mardi 15 décembre 2009

Le mépris de la démocratie dans l'intelligensia US

Au sujet de l'Aghanistan, le New York Times explique à ces idiots de dirigeants européens "How it's done."

Germany’s chancellor, Angela Merkel, and France’s president, Nicolas Sarkozy, have repeatedly stated that their countries have a stake in the future of Afghanistan and the future of NATO. But both are wary of pushing their voters too far, too fast. (Both have essentially postponed their decisions on further troop contributions until late next month.) Democratically elected leaders cannot ignore public skepticism, but they should not surrender to it when they know better.
(Il est conseillé aux dirigeants européens d'être sourds à leurs opinions publiques en ce qui concerne l'Aghanistan.)

On est au coeur du mépris de la démocratie par les élites américaines. C'est vrai sur tous les sujets mais en particulier sur les guerres. Les "gueux" ne sont là que pour payer les rêves de grandeur de leurs élites et donner leurs vies (pour les militaires). Absolument méprisable. (relevé par Glenn Greenwald)

lundi 14 décembre 2009

Obama redéfinit l'hypocrisie

Barack Obama dimanche soir sur CBS:

"I Did Not Run For Office To Be Helping Out A Bunch Of Fat Cat Bankers On Wall Street. Some people on Wall Street still don't get it."

Comme dit un "comment" de Zero Hedge, ça ressemble à l'URSS où on ne pouvait "rien croire avant que cela ne soit officiellement démenti". Il est trop tard pour ces accents populistes auxquels Summers s'est également essayé hier dans les "Sunday Talk Shows" ainsi que Geithner la semaine dernière. Ca ne trompe plus personne. Par contre, ce discours montre qu'ils ont compris qu'ils avaient un gros problème. Les sondeurs de la Maison Blanche avaient-ils omis la question jusque là? Est-ce une réponse à Matt Taibbi qui a encore frappé avec un article retentissant mettant en cause les connivences entre l'équipe économique d'Obama et Wall Street? La saison des bonus arrive et Obama a choisi d'y faire face avec des larmes de crocodile.

Note: Pourquoi s'oppose-t-il à une taxe sur les bonus similaire à celles qui se préparent au Royaume-Uni et en France? Quel hypocrite!

dimanche 13 décembre 2009

The largest guilt trip ever*

(* La plus grande opération de culpabilisation jamais conçue)

Felix Salmon, ancien de l'équipe de Roubini qui tient désormais un blog pour Reuters, décrit dans ce post comment à peu près toutes les institutions américaines (Obama y compris) essayent de faire en sorte que les américains ne quittent pas leurs maisons et continuent à payer leurs mensualités en les culpabilisant alors que cela n'est pas du tout à leur avantage. Mais ça marche. Seuls 3% des américains recoureraient au "défaut stratégique" alors que 32% auraient un emprunt supérieur à la valeur de leur maison.

Salmon explique que tous les acteurs économiques rationnels dans cette situation rendraient leurs clés mais que la culpabilisation parvient à convaincre la population d'agir contre son intérêt. Il note par exemple qu'Hank Paulson recommandait aux particuliers un comportement qui aurait conduit un employé de Goldman Sachs à être licencié s'il avait appliqué ces préceptes dans son travail*. Je crois l'argument recevable et je pense que tous les politiques ou journalistes qui donnent des conseils financiers fallacieux aux américains sous prétexte de préserver "le système" devraient être dénoncés. Cette culpabilisation n'est probablement pas le seul facteur ceci dit. On peut quand même imaginer que de nombreux américains n'ont tout simplement pas envie de partir de chez eux (ou de ce qu'ils croyaient être chez eux).

Quoi qu'il en soit, mon rapide résumé ne fait pas vraiment justice à ce post et aux liens qui y figurent. Je vous le recommande (en anglais).

* Hank Paulson était ministre des finances mais aussi ancien CEO de GS.

Je suis rassuré...

De Bloomberg:

“Steps can be taken to re-launch securitization, but to re-launch it on a sound basis so as to facilitate the provision of credit to the economy and the better distribution of risk among market participants,” Papademos said.

The ECB can influence the asset-backed bond market because it accepts the securities as collateral for loans to banks. It said on Nov. 20 that from March, newly issued asset-backed securities it is presented as collateral must be graded AAA/Aaa from two ratings companies instead of just one.

En gros, la BCE a compris que les agences de notation racontaient n'importe quoi en matière de produits titrisés (notamment) alors elle a décidé de régler le problème en demandant leur avis à deux agences plutôt qu'une (ce qui me semblait déjà être la norme). C'est affligeant. Le problème est évidemment le conflit d'intérêts de ces agences, pas le nombre d'avis sollicités! Et cela représente de plus une manne pour ces acteurs faillis.

