jeudi 15 septembre 2011
jeudi 1 septembre 2011
Guéant se moque du monde
Le problème c'est ce que s'autorisent ou non des élites menacées pour se préserver. Si elles en sont à enfreindre la loi pour couvrir des crimes passés (établis ou non), elles doivent être démises. Alors oui, la pratique démocratique française (frileuse, étriquée et peu respectueuse des grands principes) ne permettra sans doute pas ce type de dénouement mais tous les français épris de démocratie doivent le regretter.
Sarkozy, Guéant et les autres n'ont pas du tout assez peur de leurs concitoyens. C'est à cela qu'on reconnait une démocratie qui fonctionne: des élites qui ont peur du peuple et non l'inverse. Non, la France se complait dans la soumission à ce petit "Putin lite" qui ne recule devant rien pour préserver son pouvoir.
Vous avez peut-être l'impression de vivre en démocratie car vous avez le sentiment (à raison très certainement) que vous n'avez pas été écouté(e) lors de votre dernier coup de fil à votre conjoint. La plupart des gens qui ne s'expriment jamais dorment également sur leurs deux oreilles en se disant que la constitution leur garantit la liberté d'expression. Mais ces garanties n'ont d'intérêt que quand elles s'appliquent à des gens qui mettent en cause de manière significatives le pouvoir. Si les gens qui veulent s'opposer au pouvoir en le dérangeant de manière substantielle se voient immédiatement privés de toutes leurs garanties constitutionnelles, nous ne vivons pas en démocratie. Et c'est ce qui se passe de manière routinière (on se souvient de la célérité avec laquelle Rachida Dati avait été mise en cause dans l'affaire des rumeurs sur Bruni et un chanteur - quelles règles avaient été bafouées à l'époque?).
L'aveu de Guéant est absolument dévastateur. Nos vies laissent tellement de traces informatiques aujourd'hui qu'un Etat dans lequel l'exécutif peut obtenir toutes les données qu'il demande sur un individu en dehors de tout processus judiciaire est bien pire que tous les cauchemars de George Orwell. Dans cette nouvelle lutte entre un pouvoir qui utilise des techniques de flicage "micrométriques" et une population bénéficiant de garanties constitutionnelles, il ne peut en rester qu'un. Nous devons donc repenser et verrouiller l'usage par l'exécutif des bases de données informatique comprenant des informations nous concernant. Et être impitoyable juridiquement et électoralement avec tous ceux qui commettent des écarts. Ceux qui ont demandé la collecte illégale d'information ne sont plus dignes d'exercer des fonctions politiques. C'est aussi simple que ça. Et si vous pensez que je monte sur mes grands chevaux, je vous demande de réfléchir un peu au monde qui se prépare si nous laissons à nos gouvernants le type de lattitude qu'ils s'arrogent honteusement de manière routinière (dévoilant au passage le mépris profond qu'ils ont pour les principes démocratiques les plus élémentaires).
La gauche sera-t-elle à la hauteur de l'enjeu? Il s'agit ni plus ni moins que de la préservation de l'idée de liberté dans l'ère numérique. Jamais l'Etat n'a bénéficié de tels moyens pour contraindre sa population à une soumission servile. Et nous le savons tous déjà. Qui doute aujourd'hui du fait que quelqu'un qui contribue de l'argent à wikileaks va se retrouver sur une liste quelque part (en France ou à la CIA)? Combien sont dissuadés de contribuer car "ils ne veulent pas d'ennuis" alors que wikileaks n'a fait l'objet d'aucune condamnation pour l'instant?Je ne me prononce pas ici sur l'opportunité de donner à Wikileaks mais simplement sur le fait que ceux de nos concitoyens qui le désirent doivent pouvoir le faire avec la certitude qu'aucune police politique n'en prendra note. Il faut que la peur change de camp. Il ne faut plus que le citoyen se demande tous les jours ce que le gouvernement sait, ne sait pas ou pourrait savoir sur lui mais que les responsables qui décident éventuellement de bafouer les libertés fondamentales de leur population se réveillent en sueur la nuit en pensant aux conséquences personnelles de leurs actes s'ils étaient découverts.
