester les banques et les hedge funds et faire endosser les pertes "subrepticement" par la collectivité). En ne donnant pas le détail des rachats d'obligations aux banques ou en fondant les pertes militaires dans l'entité "OTAN", on désamorce l'information. Qui se préoccupe de trois soldats de l'OTAN? Qui se préoccupe d'une somme déjà difficilement conceptuablisable si on ne sait pas à qui elle a bénéficié?
Alors oui, l'information finira par sortir (dans le cas des soldats, pas des rachats d'obligations) mais l'annonce de ces morts de l'OTAN ne regagnera jamais l'impact qu'elle aurait eu si leurs nationalités avaient été révélées d'abord.
Ne perdez jamais de vue que des millions de dollar sont dépensés chaque jour pour que votre perception de la guerre soit plus positive (cela vaut pour la situation économique). Absolument rien n'est laissé au hasard.
Je regardais Charlie Rose interviewer Geithner en lui tressant des couronnes la semaine dernière . On peut le paraphraser comme suit: "Le TARP aura finalement coûté moins de $50 milliards alors que tout le monde a hurlé quand vous avez mis $700 milliards sur la table. Vous êtes un génie!" Ce que Charlie (en bon agent des banques et employé de Bloomberg, je me répète?) oublie de signaler c'est que le TARP et ses $700 milliards n'ont servi que de prêt-relais avant la mise en place d'un système plus discret d'aide aux banques par la FED. Système extrêmement coûteux dont les frais ne seront, eux, jamais remboursés à la collectivité (les $1,7 trillions d'obligations n'en sont qu'un aspect mais il suffit à mettre en perspective les $700 milliards du TARP). Ce n'est pas très compliqué mais dès que ça touche à la banque centrale, les journalistes, les banquiers et les politiques tombent d'accord pour ne pas en parler.
Enfin au moins, aux Etats-Unis les gens attentifs savent que cela s'est produit et c'est vaguement chiffré. En Europe, personne ne sait même grossièrement à combien se montent les engagements de la BCE. Et ne comptez-pas sur les vieux médias pour vous donner une idée ou même poser la question. Si leur imbécilité ne suffisait pas à les rendre silencieux sur la question, leur lâcheté et leur respect inné de l'autorité (quelle que soit l'illégitimité de ses actes) emporterait le morceau de toute façon.
Et les habitués du Blogo savent que je n'avais pas imaginé l'île aux enfants.
J'ai souvent évoqué l'idée que la simple administration de l'éclatement de la bulle immobilière allait poser un problème très important. L'idée était que les gens qui avaient été rémunérés (grassement) pour administrer le boom ne seraient plus là pour gérer la catastrophe car il n'y avait plus de profits à la clé.
Il se trouve que même l'administration durant le boom a été complètement baclée. Le transfert à coup de fichiers Excel de milliers de lignes (une ligne par emprunt immobilier...) n'était en fait souvent pas suivi d'une régularisation formelle (établissement et transmission des documents légaux) par les banques ce qui les expose aujourd'hui à des poursuites de la part d'investisseurs (en tout cas tant que l'Etat US n'a pas racheté toutes ces créances pourries au pair!!!). Et laisse un pan entier de la plus grande économie du monde dans des limbes juridiques. C'est un élément de plus qui renforce l'existencecontribue à la véritable dislocation du marché immobilier souvent évoqué ici.
A ce stade, la remise à l'endroit de l'immobilier américain n'est même pas un problème qui manquerait de ressources, c'est mission impossible. Cela confirme les caractères planifié et criminel, couverts par les autorités, de la bulle de l'immobilier des années 2000 aux Etats-Unis.
La bulle immobilière était le but: "the policy". Rien ne devait se mettre sur son chemin. Alors maintenant, comme pour les errements fascistes de l'ère Bush en matière de droits fondamentaux, de tortures ou de guerres d'agression, on nous dit "Let's look forward, not backward" ("Regardons devant nous, pas derrière nous."). Ne perdons pas de vue que ceux qui nous disent cela sont précisément les criminels qui ont tout organisé.
Irritant, non?
NB: en deux ans, les emprunts en défaut sont passés de 5,5% à 11,7%. Pour donner une idée en 2008, 1% des emprunts en France était en défaut (définition forcément différente) et de 1,5% en 2001.