A noter: la plupart des deals aux Etats-Unis étaient notés par deux agences ce qui n'apportait évidemment aucune garantie. L'impatience qu'ont tous les gens qui en vivent de relancer la titrisation sans réfléchir une seule seconde aux défauts structurels du produit est compréhensible. Ce qui est surtout fascinant, c'est qu'on les laisse faire avec Sarkozy par exemple qui, influencé par les acteurs du secteur, a déclaré au printemps qu'il fallait "relancer la titrisation car elle permet la croissance". Et ce alors qu'il dirige un pays plutôt épargné par ce fléau... Les "talking points" des banques ont encore un écho étonnnant dans la sphère politique à qui il incombe pourtant de faire le ménage.

Obamania no more

Selon Gallup, la popularité d'Obama vient de toucher un point bas qui n'avait jamais été enregistré précédemment à ce stade d'un premier mandat. Dès l'élection d'Obama je me disais qu'il ne pourrait s'en sortir (et encore avec beaucoup de chance) qu'en s'appuyant sur le peuple contre les lobbyists et ceux qu'ils représentent. S'il ne faisait pas de réformes profondes en entraînant avec lui la population, il serait balayé en raison des conditions économiques extrêmement adverses qu'il devait affronter. L'idée était finalement que "perdu pour perdu", autant essayer de "do the right thing". Obama étant plus mandarin que Spartacus, ça n'est évidemment pas la solution qu'il a retenue. Et le piège est maintenant en train de se refermer sur lui: il est fort à parier qu'il ne fera qu'un seul mandat.

Je ne me base pas seulement sur sa faible popularité (à ce stade du mandat selon Gallup) mais sur un chiffre plus inquiétant encore (DailyKos/Research 2000) qui montre que la tiédeur de l'ambition réformatrice d'Obama semble fortement démobiliser la base démocrate (alors même que les républicains sont galvanisés). 81% des républicains se déclarent enclins à aller voter aux prochaines "midterm elections" contre seulement 56% des démocrates. Ceux qui manquent sont ceux que Bush avait radicalisés et qui jugent qu'Obama est trop dans la continuité (crise financière, militarisme, réforme a priori "washi washa" du Health Care, libertés publiques...). C'est la rupture liée à l'incapacité du système politique américain à offrir une véritable alternance. Les américains viennent de tourner le volant et ils réalisent avec effroi que la direction ne répond plus. C'est pour ça que le Blogo dit que le système politique américain est cassé et que la crise est d'abord politique avant d'être économique. La crise économique ne peut d'ailleurs être finie puisque sa cause, la crise politique, n'a pas encore été résolue ni même identifiée (figurez-vous que les bien-nommés "Corporate Media" ne sont pas en pointe là-dessus...).

De Daily Kos:

But a bigger indicator of peril comes from a new survey question added the DK tracking poll for the first time this week. The poll now includes a rather simple indicator of baseline voter enthusiasm for the year 2010. The question offered to respondents is a simple question about their intentions for 2010:

QUESTION: In the 2010 Congressional elections will you definitely vote, probably vote, not likely vote, or definitely will not vote?

The results were, to put it mildly, shocking:

Voter Intensity: Definitely + Probably Voting/Not Likely + Not Voting

Republican Voters: 81/14
Independent Voters: 65/23
DEMOCRATIC VOTERS: 56/40

Two in five Democratic voters either consider themselves unlikely to vote at this point in time, or have already made the firm decision to remove themselves from the 2010 electorate pool. Indeed, Democrats were three times more likely to say that they will "definitely not vote" in 2010 than are Republicans.

vendredi 11 décembre 2009

"Carbon rights". It's so 2006...

Possible fraude en France sur le marché des "droits à polluer".

L'idée que les marchés financiers pouvaient être une solution au réchauffement climatique est "So 2006!". Cela a en tout cas rallié une "powerful constituency" (la finance) à la cause de l' "irrémédiable réchauffement qui va nous faire rôtir très rapidement si nous ne tradons pas des dérivés de droits carbones ASAP et sans modération".

On peut être sûr qu'une fois que les banques se goinfreront là-dessus, la science ne sera pas victime d'influence indue ou de manipulation... (nous en sommes d'ailleurs sans doute déjà là - les intérêts financiers liés au réchauffement ont probablement déjà une influence sur le débat).

Déjà cité récemment sur le blogo mais éclairant en l'espèce. Paul Volcker: "I wish somebody would give me one shred of evidence linking financial innovation with a benefit to the economy." Mr Volcker's favorite innovation in the last 25 years? The ATM "It really helps people. It's useful." (ATM = Distributeur de billets). Avait-on vraiment besoin d'associer les banques à cette danse? Ne devrait-on pas revenir en arrière maintenant que les marchés financiers, tels qu'ils se sont développés dans les 15 dernières années, sont totalement discrédités*?

Why do I smell a rat? Serais-je trop méfiant? Les banquiers sont des gens responsables qui souhaitent simplement améliorer les choses. On peut leur faire confiance. Right?

* Totalement discrédités? Est-ce exagéré? Je ne le pense pas. Les banques centrales essayent de nous faire croire que "ça n'est pas si grave" et qu' "on s'en remettra" mais le blogo begs to differ.