Note: Il n'est pas impossible d'ailleurs que certaines des informations qui sont sorties sur les dispositifs de surveillance de la population américaine (et mondiale) mis en place depuis le 11 septembre ne l'aient été dans une volonté d'intimidation. Le gouvernement vous fiche tous les jours, mais si vous savez que vous êtes fichés, vous vous comportez en conséquence et vous diminuez d'autant sa charge de travail...
Dans le même esprit, on a beaucoup parlé de la promotion de la torture faite fort à propos dans la série "24 heures chrono". Mais une autre idée tout aussi toxique a été diffusée par cette émission: que le gouvernement pouvait obtenir toutes les informations qu'il voulait sur vous quasiment immédiatement et sans qu'un juge n'intervienne pour déterminer la légalité de la demande. Cela était présenté comme naturel et nécessaire pour empêcher qu'une bombe atomique n'explose dans votre jardin. L'intériorisation du fait que "nous sommes fliqués" par la population est sans doute encore plus puissante en termes de contrôle social et politique que le flicage lui-même...
Note 2: Sans oublier les ectoplasmes d'Orange qui auraient dû refuser ces demandes illégales mais qui se sont couchés honteusement comme tout le monde s'y attend, à tel point qu'on ne pense d'abord même pas à le remarquer.
mardi 23 août 2011
Le CEO de S&P viré
Cette affaire de downgrade n'a jamais vraiment eu de sens du point de vue de S&P. L'intérêt de a boîte était de continuer son bonhomme de chemin sans se faire remarquer. Car soit le downgrade provoquait un emballement de la crise et c'était mauvais pour S&P, soit il n'avait que peu ou pas de conséquence et c'était mauvais pour S&P également car cela affaiblissait notablement son prestige (on est plutôt dans cette seconde situation car, même s'il est difficile d'attribuer les responsabilités avec précision, le retournement économique semble bien plus problématique que les décisions de S&P pour les marchés même s'il renforce celles-ci).
Mais, là, on est bien dans la notation "instrument de wa-wa et de l'Empire". Le blogo respire car il n'y a plus de raisons de modifier péniblement sa grille d'analyse en se grattant la tête... L'apparition sporadique d'acteurs honnêtes est sans doute inévitable même dans les systèmes les mieux corrompus. Car l'honnêteté, on l'oublie un peu vite, est un principe fondateur de nos sociétés qui leur permet de fonctionner. Elle ne peut pas être complètement éradiquée même si on peut la ramener comme en ce moment à des niveaux si bas que l'ordre social est en danger. Le downgrade des US n'aura été qu'une aberration, l'expression des errements d'un idéaliste arrivé on ne sait comment à la tête d'une société financière parmi les plus influentes du monde sans comprendre le rôle qui était attendu de lui par ses pairs. Nous pouvons reprendre une activité normale.
ZH commente:
Alas, this is nothing but a case study of modern corporate reality in America: if you are not with the status quo, you are against it, and you are promptly booted out of it: anyone who does not share the visions of one glorious future built on ponzi schemes, houses of cards, and games of three card monte, will be promptly suicided, either physically or professionally.
We expect that this flagrant example of how the powers that be will deal with any dissenters will instill the fear of god in anyone at either Moodys (or the French sycphants from Fitch) and nobody will ever again menton the words "US" and "downgrade" in the same sentence.
Obama à la solde des banques
Meanwhile, Yves Smith, whose coverage of banking and mortgage fraud (and the administration's protection of it) has long been indispensable, writes today:
It is high time to describe the Obama Administration by its proper name: corrupt.
Admittedly, corruption among our elites generally and in Washington in particular has become so widespread and blatant as to fall into the "dog bites man" category. But the nauseating gap between the Administration's propaganda and the many and varied ways it sells out average Americans on behalf of its favored backers, in this case the too big to fail banks, has become so noisome that it has become impossible to ignore the fetid smell.
The Administration has now taken to pressuring parties that are not part of the machinery reporting to the President to fall in and do his bidding. We’ve gotten so used to the US attorney general being conveniently missing in action that we have forgotten that regulators and the AG are supposed to be independent.