Le Wall Street Journal nous dit que Wall Street va distribuer $144 milliards de bonus cette année. Il parle d'une année record (sans remonter plus d'un an dans l'historique - le cantonnement à la mémoire immédiate est une stratégie de base pour la lobotomisation des masses... et des opérateurs de marché).
L'élément déclencheur de ce post a été la lecture des chiffres de ventes de Porsche aux Etats-Unis en septembre par rapport à septembre 2009: +25%. Par curiosité, j'ai cherché un indice pour le cours de bourse des groupes spécialisés dans les produits de luxe pour voir comment ils avaient traversé la crise. Enters "DJLUX".
Depuis la mi-2009, les marchés ont semble-t-il compris que la politique de Ben Bernanke n'était pas "socialement neutre". ;-) Sur les quatre dernières années le Dow Jones a sous-performé les industries du luxe de 25% en gros. Il n'y a pas de mot pour qualifier ce qui est en train de se passer. Les riches prennent tout en s'abreuvant directement auprès des banques centrales. Et les médias traditionnels jouent leur rôle à plein:Ce niveau de corruption n'est tout simplement pas soutenable car il n'a en fait plus aucune limite pratique. Maintenant que la boîte de Pandore monétaire est grande ouverte, il n'y a plus d'équilibre envisageable. La seule question est: "Jusqu'où les nouvelles technologies de contrôle social (les médias - essentiellement la télé) vont nous laisser nous écarter de la norme avant l'inévitable retour de bâton?".
Un nouveau con bien à nous: Nom: Barbier Prénom: Christophe Profession: Warmonger
Je n'ai évidemment pas acheté ce torchon mais j'imagine que "La poussée des fondamentalistes" parle essentiellement de Christophe Barbier. Quelle honte absolue pour la presse française qui s'était sortie avec la tête relativement haute de la guerre en Irak. Et voilà Christophe Barbier qui se pare des habits de Fox News ou du New York times. Continue comme ça, Christophe, et dans quelques semaines les médias français seront aussi discrédités que les médias américains circa 2003. Tout cela est très bon pour le blogging.
Vous rêvez de devenir plus intelligent? C'est désormais possible en regardant l'émission "Dans le texte" avec pour invité Frédéric Lordon sur le site d'"Arrêt sur Image". Si vous n'êtes pas abonné (ce qui serait un tort) vous pouvez m'envoyer un email et je vous ferai parvenir l'offre de parrainage d'un mois qui vous permettra de regarder l'émission sans rien débourser.
L'émission est longue mais absolument confondante d'intelligence. Lordon refuse l'attention médiatique mais c'est à n'en pas douter un des seuls économistes français intéressants (yes Patrick Artus, I'm lookin' at you). Il est d'ailleurs en rupture avec les membres de sa profession qu'il considère à juste titre comme des médecins de Molière, parlant avec autorité d'une matière à laquelle ils n'entendent rien.
C'est la troisième fois que Lordon apparaît sur le site d'Arrêt sur Image depuis le début de la crise et je ne saurais trop vous recommander de visionner (et de revisionner) chacune des ses interventions.
Si vous êtes satisfait avec votre niveau d'intelligence actuel, more power to you! ;-)
(Via GG) Rachel Maddow souligne les similarités entre l'extension de la guerre en Afghanistan au Pakistan et les débordements de l'armée US au Laos et au Cambodge durant la guerre du Vietnam. Food for thought. (8 minutes)
Photo impressionnante du nouveau (et très beau) 787 de Boeing. Avion entièrement en composite, la flexion de ses ailes est hors du commun. (cliquer pour agrandir)
Shane Schmidt, a private security guard in Iraq who raised questions about lax government oversight of U.S. defense contractors when he accused his boss of randomly shooting at, and perhaps killing, civilians in Baghdad, died Sept. 19 at a hospital in Marshfield, Wis. He was 33.
Mr. Schmidt, a Haymarket resident who was visiting family in Wisconsin, was crossing a road near Marshfield just after midnight when he was struck by a vehicle. He was taken to a nearby hospital, where he died, according to a news release from the local sheriff's department. The incident was under investigation.