Note 1: Le Blogo n'ignore pas que sur ce sujet précis, il se situe politiquement au centre de la mouvance bushiste. Curieuse et inhabituelle compagnie. Ceci dit, l'idée que l'ensemble des opinions d'un individu doit être gouverné par son allégeance (ou son opposition) à un homme, un groupe ou une idéologie m'a toujours semblé être une insulte à son intelligence et une aliénation.

Note 2: Influence majeure sur le débat dans la décennie écoulée: Al Gore et son film (avec le vent dans le dos de l'aversion à Bush d'à peu près tout le monde - Al Gore aurait dû être président à sa place, remember?). Mais aussi la hausse du pétrole et le mythe du "peak oil" que les propagandistes ont avancé pour rationnaliser la manipulation du marché du pétrole de 2008 (Brown et Sarkozy demandent d'ailleurs fort justement que les pratiques sur ce marché soient encadrées dans leur récent édito conjoint sur la finance). L'influence de cette manipulation sur le débat climatique est oblique mais à mon avis majeure.

Note 3: Food for thought pour les lecteurs du Blogo. Josh Marshall de TPM nous livre ses impressions qui à mon avis sont similaires à un grand nombre de "bobos de base":

For years I hoped that the climate skeptics (and in the past there was still a decent amount of legit scientific skepticism) might have a point since the reality of global warming is so frightening and I have my doubts about the world's ability to get its act together to do something about it.

Unfortunately, virtually all the skeptics being freaks and eccentrics brought me little solace.

Avant de discréditer les sceptiques, il avait écrit cela dans un post précédent (il révèle malgré lui à quel point la pression sociale est centrale dans sa prise de parti "réchaufiste"):

I can't say that I really have any sophisticated understanding of the science of climate change. I don't think that most people I know who are pro-cap and trade do either. For me, the fact that the vast majority of people with specialized knowledge in the field think there's a problem is good enough for me.

Put baldly like that, perhaps it suggests a certain incuriousness. But I can't be knowledgeable about everything. And I'm comfortable with the modern system in which the opinions of really knowledgeable people with expertise counts more in cases like this than people who know nothing at all.

I would not be terribly shocked if the predictions we're getting today about the climate turned out to be dramatically off. (Of course, it could be dramatically worse as well as dramatically better.) For political reasons, because there's so much nonsense in the air, you're not supposed to say that I guess. But there's inevitable uncertainty about how such a complex system as the global climate functions.

Quelle part de bien-pensance dans l'ambiance actuelle? Ces sentiments (militant convaincu par mimétisme le jour mais un peu moins assuré quand il se réveille au milieu de la nuit) ne sont-ils pas extrêmement répandus? Comment peut-on, après la guerre en Irak, après la crise financière, s'en remettre au consensus? A l'opinion générale? Just the facts, please. Qui expertise les experts et surtout leurs conflits d'intérêts?

Le réchauffement climatique? "It's a slam dunk!" (c'est ce qu'avait affirmé le directeur de la CIA sur les armes de destruction massives de Saddam Hussein - ça veut dire "c'est certain"). C'est précisément dans ce genre de contexte que la dissidence est primordiale. Elle ne devrait pas être redoutée mais embrassée. L'incapacité à la tolérer est l'élément essentiel qui fait toujours vibrer le bullshit detector du blogo. Mon problème essentiel, comme je l'ai dit déjà est que j'ai l'impression que les scientifiques qui nous parlent de climat n'ont pas établi assez clairement leur maîtrise du sujet. Pour cela, il faut des prévisions réalisées. Un modèle validé par la réalité. Qui a réussi cette performance? Qui a eu un prix Nobel pour cela? Et si rien n'est démontrable scientifiquement, de quoi parle-t-on exactement? Ce brouhaha vaguement intégriste me déplaît. La science ne marche pas par consensus. La théorie de la relativité était-elle le fruit d'un "consensus" politisé par des scientifiques aux intérêts convergents (self agrandizement)? Non, elle était l'oeuvre identifiable d'un individu. Elle était palpable, réfutable. Cette théorie du climat au nom de laquelle on exige des changements politiques substantiels n'a pas de visage. Elle est insaisissable.

Est-il déraisonnable de demander aux scientifiques qui soutiennent la thèse du réchauffement lié à l'activité de l'homme de nous donner des niveaux de température observables dans les dix ans qui viennent qui corroboreraient ou infirmeraitent leurs thèses? Pourquoi ne veulent-ils pas jouer à ce jeu là? Soutiennent-ils agressivement une thèse (climategate) ou bien analysent-ils une réalité objective sans prendre parti? De combien ont augmenté leurs crédits et leur influence dans les années qui viennent de s'écouler? Que rapporte l'alarmisme? Quelles mesures ont-ils pris pour que cet évident conflit d'intérêt ne vienne pas perturber leurs recherches? ;-) Ont-ils identifié ce conflit d'intérêt? L'ont-ils analysé?