Her entire analysis should be read. The President -- who kicked off his campaign vowing to put an end to "the era of Scooter Libby justice" -- will stand before the electorate in 2012 having done everything in his power to shield top Bush officials from all accountability for their crimes and will have done the same for Wall Street banks, all while continuing to preside over the planet's largest Prison State . . . for ordinary Americans convicted even of trivial offenses, particularly (though not only) from the War on Drugs he continues steadfastly to defend. And as Sam Seder noted this morning, none of this has anything to do with Congress and cannot be blamed on the Weak Presidency, the need to compromise, or the "crazy" GOP.
I particularly regret that my book to be released in October -- examining America's two-tiered justice system, whereby political and financial elites are immunized from accountability even for the most egregious crimes while ordinary Americans (particularly poor and minorities) suffer unfathomably harsh punishments for minor transgressions -- won't include this incident, as it so perfectly highlights the book's argument (though it's long been obvious that Wall Street criminals would be immunized from accountability and the book deals with that extensively). Also worth reading in that regard is this article from Joseph Stiglitz on how failure to criminally prosecute mortgage fraud would destroy the rule of law. As I wrote at the end of my May post on Schniederman:
It is worth keeping a watchful eye on Schneiderman's investigative efforts and doing everything possible to provide what will undoubtedly be much-needed support if, as appears to be the case, he is serious about taking on these pernicious factions and impeding the conspiring by the political class to protect their benefactors/owners.
When I wrote that, I assumed the pressure would come from the banks themselves, not from top Executive Branch officials. At this point, though, the mistake is to consider those entities as separate and distinct at all. As Democratic Sen. Dick Durbin said of the branch of government in which he serves: banks "frankly own the place." Capitol Hill is obviously not the only property they own on Pennsylvania Avenue.
Libye

Et l'on apprend déjà que les rebelles sont divisés et se tirent dans les pattes (pas étonnant: s'ils avaient été unis, structurés et assez puissants, ils n'auraient pas eu besoin des occidentaux). "Freedom is untidy!" comme disait Rumsfeld. Il n'en demeure pas moins que je reste opposé à la recolonisation du monde arabo-musulman. Même si les pays arabes sont très largement dominés par les occidentaux, l'apparence de l'indépendance obtenue de haute lutte avait une valeur en soi. Il s'agit d'une première étape nécessaire (mais pas du tout suffisante) vers la création d'une communauté internationale conforme à nos idéaux. Comme les institutions démocratiques (l'élection par exemple) constituent une étape nécessaire (mais pas du tout suffisante non plus) pour l'établissement d'un régime conforme aux idéaux démocratiques.
Non, l'histoire récente du monde arabo-musulman a été marquée par la soumission générale aux occidentaux et depuis le 11 septembre, il a été décidé d'éradiquer carrément les quelques foyers d'opposition (axe du mal un peu modifié: Irak, Iran, Syrie). C'est la limite des révolutions arabes. L'Egypte se révolte mais le "troisième rail" de la politique locale (l'influence occidentale) n'a pas encore été déstabilisé. S'il l'était en Egypte et/ou ailleurs, c'est tout le rêve néoconservateur de mise au pas de la péninsule arabique qui s'effondrerait. Sarkozy en tout cas a gagné ses galon d'occidental civilisateur "Bush style" et a fait la démonstration qu'à situation équivalente, l'establishment français pouvait être tout aussi servile que l'establishment américain sous Bush. Vive la France!
Glenn Greenwald pour étayer mes réflexions sommaires (qui sembleront "à l'emporte pièce" à certains) sur l'influence occidentale dans le monde arabo-musulman avant et après le "printemps arabe".
Et à tous ceux qui se réjouissent ce soir devant le 20H00, je pose la question: "N'avez-vous pas l'impression parfois de vous faire arnaquer?"