Reproduit de ce post de GG: A U.S. Marine officer in a 2006 letter about his experience in Iraq, published (and authenticated) by Time:
An unidentified farmer in a fairly remote area who, after being asked by Reconnaissance Marines if he had seen any foreign fighters in the area, replied: "Yes, you."
The Marine labeled that Iraqi farmer "the Most Profound Man in Iraq."
Dès lors, le gant de fer propagandiste apparaît dans toute sa violence et son absence de scrupule (si ce gant de fer ne vous est pas familier, je le connais pour ma part très bien: c'est le même que celui qui s'était fait jour avant la guerre en Irak) et il matraque la population avec des opérations de propagande que Goebbels n'aurait pas reniées. Et "Time Magazine" de voler honteusement au secours de l'Empire à bout de souffle.
Les afghans ne sortiront pas de la barbarie grâce à l'invasion d'une force "civilisatrice" étrangère qui massacre au passage des milliers de civils avec abandon (notre civilisation du crime "propre": les drones par exemple). Doit-on rappeler aux américains qu'ils mettaient à mort des "sorcières" avec entrain il n'y a pas si longtemps? C'est le développement et la modernité qui apporteront à ces populations un système de valeurs plus similaire au nôtre, au moins si on croit comme c'est mon cas à l'universalité de ces valeurs (je parle ici des valeurs européennes car les Etats-Unis sont loin derrière nous comme en témoigne la peine de mort et l'utilisation extensive qu'ils font de leur système carcéral dans la régulation sociale de leurs minorités sans même parler de Guantanamo... Nous viendrait-il d'ailleurs à l'idée de leur reprocher formellement leur arriération?).
Les horreurs du conflit afghan (et irakien d'ailleurs), les massacres de civils sont soigneusement expurgés de nos médias qui participent de fait par omission à la perpétuation d'un culte de la guerre qui n'a toujours pas abandonné notre culture. Vous ne verrez pas de corps d'enfants déchiquetés, de soldats défigurés, de villages rasés sur vos écrans (on se souvient que Bush avait interdit les simples images de cercueils revenant des zones de conflit). Vous ne sentirez pas non plus l'odeur des corps décomposés. Car la guerre est immonde et ça va mieux en le disant. Et ça irait même encore mieux en le montrant. Mais non. L'horreur ne peut-être montrée que si elle mobilise nos populations pour poursuivre l'horreur bien dissimulée, elle, que nous générons et qui est (faut-il le rappeler?) autrement plus dévastatrice: la guerre.
Un autre point est le caractère possiblement exceptionnel de l'image de cette jeune afghane. Sans me faire l'avocat des talibans comme des défenseurs des droits de la femme, quelle assurance avons-nous que ces mutilations soient réellement la norme? Est-ce aussi systématique que de couper les mains des voleurs en Arabie Saoudite (Arabie Saoudite qu'on laisse singulièrement tranquille à ce sujet)? Où cette jeune femme a-t-elle été l'objet d'un crime extra-ordinaire qui, même s'il est le produit d'une réalité culturelle condamnable, n'est pas pour autant un bon résumé de cette dernière? On se demande en effet comment une société peut ne serait-ce que se reproduire si ses membres passent leur temps à se découper les uns les autres. N'y a-t-il pas un taliban qui aime sa femme? ses enfants? (si cela vous rappelle Sting, c'est normal). J'ai trop confiance dans le caractère universel de l'expérience humaine pour ne pas regarder avec suspicion tous les discours ouvertement déshumanisant au sujet de tels ou tels sous-groupes contre lesquels nous sommes comme par hasard en conflit armé. Comme c'est étrange... et pratique! Aussi, comment ne pas noter que nous nous moquions bien de ce genre d'exactions quand ces mêmes talibans luttaient contre l'envahisseur russe (voire le traitement pas piqué des hannetons des "bons sauvages" talibans dans Rambo III dans les années 80...) Et si on voulait décrire la société française en se basant sur tous les corps congelés que l'on retrouve un peu partout en ce moment? Comment "Time Magazine" peut-il considérer que cette photo constitue un argument recevable? Il y a une raison: la population occidentale a été formattée depuis des années à ne plus exercer de jugement critique et à procéder de manière pavlovienne à un amalgame (qui n'est autre que raciste) dès lors qu'il s'agit d'afghans, d'iraniens ou de musulmans en règle générale. Puisque certaines choses peu ragoutantes sont vraies, elles doivent toutes l'être et on ne va pas faire dans le détail.