Premier vol de l'A400M

Il n'y a pas de photos d'avions militaires dans le Friday Plane Blogging mais il peut y en avoir sur le Blogo. La preuve:C'était donc le premier vol de l'A400M ce matin. A venir dans le mois qui vient: premier vol du 787 (croisons les doigts) et de la version allongée du 747. Les premiers vols sont très rares. Trois en un mois, c'est assez exceptionnel. Et tant que j'y suis, cette photo que j'aime bien et qui n'a jamais figuré dans le Friday Plane Blogging. (Cliquez pour agrandir, très bonne définition)

Friday Plane Blogging

Bientôt l'hiver et sa contrepartie positive: le rallongement des journées. Premier vol de l'A400M aujourd'hui également. Je ne mets pas de photo car il n'y a pas de photos d'avions militaires dans le Friday Plane Blogging. (Cliquez pour agrandir)

The sky is the limit!

Les Etats-Unis ont une tradition législative: la dette du pays est toujours plafonnée et augmenter le plafond nécessite un vote duCongrès. Le plafond ne cesse d'être repoussé. La prochaine augmentation était dans les starting-blocks, la procédure d'adoption vient de commencer avec un vote d'ici à la fin de l'année (voir Politico ici, via ZH). Elle est massive avec $1,8 trillion. L'idée est de tenir jusqu'aux élections de novembre prochain (midterm elections: la "House of Representative" est intégralement renouvelée, le 1/3 du Sénat). L'ancien plafond, tout près d'être dépassé, était de $12 trillion. Olé!

Les représentants n'ont pas d'autres choix que de voter cette augmentation. Comme ils ont finalement voté le TARP, il n'y a guère de doute sur le fait que cela passera. En revanche, le débat est un mauvais moment à passer pour tout le monde et des efforts de maîtrise des dépenses pourraient être demandés.

mercredi 9 décembre 2009

Post-It

David Plouffe, un pilier de la campagne Obama, révèle dans son livre "The Audacity to Win" paru il y a quelques jours qu'Obama n'aimait pas initialement le slogan "Change We Can Believe In!". Peut-être avait-il du mal à y croire lui-même.

Paul Volcker: "I wish somebody would give me one shred of evidence linking financial innovation with a benefit to the economy." Mr Volcker's favorite innovation in the last 25 years? The ATM "It really helps people. It's useful." (ATM = Distributeur de billets)

No Comment:

Census Bureau Reports Collapse In State Tax Revenue, Liquor Stores Only Bright Spot (via ZH)


De Naked capitalism: I am not sure whether Potemkin reform is worse than no reform at all, except the latter makes it abundantly clear that America is in the hands of a corrupt plutocratic elite. Au sujet des derniers amendements d'une bande de démocrates dans la main des banques visant à émasculer une loi sur la protection des consommateurs.

Plus de deux ans après le subprime, toujours aucune réforme des agences de notation. Pourquoi les Etats-Unis déstabiliseraient-ils le moyen d'influence le plus formidable qu'ils ont à leur disposition? Elles leur permettent de faire autant de dégâts que l'armée pour un coût bien moindre! (voir la Grèce) La vraie question est : pourquoi l'Union Européenne n'a pas créé son agence pour contrebalancer la propagande asservissante venant de S&P et Moody's?

La discussion avec un chauffeur de taxi

La commission d'enquête sur la guerre en Irak suit son petit bonhomme de chemin au Royaume-Uni (pour ceux qui se demandent, cette commission est construite pour faire le moins de vagues possibles mais les témoignages publics réservent toujours leur surprises). En coulisse, des langues se délient également pour orienter les questions des membres de la commission. Vous vous souvenez de l'affirmation de Blair selon laquelle des armes de destruction massive pouvaient être lancées en 45 minutes? L'information venait d'un chauffeur de taxi.

Le soutien à la guerre en Irak est indissociable du soutien aux mensonges qui l'ont rendu possible. Sans mensonge, pas de guerre. On pouvait éventuellement soutenir la guerre et s'en remettre au processus démocratique pour en décider mais on ne pouvait pas soutenir le mensonge sans être profondément opposé aux idéaux démocratiques. Un démocrate (au sens français) aurait pu soutenir l'invasion en principe mais aurait dû s'y opposer farouchement en raison des méthodes utilisées pour la déclencher. Parmi les partisans de la guerre, ce profil était inexistant. D'où la crispation fascisante qui était très nettement perceptible aux Etats-Unis à cette époque et qui ne les a pas lâché depuis. Le peuple est d'ailleurs toujours autant méprisé par le pouvoir américain avec la "surge" d'Obama en Afghanistan qui n'est pas soutenue par la population en général (on n'ose imaginer les sondages à ce sujet au sein du sous-groupe d'électeurs qu'Obama est censé représenter - quelle blague!).