Oh et encore un détail via ZH. Juste quand je croyais qu'à partir d'un certain niveau de bruit (assourdissant) on pouvait encore croire les MSMs:
When we said yesterday, while presenting live video of the "alleged" Libyan revolution, that "Since everyone is blatantly lying, on both sides of the conflict, we leave it to readers to decide what is actually happening." Which is why we can understand why some may have gotten the impression that Gadaffi's son Saif al Isam was arrested, after the Libyan rebel movement first reported this, and the ICC subsequently confirmed. Because it turns out he is anything but. According to Reuters, "Saif al Islam, the son of Libya leader Muammar Gaddafi who rebels and the International Criminal Court had been arrested, arrived in the early hours of Tuesday at the Tripoli hotel where foreign reporters have been staying." The following live blog from SkyNews merely confirms what we said yesterday: namely that Libyans on both sides of the divided have taken to doing what the developed (and for now, far less revolutionary) world does so well on a daily basis - lie to everyone about everything.
lundi 22 août 2011
Rick Perry à peine candidat à la présidentielle US?
Tout est normal...
C'est ainsi que depuis le coup d'état économique de 2008, toutes les prétentions démocratiques des systèmes politiques occidentaux se sont révélées totalement creuses dans l'indifférence générale et le cynisme le plus total. L'objet de ce blog a été de prévenir que cela ne passerait pas. J'aurais aimé idéalement que des citoyens informés et engagés fassent le ménage devant la trahison des politiques (gouvernements et autorités monétaires) qui ont littéralement signifié à la sphère financière qu'il n'y a rien, RIEN, qu'ils ne feraient pas pour les préserver. La vérité est bien plus triste: tant que l'apparence de la normalité est maintenue, les citoyens sont prêts à accepter n'importe quoi. Il faut dire qu'on leur ment effrontément en permanence... Ils devraient normalement avoir une seconde chance sous peu mais il est désormais clair qu'ils n'ont pas saisi la première et que les populations n'exercent quasiment aucun rôle de contre-pouvoir quand les dirigeants arrivent à différer dans le temps l'impact de leurs outrances.
D'ailleurs, voici un commentaire intéressant sur Naked Capitalism après la republication ce mois-ci de la réaction cinglante d'Yves Smith au Geithner Plan en février 2009:
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Reply
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jest says:
August 21, 2011 at 10:15 am
In retrospect, I guess it worked.
The whole intention was to buy time and kick the can down the road, so it appears it was a success.
Reply
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Joel says:
August 21, 2011 at 10:34 am
Yep, until 3 years later you hit …. the end of the road. But I think they were successful on another level. There is still a public perception that these are two distint episodes, and if they fixed it once they will fix it again.
Reply
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KnotRP says:
August 21, 2011 at 2:24 pm
Linear extrapolation says if I run the car without an oil change for 3 years, I can do it for 3 more….
Reply
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monday1929 says:
August 21, 2011 at 10:50 pm
Joel, very well said. And the more time that passes, the better- they are longing for the expiration of the Statute of Limitations. And soon they can ask,”Why keep digging up ancient history” to replace the much weaker admonitions against “pointing fingers”.
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vendredi 19 août 2011
Thomas Paine au sujet du Quantitative Easing
Et aussi:
Reflecting on the calamity of this war, Ludwig von Mises wrote in 1919 that "One can say without exaggeration that inflation is an indispensable means of militarism. Without it, the repercussions of war on welfare become obvious much more quickly and penetratingly; war weariness would set in much earlier."
Ron Paul, Fed, war, Rockwell.
Et dans la capitale impériale...
There's a reason that Washington, D.C. is the only part of the country that thinks the economy is doing just fine. It's because that's the reality that people there see. The town is booming, and it's booming in large part at taxpayers' expense, because of the growth in federal contracting.
Millions of dollars worth of federal contracts transformed Anita Talwar from a government accounting clerk into a wealthy woman — one who can afford a $2.8 million home in the Washington suburbs with its own elevator, wine cellar and Swarovski crystal chandeliers.[...]Talwar’s success — and that of hundreds of other contractors like her — is a key factor driving the explosion of the region’s wealth over the last two decades. It also has exacerbated the gap between high- and low-wage workers, which is wider in the D.C. area than almost anywhere else in the United States.