The maimed face of 18-year-old Aisha, her nose and ears cut off as punishment by her Afghan husband for fleeing his home, made the cover of Time magazine last week and changed the debate over the country's military involvement in Afghanistan. Hitting stands just as a growing chorus of pundits and lawmakers had begun to question the costs, the goals and the point of the country's longest war ever, the gut-punch cover image, beneath a stunningly blunt coverline conspicuously missing a question mark — "What Happens if We Leave Afghanistan" — and accompanying story by Aryn Baker, the magazine's Afghan/Pakistan bureau chief, gave a boost to supporters of America's continued military involvement in the country. But there was more than a question mark missing from the Time story, which stressed potentially disastrous consequences if the U.S. pursues negotiations with the Taliban. The piece lacked a crucial personal disclosure on Baker's part: Her husband, Tamim Samee, an Afghan-American IT entrepreneur, is a board member of an Afghan government minister's $100 million project advocating foreign investment in Afghanistan, and has run two companies, Digistan and Ora-Tech, that have solicited and won development contracts with the assistance of the international military, including private sector infrastructure projects favored by U.S.-backed leader Hamid Karzai. In other words, the Time reporter who wrote a story bolstering the case for war appears to have benefited materially from the NATO invasion. Reached by The Observer, a Time spokesperson revealed that the magazine has just reassigned Baker to a new country as part of a normal rotation, though he declined to say where.
Note 1: Pour mémoire, voici ce qu'écrivait la CIA il y quelques mois (wikileaks): Afghanistan: Sustaining West European Support for the NATO-led Mission—Why Counting on Apathy Might Not Be Enough (C//NF) The fall of the Dutch Government over its troop commitment to Afghanistan demonstrates the fragility of European support for the NATO-led ISAF mission. Some NATO states, notably France and Germany, have counted on public apathy about Afghanistan to increase their contributions to the mission, but indifference might turn into active hostility if spring and summer fighting results in an upsurge in military or Afghan civilian casualties and if a Dutchstyle debate spills over into other states contributing troops. The Red Cell invited a CIA expert on strategic communication and analysts following public opinion at the State Department’s Bureau of Intelligence and Research (INR) to consider information approaches that might better link the Afghan mission to the priorities of French, German, and other Western European publics. (C//NF) ... Afghan women could serve as ideal messengers in humanizing the ISAF role in combating the Taliban because of women’s ability to speak personally and credibly about their experiences under the Taliban, their aspirations for the future, and their fears of a Taliban victory. Outreach initiatives that create media opportunities for Afghan women to share their stories with French, German, and other European women could help to overcome pervasives kepticism among women in Western Europe toward the ISAF mission. ... Conversely, messaging that dramatizes the potential adverse consequences of an ISAF defeat for Afghan civilians could leverage French (and other European) guilt for abandoning them. The prospect of the Taliban rolling back hard-won progress on girls’ education could provoke French indignation, become a rallying point for France’s largely secular public, and give voters a reason to support a good and necessary cause despite casualties.
Note 2: Et pour ne pas faire simplement dans la critique des Etats-Unis et l'exemption des européens ou des français, je rappelle que l'occupation militaire de l'Afghanistan est menée par l'OTAN. Nous avons donc une responsabilité dans sa poursuite ad vitam aeternam de ce conflit alors même que sa rationnalité est de plus en plus mise en doute et qu'il ne semble plus justifier que par la volonté de maintenir l'Empire dans une posture offensive et de mettre de l'huile sur le feu dans le contexte fabriqué du "Clash des civilisations". Je remarque également au passage que le traitement actuel des Roms par Sarkozy donne réellement le vertige. Ne les instrumentalise-t-il pas pour faire oublier des difficultés politiques? N'est-ce pas le principe même de la logique du bouc-émissaire? Je disais que Sarkozy nous éloignait de nos valeurs en ce qui concerne l'Hadopi mais là, ça prend un tour encore plus nauséabond (car menaçant des individus de manière plus urgente). L'ONU ne s'y trompe d'ailleurs pas même si certains de nos politiciens trouvent les membres qui en font partie un peu trop basanés à leur goût (dans quel monde vit-on? Les objections de l'ONU doivent être examinés sur leurs mérites bien évidemment et pas en fonction de la nationalité des membres du comité qui les prononce).