Note: Après vérification, il semble que la décision d'Obama ait fait changer la position des américains sur l'augmentation de troupe en Afghanistan. Ils la soutiennent désormais. Obama vaut de l'or! Cela ne change rien au fait qu'elle n'avait pas leur préférence initialement et sans doute pas du tout parmi les démocrates. Le niveau de popularité d'Obama est tombée simultanément au plus bas enregistré à ce jour pour un président à ce stade de son mandat selon Gallup. L'effet Obama s'use (il faut dire qu'il ne s'économise pas: les couleuvres qu'il permet de faire passer sont majeures). Comme déjà dit ici, vu l'animosité qu'il déclenche chez une partie de la droite, si une partie de la gauche le lâche, il pourrait tomber très bas très vite (son socle de soutien "irréductible" est moins important que Bush).

Addendum: Sans surprise, Greenwald se déchaîne sur le sujet. Utile pour avoir une idée du mensonge inouï (et aux conséquences monstrueuses) qui a été servi aux américains par leurs élites.

Climate change? Sceptiques contre fans

L'idée même de donner aux deux points de vue la même importance est iconoclaste. Mais vous lisez "El Blogo" après tout... (via TBP)
A noter qu'on dit que l'année 2009 va être la plus chaude "on record". Whatevah...
(cliquez pour lire - si ça n'est pas assez gros, suivre ce lien)

mardi 8 décembre 2009

Post-It

Putin: "je pourrais me présenter à la présidentielle de 2012". La raison pour laquelle Poutine s'est senti obligé de respecter la constitution en devenant Premier Ministre pendant quelques années m'échappe complètement. Si encore la Russie avait une tradition constitutionnelle de plusieurs siècles, je pourrais concevoir ce genre de stratagème mais dans le contexte, je trouve cette mascarade étonnante.

Déjà documenté dans le blogo mais repris dans le FT. Comment les top 5 executives de Bear Stearns et de Lehman n'ont finalement pas autant perdu que communément admis lors de l'effondrement de leurs boîtes.

Newsweek lave Barney Frank plus blanc. Naked capitalism remet les choses à leur place. et comment la saucisse législative en matière financière est fabriquée. (référence à cette citation de Bismarck: "Laws are like sausages, it is better not to see them being made.")

D'après une étude de Pivot Capital Management, la Chine va exploser en vol: "Given China’s importance to the thesis that emerging markets will lead the world economy out of its slump, we believe the coming slowdown in China has the potential to be a similar watershed event for world markets as the reversal of the US subprime and housing boom." (via Naked Capitalism)

Un organisme financier international s'en prend à la politique de la FED de taux bas qui a causé la crise. C'est assez rare pour être signalé. Il s'agit de la Bank of International Settlements. (via Naked Capitalism)

Geithner s'en prend à Goldman Sachs. C'est un peu tard, Timmy. Plus personne ne te prend au sérieux.

J'ai essayé de publier un commentaire sur Zero Hedge faisant remarquer qu'il publiait beaucoup de recherches de GS et que ça servait GS. Il n'a pas été publié. (les commentaires sont généralement facilement acceptés et peuvent être à la fois vulgaire, mal écrit, vide de contenu). J'ai eu un bandeau me précisant que mon commentaire était en attente de modération. Il attend toujours. Particulièrement "thin skin" sur ce sujet...
NOTE: les commentaires en question ont finalement été publiés. Ca a pris beaucoup plus de temps que d'autres commentaires que j'avais posté mais ça n'est pas comme s'ils avaient un engagement de rapidité sur la modération des commentaires...

lundi 7 décembre 2009

Souvenirs, souvenirs

Je me souviens de ma jeunesse où on me décrivait les périls du totalitarisme en me disant qu'en Union Soviétique, le courrier entre individus était ouvert de manière routinière par le gouvernement et que les téléphones étaient écoutés. Horreur absolue. J'en faisais des cauchemards*.

Aujourd'hui, nos vies sont complètement exposées par nos communications électroniques et les gouvernements ont décidé qu'ils y avaient plus ou moins librement accès. En tout cas aux Etats-Unis mais l'hadopi ne nous promet pas vraiment de "lendemains qui chantent" en matière de libertés publiques puisqu'elle place la France aux avant-postes du quadrillage des comportements des internautes par l'Etat.

Addendum: The big revelation is that one wireless telecom company in a single year processed 8 million law enforcement requests for GPS data on the company's wireless users. And that's just one company. (via TPM)

* J'ai plus tard perdu la naïveté qui consistait à croire que cela n'arrivait pas chez moi, notamment avec les écoutes de l'Elysée. Plus généralement, j'ai compris que les idéaux démocratiques étaient plus faciles à proclamer qu'à mettre en oeuvre en pratique. En tout cas (clin d'oeil à un lecteur qui se reconnaîtra et qui m'a fait remarquer que la formule "en tout cas" était surabondante sur le blogo), je préfère toujours les Etats qui les proclament. C'est déjà ça.

