mercredi 10 août 2011

Barry Ritholtz

Explique la crise (via TBP):

C'est la faute de la FED from beginning to end (et du suivisme de la BCE).

Cela rejoint à peu près exactement l'analyse du blogo excepté sur un point: Ritholtz dit "en passant" que 9/11 a fait "freaker out" Greenspan et que c'est ça qui lui fait percer le plancher de 3% pour les fed funds. Il a raison mais il n'insiste pas assez sur cet élément précis par rapport à tous les autres qu'il cite et pas assez non plus sur le fait que les dernières baisses se sont faites fin 2002 dans la perspective de la guerre en Irak.

Il a regardé, comme le blogo, très exactement quand les baisses de taux de la FED ont été faites:

With the Fed Funds rate at 6% in late 2000, the Fed began slashing rates in January 2001. They made 8 rate moves between January and August 2001, cutting rates in half to 3%. Note this was all prior to 9/11. I believe Greenspan panicked, taking rates all the way down to 1.25% following the attacks.

At the time, it was unprecedented to have rates below 2% for three years, and at 1% for a year.

The net results of this action were enormous. Bond managers scrambled for yield, ultimately finding AAA rated mortgage backed junk product. The dollar plummeted 41% over the next 7 years. Anything priced in dollars skyrocketed, and inflation went screaming higher. Housing took off, loan standards collapsed, credit quality suffered.



Et il ajoute:
Had we had a more normalized Fed policy, much of what took place in the 2000s very well would have gone down quite differently. We would likely have had a deeper, more painful recession, but we would have been on the path to recovery today.
Bah oui Barry mais on en serait où de la guerre contre le terrorisme? Bush aurait-il eu par exemple un deuxième mandat si cette "deeper, more painful recession" avait marqué le premier? C'est bien pour rendre possible la "guerre contre le terrorisme" que cette politique monétaire a été menée.



Ce graphe montre ce qu'aurait fait la FED sans 11 septembre et ce qu'elle a fait finalement. C'est pour cela que nous en sommes là où nous en sommes. Dans un monde normal, tous les gens qui ont participé à cette politique monétaire devraient avoir fait l'objet d'enquêtes dans tous les sens.

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