Aussi: Lawrence Kotlikoff: "U.S. is bankrupt and we don't even know it" (news la plus lue sur Bloomberg). Lawrence aurait dû plus lire le blogo. Sa conclusion est totalement "blogo compliant" donc il atterrit sur la blogo compliant list: "Our country is broke and can no longer afford no- pain, all-gain “solutions.” "
Un stewart de Jet Blue a démissionné en utilisant le toboggan automatique d'un A320. Il avait préalablement pris deux bières dans les chariots et il est en train de devenir un véritable "folk hero" aux Etats-Unis. La scène s'est produite après une altercation avec un passager.Avant son coup d'éclat, il a déclaré au micro: "To the passenger who called me a motherfucker, fuck you. I've been in the business 28 years. I've had it. That's it."
L'occasion d'un Wednesday Plane Blogging (une première - Pourquoi? PARCE QUE!) (Cliquez pour agrandir)
Je n'ai aucune confiance dans la capacité de l'Etat à se restreindre de lui-même dans l'usage des nouvelles technologies. La vie privée et les libertés publiques n'ont qu'à bien se tenir car elles vont subir un assaut plus féroce encore que ceux que leur ont infligés les pires régimes de l'histoire. La lutte à mener pour faire triompher les principes démocratiques va être titanesque. Même Orwell n'aurait pu cauchemarder les abus possibles dans cette société où tous les détails de la vie d'un invididu peuvent être contenus sur une simple clé USB et traverser la planète en quelques secondes.
Dernier exemple de l'incapacité des Etats à tenir leurs promesses en cette matière: l'assurance par les autorités qui ont introduit les "body scanners" dans les aéroports qu'aucune donnée ne serait conservée (photos de vous nu(e) en gros). Juré craché! Et bien devinez quoi... (des dizaines de milliers d'images ont été conservées et les spécifications des nouveaux matériels commandés par les autorités incluent des systèmes de sauvegarde et de diffusion)
Et dans "le pays des droits de l'homme" tout votre trafic internet va bientôt être monitoré "préemptivement" par l'Hadopi pour que les droits d'auteur de la Première Dame soient bien respectés. Mais rassurez-vous, comme pour le "body scanner", il n'y aura pas d'abus une fois cette infrastructure terrifiante mise en place. Juré craché!
Note 1: La redéfinition des normes démocratiques et des libertés publiques à l'ère de l'internet est l'enjeu politique de ce siècle car il conditionnera tous les autres développements politiques. Grâce à Sarkozy et ses amis du show-bizz, la France commence bonne dernière contrairement à ce que voudrait sa tradition. La petitesse et le manque de vision du bonhomme n'apparaîtront sans doute jamais aussi clairement que sur ce sujet. Son manque de connaissance de l'histoire et des principes qui sont censés régir notre Nation également. Espérons que cela n'est qu'un faux départ et que des dirigeants futurs plus éclairés sauront faire de la France un exemple dans la définition de la citoyenneté numérique. Ils s'inspireront des idéaux de la révolution française et pas bolchévique.
Note 2: Vaguement en rapport. Je n'ai plus le lien mais un sondage aux Etats-Unis a attiré mon attention: il semble qu'en dessous de 50 ans les personnes interrogées considèrent Wikileaks en majorité positivement mais négativement au-delà de cet âge. (le lecteur W. a été plus courageux que moi et a retrouvé le lien vers ce sondage - c'est très frappant, 48/40 en faveur des "leaks" pour les plus jeunes, 55/34 en défaveur pour les plus âgés)
Note 3: J'ai déjà posté cet extrait du "Livre de la jungle" mais il colle si bien au sujet...