Plaque d'immatriculation

D'après Matt Taibbi, il s'agit de la plaque d'immatriculation de Rob Kindler, Vice-Chairman de Morgan Stanley. Il doit avoir son petit succès entre Greenwich et Manhattan où la bonne humeur visisblement règne. C'est marrant. Sauf si on essaye d'imaginer combien de Porsche Cayenne Turbo il pourra s'acheter grâce à l'application de ce concept. Self-deprecating humor? C'est marrant si on a obtenu un réel titre de gloire. Quand on fait fortune dans l'extorsion de fonds, c'est plus discutable.

Outing du blogo sur le réchauffement climatique

(Copenhague, Claude Allègre, le "climate gate" et l'émission "Ligne jaune" sur le site d' "Arrêt sur image" m'ont replongé dans le débat sur le réchauffement climatique. L'occasion pour moi de me remémorer ce que j'en ai pensé au fil des années et de constater que je suis redevenu sceptique. Beaucoup des modalités du discours sur le climat font tressaillir le bullshit detector du blogo. Quel meilleur sujet pour déchaîner les passions, les peurs et raconter n'importe quoi? Il y a un antidote: ça s'appelle la science mais comme l'économie, elle peut être corrompue. Les scientifiques peuvent-ils avoir la sagesse de se déclarer incompétents? Et s'ils le font, quel effet cela pourait-il bien avoir sur leurs financements et leurs statuts? Let me think...)

En 1994, j'ai vu un documentaire de la BBC cinglant expliquant que la science du réchauffement climatique (et de ses causes humaines) était beaucoup moins évidente que ce qui était en règle générale perçu dans les mass media. Ca a été une révélation pour moi (même si je ne serais pas étonné de voir qu'EXXON a payé une résidence secondaire confortable au journaliste de la BBC). J'ai ensuite pendant plusieurs années examiné avec un oeil critique tous les discours que je lisais sur le réchauffement. Et je dois dire que je n'étais pas souvent déçu. Le schéma était simple et sans cesse répété: je voyais un titre d'article alarmiste dans un journal et j'avais en général toutes les peines du monde à trouver dans le corps de l'article des éléments très substantiels qui auraient pu justifier l'alarmisme du titre. Et puis le sujet est devenu moins brûlant ou je m'en suis un peu désintéressé, je ne me souviens plus très bien.

Le plus révélateur pour moi sur la question ne se trouvait pas dans la science (balbutiante en cette matière) mais dans le discours. Quand on sent une intensité particulière, une intolérance, un matraquage sur un sujet déterminé, il est légitime de voir l'aiguille de son "bullshit detector" tressaillir. Il ne fallait pas être un inspecteur de l'ONU en Irak pour déterminer que les gouvernements britanniques et américains étaient dans un mode propagandiste avant la guerre. Un décryptage (même pas sophistiqué) du discours de ceux-ci y suffisait largement. Pas besoin d'être expert en climatologie pour s'interroger sur les discours qu'on entend sur le climat. Il suffit de lire.

Je n'ai pas d'affinité particulière pour le sujet. Ni même d'ailleurs de conviction définitive. Ca n'est pas ma guerre. J'ai d'ailleurs fini par céder aux sirènes "réchauffistes". J'en suis arrivé au milieu des années 2000 à m'en remettre au consensus. Oui, la terre se réchauffait à cause de nous et il fallait prendre le mors au dent en changeant nos comportements. Je ne suis pas devenu militant mais j'étais prêt psychologiquement à ce qu'on m'impose des taxes, des contraintes dans le but de diminuer le danger. Le film d'Al Gore et son Nobel a eu en la matière une certaine importance (c'était avant qu'on réalise avec le Nobel d'Obama que la vie était peut-être tout simplement un peu trop ennuyeuse en Norvège). Pendant longtemps, je me suis dit que même si je ne l'avais pas vu, ce film faisait le point et apportait une réponse définitive aux problèmes qui avaient suscité mon interrogation dans les années 90. Sans doute avait-on depuis le temps envoyé des satellites qui mesuraient la température de manière indiscutable et Al Gore nous apportait la mauvaise nouvelle, "An Inconvenient Truth".

Je m'étais donc trompé. Non pas que tous les discours dans les années 90 aient été limpides ou de bonne foi mais désormais, honnêtes ou pas, ces messages s'étaient avérés aller dans le bon sens d'un point de vue historique. Seuls les faits m'intéressent. Le dogmatisme m'insupporte. J'étais donc prêt à manger mon chapeau et à me ranger à cette nouvelle orthodoxie, estampillée "Al Gore". Jusqu'à ce qu'un jour je finisse par voir le film (très longtemps après sa sortie). A ce stade, j'en avais par avance accepté les conclusions. J'ai été terriblement déçu. Alors que je m'attendais à une démonstration implacable qui me montrerait comment 10 ans de science dure avait transfiguré le débat pendant que je regardais ailleurs, j'ai eu l'impression de regarder un bonimenteur de foire (c'est avec l'élévateur électrique qu'il m'a totalement perdu). Al Gore était devenu l'homme sandwich d'une cause. Cela ne favorise pas le pragmatisme et l'objectivité. Si vous regardez ce film avec quelques notions de scepticisme climatique, il est très loin d'emporter la décision. Les effets de manche et la place laissée à l'affectif ne peut que mettre mal à l'aise un individu qui ne demande qu'à être convaincu mais qui n'est pas pour autant gouroutisable en un claquement de doigt. Je ne voyais pas en Al Gore un prophète mais un homme objectif qui avait mis son poids dans la balance car la situation l'exigeait. Vu son envergure, je lui faisais confiance pour faire un film qui rassemble ce qu'il y avait de plus convaincant sur la question. Pour moi, ça a donc fait pschittttt.