Washingtonians now enjoy the highest median household income of any metropolitan area in the country, and five of the top 10 jurisdictions in America — Loudoun, Howard and Fairfax counties, and Falls Church and Fairfax City — are here, census data shows.
The signs of that wealth are on display all over, from the string of luxury boutiques such as Gucci and Tory Burch opening at Tysons Galleria to the $15 cocktails served over artisanal ice at the W Hotel in the District to the ever-larger houses rising off River Road in Potomac.[...]
The new Washington is a global business hub with thriving technology, biotech and communications industries. Only 12 percent of workers are federal employees. But the federal government remains an engine of job creation, outsourcing its tech support and other services to contracting firms ringing the Capital Beltway, a phenomenon that exploded in the years after 9/11.
More than $80 billion in federal contracting dollars will flow to the region this year, up from $4.2 billion in 1980, according to Stephen Fuller, director of the Center for Regional Analysis at George Mason University. Adjusted for inflation, that’s a seven-fold increase. A third of the region’s gross regional product now comes from federal spending.
A good part of the greater Washington, D.C. area is not living the same reality as the rest of America, or even the rest of D.C., where income inequality is in sharp display if you look for it. The problem for our policymakers and opinion makers inside the Beltway is that they tend not to go looking for it, outside their comfort zone.
It's particularly galling, however, that this largesse has been funded by the rest of the country, those of us who are now going to be forced into austerity by a political class that doesn't live in reality.
jeudi 18 août 2011
Notes
Création monétaire, bill buckler parle de l'audit de la fed.
The “Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act” has just produced the first ever “audit” of the US central bank. It reveals that in the period between December 2007 and July 2010, the Fed parcelled out $US 16.1 TRILLION in emergency loans to financial entities all over the world. Almost half of this - a total of $US 7.75 TRILLION - was loaned to four US banks. They were Citigroup, Morgan Stanley, Merrill Lynch and the Bank of America. In July 2010 (the cut off date for this “audit”), total US stock market capitalisation was $US 15 TRILLION. The Fed provided about half of that.
This inflationary explosion is unprecedented in any era. It represents the biggest ever effort to rescue a debt-based system from the ravages caused by its own debt issuing excesses. It has, at best, provided a “remission” for global paper markets. The cost has been devastating for REAL economies everywhere.
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Charles Hugh Smith
We can clear up much of the purposeful obfuscation by asking: exactly what tragedy befalls Europe if all the sovereign debt in the EU was wiped off the books? The one and only "tragedy" would be the destruction of the "too big to fail" banks, not just in Europe but around the world. As the big European banks imploded, then their inability to service their counterparty obligations on various derivatives to other big banks would topple those lenders.
While the political vassals call that possibility a catastrophe, it would actually spell freedom for Europe's 500 million debt serfs. From the lofty heights of the Manor House, then the loss of enormously concentrated power and wealth is indeed a catastrophe for the Lords and their political lackeys. But for the debt-serfs facing generations of servitude for nothing, then the destruction of the banks would be the glorious lifting of tyranny.
Just as a refresher, here is a definition of kleptocracy:
Kleptocracy, alternatively cleptocracy or kleptarchy, from the Ancient Greek for "thief" and "rule," is a term applied to a government subject to control fraud that takes advantage of governmental corruption to extend the personal wealth and political power of government officials and the ruling class (collectively, kleptocrats), via the embezzlement of state funds at the expense of the wider population, sometimes without even the pretense of honest service. The term means "rule by thieves".
At its heart, the euro currency was ultimately a Grand Arbitrage for the big European banks: they could loan essentially unlimited sums to citizens and sovereign member-states in a stable currency, and be guaranteed that they would be repaid in that same currency regardless of the weaknesses of the debtors.
That was a very sweet deal, an essentially risk-free license to generate monumental profits, all backstopped/guaranteed by the EU and ECB.
In the old, horribly risky system of independent states and currencies, any bank foolish enough to loan vast sums to weak states and its citizenry would soon find the currency in which their loans were paid would weaken to the point that even if the loans were repaid in full, their losses would be crushing.