Voici ce qui arrive à un chaton dont l'accoutrement ne plaît pas à la maman ou au papa. Ca ne rigole pas. (Attention! Image d'une rare violence et modèle éducatif non cautionné par le blogo)L'insert youtube ne marche pas chez moi, s'il en est de même chez vous, vous pouvez aller regarder cette vidéo de 9 secondes ici. (via Atrios)
GG (le gras est de moi et fait référence au titre du post):
If one really thinks about it, it's an incredible spectacle that a lawsuit is being filed with the aim of having Barack Obama enjoined by a Federal Court from killing an American citizen, far away from any battlefield, without any due process whatsoever. That such a suit was never filed during the Bush years, but is now necessary under the rule of this Constitutional Scholar almost a decade after the 9/11 attack, speaks volumes about many important facts.
Et il n'est pas content. Leaner and meaner. Nouvelle infrastructure technique (!), bientôt un nouveau site avec l'ambition plus que jamais de dévoiler quotidiennement l'envers du décor de cette économie mondiale devenue un sketch des Monty Pythons tant les apprentis sorciers qui nous gouvernent sont prêts à maquiller la réalité pour nous faire croire que tout est normal et donc rester en place.
Quelle ironie qu'on présente aujourd'hui Elizabeth Warren comme la candidate anti-Wall Street pour le poste de dirigeante de l'agence de "défense des consommateurs" de la finance! On nous décrit un bras de fer épique entre Geithner et les progressistes de l'équipe Obama dans lequel le Secrétaire au Trésor aurait perdu la partie. La vérité appartient à Papy G qui après avoir regardé une vidéo youtube l'avait très justement affublé du surnom de "Mamie Nova". Cela reflète très exactement le positionnement de cette dernière face aux requins de Wall Street.
Surprise! Les prévisions budgétaires américaines se font moins roses avec le temps qui passe. Elles font rigoler depuis un moment déjà. En août 2009, le Blogo se moquait de ce graphe du Congressional Budget Office (il faut dire que le postulat était un rebond rapide et une croissance de 4%/an ad vitam aeternam alors que ce genre de niveau n'a été atteint qu'en période de bulle - internet puis immobilière):Et bien la Maison Blanche annonce (Wapo) qu'ils seront au-dessus de $1,4 trillions en 2010 et 2011 (contre $1,2 et $0,9 d'après la lecture du graphe qui faisait rigoler). Et là, il y a quelques mois encore j'aurais demandé en espérant maintenir le lecteur en haleine: que vont en penser les marchés? J'ai compris depuis que cela n'avait aucune espèce d'importance puisque tous les compteurs ont été cassés. Prochaine étape: l' "échappement" du cancer économique que nous n'aurons finalement jamais traité ni d'ailleurs tout simplement diagnostiqué.
J'attends depuis 24 heures de tomber sur un article qui m'explique enfin la situation ubuesque que nous décrivent (sans s'en étonner outre-mesure) les rares journalistes stagiaires restés à Paris au milieu de l'été: "Bettencourt n'est pas mise sous tutelle car elle refuse un examen médical" nous dit-on. Ca n'a aucun sens. Ou si cela en a un, ca ne fait que démontrer de manière grotesque que Courroye ne veut pas de mise sous tutelle indépendamment du fond de l'affaire. Pourquoi, Procureur Courroye? La justice vous pose-t-elle un problème?
Tout semble confirmer ce que le blogo supputait il y a 15 jours: l'establishment (de droite principalement) ne veut pas tuer la poule aux oeufs d'or et se trouve donc de fait du côté des François-Marie Banier de la terre. Comment l'entourage de Sarkozy a-t-il pu ne pas voir cela venir? Il fallait qu'ils commencent à prendre tranquillement leurs distances dès que les abus de Banier ont commencé à faire surface. Pourquoi cet entêtement aveugle? On ne peut jamais écarter la simple stupidité mais on peut aussi se demander si l'importance des financements "Bettencourt" n'est pas sous-estimée. Ces financements sont-ils en réalité assez significatifs pour faire perdre la tête de nos politiques au point qu'ils n'aient plus aucune réticence à l'idée de sembler être du côté de ce photographe véreux?
Je ne me souviens pas d'exemple d'un tel pétage de plomb dans la très haute bourgeoisie. Ca n'en donne pas une image très ragoutante mais c'est très divertissant. On ne s'ennuie pas avec cette histoire. "It's the gift that keeps on giving".