Back to square one. Je suis toujours prêt à évoluer mais j'ai besoin d'être convaincu. L'idée que "tous les scientifiques" soient d'accord me laissent complètement froid. La force corruptrice capable de fédérer un tel unanimisme n'est pas difficile à décrypter: l'intérêt. La catastrophe imminente procure des crédits, du prestige et de l'attention à des scientifiques dont l'univers serait beaucoup plus morne s'ils n'étaient pas au coeur du "devenir de l'espèce humaine". Que le climat soit un lieu privilégié de développement des croyances et des superstitions est une réalité qui est trop peu examinée. Pourquoi ne met-on jamais en avant que la vie de climatologiste n'est pas la même selon qu'ils sont au centre du devenir de l'humanité ou qu'ils sont des scientifiques "nerdy" ignorés de tous? Le "climate gate" esquisse comment une orthodoxie peut être obtenue au sein d'une communauté si cette orthodoxie est alignée sur les intérêts de cette communauté. C'est exactement similaire au monde bancaire et au subprime (facile d'y croire quand ça rapporte). La FED n'arrrive-t-elle pas à faire régner une orthodoxie totale dans le monde académique américain sur l'économie? Il faut que les médias cessent de retranscrire des discours sans décrypter systématiquement les intérêts qu'ils servent. (Vaste programme! C'est celui du blogo.)

Voilà donc comment j'ai évolué sur le sujet (en fait pas tellement). Une opinion de plus me direz-vous et vous aurez raison. J'ai cependant une proposition: j'aimerais voir les scientifiques dont c'est la responsabilité faire des projections (températures en fonction de l'activité humaine). Une fois qu'ils auront remis leurs copies, on mettra en place le (ou les) systèmes de mesure qu'ils prescrivent et on confrontera leurs projections aux résultats. No more BS. Si ça n'est pas possible ou si leurs résultats sont faux, ils apparaîtront à la face du monde comme des escrocs. Sinon ils auront droit à une avalanche de Nobels. Any takers?

Cette formalisation des projections et des mesures est cruciale. Mon petit doigt me dit que les grands gourous du climat n'aimeront pas du tout ce nouveau carcan qui les contraindra à quitter les incantations pour rentrer dans un semblant de démarche scientifique. Pourtant il n'y a pas de piège: on leur demanderait d'un côté les projections et de l'autre la définition des méthodes de mesure adaptées. Le seul problème, c'est qu'une fois que le système est calibré, plus de filets: ils sont tributaires, comme le reste de leurs contemporains de données techniques.

Vous allez me dire: "Mais Mr Blogo, tout le monde sait qu'on ne peut pas prévoir le climat, que cela varie d'une année sur l'autre etc...". Prédire le climat est pourtant ce qu'ils font toute la journée en nous promettant au passage de brûler en enfer (bonjour la mesure). Mais s'il faut attendre 5 ans très bien. 10 ans pourquoi pas? 20 ans? Au delà, nous demander de prendre des mesures substantielles pour des effets qu'on ne peut pas mesurer ni prévoir relève trop de l'acte de foi. C'est inacceptable. Il faut un échéancier. Quelque chose de dur. Quand serons-nous frappés par quel fléau (remontée des eaux, désertification...). Il faut des engagements durs. S'ils ne peuvent pas en fournir, de quelle science se réclame-t-il donc qui mériterait qu'on les écoute? Cette confiance qu'il demande sans établissement préalable de crédibilité doit leur être refusée au nom du bon sens.

Le blogo n'ignore pas que des lobbies de toute sorte poussent dans l'autre sens. La raison pour laquelle je fais un post sur ce sujet sans en parler est que le vent souffle aujourd'hui très fortement dans les voiles des "réchauffistes". Une des réactions d'un climatologue suite au "climate gate" a été de dire: "Arrêtons la guerre de tranchée de tranchée idéologique: nous avons gagné". C'est un peu une victoire à la pyrrhus car même si le réchauffement est partout dans les médias et dans les esprits, les politiques ne font pas grand chose. C'est d'ailleurs probablement le meilleur indicateur du véritable "état de la science". Tout le monde "walk the walk and talk the talk" mais les émissions augmentent inexorablement. Cela permettra aux esprits curieux un jour d'en avoir le coeur net. Espérons que cela ne sera pas mort de soif dans un désert en Normandie. Au fond, j'en doute mais rien n'est impossible: le hasard peut faire que l'hystérie cohabite avec la vérité même si la première dessert la seconde.