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Jamie Diamond, most arrogant welfare queen ever
This bailout never ended. “In effect, we nationalized the biggest banks years ago,” Mr. Allison said. “We implicitly guaranteed them. The taxpayers are still the ultimate owners of the risk in those banks — they just don’t get equity returns for that ownership.”
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The Eurodollar Missing Link: Explaining The QE2-Related Cash Surge In US-Based Foreign Banks
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Quaintance And Brodsky On "Change We Can Belive In" Or The Coming "Monetary" Revolution
Analyse agressive.
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Washington décrit similarité du forçage de main entre TARP et debt ceiling. Shock doctrine, top 1%.
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Zero Hedge défend l'idée que les $600 du QE2 sont passées dans le funding de banques étrangères. Un de leur cheval de bataille.
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Submitted by Jim Quinn of The Burning Platform
It's The Debt, Dummy
I think charts tell a story that allows you to disregard the lies
being spewed by those in power. Below are four charts that tell the
truth about our current predicament. The first is from http://www.mybudget360.com/.
The austerity and debt reduction storyline being sold by the MSM is a
crock. The total amount of mortgage debt outstanding peaked at $14.6
trillion in 2008. The total amount of consumer debt (credit cards, auto
loans, student, boats) outstanding peaked at $2.6 trillion in 2008.
Today, mortgage debt outstanding stands at $13.8 trillion, while
consumer debt stands at $2.4 trillion. Therefore, total consumer debt
has declined by $1 trillion in the last three years. The MSM and talking
heads use this data to declare that consumers have been paying down
debt. This is a complete and utter falsehood. The banks have written off
more than $1 trillion, which the American taxpayer has unwittingly
reimbursed them for. Consumers have not deleveraged. They have taken on
more debt since 2008.
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Vieux médias...
Pauvre Monde... Toujours aussi pathétique.
Vous avez peut-être lu le papier d'Harald Hau dans Le Monde ("Une Europe qui fait cadeau de 200 milliards à ses riches") qui critique sévèrement la servilité des politiques européens envers les banquiers.
La version originale en anglais comprenait une attaque frontale contre la presse française (c'est un bien grand nom pour ce qu'elle est devenue comme vous allez le voir). (pour des raisons de clarté j'ai placé l'intertitre au sommet alors qu'il était au milieu des deux paragraphes repris - pas d'intertitre dans le monde)
Why are the French not at the barricades over the structure of the Greek bailout?
This should be problematic in a country like France which has been fighting bitterly over the so-called “impôt sur la fortune” (a wealth tax on the rich). This latter wealth tax amounts to a mere €4 billion annually in state revenue.
This is a difficult question. Self-censorship by the mainstream French media might play a role, which – mostly left-leaning – does not want to provide ammunition to Eurosceptics like Marine le Pen before next year’s presidential elections. But even in France it will not remain unnoticed that almost all of the public funds go to creditors and hardly benefit the ordinary Greek citizen.
Cela a été tout simplement supprimé de la version du Monde. Pravda Style. Pauvre petit Monde, piqué et incapable d'encaisser ne serait-ce qu'une légère attaque comme celle-ci? Vivement que la marque de ce journal soit tellement abîmée qu'il ne se trouve plus aucun financier imbécile pour leur apporter des fonds en pure perte et acheter leur discours (inepte au demeurant).C'est la seule chose substantielle que je trouve caviardée mais je n'ai pas fait une comparaison ligne à ligne.
Rectificatif: Un ami m'a signalé que le texte avait été traduit de l'allemand et pas de l'anglais. J'ai donc fait une erreur en disant que l' "original" était en anglais. J'ai surtout trouvé une version en allemand et elle ne comprend pas les deux paragraphes que je reproche au monde d'avoir caviardés. Alors Le Monde est-il "off the hook"? Pas exactement car si on va sur le site de l'auteur, on voit qu'il a linké uniquement vers la version en anglais d'eurovox que je considère donc comme la version originale. Qui plus est, la version allemande ne semble avoir été publiée par aucune publication connue (je ne l'ai trouvée que sous la forme d'un pdf "stand alone" hébergé par ce qui semble être une université à Hambourg et qui n'indique pas non plus de publication connue). Pourquoi dans ces conditions Le Monde a-t-il choisi de traduire cette version? On peut se le demander. Il n'en demeure pas moins que le post aurait-été écrit différemment si j'étais d'abord allé voir la version allemande. Mais quoi qu'il en soit, je ne pense pas qu'il y ait un manque de traducteur anglais-français au monde et il n'y a qu'une version du texte référencée sur le site d'Harald Hau: la version anglaise. Et vu la "trace internet" laissée par la version allemande, j'irais même jusqu'à qualifier cette dernière d'obscure. L'hypothèse de la bonne foi du monde ne peut en tout cas pas en principe être écartée même si je laisse au lecteur le soin d'apprécier si les paragraphes en question rejaillissaient positivement sur Le Monde.
