mercredi 14 janvier 2009
Vente de détail en chute libre
Taux de chômage et réédition de la crise de 29
Most economists ridicule the idea that what we're experiencing now could ever become anything like the Great Depression. And, says Reuters, they all point to the same statistic: 25% of Americans were out of work in the worst of the 1930s and we're nowhere near that disaster.
But the definition of joblessness has changed since then. Not just in 1994, but also under Lyndon Johnson in the late 1960s, when discouraged workers out of job for more than a year were erased from the statistics. Out of work, out of luck, and out of sight.
Figures collected for Reuters by John Williams, from the electronic newsletter Shadowstats.com, suggest that, while we are not [at Great Depression levels yet], the comparison is not as outlandish as it might initially seem.
By his count, if unemployment were still tallied the way it was in the 1930s, today's jobless rate would be closer to 16.5 percent -- more than double the stated rate.
"I expect that unemployment in the current downturn, which will be particularly deep and protracted, eventually will rival, if not top, the 25 percent seen in the Great Depression," Williams said.
Les représentants démocrates déjà impopulaires
A noter que ce sondage est le premier que je vois commandité directement par Daily Kos (site internet de référence pour les démocrates). Il sera publié toutes les semaines et il est réalisé par un institut que je ne connaissais pas. Le monde change et c'est tant mieux car il en a bien besoin.
Every week, Research 2000 will poll 2,400 adults nationwide to get an idea of public sentiment for Obama, the Congressional leadership, the two parties in Congress, the two political parties, and sentiment for direction of the country. The first poll was conducted last week.
Research 2000 for Daily Kos. 1/5-9. All Adults. MoE 2% (No trendlines)
Approve Disapprove Don't Know
Obama 67 29 4
Pelosi 39 37 24
Reid 33 41 26
McConnell 29 46 25
Boehner 21 47 32
Congress Dems 36 53 11
Congress GOP 24 64 12
Democratic Party 53 39 8
Republican Party 32 60 8
mardi 13 janvier 2009
Y a-t-il un programme nucléaire militaire iranien?
La "confiance élevée" est le degré de confiance le plus élevé possible pour ces évaluations (comme décrit dans le document). Elle montre que le renseignement américain pense qu'il maîtrise cette question (caractère on/off du programme). Il montre aussi que les frappes dont ont parlé les israéliens et les américains seraient plus une rodomontade qu'une véritable nécessité stratégique: si le programme est inactif, on se demande bien comment les cibles seraient choisies. Quid du fantasme des bombes s'enfonçant dans le sol en faisant exploser des sites où les iraniens travaillent en secret sur la bombe: il n'y en a pas d'identifiables sinon le NIE en envisagerait au moins la possibilité (peut-être qu'il y en a... mon point est de dire que les américains ne savent pas où ils sont puisqu'ils pensent qu'il n'y en a pas).
Ce NIE a été embarassant (mais nullement dissuasif) pour nombre de personnes qui oeuvraient à créer la perception d'un programme nucléaire militaire iranien. Bush s'en est distancié et il a bien sûr fait hurler à la mort les nouveaux cons. Le problème c'est que Barack Obama a déclaré hier:
Iran is going to be one of our biggest challenges and as I said during the campaign we have a situation in which not only is Iran exporting terrorism through Hamas, through Hezbollah but they are pursuing a nuclear weapon that could potentially trigger a nuclear arms race. (traduction: les iraniens cherchent à obtenir l'arme nucléaire)
WTF?
Post largement inspiré par Glenn Greenwald.
lundi 12 janvier 2009
Madoff reste libre...
Gool ol' US of A! On est jamais déçu...
Update: Toujours délicat d'abuser des "...". Là, clairement, j'ai abusé.
"Tous les économistes disent que..."