Barry Ritholtz for the Swedish model

Reprise verbatim d'un extrait de ce post de "The Big Picture". (il dit que la voie du laxisme comptable et de la sauvegarde des banques (modèle japonais) était une erreur par opposition aux nationalisations/restructurations (modèle suédois) qui auraient dû être réalisées)

This is why the Japanese model of saving banks, versus the Swedish model of saving Banking, was such a poor choice.

Banks are currently operating in a survival mode: They are hording capital, not lending, making decisions based on their needs. It is what they are supposed to do, and anyone surprised by this does not understand how coprorate entities make decisions or operate.

It is the reason why throwing billions of dollars are banks in the first place was the wrong decision: We should have followed the Swedish model. The FDIC should have put insolvent banks into receivership; they senior management is replaced, the shareholders wiped out, the debt written down to zero. The assets — the bad paper, the accounts, the healthy parts of the bank — gets sold off or spun out as a new public entity. It is adequately capitalized, without crushing toxic assets and piles of leveraged debt.

What we would have gotten for out trillions of taxpayer dollars was a well capitalized, low leveraged, low debt financial sector, capable of making loans and driving the economy forward.

Instead, we have a grievously wounded banking sector, clinging to its cash, fighting to survive, economy be damned.

How long will we be locked into this ineffective paradigm? This is the ill conceived plan of Hank Paulson, Ben Bernanke and George W. Bush during the panic months of late 2008/09. That ill thought out approach was bad enough; making matters worse is the fact that the same failing approach has been embraced by Tim Geithner, Larry Summers and Barack Obama.

The sooner we admit that TARP was a disaster and that the financial sector remains a debacle, the sooner we can get rid of the horrific Japanese model.

The Swedes brighter banking system beckon . . .

vendredi 4 décembre 2009

Friday Plane Blogging

Rock & Roll. A300, 45 Kts de vent de travers. (Cliquez pour agrandir)

Les américains majoritairement pour la torture (grâce à Obama)

En choisissant de ne pas poursuivre les criminels du Bush Regime sur la torture, Obama a normalisé celle-ci dans la conscience (l'inconscience?) américaine. C'est la grande responsabilité d'Obama: la légitimation post-fact d'un grand nombre des transgressions de Bush qui va finalement encore plus changer la nature du pays que les exactions de Bush elles-mêmes. Hillary Clinton aurait eu droit à beaucoup plus de grognements des démocrates pour la même politique de blanchiment des exactions bushistes. C'est la magie d'Obama: si les élites américaines ne l'avaient pas, elles devraient l'inventer!

C'est donc un legs du benêt texan, d'Obama et de Jack Bauer: les américains sont désormais majoritairement pour la torture. Greenwald le relève:

Currently just over half of Americans say that the use of torture against suspected terrorists in order to gain important information can either often (19%) or sometimes (35%) be justified. This is the first time in over five years of Pew Research polling on this question that a majority has expressed these views. (NDLR: Merci Barack Obama!*) Another 16% say torture can rarely be justified, while 25% say it can never be justified.
...
With these new numbers, it's virtually impossible to find a country with as high a percentage of torture supporters as the U.S. has. In Iran, for instance, only 36% believe that torture can be justified in some cases, while 43% believe all torture must be strictly prohibited. Similarly, 66% of Palestinians, 54% of Egyptians, and over 80% of Western Europeans believe torture is always wrong.
...
Adam Serwer says that this is "what happens when one party in a two party system makes something outrageous part of its political platform: Even the most abhorrent behavior can be mainstreamed." That's basically true, but even leaving aside the fact that many Democrats acquiesced to if not outright supported the same polices, this outcome is also attributable to our collective and very bipartisan decision not to investigate and prosecute the torture crimes that were committed. After all, how is it possible to credibly maintain that we believe torture is some sort of extreme crime and absolute evil when we sat by while our political leaders did it and now refuse to comply with our obligations to prosecute it?

* A noter aussi que l'institut sondage ne pose cette question que depuis 5 ans! Avant, la réponse allait de soi... Happier times, quand le commandant Sylvestre m'apparaissait encore comme une caricature marrante mais grotesque.
"They who can give up essential liberty to obtain a little temporary safety, deserve neither liberty nor safety." Benjamin Franklin. Cela s'est vérifié assez rapidement.

jeudi 3 décembre 2009

Confirmation de Bernanke devant le Sénat

Il y a eu de l'action, grâce à Jim Bunning. 14 minutes d'un réquisitoire efficace même si la "delivery" n'est pas à la hauteur. La plupart des autres sénateurs du Senate Banking Committee ont ciré les pompes de Bernanke (mais pas tous cf Jim Demint). Il semble que deux sénateurs ont lancé une procédure qui va rendre la confirmation de Benny plus laborieuse.

Bunning ("The AIG Bailout alone is enough to send you back to Princeton.") Nice!

Demint