lundi 15 août 2011
jeudi 11 août 2011
Fort au faible, faible au fort (NYT edition)
La statue de la liberté ferme au public pour quelque temps (j'ai d'abord pensé à une conséquence de l'attentat terroriste en Norvège mais il n'en est rien: l'île reste ouverte). Là-dessus les gens qui gèrent le site donnent des éléments de langage aux journalistes:
“It’s a restriction, not a closing,” he said. “We are concerned people will not hear the correct message, and they’ll focus on the word ‘close.’ The operative word to not use — please, please, please — is close. They’re going to restrict access to the statue’s pedestal and the interior. That’s the only change. Everything on Liberty Island outside of the statue is unaffected. There will be no scaffolding and very little interruption of activity.”
Le responsable d'un site touristique veut donc faire passer le bon message. Il a une demande raisonnable qui consiste à communiquer que "Liberty Island" va rester ouverte. Il demande en quelque sorte (maladroitement) l'aide des journalistes dans cet effort de "désinformation soft" (après tout si c'est une fermeture, c'est une fermeture...) qui vise à préserver l'afflux de touristes qui, dans leur grande majorité, ne montent pas dans la statue de toute façon. Le NYT cite alors ce plaidoyer un peu pathétique ("please, please, please") et humilie simultanément son auteur en titrant:
Statue of Liberty to Close for a Year
Alors que la demande de cet homme n'était pas exorbitante et probablement marginalement intéressée, ces deux journalistes (imbéciles) du New York Times décident de faire de lui un exemple d'intégrité journalistique. Ils ont dû se prendre pour Woodward and Bernstein en affirmant haut et fort que le NYT ne se laisserait pas manipuler par qui que ce soit (en l'occurrence par quelqu'un qui ne voulait sans doute que sauver quelques emplois).Loin de moi l'idée de reprocher à des journalistes d'être trop intègres (le problème se pose très peu). Par contre, essayer de se bâtir une réputation d'intégrité à peu de frais en réglant son compte à un lampiste alors qu'on est systématiquement obséquieux face aux vrais pouvoirs, ca c'est éminemment condamnable.
Pendant des années, le New York Times n'a pas utilisé le terme "torture" mais "enhanced interrogation technique" (l'un étant un crime de guerre et l'autre une création sémantique sans charge juridique) ce qui arrangeait bien évidemment l'administration Bush. Alors les journalistes de cette publication devraient faire preuve d'un peu plus d'humilité quand ils s'attaquent à un fonctionnaire qui leur demandent le même type d'arrangement sur un sujet beaucoup plus anodin. Ils devraient d'ailleurs faire preuve d'humilité en toute circonstance vu qu'ils travaillent pour l'un des vieux médias les plus corrompus de la planète (ça n'est pas peu dire).
mercredi 10 août 2011
Barry Ritholtz
C'est la faute de la FED from beginning to end (et du suivisme de la BCE).
Cela rejoint à peu près exactement l'analyse du blogo excepté sur un point: Ritholtz dit "en passant" que 9/11 a fait "freaker out" Greenspan et que c'est ça qui lui fait percer le plancher de 3% pour les fed funds. Il a raison mais il n'insiste pas assez sur cet élément précis par rapport à tous les autres qu'il cite et pas assez non plus sur le fait que les dernières baisses se sont faites fin 2002 dans la perspective de la guerre en Irak.