Cette idée que plus de dettes et plus de dépenses sont à la fois la cause et la solution de la crise est absurde. C'est pour ça qu'Obama a été élu un peu tôt. Il aurait mieux valu qu'il soit élu après la faillite du système que juste avant. Enfin... Cette faillite est déjà assez avancée pour qu'au moins on ne lui en attribue pas la paternité. On lui reprochera en revanche de l'avoir mal gérée. Et aussi rafraîchissant qu'il soit par rapport au président précédent, je ne donne pas cher de ses marges de manoeuvre quand le pays se sera enfoncé dans la crise.
J'ai entendu Peter Schiff faire l'analogie entre les grands travaux qu'on nous promet en amérique et la situation suivante pour un ménage: "Si vous rencontrez des difficultés financières à titre personnel allez-vous décider d'emprunter pour faire des travaux dans votre maison?". Alors, c'est vrai, les Etats-Unis ne sont pas exactement dans cette situation: ils empruntent dans leur propre monnaie et ils sont les seuls du quartier à avoir un révolver mais combien de temps cela va-t-il être suffisant pour les faire vivre dans l'irresponsabilité financière? Le postulat des "stimulateurs" est que la capacité d'emprunt des Etats-Unis ne faiblira pas. Que l'inflation ne menace pas. Ce sont les mêmes qui se sont trompés sur le subprime, sur Fannie Mae et Freddie Mac, sur Wall Street, sur l'immobilier commercial... Ils seront démentis cette année.
Update: à bien y réfléchir, les américains font un choix complètement rationnel en niant le plus longtemps possible leurs difficultés et en essayant de continuer à vivre aux crochets du monde. Il est très probable qu'ils vont devoir y renoncer mais pourquoi rendre cette issue certaine en reconnaissant d'eux-mêmes qu'ils ont fait fausse route? S'ils n'ont qu'une chance sur 100 de l'éviter en recréant une situation plus ou moins stable où les capitaux affluent chez eux, il doive la jouer car les conséquences de la perte de ces capitaux vont être très négatives pour leur économie. Il ne faut donc pas espérer qu'ils remettent leur maison en ordre d'eux-mêmes, ils ne le feront que sous la pression extérieure. On ne renonce à ses privilèges que sous la contrainte. Mais l'idée qu'ils accréditent depuis le début de la crise selon laquelle "la prospérité se décrète" et à laquelle "tous les économistes" font semblant de croire, n'a pas plus de sens que tous les autres contes de fées qu'on entend sur l'économie américaine depuis 20 ans et qui nous ont emmené là où nous en sommes.
samedi 10 janvier 2009
Rubin quitte Citigroup
Saturday, January 10, 2009
Such a shame it all went bad. Hoocoodanode?
- Jan. 10 (Bloomberg) -- Robert Rubin, the former Treasury secretary who advised Citigroup Inc. as it lost $20 billion in the subprime mortgage crisis, resigned his position as senior counselor and won’t stand for re-election to the board.
...
Rubin, who served at the Treasury’s helm from 1995 to 1999 under President Bill Clinton, was criticized by investors for collecting more than $150 million in pay in a decade while failing to steer Citigroup away from subprime securities. The investments led to four straight quarterly losses and prompted the bank to turn to the government for a rescue package.
“His reputation has very much been damaged by what has happened at Citi,” Bert Ely, chief executive officer of Ely & Co., a bank consulting firm in Alexandria, Virginia, said in a Bloomberg TV interview. “Fair or not, Citi’s problems do reflect negatively on him.”
Comment s (98)
Un dirigeant défaillant de banque s'en va. C'est un peu tard mais a priori, c'est une bonne nouvelle?
Non.
Pour mémoire, Geithner n'est pas seulement compromis par ses affinités avec des gens comme Rubin et Summers qui ont été des "cheerleaders" (pom pom girls) de la "debt economy" des 20 dernières années, il a pris une part active à la mise au point et à l'implémentation du bailout plan qui se révèle avoir été à l'économie américaine ce que la guerre en Irak a été à la politique étrangère US: le moment de vérité où, sous la menace, la corruption d'un pan entier de la politique de la nation éclate au grand jour.