Sans compter les humiliations répétées qu'il inflige à toute son équipe en les obligeant à se ridiculiser dans les médias en défendant des causes perdues. Démontrant en cela leur peu de valeur et leur soummission veule (sauf Rama Yade qui avait critiqué l'avènement de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad et qui est dûment tombée en disgrâce depuis).
Vous savez pourquoi nous sommes en Afghanistan: pour priver les terroristes d'une base arrière (safe haven). Et bien Leon Panetta, le directeur de la CIA a évalué le nombre de terroristes d'Al Qaeda en Afghanistan entre "cinquante et cent" il y a une semaine. Entre cinquante et cent.
Mais, "Minute!" allez-vous me dire. "Tous les terroristes qui étaient en Afghanistan sont passés au Pakistan et si on partait d'Afghanistan ils y reviendraient." Sauf que quand on demande à Michael Leiter, le directeur du centre national contre-terroriste (National Counterterrorism Center - NCTC), combien il y a de terroristes au Pakistan, il répond "plus de 300". Plus de 300.
Note: d'après les estimations les plus conservatrices, il a été dépensé entre $500 millions et $1 milliard pour venir à bout de chacun de ces bonshommes.
Avec l'élimination de l'Uruguay, il est désormais acquis qu'un pays d'Europe va gagner la coupe du monde et je crois que cela met fin à une malédiction qui voulait que les pays européens ne gagnaient jamais en dehors du territoire européen. (Le début d'une nouvelle tradition peut-être puisque puisque c'était la première compétition en Afrique.)
C'est aussi une bonne nouvelle d'un point de vue économique car il semble qu'une victoire à la coupe du monde favorise la croissance. Si cela est vrai, c'est l'Allemagne qu'il faut soutenir car c'est le pays où un coup de booster à l'économie aura le plus d'impact en Europe.
Alors que tout l'establishment économique leur demande d' "honorer leurs obligations". Ratigan begs to differ.
Et au passage cette explication historique totalement dans la ligne du Blogo.
Almost all of you were not subprime borrowers or speculators, but merely people buying a house that they thought they could afford at the time. You were just unlucky in that you bought a house during a time when an outdated Wall Street and their complicit politicians decided to use housing to regain the income they lost due to the Schwabs and Etrades of the internet age.
Cette crise a des origines très simples. Ce n'est pas "la faute à pas de chance". Face au 11 septembre et à l'éclatement de la bulle internet, la FED a baissé les taux pour financer la guerre contre le terrorisme (les "minutes" de la FED font une référence à peine voilée à la guerre en Irak qui s'annonce quand elle abaisse pour la dernière fois ses taux à des niveaux sans précédent dans l'histoire à l'automne 2002). A court terme, la ruse a marché. Ils ont fait le pari qu'ils arriveraient à en gérer les conséquences. C'est ce qui se joue actuellement. Pour l'instant ça fonctionne mais l'économie mondiale ressemble à un sketch des Monthy Pythons. Et les médias institutionnels sont à des années lumières d'accuser les responsables. D'accuser qui que ce soit d'ailleurs. Les citoyens sont censés regarder docilement le mondial et ne pas chercher à regarder derrière le rideau.
This week, Floyd Norris received an email from a retired investment banker regarding what Wall Street compensation used to look like, and why that curtailed excessive behavior, and private gains, socialized losses:
“The old pay system (era of John Whitehead): you work at an investment bank for 30 years, have a reasonable draw and cash bonus, build up stock in the firm as most of your bonus, and when you decide to retire you request of the partners their permission to go limited. If they assent, you get to withdraw your money over five years, all the while continuing to expose the balance to the risks of the enterprise.
The new pay system post-Donald Lufkin Jenrette’s original I.P.O.: you’re a young 29-year-old punk playing with OPM (Other People’s Money), taking huge risks for which you get huge bonuses, while the outsiders shoulder the losses on your bets. You make all the money you’ll ever need in three years, stay around 15 years to pile up five times as much as you need, and then you retire with your cash hoard, buy a winery in Napa/Sonoma or a huge farm in Connecticut, living above the fray for the rest of your life.
Which system, do you think, makes people consider the downside of their actions?”
Note once again the impact of partnership liability — a negative incentive towards speculation — on banker behavior.
