mardi 19 mai 2009

Let's party like it's 2006!*

Le regain d'optimisme sur les marchés et dans les médias est complètement décorrélé de la situation économique. Il a une et une seule justification: les banques de Wall Street ont désormais de bonnes raisons de penser qu'elles n'ont pas perdu en influence avec le changement d'administration et que l'Etat américain est toujours prêt à se jeter sous un train pour les sauver.

Il n'y a rien dans les données économiques qui justifie cette idée de plus en plus omniprésente que "la crise est derrière nous". Ni les résultats de la "earnings season", ni le marché de l'immobilier (qui aurait touché un plancher alors que les foreclosures battent des records...), ni les chiffres de l'emploi, ni les chiffres de la croissance. Rien. Nada. Zilch.** Le cheerleading qu'on entend en ce moment est du même ordre que celui qui a permis cette crise: on se croirait revenu en 2006.

La crise bat son plein. You read it here first (bon, sur ce coup, peut-être pas).

* Faisons la fête comme si nous étions en 2006!
**Ah si! Peut-être le "dead cat bounce" de la confiance des ménages qui croient, après tout, ce qu'ils lisent (ils ne sont pas raisonnables aussi).
Note: post publié avant "la surprise" des très mauvais chiffres sur l'immobilier US publiée à 14H30.

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