Il a regardé, comme le blogo, très exactement quand les baisses de taux de la FED ont été faites:
With the Fed Funds rate at 6% in late 2000, the Fed began slashing rates in January 2001. They made 8 rate moves between January and August 2001, cutting rates in half to 3%. Note this was all prior to 9/11. I believe Greenspan panicked, taking rates all the way down to 1.25% following the attacks.
At the time, it was unprecedented to have rates below 2% for three years, and at 1% for a year.
The net results of this action were enormous. Bond managers scrambled for yield, ultimately finding AAA rated mortgage backed junk product. The dollar plummeted 41% over the next 7 years. Anything priced in dollars skyrocketed, and inflation went screaming higher. Housing took off, loan standards collapsed, credit quality suffered.
Et il ajoute:
Had we had a more normalized Fed policy, much of what took place in the 2000s very well would have gone down quite differently. We would likely have had a deeper, more painful recession, but we would have been on the path to recovery today.
Bah oui Barry mais on en serait où de la guerre contre le terrorisme? Bush aurait-il eu par exemple un deuxième mandat si cette "deeper, more painful recession" avait marqué le premier? C'est bien pour rendre possible la "guerre contre le terrorisme" que cette politique monétaire a été menée.
Ce graphe montre ce qu'aurait fait la FED sans 11 septembre et ce qu'elle a fait finalement. C'est pour cela que nous en sommes là où nous en sommes. Dans un monde normal, tous les gens qui ont participé à cette politique monétaire devraient avoir fait l'objet d'enquêtes dans tous les sens.
lundi 8 août 2011
UBS le 21 juillet sur un downgrade...
If the US were avoid default, but have its long-term rating cut to ‘double-A’ while its short-term rating is affirmed at A-1+, then the impact on the fixed income market would be material but not catastrophic. We estimate that US Treasury 10-year yields may rise by as much as 20-25bp while the shape of the interest rate curve would likely steepen, particularly towards the long end of the curve. US Treasuries would also likely underperform the government debt of other highly rated countries, namely German Bunds. The term structure of volatility would likely invert further as the value of short expiries rises compared to long expiries, reflecting these near-term uncertainties. Corporate credit spreads may tighten as the perceived credit-worthiness of corporate America is viewed as improving while the government deteriorates. This is particularly true at the long end of bond curves where marginal changes in credit worthiness are felt most acutely. Finally, Financials, specifically Banks, are likely to suffer a re-rating by credit markets as a bank’s credit quality is rarely viewed better than its home country.
Evidemment la messe n'est pas encore dite mais sur les deux points en gras, c'est précisément l'inverse qui s'est passé pour l'instant. Le downgrade de la dette US a conduit à un rally dans la dette US comme envisagé hier par le blogo. Et un rally substantiel. Le 10 ans s'est resserré de 26bps (au lieu d'un écart de 25 prévu par UBS!). Et le 10 ans allemands n'est plus que 6bps sous l'américain ce qui est l'écart le plus faible depuis un moment (en réduction de 16bps par rapport à vendredi. On note aussi un écart entre l'oat et le bund qui se rapproche de 100bps à 87. Ecart creusé récemment et qui fragilise le coeur de la monnaie européenne.
Meilleurs alliés de Sarkozy? Les nuls de gauche...
Dimanche midi, Martine Aubry stupéfiait d’une phrase les téléspectateurs de gauche, en adoubant, il n’y a pas d’autre terme, la candidature de Christine Lagarde à la direction générale du FMI. Sur France-2, la première secrétaire du PS trouvait que la nomination de la ministre de l’Economie à Washington« serait une très bonne chose pour notre pays et pour l'Europe ». Et de s’expliquer : « Si l'Europe peut avoir ce poste et si une Française peut l'obtenir, je crois que cela serait une très bonne chose pour notre pays et pour l'Europe (...)Mme Lagarde, au-delà des divergences que l'on peut avoir – je pense à la politique économique, à ce qui est fait en
matière salariale et le pouvoir d'achat –, est une femme respectable ». François Hollande n’était pas loin non plus, affirmant sur RTL : « sur la personne (de Christine Lagarde), je n’ai aucune réserve sur la compétence ».