J'ai des questions pour Claire Chazal: son interview de Liliane Bettencourt a-t-elle été éditée? Si oui pourquoi ne pas l'avoir précisé? Combien de temps a duré l'interview et quelle proportion en a été diffusée? Les questions ont-elles été transmises à l'avance? Combien de prises y a-t-il eu? Quelles étaient les conditions posées par Liliane Bettencourt et ses conseils pour la réalisation de cet entretien?
L'intérêt essentiel d'une apparition publique de Liliane Bettencourt dans le contexte actuel est de permettre aux citoyens de se faire une idée précise sur son agilité intellectuelle et son autonomie. Mission accomplie. Lors de cette "confrontation" très convenue entre une grande bourgeoise et une bourgeoise plus grande encore (on imagine que le thé était de qualité), tout semble fonctionner à merveille: au milieu d'un vocabulaire surranné et d'un éloge de la jalousie qui fait froid dans le dos (tout en noyant le poisson) les réponses de Mme Bettencourt sont claires et parfois tranchantes.
On peut se demander dès lors pourquoi, en lançant l'interview, Claire Chazal nous met en garde contre la surdité de cette femme de quatre-vingt sept ans. Au visionnage, les difficultés que Chazal prétend avoir rencontrées dans son interview en raison de ce handicap sont presque imperceptibles. Encore une fois, la vidéo a-t-elle été éditée?
La Liliane Bettencourt des cassettes de Médiapart semble n'être qu'une cousine éloignée...
Il n'y avait qu'un moyen pour Chazal d'interviewer Liliane Bettencourt sans donner prise à des accusations de complaisance et de manipulation, c'était en direct. La manière dont les membres de l'exécutif et le média qui en est le plus proche semblent se ranger du côté dont leur tartine est beurrée (publicités pour TF1, habitudes installées de financement politique pour nos dirigeants) dans une affaire grotesque d'abus de faiblesse est tout à leur déshonneur.
La bonne nouvelle est que cela veut sans doute dire que Mme Bettencourt est en bonne santé physique (au moins). Il est certain que cette meute regarderait la fille Bettencourt avec les yeux de Chimène si sa mère donnait des signes de faiblesse. TF1 et l'UMP (y a-t-il une différence?*) misent sur une Liliane centenaire! Et en attendant, c'est à ceux qui arriveront à lui voler le plus de sacs à main. Il semble qu'elle les renouvelle assez souvent pour ne pas être menacée de mise sous tutelle dans un avenir prévisible. Tout sera donc mis en oeuvre pour faire croire à sa force intellectuelle comme si elle était un dirigeant soviétique finissant. Pour les aspirants "François-Marie Banier" de la terre, la chasse est ouverte et l'a été depuis un moment déjà. Ca n'a pas échappé à Chazal, Sarkozy ou Woerth.
* Y a-t-il une différence entre TF1 et l'UMP? La question se pose notamment quand on voit à quel point Chazal se fait peu insistante sur les relations entre Woerth et Bettencourt dans son "interview".
A noter que quand on doit virer un général commandant le principal théatre d'opérations américain pour une interview dans "Rolling Stone Magazine", il y a, selon la formule consacrée, "something rotten in the state of Denmark". Ce "chef de guerre" est clairement passé à côté d'une carrière dans l'équipe de France de foot. Très pitoyable.
Un post qui n'intéressera que les fans d'Excel. Voici une capture d'écran du coin "en bas à droite" de la feuille de calcul standard dans la nouvelle version de Microsoft Office 2010 pour ordinateur 64 bits (désolé pour les non-geeks but be warned: "Geeks shall inherit the Earth.").(Cliquer pour agrandir)
La feuille mesurait avant 65536 x IV. Maintenant, c'est 1048576 x XFD. (en vérité c'était déjà le cas avec les versions 64 bits de XP et de Vista mais ça surprendra quand même les afficionados)
L'Iran est aujourd'hui traité dans les médias avec le même mépris pour l'objectivité qui régnait au sujet de l'Irak en 2003. Démonstration de Hillary et Flynt Leverett.
L'élection de 2009 n'aurait ainsi pas fait l'objet de fraude. Ce serait une pure création des médias occidentaux selon les Leverett, similaire dans son ampleur au mensonge sur les armes de destruction massive irakiennes.