El Globo Blogo
vendredi 9 janvier 2009
Dernier scandale pour Bush?
La réponse est oui. Un des pouvoirs du président qu'il exerce avant son départ est la grâce présidentielle. Bill Clinton avait grâcié des personnages peu savoureux sans qu'on en comprenne vraiment la raison si ce n'est la corruption pure et dure (ce gars vient à l'esprit par exemple). Le problème de Bush est qu'un certain nombre d'individus ont commis des exactions en servant le président ce qui n'était pas forcément le cas avec Clinton (cet homme, dont la peine a déjà été commuée, est un exemple). S'il les gracie, il crée un précédent: les subordonnés d'un président peuvent faire n'importe quoi car ils seront grâciés subséquemment par le Président.
Bush pourra-t-il résister à faire cette dernière insulte aux institutions (anciennement) démocratiques des Etats-Unis? On ne peut pas compter sur ses aides pour lui éviter cette dernière honte. Ces huit ans auront été un long dîner de con durant lequel on aura fait porter à cet imbécile un nombre de crimes jusqu'au quel il ne sait sans doute pas compter. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Let's humiliate this idiot one last time.
Qui paye la fête de l'inauguration d'Obama?
Le système est le même (à une autre échelle) pendant les élections présidentielles: la limite des dons individuels est $2300. Alors des gens d'une banque rassemblent de l'argent et donnent au nom de la société (ou des cabinets d'avocats, ou des lobbyists). Bien sûr, les broker dealers de Wall Street sont les sociétés qui comptent le plus d'individus capables de donner le maximum.
Dans le cas d'Obama il y a eu une nouveauté: il a obtenu énormément de fonds par le biais de petites donations et via internet. Mais les banquiers ont fini par abonder massivement dans le sens du vainqueur des primaires démocrates. Cela a eu deux conséquences: Obama est de loin le candidat qui a levé le plus d'argent dans l'histoire et il n'est que marginalement plus libre de ses mouvements que les présidents précédents.
Swinging London
En gros, il est communément admis que cette crise est venue de la baisse des taux américains à 1% autour de la fin 2003. On a alors fait marcher la planche à billets à plein pour éviter une récession substantielle aux Etats-Unis. Et pourtant, la FED juge raisonnable de baisser les taux, non pas à 1% mais à 0.25%. Les fous ont les clés de l'asile.
Non Farm Payrolls -524K
Cela fait deux ans que je suis ces chiffres avec attention et ça a été une constante. En gros, si on prenait toutes les corrections vers le bas sur l'année et qu'on les annonce d'un coup un mois donné en les intégrant dans le "headline number" (chiffre mis en avant dans les medias), la bourse ferait -5% ce jour là.
Cela ne peut pas être par hasard. Je maintiens donc qu'en dépit des nouvelles gravissimes qu'on nous annonce, tout est fait pour limiter l'impact de cette crise sur les esprits, y compris la manipulation des chiffres même si cela va devenir de plus en plus dérisoire. Je suis persuadé que ce n'est pas la seule statistique qui fait les frais de ce "massaging" (voir les chiffres de la croissance ici). Quand on voit les énergumènes aux commandes, on ne peut pas s'attendre à autre chose.
jeudi 8 janvier 2009
La croyance mystique du jour
Aujourd'hui, ces mystiques se sont réfugiés dans la dernière place forte: les Etats sont des emprunteurs fiables et leur capacité d'emprunt est sans limite (d'où l'entourloupe: nous nous sortirons de la crise en endettant le contribuable, alors qu'il a déjà fait défaut à titre privé... tout cela est développé ici).
Les petits Etats ont déjà des difficultés importantes (Islande, Equateur, certains pays de l'est) mais les ventes aux enchères de dette des grands pays commencent à être accueilli avec circonspection: UK et de l'Allemagne.
Aussi pour la première fois (selon moi), des voix sceptiques commencent à se faire entendre sur l'énormité de l'endettement américain prévisible à moyen terme. Extrait:
“CBO’s deficit projections are jaw-dropping,” said Senate Budget Committee Chairman Kent Conrad, a North Dakota Democrat. “This is one of the worst budget forecasts I have seen in my lifetime. President-elect Obama is being handed an absolute fiscal disaster.”
Madoff toujours libre...
Et de l'or? Et du cash? Tout a-t-il été intercepté? Ce maintien en liberté de Madoff est un scandale. Il est clair qu'il a dû tout faire, en coordination avec des membres de son entourage plus mobiles (il est quand même assigné à résidence), pour sauver ce qui peut l'être et brouiller les pistes. Comment les juges ont-ils pu imaginer qu'il puisse en être autrement?
mercredi 7 janvier 2009
Le blackberry d'Obama
Il paraît qu'un ajustement difficile pour Obama dans son nouvel habit de président a été de renoncer à son blackberry. Comme à l'Elysée au début de la présidence Sarkozy, le blackberry ne semble pas avoir les faveurs des services de sécurité des Etats.
Cela pose la question du rapport des dirigeants avec les nouvelles technologies. Je soupçonne que nous n'avons pas fait un grand pas en avant en cette matière en passant du "mulot" de Chirac (inoffensif) à la charge méthodique de Sarkozy contre les échanges de fichiers sur internet. L'un comme l'autre doivent être incompétents en matière informatique.
L'attachement d'Obama à son blackberry montre un niveau de familiarité différent avec l'internet. Obama est trop vieux pour avoir eu un ordinateur portable pendant ses études. Il est possible qu'il ait eu en revanche un ordinateur fixe comme étudiant à Harvard entre 1987 et 1990. Qui peut dire qu'en 1999, alors qu'il n'avait que 38 ans, il n'ait pas téléchargé de musiques sur Napster?
Il est très probablement comme un poisson dans l'eau sur internet. Il a sûrement ses habitudes, des blogueurs en qui il a confiance. Son engagement politique est très récent, il ne vit "dans une bulle" que depuis qu'il est sénateur (2004). Il a vraiment un côté "sorti des rangs" de la société civile. Peut-on envisager un président partiellement autonome en matière d'information? Un président qui participe à un forum sous un pseudo (il y a un épisode de West Wing où un conseiller du président se prend au jeu de défendre ses mesures directement sur un forum)? Un président qui laisse un commentaire sur un blog?
Sort-on d'une période où le président se contentait des revues de presse compilées par des aides et du "journal de référence" local pour rentrer dans un monde où, s'il y a un débat sur la torture par exemple, le président va directement aller sur le site de Glenn Greenwald parce qu'il sait que ça en vaut la peine? Tous les gens qui utilisent l'internet vont régulièrement sur wikipédia pour vérifier telle date ou se remémorer tel évènement. Obama ira-t-il sur Wikipédia? Cela serait-il dangereux? En sera-t-il dissuadé? Etre président est plus susceptible de confronter quelqu'un régulièrement à son ignorance que beaucoup d'autres professions (surtout pour W, certes). A quand un ordinateur portable sur le bureau de l'Oval Office? Sous le bras d'Obama? Exciting times...
Update: Et qui pourra demander au président d'arrêter de zoner sur internet pendant les heures de bureau s'il en était besoin?
Greenwald se réjouit d'une autre nomination
Il semble que les dernières nominations laissent enfin la place autour d'Obama à des gens qui ne se sont compromis en aucune manière pendant les années Bush et qui sont finalement assez rares. Ces gens inquiètent l'establishment de Washington. Espérons que dans deux ans, plus de radicalité dans les nominations apparaîtra naturelle.
Buffett n'échappe pas à la crise
Il fait partie de ces américains qui, quoique prescients sur un certain nombre de causes de la crise, n'ont pas pu se résoudre à tirer l'échelle au système. D'autres investisseurs, comme Jim Rogers, n'ont pas eu cette faiblesse nostalgique. Rogers conseille à qui veut l'entendre de se débarasser des actifs en dollar. Il est parti vivre à Singapour avec ses deux jeunes enfants (pour leur avenir dit-il, depuis quelques années déjà). Buffet semble, lui, américain à la vie à la mort ce qui se comprend tout à fait et ce que le Blogo ne lui reprochera pas. Il faut aussi dire que si quelques centaines de millions de dollars ou même quelques milliards se délocalisent assez facilement, Buffett est tellement plus riche et ses actifs tellement imbriqués dans l'économie américaine que le simple "virement" n'est pas une option. Son romantisme supposé n'en est donc pas nécessairement un.
J'ai une faiblesse pour cet homme, notamment parce qu'en dépit de sa situation, il a été capable de déclarer ça. J'ai toujours du respect pour les gens qui arrivent à exprimer des points de vue qui ne sont pas purement et simplement ce qu'on attend d'eux en cartographiant leurs intérêts. (Il est évidemment plus facile d'éblouïr par sa liberté de ton quand on se trouve dans une telle position de force.)
Meredith is back
A noter qu'elle n'est toujours pas tellement concurrencée sur son credo: la description de la dure réalité.
Crise économique ou crise politique?
Clinton ici a possiblement fait une faveur à un magnat de l'immobilier commercial, apportant sa pierre au dérèglement économique de la nation et du monde (l'immobilier commercial n'est pas aussi connu que le subprime pour l'instant mais les mêmes mécanismes y ont abouti aux mêmes effets et l'effondrement approche). Ce qu' a peut-être fait Clinton en l'espèce n'est ni spectaculaire ni même probablement illégal. Cela donne simplement une idée de la manière dont les choses se passent dans les deux partis et dans tous les secteurs de l'activité économique.
Ce système de mise aux enchères de l'influence des élus est pour une bonne part légal. On peut supposer que cette partie légale met en place des contacts et des relations qui favorisent l'apparition d'une autre couche de corruption souterraine massive également comme on l'entrevoit ici (via Atrios qui vit à Philadelphie). Chaque élu américain est en fait une grosse PME. Une chose qui m'a frappé est le coût finalement assez modique pour lequel on pouvait acheter de l'influence. Le marché est très liquide.
Il y a un moment dans la vie politique d'un pays où les corrupteurs ont tout à coup assez d'influence pour écrire des lois de financement permettant d'accroître leur influence. Ce point de non retour a été atteint il y a bien longtemps aux Etats-Unis. Les politiciens ne deviennent alors que des pantins ridicules, courroies de transmission de la volonté politique non pas de leurs électeurs mais de leurs donateurs. Une fois que ce mécanisme atteint ce point de non-retour, il s'auto-entretient et se renforce sans cesse jusqu'à ce que le système cède sous le poids de sa propre corruption. C'est là où les américains en sont aujourd'hui.
C'est pourquoi ce que tout le monde décrit aujourd'hui comme une crise économique est en réalité une crise politique et que sa réelle solution passe par une réforme du système politique et plus précisément des lois de financement de la vie publique. Tant que la réforme politique est repoussée, les pansements (encore lucratifs pour certains, les payeurs) aposés sur l'économie (bailout plan) ne seront que l'émanation du même système failli et ne seront pas le produit d'une réelle volonté de réforme.
Cela était évoqué dans le blogo ici. J'ai copié le passage correspondant:
Comment évaluer une présidence Obama alors? Le noeud gordien de la politique américaine est la loi de financement des campagnes électorales. C'est ce système vermoulu qui fait qu'aujourd'hui chaque grand secteur économique écrit lui-même ses lois (on a vu ce que ça donnait dans les mortgage) et que l'intérêt général est perdu corps et bien. Obama peut faire beaucoup de bonnes choses en deux mandats mais pour que son action soit durablement transformatrice, il faut qu'il change radicalement le financement de la politique aux USA.
